Hello Everyone ! Voici enfin l'avant dernier chapitre de cette fiction ! Désolée pour le délai mais ce chapitre était trèèèès long à traduire ! En tout cas j'espère que vous aimerez !

Bonne lecture à tous !

Réponse au reviews (anonymes) :

Mél : Cette fiction compte 5 chapitres ;) Plus qu'un !


Partie IV. Le soleil de tous les côtés.

« Aimer et être aimer, c'est sentir le soleil caresser sa peau. » David Viscott

Il inspira profondément, mémorisant cet instant : le son, l'odeur et la vue de tout ce qui l'entourait. Il aimait le premier jour de soleil après une période de pluie. Le soleil brillait à travers les nuages et quand il fermait les yeux, de vives teintes violettes et bleues dansaient devant ses paupières.

Une image de Granger dans sa parfaite petite robe jaune apparut dans son esprit et il sourit. Elle avait eu l'air tellement adorable avec cette pomme fourrée dans la bouche, apeurée à l'idée de parler. Oh si seulement il était une pomme. Ou plutôt, si il fallait souhaiter quelque chose, il aimerait être cette robe jaune, être ajusté parfaitement pour entourer les courbes de son corps, sentir la chaleur irradiée de sa peau, et se soulever et retomber à chaque respiration.

- Malfoy.

Son rêve éveillé fut interrompu par une forte claque dans le dos, bientôt suivi par l'apparition d'un Ron Weasley à ses côtés. Il secoua la tête pour s'éclaircir l'esprit. Qu'est-ce qui lui prenait dernièrement ? Après tout, ce n'était que Granger.

- Tu m'as l'air un peu rose Malfoy, répondit Harry Potter en s'avançant pour se trouver à côté de Ron.

- C'est parce que sa peau d'extra-terrestre ne supporte pas la lumière du jour, déclara Ron en riant.

Draco rit avec lui et hocha la tête même si il était quasiment certain que le soleil n'avait rien à voir avec la coloration de sa peau.

Les garçons passèrent l'heure qui suivit ou presque à jouer au Quidditch au Manoir, ce qui se termina en un jeu de balle aux prisonnier, un des jeux préférés de Draco.

A chaque fois que Ron ne réussissait pas à attraper la balle son visage devenait un petit peu plus rouge. A la fin du jeu, il semblait qu'il était même sur le point d'éclater. Quand Draco fit part à voix haute de cette observation Harry rit et continua de chanter une chanson qui parlait de buisson de murier. Draco l'insulta d'idiot et le jeu se poursuivit. A peine trois minutes plus tard, Ron se fâcha méchamment et murmura quelques jurons dans sa barbe, alors Harry, étant le plus gentil des deux ; suggéra d'arrêter le jeu et d'aller prendre quelques rafraîchissements.

Draco céda, mais pas avant de s'être moquer.

- Je te jure Weasley, qu'à la façon dont on y a été doucement avec toi, on aurait pu croire qu'on jouait avec une fille. Attends, je retire ce que j'ai dit, la Weaslette est une fille et elle est meilleure que toi. Peut-être qu'on devrait l'inviter à venir jouer avec nous la prochaine fois, je suis sûr que Potter n'y verrait aucun inconvénient.

Ron se contenta de rire sarcastiquement et répondit :

- Je joue peut-être comme une fille, mais moi au moins, on ne m'a jamais pris pour l'une d'entre elles !

- Hey ! s'écria Draco. Ça s'est passé il y a très longtemps. Et ce n'est pas ma faute si les Malfoys (règle n°51) doivent entretenir des cheveux longs, soyeux et exquis.

Par la force de l'habitude, Draco passa une main dans ses cheveux.

- Continue de te caresser les cheveux comme ça, et Ron te proposera sûrement de sortir avec lui, intervint Harry.

Ron et Draco s'arrêtèrent, se regardèrent et se tournèrent aussitôt dans des directions opposées, leur visage affichant presque le même air dégoûté. Harry continua :

- Maintenant, sois une gentille petite maîtresse de maison Malfoy et apporte à boire aux hommes de la maison.

Ron rit et passa son bras autour des épaules d'Harry, comme si une grande victoire venait d'être gagnée. Draco les regarda de long en large et se mit à rire.

- « Aux hommes de la maison » ? J'ai toujours su que vous n'étiez qu'une bande d'homos. Weasel, est-ce que tu as prévu de prendre le nom de Potter ou est-ce que tu vas juste accoler vos deux noms ?

- Je vais t'accoler la face ! s'écria Ron.

Draco se contenta de rire et s'éloigna d'eux.

- « T'accoler la face » ? reprit Harry. C'est vraiment tout ce que tu as pu trouver de mieux à répondre ?

- Ouais, mais bon, je suis encore fatigué à cause du jeu, dit Ron en rougissant.

Draco réapparut quelques instants plus tard, sans boissons.

- Eh ! Où sont nos verres ?

Un bruyant craquement se fit entendre, et une elfe de maison apparut, portant un plateau sur lequel était disposé trois bièreaubeurre fraîches.

- Minty s'en est occupée, répondit Draco.

- Alors Weasley, continua Draco en prenant une gorgée de bièreaubeurre, prêt à prendre encore un an et à te rapprocher des rides, des cheveux gris, et de la perte de contrôle de ta vessie.

- Ouais, répondit Ron d'un air évasif tout en haussant les épaules.

- Quelle sorte de réjouissances as-tu prévu alors Ronichou ?

- Rien à vrai dire. Tout le monde va probablement se réunir au Terrier c'est tout.

Draco s'abstint de ricaner à l'évocation de l'endroit où Ron vivait. Ils étaient peut-être amis, mais cette maison continuait de lui donner des frissons.

- Eh bien, ça n'ira pas. Pourquoi est-ce que vous ne faites pas la fête ici ? proposa Draco.

- Ici ? demanda Ron.

- Oui, ici. Au manoir. On pourrait même en faire une piscine party. Je suis certain qu'aucun d'entre vous n'a eu le droit à ce genre de fête étant petit.

Ron jeta un coup d'œil sur Harry, comme pour s'assurer en premier lieu qu'il était d'accord. Harry sourit et hocha la tête. Ron se retourna alors vers Draco, un immense sourire peint sur ses lèvres.

- On vient peut-être tout juste de devenir amis Malfoy, dit-il.

Draco eut l'air pensif pendant un moment, puis secoua la tête et répondit :

- J'en doute.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Hermione n'avait fait aucune découverte capitale sur son lieu de travail. Elle avait contacté presque toutes les personnes impliquées dans ce projet pour savoir comment les pendentifs fonctionnaient. Et tout le monde avait obtenu des résultats parfaitement normaux. Enfin presque tout le monde… Harry et Ron étaient sortis jouer au Quidditch quand elle avait utilisé le réseau de cheminées. Et il y avait encore une personne qu'elle n'avait pas encore eu le courage de contacter.

Voici un indice…Son prénom commence par un « D » et se termine par « ébile », pardon, je voulais dire « raco ».

Sa petite blague fit sourire Hermione, mais ensuite, un sentiment de culpabilité envahit son estomac et elle ferma les yeux. Pourquoi est-ce qu'elle se souciait de lui ? Elle n'en n'avait rien à faire de lui dans le passé. Elle était en train de se taper la tête contre son bureau quand elle entendit derrière elle le craquement du feu dans la cheminée. Ses deux amis sortirent du feu et entrèrent dans son appartement.

- Il est à peine cinq heures et tu essaies déjà de te tuer en te blessant volontairement ? demanda Harry.

- Dure journée au boulot ? renchérit Ron.

Hermione hocha la tête, ce qui lui fit se cogner le front une nouvelle fois contre son bureau.

Elle jura silencieusement et tout en se frottant le front, se retourna pour faire face à ses amis.

- Vous avez joué au Quidditch pendant tout ce temps ?

Le visage de Ron rougit à la pensée de leur partie de balle au prisonnier à laquelle ils avaient joué précédemment, mais un regard d'Harry le calma…un peu.

- On a joué un moment...ensuite, on a juste passé un peu de temps avec Malfoy.

A l'allusion de son nom, presque comme si c'était devenu une habitude, elle ressentit l'envie irrépressible de se taper la tête contre son bureau à nouveau. Ron l'observa d'un air interrogateur, elle refréna donc cette envie, mais celui lui coûta un grand effort.

Un silence étrange s'installa entre eux pendant quelques instants et même Ron remarqua l'effet qu'avait l'énonciation du nom de Malfoy sur Hermione. Harry prit la parole en premier :

- Alors de quoi est-ce que tu voulais nous parler ?

Hermione laissa échapper un lourd soupir, reconnaissante pour ce changement de conversation.

- Je voulais savoir comment ça se passait avec les pendentifs ?

- Bien, je suppose, répondit Harry. Rien qui ne sorte de l'ordinaire. Il fonctionne bien, très bien même en vérité.

Hermione hocha la tête, mais la nouvelle d'Harry n'eut pas l'effet désiré. Au contraire, elle en fut encore plus découragée.

Elle se tourna alors vers Ron, qui avait l'air étrangement pale.

- Ron, et concernant ton expérience ?

Ron pensa aussitôt à son pendentif et au souvenir qu'il avait partagé sans le vouloir avec Malfoy et il ne put la regarder dans les yeux.

- Ron ?

- Bo..bonne, marmonna-t-il.

- Ronald ! s'exclama-t-elle d'un ton autoritaire.

Il releva alors le visage, un air anxieux peint sur son visage.

- Tout va…hum…bien. Très bien.

- Qu'est-ce que tu ne me dis pas ? demanda-t-elle.

Il entreprit de lui répondre en marmonnant silencieusement d'un air déprimé. Elle réussit néanmoins à saisir quelques mots par ci par là.

- Je ne veux pas…c'est privé…Stupide Malfoy.

- Malfoy ? Qu'est-ce qui se passe avec Malfoy ? s'anima Hermione, qui n'avait plus l'air sombre du tout.

- J'ai seulement…Il…enfin nous…bégaya-t-il.

- Est-ce que les souvenirs de Malfoy sont normaux Ron ? demanda-t-elle lentement, presque que comme si elle parlait à un enfant.

Ron considéra un moment l'idée de dénoncer Malfoy mais ensuite il regarda Hermione et la vision d'un lion dévorant sa proie à tête rousse apparut devant ses yeux.

- Je n'en sais rien du tout. Il faudrait que tu lui demandes.

Hermione fronça à nouveau les sourcils et elle passa les mains dans ses cheveux.

- Hermione écoute, il faut qu'on y aille, dit Harry. Mais on voulait que tu saches que l'anniversaire de Ron se fera au Manoir Malfoy.

Hermione gémit de frustration.

- Mais bien sûr qu'elle va avoir lieu là-bas cette fête !

- C'est une piscine party ! cria Ron.

Quand Hermione fronça un peu plus les sourcils, il ajouta, d'un air amusé :

- Tu sais…avec de l'eau ?

Hermione soupira et Harry fut presque certain d'avoir entendu la jeune femme murmurer « Achevez-moi ».

Ron n'avait pas remarqué l'apparent supplice de son amie, son esprit tourné vers les prochaines festivités.

- Enfin bref, poursuivit Harry, en traînant Ron vers la cheminée. On te verra là-bas hein ?

- Oui c'est ça, marmonna-t-elle.

Les deux garçons disparurent dans un nuage de fumée verte, emportant avec eux la dernière trace du calme apparent de la jeune femme.

Elle poussa un cri aigu, tomba dans son canapé, et enfonça sa tête dans un oreiller. « Pourquoi ? » pensa-t-elle. « Pourquoi est-ce que Ron n'est pas hydrophobe ? »

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Le jour d'anniversaire de Ron arriva et emmenaavec lui d'abondantes quantités de rayons de soleil et des températures élevées qui laissèrent tout le monde en sueur et légèrement rouge.

Hermione était à nouveau allongée dans son canapé, son visage enfoui sous un oreiller.

« Pourquoi ? » pensa-t-elle une nouvelle fois. « Pourquoi est-ce que Ron n'est pas né en hiver quand il fait trop froid pour se baigner ? »

Elle redoutait tout ce qui allait se passer aujourd'hui. Elle appréhendait le fait de voir Draco. Et elle redoutait particulièrement de voir Draco alors qu'elle serait en maillot de bain. Elle nota néanmoins qu'elle ne redoutait pas de le voir lui en tenue de bain. En fait, elle était effrayée par l'idée qu'elle ne redoutait pas de le voir à moitié nu.

Draco, qui était en train de dicter leurs prochaines tâches aux elfes de maison, ressentait à peu près l'inverse. Ces papillons géants étaient de retour et avait élu domicile dans sa poitrine. Ils le laissèrent secoué et légèrement bouleversé, mais c'était néanmoins de bons papillons mutants. Mais ces papillons géants proclamèrent l'arrivée dans une heure d'une Hermione Granger en maillot de bain.

Il était déjà en tenue de bain et avait passé par-dessus un tee-shirt blanc sans manche. Il se retrouva à regarder sa montre toutes les cinq minutes et dut se forcer à se calmer. « Les Malfoys doivent toujours se montrer patient. » comme le dictait le Manifeste des Malfoys dans la règle numéro 22.

Bientôt un troupeau de rouquins arriva, et il se retrouva presque submergé par l'étreinte d'extrême reconnaissance de madame Weasley.

- C'est tellement gentil de ta part d'organiser la fête ici. Ron n'a pas été lui-même à cause de l'excitation ces derniers jours, dit Molly en souriant.

- C'était vraiment rien Molly, répondit Draco. Je suis heureux de le faire.

Molly était sur le point de l'étreindre pour la quatrième fois quand les jumeaux apparurent entre eux.

- Dis donc Maman, commença Fred. Si tu serres encore une fois Draco dans tes bras, le petit Ron pourrait être jaloux.

Fred la fit sortir de la pièce. Lui et George sourirent, se tournèrent vers Draco et s'exclamèrent :

- De rien !

Le « merci » était bien sûr sous-entendu.

Elle aurait probablement continué à faire ça pendant une autre heure si on ne l'avait pas fait sortir.

Draco rit et donna une tape dans le dos des jumeaux.

A ce moment là, Ron et Harry éclatèrent de rire et firent une espèce de danse qui avait l'air totalement ridicule.

Draco se racla la gorge.

- Il y a un peu trop de bonheur dans cette pièce, si vous voyez ce que je veux dire. Qu'est-ce que vous pensez d'aller boire un verre ?

Les jumeaux hochèrent simultanément la tête et quelques minutes plus tard ils préparaient quelques limonades en y ajoutant un petit extra. L'alcool eut pour conséquence de desserrer un peu cet étau dans sa poitrine et fit des merveilles avec ses nerfs.

- Hermione ! s'écria Ron.

Mais Draco n'avait pas eu besoin d'entendre Ron pour se rendre compte de l'arrivée de la jeune femme. Quelque chose en lui pouvait la sentir, comme on peut sentir le soleil sur soi. Sa présence était précédée par de la chaleur et de la lumière qui avaient d'étranges effets sur les endroits sombres de son cœur.

Draco résista à l'envie de se retourner aussi vite qu'il le pouvait. Il luttait pour garder son sang-froid et son côté distant.

- Hermione où est ton maillot de bain ? entendit Draco.

C'était Harry qui avait posé la question.

- J'ai décidé qu'aujourd'hui je serai contre le maillot de bain, répondit-elle d'un ton proche de celui d'un homme d'affaire dont personne n'oserait contester l'opinion.

Draco sentit son excitation fondre comme neige au soleil. Ses espoirs plutôt égoïstes pour cette journée s'étaient évanouis. Il avala une nouvelle gorgée de sa boisson, le rendant ainsi plus fort, et enfin se retourna. Lorsqu'il la vit, ses yeux s'écarquillèrent et les papillons géants semblèrent s'envoler vers elle tous en même temps, le faisant légèrement trébucher.

Elle portait la robe jaune.

Il la regarda marcher, le tissu flottant gracieusement autour de ses cuisses rendues toniques et sveltes par l'activité intensive qu'elle avait fourni pendant la guerre. Ses yeux s'égarèrent sur le groupe, hochant la tête aux personnes que son regard rencontrait. Les yeux de la jeune femme s'arrêtèrent une fraction de seconde sur lui, elle hocha froidement la tête dans sa direction, mais ne s'intéressa pas plus à lui que ça.

Elle était toujours en colère qu'il soit parti comme un voleur de chez elle. Et sa colère avait doublé à cause de la façon qu'il avait eu de l'agacer au Terrier. Elle refusait de se laisser affecter par son attitude. Alors elle décida d'adopter sa stratégie de défense numéro un : la fuite.

D'un air indigné, il souffla le reste d'air que contenait sa poitrine et décida qu'avant la fin de la soirée, elle ne pourrait pas décrocher ses yeux de lui. Si Draco manquait d'une chose en ce qui concernait les femmes, c'était la faculté de discerner la différence entre amour et guerre. Il était comme un petit garçon sur un terrain de jeu, déterminé à être remarqué par une fillette, même si ça voulait dire tirer sur ses nattes pour attirer son attention.

Il commença par roder autour d'elle, débutant des conversations avec n'importe quelle personne qui se trouvait près d'elle, mais il ne reçu aucune réponse. Il épuisa toutes les anecdotes amusantes qu'il connaissait et était même proche d'établir le record de l'homme qui lança le plus de commentaires spirituels en moins d'une heure. Mais toujours rien.

Il décida alors d'augmenter la pression d'un cran.

- Weasley ! cria-t-il.

Plusieurs têtes rousses se tournèrent dans sa direction, ainsi qu'Hermione, bien qu'elle semblait l'observer d'un air totalement désintéressé.

Il lui lança un rapide regard avant d'ôter sa chemise, révélant ainsi un torse musclé et lisse.

- C'est une piscine party tout le monde ! Et Ron, comme c'est ton anniversaire, c'est toi qui doit sauter le premier.

Ron enleva à son tour sa chemise, et, en poussant ce qui ressemblait à un cri de bataille, sauta dans la piscine. Draco fut le suivant, son corps s'arquant en un élégant plongeon.

Hermione dut fermer les yeux pour s'empêcher de l'observer attentivement tandis que les muscles de son torse saillaient à cause de ses mouvements. Il lui fit penser à l'élégant vol d'une colombe alors que son corps bougeait de façon continue. Mais elle ne lui donnerait jamais la satisfaction de savoir qu'il avait réussi à l'avoir.

Quand Draco émergea de l'eau, ses cheveux blonds collés à son front, elle était plongée dans une conversation avec Madame Weasley. Les yeux de Draco se plissèrent et sa détermination s'intensifia.

Draco essaya ensuite de l'attirer grâce à l'art primal de bataille ou dans ce cas précis, de la course.

Il défia en premier Weasley, dont les longs et étranges membres produisirent des mouvements qui ne correspondaient pas du tout à ceux, gracieux, de Draco. Il gagna avec presque une demi longueur de bassin d'avance.

Les jumeaux furent les suivants. Mais ils arrivèrent à peine à terminer une longueur avant que leur attention ne passe de gagner la course à essayer de noyer Draco. Bien sûr, ce n'était qu'un jeu.

Potter déclina le défi en déclarant :

- J'ai eu de la chance lors de mes précédentes escarmouches avec les Serpentards. Je n'ose pas tenter le destin une fois de plus.

- Content de voir que tu admets finalement que c'était uniquement de la chance, répondit Draco en riant.

Mais il semblait que la nouvelle tactique de Draco était loin d'être couronné de succès. Il avait le sentiment qu'Hermione n'était pas de celles qui se laissent attirer par des démonstrations de force et de fierté masculine. Et il avait raison. Ses victoires nautiques n'avaient pas eu le moindre impact sur elle. C'était la façon qu'avait le corps de Draco de bouger comme si il ne faisait qu'un avec l'eau qui lui faisait perdre ses moyens. Voir l'eau s'accrocher à lui la faisait languir de faire la même chose.

Quand il n'y eut plus personne prêt à défier Draco, Harry entreprit d'apprendre à tout le monde un jeu Moldu, qui consistait en deux équipes de deux garçons, l'un sur les épaules de l'autre essayant de renverser l'autre duo dans la piscine.

Hermione les regarda pendant quelques temps, riant si fort à chaque fois que Draco s'écrasait maladroitement dans l'eau, qu'elle eut les larmes aux yeux.

Les heures suivantes s'écoulèrent rapidement et bientôt Ron eut ouvert tous ses cadeaux et entreprit alors de dévorer une énorme part de gâteau en forme de terrain de Quidditch que les elfes de maison des Malfoys avaient préparé spécialement pour lui.

Pour la première fois ce soir là, Draco se retrouva dans le même groupe de personne qu'Hermione. Ce groupe était composé d'elle, de Potter, Londubat et de lui-même. Elle riait ouvertement, se souvenant d'un des plus magnifiques « crashs » de Draco, et ce dernier s'anima quand il entendit son rire : clair et tintant. Comme toujours cependant, il réussit à tout gâcher en lançant à Potter une remarque sarcastique et le rire de la jeune femme cessa soudainement pour être remplacé par un regard furieux. Elle ouvrit la bouche pour lui répondre quand Londubat se retourna rapidement et la bouscula, lui faisant perdre l'équilibre. Draco la regarda tandis qu'elle semblait flotter en arrière, sa robe jaune se déployant autour d'elle comme les rayons du soleil. Elle était glorieuse, son corps s'agitant doucement dans les airs, flottant brièvement comme une plume dans le vent.

Il entendit le bruit de chute et l'eau du bassin l'avala avidement. Le cœur de Draco refusa de battre pendant les quelques instants qu'elle prit pour remonter à la surface. Elle remonta en toussant, ses cheveux bouclés lui collant au visage et au cou.

Il entendit Neville marmonner des excuses à côtés de lui, mais rien ne s'imprima dans son esprit tandis qu'il s'approchait du bord de la piscine. Il tendit la main à la jeune femme, l'espace entre eux se rétrécissant. Elle leva ensuite le regard vers lui. Elle était en train de rire.

Il adorait quand elle riait.

Elle plaça sa main dans la sienne et le reste du monde cessa d'exister. Cela n'avait pas d'importance qu'elle soit une fille de Moldus et lui, le fils d'un Mangemort. Cela n'avait d'importance qu'ils se soient méprisés pendant des années. Les gens qui les entouraient n'était que de simples éléments du décor. Tout ce qui comptait c'était ici et maintenant, eux deux, main dans la main, juste comme tout avait commencé.

Elle sourit d'une drôle de manière et serra sa main pendant un moment. C'était comme si elle lui comprimait le cœur. Il lui sourit en retour et remarqua ensuite son sourire narquois. C'était l'un de ses moments où il se voyait en elle. Puis il sentit une traction vigoureuse et quelques secondes plus tard, il fut attiré dans l'eau. Il prit une grande inspiration, pas seulement parce que la collision avec l'eau était imminente, mais aussi parce que sa main était toujours fermement ancrée dans la sienne. Il glissa sous la surface de l'eau, ses yeux ouverts le piquant pendant un court instant. Mais la douleur valait la peine de voir la robe jaune coller aux courbes de la jeune femme, la jupe flottant capricieusement autour d'elle, révélant plus qu'il n'en fallait de ses jambes.

Il serra sa main une fois et l'entraina sous l'eau avec lui. Il pouvait dire qu'elle était vraiment amusée par sa cascade à en juger par le rire qu'il lisait sur son visage. Il la rapprocha de lui. Ses cheveux étaient étalés sous la surface de l'eau, les couvrant tel un canope.

Il la regarda et elle en fit de même. Aucun des deux ne fit le moindre mouvement. Aucun d'entre eux ne pensa aux gens qui entouraient leur refuge hydraulique. Ils étaient simplement figés dans un moment qui aurait pu durer des jours entiers. Draco se pencha lentement vers elle et toucha ses cheveux indisciplinés de sa main restée libre. Il pensa un instant qu'il l'a vit se pencher également vers lui, mais à ce moment là, elle cligna des yeux et le besoin irrépressible de respirer s'empara de lui.

Il saisit l'autre main de la jeune femme et la remonta à la surface. Ils émergèrent de l'eau tous les deux en même temps. De ce fait, la pression de l'eau sépara leur mains et de l'eau fraiche emplie l'espace où leur peau chaude s'était réunie.

Ce fut à cet instant que Draco remarqua le rire et l'hilarité qui entouraient tous les bords de la piscine. Il sourit et bientôt son propre rire se joignit au groupe. Il fit un signe de tête en direction des marches de la piscine et Hermione le suivit. Il sortit le premier du bassin, attrapa rapidement deux serviettes et en tendit une à Hermione. Il avait adoré voir la robe jaune moulée et collée à sa silhouette, mais ça ne voulait pas dire que tout le monde devait le voir.

Elle prit la serviette d'un air reconnaissant et Draco vit un semblant de rougeur apparaître sur les joues de la jeune femme.

Plusieurs personnes tapèrent dans le dos d'Hermione et s'arrêtèrent ensuite pour taquiner Draco, mais après quelques minutes, l'excitation retomba et toutes les personnes présentes retournèrent à leur occupations précédentes.

L'air entre les deux jeunes gens était empli d'enthousiasme mais également lourd de ce que Draco aurait défini comme du désir cependant quelque chose lui disait que ce n'était pas le terme exact.

Il la vit ensuite trembler et réalisa que le soleil ne brillait plus depuis un bon moment, laissant l'air ambiant assez frais.

- Allons à l'intérieur pour te sécher avant que tu ne tombes malade, offrit-il doucement.

En réponse elle hocha la tête. Il la fit passer par le patio et monter les escaliers. Il plaça sa main sur son épaule pour la guider jusqu'en haut et remarqua que la serviette qu'il lui avait donné était déjà totalement trempée.

- Granger, cette serviette est trempée.

- Je…je sais, balbutia-t-elle en tremblant.

Draco la regarda bouche bée.

- Alors enlève là !

Hermione rougit violemment et secoua la tête vigoureusement.

- Granger, je refuse d'être tenu pour responsable si tu attrapes une pneumonie. Les Golden Boys me tueraient.

Elle continua néanmoins à secouer la tête.

- Granger…dit-il d'un ton menaçant, prêt à lui ôter cette serviette par la force.

- D'accord, d'accord, concéda-t-elle. Mais tu n'as pas le droit de regarder.

Pour toute réponse, Draco se contenta de lever un sourcil. Il lui tourna consciencieusement le dos et secoua nonchalamment une main, ce qui semblait signifier : « finissons en rapidement alors ».

Il entendit un bruit mat tandis que la serviette mouillée touchait le sol. Il se tourna légèrement pour lui dire quelque chose par-dessus son épaule quand la main de la jeune femme replaça sa tête dans la direction opposée.

- On ne regarde pas, répondit-elle simplement.

- Par Merlin Granger ! J'ai compris. J'allais juste te dire de me suivre à l'étage.

Elle souffla d'un air indigné mais le suivit néanmoins. Il s'arrêta devant une large porte en bois et appuya sur la poignée en cuivre. La respiration de la jeune femme s'arrêta brusquement quand elle réalisa qu'il l'avait conduit dans sa chambre. Sa chambre ! De toutes les pièces qu'il y avait dans ce manoir, il fallait que ce soit sa chambre !

Elle était heureuse qu'il ne la regarde pas car il aurait put remarquer son embarras.

De la main, il désigna la salle de bain et dit :

- Je vais te trouver quelque chose de sec que tu puisses porter. Tu peux laisser ta robe ici. J'enverrai un elfe de maison s'en occuper.

- C'est ridicule Malfoy, répondit Hermione, j'ai juste besoin d'une baguette. Un simple charme séchant devrait suffire.

- C'est ridicule Granger, l'imita Draco. Un charme séchant abimerait une telle robe, et moi plus que quiconque aimerait te voir la porter à nouveau.

Hermione avala la petite boule qui se trouvait coincée dans sa gorge et marmonna quelques mots à voix basse avant de s'enfermer dans la pièce.

Draco fouilla dans son armoire, cherchant quelque chose qui lui irait. Il sélectionna une de ses chemises préférées : confortable et facile à porter, et soudain quelque chose le frappa. Il y eut un éclair de reconnaissance qui passa dans ses yeux tandis qu'il prenait la chemise et une paire de boxer. Les pièces du puzzle commencèrent à se mettre en place alors qu'il se souvenait de cette scène en soirée qu'il avait vu dans son pend…pardon son collier.

Et il savait ce qui allait se passer ensuite. Son cœur battait sauvagement dans sa poitrine tandis qu'il frappait à la porte.

- Je t'ai trouvé quelques vêtements.

La porte s'ouvrit et une main apparutdans l'embrasure. Il plaça les vêtements dans sa main, permettant ainsi à ses doigts de caresser les siens tout doucement. Elle retira vivement son bras et se renferma dans la salle de bain.

Il s'assit dans une chaise, un sourire narquois vissé sur son visage et il attendit le moment qu'il avait vu dans sa vision.

Et il attendit.

Il attendit.

Il attendit.

- Merlin Granger ! s'écria-t-il. Est-ce que tu es en train d'écrire une nouvelle version de L'histoire de Poudlard là dedans ?

Il entendit un grognement de frustration, et, sa curiosité ayant été piquée au vif, il ouvrit la porte de la salle de bain avec précaution et entra dans la pièce.

- Malfoy ! cria-t-elle d'un ton épouvanté.

- Relax ! Je ne regarde pas, dit-il, les yeux fermés. Qu'est-ce qui te prend autant de temps ?

Comme si elle avait honte d'admettre sa difficulté, elle marqua une petite pause avant de répondre :

- C'est de la faute de ces stupides boutons ! Ils sont du mauvais côté.

- C'est parce que c'est une chemise d'homme, Granger, répliqua-t-il

Il lui lança momentanément un coup d'œil à travers le miroir de la salle de bain.

- Je suis au courant ! Et finalement j'avais réussi à comprendre comment ça marchait quand je me suis rendue compte que j'avais tout boutonné de travers.

Il tenta un nouveau coup d'œil dans le miroir, et la vit tripoter les boutons. Malheureusement, la chemise était ainsi portée très près du corps, qu'il lui était impossible de voir ce qui se trouvait sous le tissu.

En un instant, il se retrouva derrière elle, les yeux fermés. Ils étaient dangereusement proches.

- Puis-je t'aider ? lui murmura-t-il à l'oreille.

Sans obtenir sa permission, il l'encercla de ses bras et attrapa le bas de la chemise entre ses mains. Il la sentit prendre une profonde inspiration.

- Je ne regarderai pas, répondit-il tandis qu'il remettait en place le dernier bouton de la chemise.

Elle ne répondit pas, mais il la sentit hocher la tête alors que ses mains se rapprochaient du bouton suivant.

Il remit en place tous les boutons uns à uns, leur respiration, qui devenait plus lourde à mesure que les minutes s'écoulaient, emplissait l'air de la pièce. Tandis qu'il atteignait les boutons qui se trouvaient au-dessus de la cage thoracique d'Hermione, il ouvrit les yeux et la vit l'observer très fixement dans le miroir. Ses yeux étaient noirs.

La chemise commença à s'incurver tandis qu'il s'approchait de sa poitrine et il la rapprocha de lui. La respiration de la jeune femme marqua un temps d'arrêt et il sentit son dos bien droit tout contre lui.

Il en termina avec le bouton qui se trouvait sous la courbe de ses seins et ferma ensuite ses yeux. Il prit une grande inspiration et les ouvrit à nouveau. Leurs yeux se rencontrèrent dans le miroir et il sentait que la chaleur qui se trouvait entre eux pouvait l'enflammer tout entier.

- Je regarde, murmura-t-il.

- Je sais.

Les yeux du jeune homme avalèrent la silhouette d'Hermione toute entière et ensuite, très lentement ses mains s'approchèrent du prochain bouton.

Leurs yeux restèrent connectés tandis qu'il plaçait délicatement le bouton dans le trou correspondant.

Il aurait probablement dû replacer un autre bouton mais il remarqua à cet instant son collier, en forme de livre, qui reposait sur son sternum, et décida de le laisser visible.

Il rassembla tout son courage et réussit à s'écarter d'elle. Il la regarda et fut immédiatement confronté à l'image exacte de sa vision.

- Parfaite, murmura-t-il.

Il fit un pas vers elle, se retrouvant ainsi face à elle.

- Quoi ? demanda-t-elle.

Elle était abasourdie par le fait qu'elle ait encore la capacité de parler.

- Toi.

Il toucha délicatement le col de la chemise, permettant ainsi à son doigt de caresser son cou à peine quelques secondes.

- Dans ma chemise, ajouta-t-il.

Hermione battit des paupières et ferma les yeux.

Et il l'embrassa.

Et tout ne fut plus que chaleur et lumière…c'était comme sentir le soleil caresser sa peau.


Voilà ! J'espère que ce chapitre vous a plu !

N'hésitez pas à me laisser vos impressions !

J'averti tout de suite que le prochain chapitre sera trèèèès chaud !

Bonne rentrée à tous !