Merci à Malfoy Funambule pour ses reviews, contente que ma fic te plaise =D.
Chapitre 6: Confrontation.
Moi qui ne roulais déjà pas vite en temps normal, je mis encore plus de temps que d'ordinaire à parcourir les deux kilomètres qui s'éparaient le lycée de la maison. Dès que je fus rentrée, je pus constater que Charlie tenait parole et était prêt. Il m'attendait pour partir. Je déposais lentement mes affaires, puis rejoignais mon père dans l'entrée.
Dans la voiture, ma tension s'était encore accrut, et Charlie dut le ressentir -surement à cause du silence pesant qui régnait dans l'habitacle de la voiture de patrouille-, car il prit ma main dans la sienne et la serra. Les mots étaient inutiles, cette simple pognée de main signifiait sa présence et soutien inconditionnelle.
Nous arrivâmes rapidement, trop à mon goût, à la réserve. Personne ne trainait dans le village, à croire que tout le monde se préparait à un cataclysme. Charlie se garât devant la maison de Billy, il coupa le contact et se tourna vers moi.
- Tu es prête? Ca va aller?
J'acquiesçais, aucun son ne pouvait s'échapper de ma bouche. Je défis sans hâte aucune ma ceinture, puis sortis doucement. Charlie avait déjà fait le tour de la voiture. Il posa son bras sur mes épaules autour de mes épaules et exerçât une légère pression pour m'exhorter au courage.
Nous nous tournâmes ensemble vers la maison. Mon père attendait que je bouge pour avancer avec moi. Je vis alors un rideau bouger, quelqu'un nous avait donc observés, j'en fus révoltée. Je serais les poings, bien décidée, et avançais. Charlie ne me quittât pas et restât à mon niveau. Il frappa avec force à la porte. Billy vînt nous ouvrir un instant plus tard.
- Salut, on peut entrer? Fit Charlie.
Billy parut très mal à l'aise et se tortilla sur son fauteuil. De l'intérieur nous parvenait plusieurs voix d'hommes.
- Euh, ça ne vaudrait mieux pas, Jacob est contagieux.
Charlie ne se démonta pas, pendant que je restais crispée face à ce mensonge éhonté.
- Il faut qu'on parle, et Jake ne doit pas être si contagieux vu le monde déjà présent. Insista mon père.
Je n'en revenais pas, je n'avais jamais vu Charlie remonté contre Billy ainsi. Sa détermination raviva la mienne et j'essayais de regarder par dessus la tête de Billy. Je vis trois indien aux cheveux raz, et qui se ressemblaient beaucoup, de dos du moins. Billy paraissait hésiter et recula un peu de l'encadrement de la porte, mais pas comme s'il nous invitait à entrer. La voix de Jacob résonna alors.
- Laisse-les, de toute façon ils ne partiront pas avant.
Sa voix n'avait rien de malade, il semblait même être en pleine forme. Ce qui découlait de ces paroles était de la colère et de la résignation. Mon désire d'explication, bien que celle-ci m'effrayait au plus haut point, se renforçât encore d'avantage. Je ne pouvais pas faire demi-tour. Je le voulais, mais cette confrontation était un passage obligatoire. Billy se recula encore, nous laissant la place d'entrer, puis il referma la porte derrière nous. Charlie ne relâchât pas son étreinte autour de mes épaules, mais ce contact ne m'aida pas cette fois. Ma respiration était difficile maintenant que j'étais certaine que Jacob n'était pas malade. A présent, nous étions face à lui, il nous jeta un regard noir qui me fit frissonner. Je ne reconnaissais pas mon ami.
- Qu'es-ce que vous me voulez? Demanda-t-il sans aucune politesse.
- Te parler calmement. Répondit Charlie.
- Allez-y je vous écoute...
- Tu ne m'as pas compris je crois. Je voudrais que tes amis nous laissent. Expliqua mon père.
Jake regarda les deux autre garçons et leur fit signe de sortir. Ils paraissaient hésiter, Billy intervint et les poussa vers la porte, puis il nous rejoignit et attendit que quelqu'un daigne reprendre la parole, nous regardant tous tour à tour. Jacob se décida au bout de quelques instants d'un silence oppressant.
- Bon alors vous vouliez parler, allez-y. Dit-il affable.
Cette phrase eut pour effet d'énerver Charlie, son sang ne fit qu'un tour.
- Mais pour qui oses-tu te prendre? On ne t'a jamais appris la politesse ou quoi? Tonna-t-il.
C'est alors que Billy intervint, tentant d'apaiser les esprits. J'avais envie de baffer Jacob, comment pouvait-il parler de la sorte à mon père? N'avait-il donc aucun respect pour qui que ce soit? Charlie parvint à se reprendre, mais sa mâchoire rester crispée. Il s'adressa à Billy.
- Pourquoi ne réponds-tu plus au téléphone?
Le vieil indien parut être pris au dépourvu. Il s'éclaircit la voix, cherchant visiblement une réponse valable.
- Hum les lignes étaient en dérangement.
- A vrai dire, nous ne voulions pas vous répondre. Coupa Jacob en insistant sur le "vous".
Il m'avait fixée en disant cela, et mon cœur avait reçu une décharge surpuissante, telle une lame crantée qui transperçait de part en part cet organe qui avait déjà tant souffert ces derniers mois. Ma respiration devint saccadée. Je faillis défaillir, seul le bras de mon père m'en empêcha. Charlie s'en inquiéta, il me tourna vers lui et fixa son regard au mien, je tentais d'y chercher le soutien dont j'avais besoin, mais n'y parvenait pas. Mon père tourna la tête vers Jacob.
- Et pourquoi cela gamin? Demanda-t-il.
- Je n'en avais pas envie tout simplement.
Son ton désinvolte eut le don de me sortir du gouffre dans lequel je plongeais en silence depuis quelques jours. Je parvins à me ressaisir, je me tournais vers Jacob et lui demandais.
- Pourquoi avoir fait croire à une maladie?
- C'était plus simple. Répondit-il en haussant les épaules.
Je me retournais furieuse vers Billy, je ne savais plus par quoi commencer.
- Et vous le laissez faire? Hurlais-je. Vous mentez pour lui?
- Bella, je crois que tu n'as pas bien saisi. M'interrompis-Jacob. C'est Toi que je ne voulais plus voir. Je ne suis pas là pour combler les trous...
Il me fixa droit dans les yeux et eut un sourire condescendant.
J'avais été idiote de croire qu'une guérison était possible. Je m'étais trop accrochée à cet espoir. Ce sourire était pour me rappeler cette après-midi dans son garage: "J'adore combler les trous"... Soudain tout se mit en place dans ma tête, je ne serais jamais plus heureuse. Mon cœur ne supporta pas ce énième coup, il se déchira littéralement. Ma respiration se stoppa nette, les contours de la pièce devinrent flous et vacillèrent pendant que son ténor rugissait dans ma tête.
S'en était trop, je m'écroulais sur le sol, sombrant dans l'inconscience. Je ne vis que le visage paniqué de mon père au-dessus de moi, puis je tombais dans ce gouffre sans fond...
Pour le prochain chapitre je vais vous demandez votre avis. Vous préféreez que les Cullen réaparaissent ou pas?
Et s'il vous plait n'oubliez pas les review, que je sache que ma fic et lu et si elle plait ou pas. Merci d'avance.
