Merci à ceux qui me lisent et me laissent des reviews. Ca me fait vraiment plaisir de savoir ce que vous pensez au fil de mon écriture.

Par conte, je dois avouer que le fait que certaines personnes me mettent dans leurs story alert mais ne laissent jamais de reviews ne me motive pas beaucoup. J'ai l'impression que mon histoire n'est pas très appréciée. Alors si ça ne plait pas dites le moi, toutes les critiques permettent d'avancer...

Sur ce, j'espère que ce chapitre vous plaira.

Bisous à tous.

Chapitre 13: Electricité.

Tout ce passait si vite, je ne me rendais pas compte des détails. Il y avait eu cette main, puis je m'étais retournée. C'était lui. Il me faisait l'affront de me toucher. Je ne m'étais pas aperçus que j'avais reculé, je n'avais pas vu les marches si proches de moi, je sentis seulement tout mon poids basculer vers l'arrière.

Je cherchais quelque chose à quoi me rattraper, mais il n'y avait que lui, je préférais l'humiliation publique et la douleur, plutôt que de lui accorder mon pardon et de lui demander de l'aide en m'accrochant à lui. Pourtant, je n'eu pas à choisir, deux bras fermes m'enserrèrent la taille et m'attirèrent à lui.

Le temps d'un instant, je me sentis entière, légère, comme je ne l'avais pas été depuis longtemps. Mais je fus vite ramenée à ma triste réalité, une phrase suffit à cela :

- Toujours aussi maladroite à ce que je vois. Dit-il à mon oreille.

Je m'écartais vivement de lui, le repoussant de mes deux mains. Ce qui, pour lui n'était qu'une simple pression légère, presque imperceptible. Ces paroles me faisaient enrager. Il disait cela comme s'il n'était pas parti subitement et qu'il évoquait de bons souvenirs avec une amie.

- Lâche-moi, ne me touche pas! Fulminais-je. pour qui te prends-tu? Tu crois que tu peux jouer avec la vie des gens comme bon te semble? Les prendre, les utiliser, puis les jeter comme de vulgaire kleenex? Ma vie ne t'appartient plus depuis plus de six mois, alors ne revient pas comme une fleur en espérant que je retombe dans le panneau. On dit que ce qui ne nous tu pas nous rend plus fort, alors félicitations, tu ne m'a pas tuée! Crachais-je.

Je ne voulais pas m'arrêter, pourtant je n'eus pas le choix, il fallait que je respire. J'aurais tellement voulut continuer, vider mon sac comme on dit, mais mon pouls me faisait peur, il était si rapide à cause de la colère que je risquais d'exploser. Cependant, voir cette petite lueur d'espoir insupportable -qu'il avait eu dans les yeux- s'éteindre m'avait fait du bien, c'était peut-être sadique, ou simplement l'impression d'un juste retour des choses...

- Je te pris de m'excuser. Fit-il penaud.

- Non, je ne t'excuse pas, je n'en ai aucune raison. Répondis-je acerbe. Tu m'as fait souffrir comme jamais personne ne l'avait fait auparavant. Je te croyais honnête, je t'aimais et je pensais que c'était réciproque. J'avais toujours cru que je ne te méritais pas, mais tu m'as fait croire au contraire, juste pour me balancer à la figure quand tu en avais assez, que je ne t'apportais rien et que je n'étais qu'un jeu, un passe-temps. Ne t'inquiète pas pour ça, je ne l'oublierais pas. Et je ne vois pas ce que je peux te pardonner, tu n'as fait que dire le fond de ta pensée. Maintenant, excuse-moi, mais j'ai cours.

Et je le laissais là, les yeux dans le vague et l'air agar. Il me restait 20 minutes avant mon prochain cours. Biologie. J'avais besoin de souffler, et il ne fallait pas qu'il me voit ainsi... J'étais déboussolée, je croisais les gens sans les voir. Je repensais à ce contact entre nos deux corps, je n'avais pas ressentis cela depuis si longtemps. Chaque nerf de mon corps recevait une décharge électrique lorsqu' il me touchait. Ce sentiment m'avait manqué, mais je devais l'ignorer. Il n'était qu'un vil manipulateur.

Ma détermination était totale, renforcée par cette rencontre imprévue. Je redressais les épaules, essuyais mes yeux (si le maquillage se mettait à couler, je serais horrible), et relevais la tête. Mon plan ne changeait pas en ce qui le concernait. Je pouvais pardonner les autres Cullen, mais pas lui.

Je me dirigeais vers ma salle et allais m'installer à ma paillasse, où lui viendrait s'installer plus tard. Je poussais mon tabouret au bord extrême de la table et plaçais mes livres au centre de cette même table, créant ainsi une sorte de mini palissade entre nous 2. Bien évidemment, ça ne me protègerais de rien, mais j'aurais au moins fait ça...

Lorsqu'il entra, j'en eus le souffle coupé. Ce n'était pas sa beauté surprenant qui me déroutait, c'était la souffrance incrustée sur son visage. Je me mettais à avoir de sérieux doutes. Peut-être devrais-je lui parler... Une partie de moi voulait le consoler, et une autre, plus petite mais plus forte, m'exhortait à ne rien faire. Je laissais tomber ce plan idiot, mais je ne lui céderais pas.

Je passais cette heure de torture à cramponner la table pour ne pas bouger. Je savais qu'il me regardait, ma je l'évitais soigneusement. Croiser son regard aurait signé la perte totale et définitive de toute rationalité en moi.

Combien de temps s'était écoulé? Cela me paraissait être beaucoup trop long, mes doigts me faisaient mal, mais je ne me détendis pas une seule fois. Cependant, je pouvais m'estimer heureuse, le cours n'avait pas été pratique, je n'avais donc pas été obligée de lui parler.

Une fois libre, je filais vers mon dernier cours, sport. Mike ne me lâcha pas, et je n'étais pas vraiment en état de participer à quoi que ce soit. Ma maladresse était décuplée par le stress qu'avait provoqué sa présence. Cette impression de n'être qu'un gigantesque fil conducteur n'était pas désagréable, mais les décharges que je recevais en sa présence étaient exténuantes.

Le prof m'autorisa à rester sur la touche. Je n'aurais rien pu faire de toute manière, si ce n'est blesser d'autres élèves, et ni lui ni moi ne le désirions... Lorsque le cours fut fini, je me dirigeais vers le vestiaire. Je n'avais pas besoin de douche et j'en prendrais une à la maison dans la soirée, alors autant rentrer. Je me rhabillais donc et me dirigeais vers le parking.

Alors que je franchisais les portes du gymnase, je vis sa Volvo passer et ralentir près de moi. Je n'avais pas la force de le repousser, mais l'ignorance ne devrait pas être trop difficile.

- Bella, il faut qu'on parle, monte s'il te plait. Je te ramène.

Son ton était suppliant, ma main se crispa autour de mes clés, je fixais mes yeux droit devant moi. Je ne devais pas flancher. Les 5 mètres jusqu'à ma voiture me semblèrent être des kilomètres, il continuait d'avancer à ma hauteur, attendant que je cède. Mais il n'en était pas question.

Arrivée dans ma voiture, je poussais un grand soupir. Je jetais un coup d'œil dans les rétroviseurs, il était parti. Etrange... Je rentrais et montais directement prendre une douche surchauffée et relaxante, j'en avais besoin. Mes muscles restaient tendus et je ne pouvais pas rester ainsi.

J'allais, entortillée dans ma serviette, chercher un pyjama dans ma chambre. En allumant la lumière, ma mâchoire se décrocha. Sur mon lit trônait une boite de portable. Je l'ouvris rapidement et découvris un mot de Charlie.
"En cas de besoin."

C'était tout lui, attentionné et discret. Il avait très bien choisi, un modèle simple et sans artifice. Je m'habillais d'un t-shirt long et d'un shorty. J'étais fatiguée et je n'avais pas envie de faire à manger. Je retournais sur mon lit et appelais Charlie.

- Oui. Dit-il.
- Papa, tu pourras prendre une pizza en rentrant? Demandais-je.
- Ca va ma chérie? S'inquiéta-t-il.
- Oui, ne t'en fais pas, la journée à été longue...
- D'accord, bon à toute à l'heure alors...
- Oui. Et merci. Fis-je à propos du portable.
- Oh, euh... De rien. Répondit Charlie.

Il raccrocha. J'étais exténuée. Je laissais tomber ma tête sur l'oreiller, et je m'endormis quasiment instantanément. Mes rêves furent peuplés d'horreur. J'étais terrifiée, ils n'avaient rien d'effrayant pour tout autre personne que moi, mais je ne voulais pas encore souffrir. Dans mes rêves, il était là, il me regardait et s'approchait de moi, et au moment ou nos lèvre allaient se toucher, je me réveillais en sursaut. Je vis alors quelque chose bouger à la périphérie de ma vision.

Il était là, comme dans mon rêve, il m'observait. L'attaque fut le seul moyen de me protéger que je trouvais.

- Le spectacle te plait? Sifflais-je entre mes dents.
- Nous devons parler Bella, j'ai des choses à te dire. Continua-t-il.
- Je n'ai absolument rien à te dire. Et je pense que tout à déjà été dit...

Je n'étais pas aussi confiante que ce que j'affichais. Mon cœur me faisait mal, ma respiration et mon rythme cardiaque s'étaient accélérés, et étaient inégaux. Il se rapprocha jusqu'au bord de mon lit, et s'accroupit pour que nos têtes soient au même niveau.

- Calme-toi s'il te plait. J'ai besoin de te parler.

Il posa sa main sur ma joue. Son contact réveillait tellement de choses en moi, mon cœur, qui semblait fini, battit à un rythme éffreiné, mes poumons se recomposaient. Toutes ces émotions firent affluer les larmes sans que je m'en apperçoive. Il essuya mes larmes du bout de ses doigts. Je l'aimais, mais c'était inconcevable. Comment pouvait-il être là, près de moi, alors qu'il m'avait quittée?

Sans doute, avait-il détecté les interrogations qui fourmillaient en moi, et cela sembla le toucher durement. Il baissa la tête et laissa tomber ses mains sur le lit, à quelques centimètres de moi.

- Je suis désolée Bella, ça ne changera rien à ce qui est arrivé, je t'ai rendue malheureuse, et rien que pour ça je mérite le pire des châtiments, et je nous ai tous fait souffrir. Jamais rien ne pourra me racheter et je ne me le pardonnerais pas, mais j'ai besoin que tu saches que tout ce que je t'ais dit ce soir la dans la forêt, absolument tout était mensonge. Je pensais que le seul moyen de te protéger était disparaitre, de te laisser en paix et de ne jamais revenir...

Je me perdis à cet instant précis, il continuait de parler, l'air désespéré. Ces paroles me touchaient trop profondément, et la vitesse à laquelle Edward (j'arrivais enfin à penser son prénom sans souffrir) s'était exprimé prouvait qu'il était sous le coup d'une émotion intense. Un besoin éperdu s'empara de moi, je cessais totalement de réfléchir et laissais mes pulsions me guider.

Je me jetais sur ses lèvres, me plaquais à son corps. Le moindre vaisseau, la moindre parcelle de mon corps dégageait des impulsions électriques qui me firent frissonner. Edward sembla hésiter, puis il répondit ardemment à mes baisers. Jamais nous n'avions été aussi proches, et, en cet instant, son corps n'était pas froid, son contact laissait une langue de feu sur son passage. Mon cerveau était déconnecté, et je m'abandonnais à ce plaisir charnel.

Nous avions reprit là où mon rêve s'était arrêté. Edward n'hésitait plus, et chaque geste était d'une douceur et d'une tendresse infinie. Ma première fois, notre première fois était magnifique et intense, rien ne vint la gâcher : aucun refus et aucun arrêt.

Je reprenais lentement conscience, mon corps était engourdit et mon esprit aussi. Une odeur bizarre, que je ne connaissais pas, planait dans la chambre. C'est alors que je sentis un regard posé sur moi.

Ô mon Dieu! Qu'avais-je fais? Je me redressais et regardais sous les couvertures. J'étais nue. Oh non! Comment avais-je pu faire ça? Que devais-je faire à présent? Qu'es-ce qu'Edward allait faire?...

Je n'étais pas prête, j'avais trop peur. Il fallait que je sois claire, et le fait qu'il ne soit pas dans mon lit m'y encouragea. Je m'enroulais dans mon drap et le regardais en m'asseyant sur le lit. Comment pouvais-je lui dire? Cette nuit était extraordinaire, mais je risquais trop gros, il me fallait du temps pour réfléchir.

- Edward, je suis désolée de t'avoir sauté dessus. Commençais-je.
- Oh, ne t'en fais pas pour ça. J'aurais eu la force de te repousser si je l'avais voulu. Ria-t-il.
- Je ne m'en fais pas, mais ça complique encore les choses. Je suis vraiment désolée, je ne sais pas où j'en suis. J'ai besoin de temps...
- Si tu en as besoin... Je suis prêt à t'attendre, j'ai déjà fait trop d'erreur. Répondit-il.

Il se releva de mon rocking-chair et s'en alla par la fenêtre, en me lançant un dernier regard triste. Je me sentis immédiatement soulagée, et... coupable. Soulagée parce qu'il n'avait pas insisté, coupable parce que j'avais l'impression que je l'avais utilisé à des fins seulement sexuelles.

Je devais me lever, Charlie était déjà sorti de la salle de bain. J'attrapais un col roulé noir, une tunique grise et un jean habilement délavé, et je filais sous la douche. L'eau chaude me fit oublier mes soucis pendant quelques minutes.

Mon plan ne servait plus à rien, je ne me maquillais donc pas et me brossais simplement les cheveux. Il manquait un petit accessoire à ma tenue, je retournais dans ma chambre, et cherchais le collier que Renée m'avait offert avant mon départ.

C'était un magnifique petit médaillon, il renfermait une photo de ma mère et moi, ainsi qu'une phrase gravée :

"A jamais avec toi."

Je devais me dépêcher, il était déjà tard. J'avalais rapidement une barre de céréales et partais pour le lycée. En me garant, je fus soulagée de voir qu'il ne m'avait pas attendue, je ne savais pas encore ce que j'allais faire. En revanche, Alice m'attendais, sautant presque de joie près de ma voiture.

- Oh Bells, je suis si contente pour vous. Dit-elle.
- Mais de quoi tu parle? Demandais-je.
- Eh bien... De cette nuit.

Oh non pitié, elle avait tout vu, je me sentis rougir intensément. Qu'avait-elle vu? Je devais la calmer avant qu'elle ne s'emballe trop.

- Bon écoute, ne te réjouis pas trop vite. J'ai besoin de temps pour tout reconsidérer.
- D'accord. S'étonna-t-elle. En tout cas, tu n'es pas aussi irrécupérable que je l'avais cru.

Elle souriait en me détaillant des pieds à la tête. J'eus un regain de fierté. De plus, je me sentais mieux dans ses vêtements, plus féminine. Je rendis donc son sourire à Alice, complice.

La matinée se déroula sans encombre, 2 heures d'anglais avec Alice, puis maths. Cependant, à l'heure du déjeuner, un choix difficile s'imposa. Je ne mangerais pas avec les Cullen. Voyant Alice, Jazz et Emmett, je leur fit un sourire et un signe de la main. Ils me rendirent la politesse et allèrent s'installer à leur table. Le déjeuner en compagnie d'Angela, Mike et les autres fut long. Je réfléchissais à un moyen de repousser Mike sans le vexer et de survivre à la biologie.

Alors que la cloche sonnait, j'entrais dans la salle de biologie, suivie de près par Mike et rencontrais le regard interrogatif d'Edward. Je m'installais et le saluais.

- Bonjour.
- Bonjour Bella. Répondit-il gentiment.

Lorsque nous devions manipuler pour des expériences, nous échangions le minimum de mots, puis nous restions silencieux. Mais aucune tension ne régnait, juste de la compréhension et de la patience.

Je n'arrivais pas à me décider. Peut-être voulait-il juste plus de sexe, ça avait été très agréable après tout, ou, j'avais du mal à l'envisager, il disait vrai et m'avait quittée pour mon bien...

J'avais apparemment besoin de plus de temps...