J'ai été rapide pour ce chapitre (merci a mon médecin et son heure et demi de retard hier lol), il me tient vraiment à coeur et j'espère qu'il vous touchera autant qu'il m'a touché pendant son écriture.

Merci pour les reviews, j'espère en avoir d'autres pour me booster un peu =D.

Bisous

Chapitre 14 : Olympic.

Deux semaines étaient passées, je m'étais beaucoup rapprochée des Cullen, mais je ne pouvais toujours pas décider de ce que j'allais faire en ce qui concernait Edward. Je le voyais se renfermer, mais il continuait d'espérer, je le voyais à la manière dont il me regardait. Cependant, j'avais peur de souffrir à nouveaux, je n'arrivais pas à lui refaire totalement confiance, quelque chose avait été cassé...

Chaque jour se répétait, Alice, Emmett et Jasper passaient souvent à la maison après les cours ou le week-end. Mon petit lutin commençait à s'impatienter de voir mon stock de vêtements ne pas se renouveler. J'avais pris goût à ces tenues féminines, et j'avais presque mis toutes les tenues qu'Alice m'avait apportées à l'hôpital. Nous étions toutes les 2 dans ma chambre quand Alice revint à l'attaque.

- Aller Bella, s'il te plait, je sais que tu en meurs d'envie. Me supplia-t-elle.

- Alice, je ne raffole pas des magasins, juste des tenues que tu m'avais apportées. Tu le sais très bien et tu cherche une raison pour me trainer à Olympic, pour ton plaisir ma belle. Plaisantais-je.

- Ne te fais pas prier, je te promets d'être le plus rapide et efficace possible. Tu n'auras rien à faire si ce n'est essayer les vêtements que je te trouverais.

- C'est d'accord. Cédais-je. Mais c'est une fois et une seule je te préviens!

Un sourire immense occupait son visage, et j'étais heureuse de la voir ainsi. Je lui rendis son sourire.

- Bon nous sommes vendredi, dès demain matin 7 heure 30 je passe te chercher et nous irons en voiture à Olympic ma Bella. Maintenant tu te couche tôt, je te veux en pleine forme demain. Dit-elle d'une traite.

Charlie devait avoir un don inexploité, car à ce moment précis, il entra et cria "Bella, j'ai ramené une pizza, descends vite, temps qu'elle est chaude." Alice me regarda, toute souriante, comme si elle avait su...

Quelle idiote j'étais, elle le savait, bien évidemment. Elle avait eu une vision, et son signe de tête approbateur me le confirma. Nous descendîmes rapidement en riant. Alice prétexta qu'elle devait rejoindre ses parents pour aller manger -ce qui était possible, cela dit en passant, mais je n'aurais pas utilisé le verbe manger.

Charlie avait déjà tout préparé, c'est-à-dire : télévision allumée, carton de pizza ouvert sur la table basse du salon, de la bière pour lui et de l'eau pour moi. Il était totalement rassuré, les cours finissaient dans une semaine et Edward n'avait pas remis les pieds à la maison. A vrai dire, il était ravi. Il ne supportait plus Edward, et Charlie avait eu très peur de ce que son retour engendrerait. Pourtant, je n'étais pas aussi rassurée que lui, le doute subsistait.

J'aimais Edward, notre nuit ensemble le prouvait bien assez, mais ma confiance était atteinte et avait beaucoup de mal à s'en remettre. Je mettais tout cela de côté, pour ne pas gâcher la soirée avec mon père. Nous mîmes une comédie : En cloque mode d'emploi. Nous n'en raffolions pas ni lui, ni moi, et les scènes très explicites nous mettaient mal à l'aise. Nous en profitions donc pour critiquer chaque passage impossible ou complètement fou.

Nous y prîmes plaisir, mais j'avais promis à Alice de me coucher rapidement, je montais donc dès la fin du film. Charlie avait prévu d'aller pêcher avec son ami Harry Clearwatter, je ne le verrais donc pas, ou peu, le matin.

Je me couchais promptement, et le sommeil s'empara de moi tout aussi vite. Mes rêves autrefois si traumatisants étaient à présent peuplés de papillons multicolores. Je n'avais plus de cauchemars depuis quelques temps, et j'en étais soulagée, mais le manque de sommeil était constant, bien que mes journées soient bien remplies, je ne comprenais pas d'où venait toute cette fatigue.

Je me tirais difficilement du lit vers 7 heure, j'avais juste le temps de me préparer avant qu'Alice n'arrive. Ne voulant pas passer mon temps dans les cabines d'essayage, je m'habillais d'une jupe bleu foncé arrivant juste au-dessus du genou et d'un t-shirt gris à col rond et manches trois quarts. Mon médaillon allait encore parfaitement avec le reste.

J'avais dû m'épiler, et j'avais pris plus de temps que prévu, mais j'étais impeccable. Un simple chignon-lâche et le tour était joué. Lorsqu'Alice arriva, elle se figea et m'observa quelques instants. Je rougissais devant son insistance. J'étais dans la cuisine et finissais de déjeuner. Elle m'y suivit.

- Bells tu es renversante! Me complimenta mon amie.

- Merci. Dis-je gênée. J'ai pensé que ça serait plus pratique si nous devions essayer des vêtements.

Alice fit un signe de tête approbateur très marqué. Je mettais la vaisselle dans l'évier et attrapais une veste avant de sortir. Le petit lutin m'avait devancé et attendait déjà dans la voiture. Je la rejoignis, mes économies dans mon sac et m'installais à bord de la Mercedes de Carlisle.

Nous partîmes à une vitesse folle et effarante en direction d'Olympic. Je savais que je ne risquais rien mais je me cramponnais à mon siège et resserrais la ceinture autour de moi. Alice paraissait dérangée par quelque chose que je ne comprenais pas.

- Qu'es-ce que tu as? Lui demandais-je.

- Je ne sais pas si c'est à moi de t'en parler, mais Edward est vraiment très irritable en ce moment. Il ne nous parle plus, Esmée en est bouleversée. Nous avons compris que tu étais la raison de ce comportement, et nous ne comprenons pas pourquoi... Expliqua-t-elle.

Ainsi, il se sentait mal. Son humeur se répercutait sur sa famille et il ne l'expliquait à personne... Je pris une profonde aspiration.

- Al', je suis navrée. Je suis complètement perdue, je ne sais pas quoi faire en ce qui le concerne. Je ne parviens pas à me décider. J'ai trop peur...

Les sanglots étouffaient ma voie, je n'avais jamais dit cela à qui que ce soit, et me confier me faisait du bien. Alice devint songeuse.

- L'aimes-tu encore? Me questionna-t-elle.

- C'est plus compliqué que ça. J'ai souffert au-delà de l'imaginable et ma confiance en a pris un sacré coup, je ne parviens pas à la lui accorder de nouveau. Je suis paniquée à l'idée de revivre la même chose, je ne le supporterais pas Alice...

- Il a beaucoup souffert aussi tu sais? Murmura-t-elle.

Je me tournais vers elle, cherchant le mensonge, mais ne trouvais rien. La peur devenait une faible excuse et mon ventre se tordit d'appréhension.

- Je t'en supplie, changeons de sujet, j'ai besoin d'une journée calme pour une fois. Implorais-je.

Elle changeât de sujet instantanément, et c'était mise à me faire un rapport détaillé des boutiques dans lesquelles nous devions aller. Je l'en remerciais pas un sourire discret. Elle ne s'arrêta pas. Après les boutiques, elle voulait m'emmener dans un centre esthétique renommé. Cela m'alerta.

- Al' je n'aurais jamais assez d'argent pour tout ce que tu prévois. Je n'ai pas des dizaines d'années d'épargne et de placements boursiers vampiriques derrière-moi. Plaisantais-je faussement.

- Ne t'en fais pas pour ça. C'est moi qui régal. Dit-elle joyeuse. Je peux bien faire ça pour toi.

- Mais c'est de la folie, ça ne se fait pas, je vais avoir l'impression de profiter de toi et de ton argent. Ripostais-je gênée.

- Eh bien, disons que je suis folle.

Son sourire était éblouissant. Cependant, c'était impoli d'accepter tout ça. Je me débrouillerais plus tard pour payer le maximum de choses possible et en acheter moins que ce qu'elle me donnera.

Arrivées à Olympic, j'eus à peine le temps de descendre de la voiture qu'Alice était déjà en train de trépigner. On aurait cru une enfant à qui l'on refusait quelque chose et qui faisait un caprice pour l'obtenir. Cette comparaison me fit rire, Alice se calma un peu en tentant de deviner la blague. Je lui fit signe de laisser tomber, et nous nous dirigeâmes vers le centre commercial.

Alice m'entraina dans toutes sortes de magasins, de vêtements, de chaussures... A 10 heures, elle m'emmena au salon d'esthétique où elle avait pris rendez-vous. J'étais déjà fatiguée, et après que Roberto ce soit occupé de mes cheveux en les éboutant et en leur redonnant du volume et de la vitalité, je m'assoupis, me laissant pouponner par ses mains expertes.

Mon amie m'avait dit de l'attendre ici, pendant qu'elle allait dans d'autres magasins. Je m'étais résignée, mais elle avait déjà beaucoup dépensé pour moi, et je n'arrivais pas à m'y opposer, j'étais vraiment mal à l'aise. Ce furent ces petits cris hystériques qui me sortirent de mn sommeil, alors que Roberto m'appliquait un fard à paupières discret.

- Génial... Magnifique... Harmonieux. Elle était incompréhensible.
- Alice? Tu vas bien? Tu n'es pas cohérente là tu sais? Fis-je.

Elle secoua la tête comme pour ne reprendre ses esprits? Je ne l'avais que rarement vu dans cet état. Elle était encore plus excitée que d'ordinaire. J'attendais une réponse.

- Bells regarde toi! Tu es resplendissante! S'exclama-t-elle.

Je me sentis gênée, surtout lorsque Roberto se mit à hocher ostensiblement la tête, d'accord avec ce qu'elle venait de dire. Je jetais rapidement un œil au miroir qui me faisait face, et je restais stupéfaite.

Mes cheveux se définissaient en boucles bien formées, lisses et soyeuses, mon visage semblait apaisé. Mes traits étaient moins tirés -ce qui pouvait aussi être lié à la petite sieste que je venais de faire-, je me sentais bien, calme, détendue, et bien dans mon corps. Je regardais Alice dans le miroir et lui souriait.

Roberto acheva rapidement son travail de maquilleur, Alice avait déjà réglée la note et nous repartîmes. Il était 11 heures et demi. Alice m'entraîna dans un magasin de chaussures où elle me fit essayer un grand nombre de paires différentes. Au moins, j'étais assise, et la fatigue ne m'atteignait pas trop.

Alice était en train de m'épuiser, nous devions encore faire plusieurs boutiques, et les sacs devenant trop encombrants, nous dûmes retourner à la voiture les déposer. A peine retournées dans la galerie, Alice m'entraina dans un nouveau magasin. Je n'avais pas eu le temps de voir de quel genre de boutique il s'agissait, mais une fois entrée, il n'y avait plus aucun doute possible : de la lingerie, partout! Je me stoppais net, mais Alice n'y fit pas attention, elle était déjà en train de parcourir les rayons et entassait des ensembles dans un panier.

- Alice arrête. Il est hors de question que j'essaye quoi que ce soit ici. L'interrompis-je.
- Bella, il n'y en a pas que pour toi, et je connais ta taille donc pas la peine que tu essaye. Répliqua-t-elle imperturbable.

Je soupirais et m'appuyais près de la porte en l'attendant, ce qui ne dura qu'à peine 20 minutes. Cette journée était épuisante, l'après-midi était déjà bien avancée, je n'avais pas mangé à midi et la fatigue prenait le pas. J'attendis qu'elle ne revienne, encore 2 sacs dans les mains.

- Al' je suis exténuée, on peut rentrer s'il te plait? De toute façon nous avons parcouru presque tous les magasins.
- D'accord. Céda-t-elle. En tout cas, tu es rhabillée pour un moment, moi aussi d'ailleurs, et je vais pouvoir faire plaisir à Jasper. Dit-elle en secouant l'un des deux sacs.

Nous rîmes de bon cœur. J'eus du mal à retourner à la voiture, mes jambes ne m'obéissaient plus totalement. Elles étaient lourdes et me portaient difficilement. Alice m'aida à monter en voiture, et je m'appuyais contre le siège.

- Bella, es-ce que tu veux que je t'accompagne voir Carlisle? S'enquit Alice.
- Non ne t'en fais pas, du repos et un bon repas et je serais repartie. Répondis-je.
- Oh, je suis désolée, j'ai oubliée que tu devais manger plus souvent que moi. S'énerva-t-elle contre elle-même.
- Ce n'est rien, je n'ai pas faim donc tu ne pouvais pas le deviner. C'est juste une baisse de régime. Tentais-je de la rassurer.

Ca ne marcha pas, nous filâmes, encore plus rapidement qu'à l'aller, vers Forks. Ma tête était lourde, je n'essayais même pas de me concentrer sur la route qui défilait. Alice paraissait anxieuse et me regardais souvent. Tout mon corps était engourdit, et quand Alice me déposa chez moi, elle se précipita à temps.

A peine m'étais-je mise debout que mes jambes avaient cédées, me précipitant vers le bitume. Avant que ma tête ne heurte le trottoir, Alice m'avait rattrapée. Elle me remit sur le siège et boucla ma ceinture.

- Je t'emmène voir Carlisle. Dit-elle fermement.

Non! Pas la villa! Je ne voulais pas qu'Edward me voit dans cet état.

- Pas chez toi je ne veux pas. Marmonnais-je difficilement.
- Carlisle est à l'hôpital, je t'y conduis.

Je n'eus pas le temps de répondre, que je m'évanouissais. Je ne savais pas combien de temps s'était écoulé, mais j'entendais vaguement des ordres donnés près de moi. Je reconnus une voix : celle de Carlisle. Je devais être à l'hôpital. J'essayais d'ouvrir les yeux, mais mes paupières étaient bien trop lourdes. Je bougeais mes doigts et une main froide s'en empara.

- Bella tu m'entends. Demanda Carlisle.
- Oui. Soufflais-je doucement.

J'arrivais enfin à ouvrir les yeux. Mon médecin se tenait près de moi et Alice était en face, appuyée au mur. Ils avaient tous les deux l'air inquiet. Combien de temps étais-je resté ainsi? Que s'était-il passé? Je me rappelais seulement des contours vacillants lorsque j'étais sortie de la voiture devant chez moi.

- Tout va bien. Tu as perdu connaissance il y a moins de 2 heures, Alice t'as conduite ici. M'expliqua-t-il.
- Qu'es-ce que j'ai? Demandais-je.
- Je ne suis pas certain, j'attends tes résultats d'analyse. Dit-il.

Je regardais mon bras. Oh non! Beurk! J'avais une perfusion et un pansement, signe de la prise de sang. Je relevais la tête au moment où une infirmière entrait dans la pièce et tendait une feuille à Carlisle.

Je le dévisageais, tentant de deviner ce qu'il pensait. Je ne fus pas déçue en voyant ses yeux s'écarquiller. Alice se mit face à lui et me prit la main. Je la lui serrais, inquiétée par la réaction qu'avait eu Carlisle. Alice le fixait elle aussi. Il s'éclaircit la gorge et me regarda.

- As-tu eu des relations ces derniers temps? S'informa-t-il.

Alice frémit, devinant avant moi de quoi il s'agissait. Je ne comprenais pas la question de Carlisle. Il comprit mon trouble.

- Bella, tu es enceinte...