Salut à toutes! Je vous remercie pour vos review, elles me boustent pour continuer. Je poste ce chapitre rapidement, car les épreuves de bac tombent dès vendredi pour moi, et ça va devenir compliqué.

J'espère qu'il vous plaira, je sais que la fin est sadique, mais je le trouvais déjà assez long comme ça, et ça entretient le suspens lol.

Je vous laisse à votre lecture bisous.

Chapitre 19 :

Charlie avait perdu tous ses moyens. Ses yeux allaient et venaient de mes yeux à mon ventre, révélant une forte émotion que je préférais ne pas identifier. Le retour à Forks se fit dans un silence relatif. Nous n'osions pas prendre la parole ni les uns ni les autres. Le silence était calme, mais il laissait présager des explications à venir.

Charlie déposa Jacob à la réserve. Je me tendis immédiatement, comme si j'avais perdu la chose à laquelle je me raccrochais depuis plus de deux mois. Ca faisait à présent trois mois que j'étais en enceinte, je devais faire face à mes responsabilités, seule.

Mon père prit la route qui menait la maison, car c'est ce qu'était Forks pour moi, ma maison. Phoenix faisait désormais pâle figure face à l'atmosphère si spéciale que j'aimai et qui était caractéristique de Forks. Qui aurait cru qu'un jour, cette bourgade pluvieuse me plairait ? Surement pas moi en tout cas…

Avant d'arriver chez nous, Charlie rompit le silence.

- Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?

Le ton de sa voix était bas, ce que j'avais crains était arrivé, mon père était blessé… Mais comment l'apaiser ? J'étais sûre qu'il s'emporterait dès lors qu'il connaitrait l'identité du père de cet enfant.

- Je ne voulais pas te le cacher, je ne savais simplement pas quoi faire… Ca m'est tombé dessus sans que je m'y attende. J'ai encore du mal à m'y faire, tu comprends ? Répondis-je.

Mon père sembla réfléchir un moment alors que nous arrivions dans notre rue. Ses mains accrochaient un peu plus fortement le volant, mais Charlie tentait de me le dissimuler. Il rit une profonde inspiration et reprit.

- Depuis combien de temps es-tu… ? Demanda-t-il gêné, ne parvenant pas à prononcer le mot.

- Trois mois Papa. Désolée de ne t'avoir rien dit plus tôt. Je voulais t'en parler, mais le faire par téléphone était hors de question, et j'avais besoin de faire le point.

- Bella, ma chérie, je me doute que ça ne doit pas être simple, mais Jake ne vous laissera pas… C'est un bon garçon…

A cet instant, je compris que Charlie avait mal interprété la situation, et ma relation avec Jacob l'avait induit en erreur. Il fallait que je rétablisse la vérité, mais le faire en voiture n'était surement pas une bonne idée. J'attendis donc d'être rentré pour ré aborder le sujet. Mon père avait été plein de bonnes attentions. Il m'avait ouvert ma portière, prit mes bagages et tenu la porte d'entrée ouverte.

- Tu as faim ? Demanda-t-il mal à l'aise.

- Aurais-tu fais des progrès en cuisine sans m'en avertir ? Plaisantai-je.

Il sourit et fit non de la tête. Je profitai de cet instant de légèreté pour reparler du sujet épineux. Je ne pouvais pas laisser mon père se méprendre et penser que Jacob était le père de mon enfant.

- Papa ? Dans la voiture, tu as dit que Jake ne me laisserait pas, tu pense que c'est avec lui que… Tu vois ?

Je n'osai pas prononcer ces mots devant mon père, nous n'avions jamais parlé de ces choses la, dieu merci, mais il fallait qu'il comprenne. Charlie parut étonné, gêné puis décontenancé.

- Euh… Qui d'autre pourrait…

Il s'interrompit et me fixa avec de gros yeux. Il avait comprit. Son visage tourna au rouge, et une veine située sur sa temps se mit à ressortir. Cela m'inquiéta, mais je ne pouvais pas bouger, il devait se calmer de lui-même, l'information devait passer. Lorsque son visage retrouva une couleur à peu près normale, je me détendis un peu. Mais le répit fut de courte durée…

- Comment c'est possible ? Comment ce minable, ce bon à rien a pu te toucher ?! Pour qui se prend-t-il ? Et je suis sûr qu'il s'est enfuit devant ses responsabilités ce petit…ce sal rat ! S'emporta Charlie, rougissant furieusement.

Je ne pouvais pas laisser penser ça à mon père. Edward ne pouvait rien à tout cela, ses erreurs étaient antérieures à cette histoire. Charlie le haïssait de m'avoir quittée, mais ici, il n'y était pour rien. Enfin…pas pour grand-chose.

- Il n'est pas au courant. Intervins-je honteuse.

Charlie se statufia, les yeux braqués sur moi. Le cramoisi qui s'était emparé de ses joues reflua instantanément. Il me scrutait désespérément.

- Pourquoi ? Dit-il simplement. Ne pouvant rien dire de plus.

- Je ne voulais pas, je ne pouvais pas. Ca avait été un accident et j'étais incapable d'en parler… Avouai-je la tête baissée.

Avant que je ne réalise quoi que ce soit, j'étais dans les bras de mon père, il prenait garde de ne pas m'écraser, mais me pressait tout de même fermement contre lui. Je sanglotai dans ses bras. Toute la culpabilité et les remords que j'avais refoulés ces trois derniers mois m'écrasaient de tout leur poids. Si Charlie n'avait pas été la, j'aurais probablement défailli, et je serais retrouvée au sol, adossée contre les placards sous l'évier de la cuisine.

- Ne t'en fais plus… Chut… Chut… Je suis là… Nous allons surmonter ça. Me confia-t-il, chamboulé.

Je n'arrivai pas à me calmer, les sanglots me parcouraient toujours sans que j'arrive à les contrôler. Mon père m'entraina dans le salon et nous installa sur le canapé. Il m'avait enveloppée d'un léger plaid puis s'était assis, me serrant toujours contre lui. J'étais déjà fatiguée, et mon état n'améliorait rien, mes larmes se calmaient au fur et à mesure que je sombrai doucement.

Mes rêves ne furent que la répétition inlassable de mon retour et des sentiments qui avaient resurgis. Etait-ce vraiment possible ? Charlie avait-il réagit ainsi ? Ne reviendrait-il pas sur ses positions ? C'était trop beau, tout ne pouvait pas se dérouler de cette manière, c'était trop simple…

Un mouvement sous moi me sortit de mon sommeil, mais je n'ouvrai pas les yeux, ne voulant pas me confronter à la réalité. De nouveau, Charlie remua, j'entrouvrais un œil et m'aperçu que j'étais allongée sur le canapé, ma tête reposait sur les genoux de mon père. Mon esprit était embrumé, mais lorsque le téléphone sonna, je me déplaçai pour laisser Charlie se lever. Ce qu'il fit rapidement pour répondre au téléphone dans la cuisine.

- Allo ? fit-il très bas.

- […]

- Oui, elle dort.

- […]

- Elle ne pouvait décemment pas me le cacher plus longtemps. Comment as-tu pu la laisser ne

rien me dire ? Tu n'as donc aucune considération pour moi ? Questionna Charlie rapidement.

- […]

- Oh. Dit-il après un moment. Je l'emmènerai cette après-midi alors. Bon je ne veux pas la réveiller, on te rappel plus tard.

Puis il raccrocha. Je savais que le correspondant ne pouvait être autre que ma mère. Je me demandai où mon père devait m'emmener. Comme pour signaler mon réveil, je me mis à bailler bruyamment. En m'étirant, je me redressai doucement. Charlie me rejoignit.

- Je ne voulais pas te réveiller. S'excusa-t-il.

- Ce n'est rien. Qui c'était ?

- Renée, elle voulait de tes nouvelles. Au fait, elle m'a dit que tu devais aller chez le médecin.

Tu veux que je t'accompagne ? Proposa-t-il gêne.

- Non, ne t'en fais pas. Je préfère aller seule à la consultation. Mais tu veux bien m'y conduire ?

Il acquiesça et alla dans la cuisine. Je l'y suivi. Je le regardai s'affairer à nous préparer un petit-déjeuner. Charlie ne m'avait jamais fait le petit-déjeuner d'aussi loin que je m'en souvienne, et cette attention me fit sourire. Je sortais des verres et les emplissaient de jus de fruits tandis que Charlie déposait deux bols de céréales et le lait sur la table.

Nous mangeâmes en silence, cela me fit du bien : au moins une chose qui n'avait pas changée. Puis je pris une douche. Je ne savais pas comment m'habiller, je n'arrivais plus à fermer mes jeans à cause de mon ventre et le temps n'était pas chaud. Finalement, j'optai pour une tunique bleue, un leggin marron, un gilet chaud noir et des ballerines de la même couleur. Je me brossai les dents et les cheveux et descendais.

Je retrouvai Charlie, se tortillant sur sa chaise dans la cuisine. Il semblait très mal à l'aise. Je tirai ma chaise et m'asseyais face à lui, en lui souriant. Il scruta mon visage, comme s'il y cherchait quelque chose. Son attitude commençait à m'inquiéter. Il fit un petit sourire et s'éclaircit la gorge.

- Je dois te parler de quelque chose.

- Vas-y, je t'écoute. L'encourageai-je.

- Hum… Eh bien… Euh… Quand tu es partie, j'ai passé beaucoup de temps à la Push. Billy m'invitait souvent… Et Sue Clearwater aussi. Expliqua-t-il.

- Au fait ! Elle tient le coup ? Et ses enfants ?

- Oui, oui… D'ailleurs, tu vas pouvoir les voir. Nous sommes invités à manger chez eux ce midi. Ca ne te dérange pas ?

- Non, ça marche pour moi. Mais je ne dois pas oublier d'aller à l'hôpital, sinon Renée va nous harceler. Plaisantai-je.

Mon père sourit. Il avait l'air rassuré, mais son visage dégageait toujours quelques traces d'inquiétude. Puis il fila rapidement à la salle de bain. Charlie avait déjà nettoyé la vaisselle, pour m'occuper, je ne trouvais rien d'autre que mes bagages. Je remontai dans a chambre. Mon armoire se révéla être trop petite pour tous mes vêtements. Il me parut donc évident d'en sortir ce que je ne pouvais plus mettre, et ils s'avérèrent nombreux… Charlie entra après avoir fini de se préparer.

- Renée a réussi à t'entrainer dans un centre commercial à ce que je vois. Remarqua-t-il en souriant.

J'avais toujours été comme lui, plus préoccupée pas le confort que par la mode, et il le savait bien. Mais depuis quelques mois, j'apprenais à me plaire, et mes goûts évoluaient.

- Si tu as besoin de place, nous pourrons débarrasser la chambre d'amis. Continua-t-il.

Je relevais brusquement la tête, cette pièce était quasiment inexistant dans mon esprit. Elle avait toujours servie de débarras, je n'y mettais jamais les pieds, et même si je l'avais voulu, cela n'aurait pas été possible car cette pièce était plus que pleine. Pour moi, cette porte, pourtant voisine de la mienne, ne menait sur rien. Elle faisait partie du décor, comme un tableau.

J'étais touchée que mon père pense à cela, j'étais encore abasourdie de la vitesse à laquelle Charlie avait accepté la situation. C'était irréaliste, comme si, en fait, il avait toujours secrètement été au courant. Désormais, il s'occupait de tout, et était à l'origine de toutes les solutions.

Nous finîmes ensemble de ranger mes affaires, réfléchissant à comment débarrasser la pièce d'à côté. Charlie s'étonnait devant chaque robe et chaque jupe, je dois dire que je m'étais laissé emporter par l'enthousiasme contagieux de ma mère, et que les pantalons devenaient peu pratiques. Le temps était passé rapidement, il était déjà 11 heures, et si je voulais être tôt à l'hôpital, il fallait que nous allions répondre à l'invitation des Clearwater.

Nous prîmes donc rapidement en direction de la réserve. Mon père sembla se crisper un peu plus à chaque kilomètre parcouru, ce qui m'intrigua. Peut-être s'était-il disputé avec Billy, et ils étaient surement en froid. Ces deux la passaient leur temps à se chamailler puis à se rabibocher, donc je n'étais pas étonnée. Charlie appréhendait probablement de croiser Billy.

Le trajet c'était fait en silence, j'observais par la fenêtre la nature verte et pluvieuse qui m'avait tant manqué. La tension émanant de Charlie s'était encore accrue et se garant devant une petite maison en rondins de bois. Je descendis en même temps que mon père, et ne vis rien venir.

En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, de robustes bras chauds m'avaient attirés contre le torse de quelqu'un. L'étreinte était si forte que je ne pensais qu'à mon ami que j'avais quitté la veille.

- Jake… J'étouffe… Soufflai-je.

Aussitôt, mon ami me relâcha. Je fermais les yeux en essayant de respirer plus calmement lorsqu'un rire que je ne reconnaissais pas éclata, tonitruant. Mon père se joignit à ces rires. Je ne comprenais rien.

- Bella, c'est Seth, le fils de Sue. Dit Charlie en se calmant.

- Aller belle-sœur, amène-toi. Fit Seth en m'entrainant vers la maison.

« Mais de quoi parle-t-il ? »

Le jeune homme avait un bras autour de mes épaules, et lorsque nous entrâmes dans la maisonnette, une femme qui devait être Sue se précipita pour m'embrasser. Un regard glacial attira mon attention. Une jeune fille aux cheveux courts me dévisageait furieusement. Elle devait être Leah Clearwater, mais qu'avait-elle contre moi ? Je ne me rappelai pas l'avoir rencontrée auparavant.

Alors que la porte se refermait bruyamment, je me retournai vers mon père. Mais avant que je ne saisisse la situation, Sue était dans les bras de mon père et ils s'embrassaient. Pas comme des amis s'entend, comme de réels amants… La tête me tourna soudainement.

- Je crois que j'ai besoin de m'asseoir. Dis-je dans un souffle.

Le bras que Seth avait autour de mes épaules se resserra, et le rire de ce dernier n'était plus qu'un souvenir. Jake, que je n'avais pas vu jusque la, m'attrapa le bras et me conduisit vers une chaise, près de la table à manger. Je m'assis lourdement tentant de regrouper mes pensées. Dans mon ventre, tout remuait étrangement.

Charlie était figé sur place, Sur dans ses bras. Il me regardait désolé. Les choses se mirent alors en place dans mon esprit brumeux… Charlie ne s'était pas chamaillé avec Billy, il me cachait la relation qu'il avait avec Sue…

Réalisant que j'avais arrêté de respirer, je pris une profonde inspiration. Charlie avait droit au bonheur, et si le sien se trouvait avec Sue, tant mieux. De toute façon, je n'avais pas à juger ses actions. Il était mon père, et je n'avais rien à dire sur ses relations. Je n'étais pas responsable de lui.

Jake, qui était accroupie face à moi posa ses main sur mes genoux, et j'entendis Leah grogner. Ce qui lui valut un regard noir de chaque personne présente dans la pièce. Que pouvais-je bien lui avoir fait pour qu'elle agisse ainsi avec moi ? Mais cette question fut vite reléguée au fin fond de mon esprit. Tous les regards étaient posés sur moi, il fallait que je dise quelque chose…

- Ok… fut le mieux que je trouvai.

- Oui, ça choc ! Rigola Seth.

Je le regardais alors. Il semblait si sympathique et drôle qu'un petit sourire apparu sur mes lèvres. Lui et Jacob se ressemblaient beaucoup. Ils étaient tous les deux très grands et extrêmement chauds, et ils avaient les cheveux aussi courts l'un que l'autre.

Seth pouvait-il aussi être un des membres de la meute ? Je le regardai, éberluée. Il arqua un sourcil interrogateur. Que pouvais-je dire sans trop en révéler si mon jugement s'avérait faux ? Merci mon Dieu, la porte s'ouvrit, laissant entrer Quil et Embry, et détournant l'attention de moi.

Les arrivants saluèrent tout le monde et rejoignirent Jake qui s'était relevé. Ils lui chuchotèrent quelque chose à l'oreille. Jacob fixa Seth et obtint un signe de la tête discret de ce dernier, puis ils sortirent aussi vite qu'ils étaient rentrés. Billy, que je venais de remarquer, m'apporta un verre d'eau. Je remerciai le vieil indien, déposai le verre sur la table et me tournai vers mon père.

- Je suis…heureuse pour toi…pour vous. Déclarai-je en regardant Charlie.

Tout le monde se mit à sourire, excepté Leah, et chacun retourna à ses occupations. J'aidai alors Sue à mettre la table, Seth et Charlie regardaient la télé, tandis que Leah et Billy étaient dans la cuisine. Ce dernier parlait très calmement, il semblait tenter d'apaiser la jeune fille, je ne me risquai donc pas à rentrer dans la cuisine.

Nous venions de finir de mettre la table quand Jake entra à nouveau. Quelque chose semblait le déranger. Il alla directement s'asseoir à table et m'indiqua la chaise près de lui. Tout le monde prit place autour de la table rectangulaire. J'étais entre mon père et Jake, eux étaient face à Billy et Seth, et moi, je faisais face à Leah. Sue était en bout de table, en bonne hôtesse d'accueil.

Billy avait préparé le repas. Nous avions donc le droit aux spaghettis bolognaise, recette ancestrale des Black. Les garçons se jetèrent littéralement sur le plat, et je souriais devant leur appétit glouton. Le repas se passa paisiblement, ponctué de bruits de couverts. Les quelques fausses notes provenaient toujours de Leah, que sa mère rappelait sévèrement à l'ordre à chaque incartade. Son regard était assassin, je ne comprenais pas ce qui provoquait cela, mais soutenue par la main de Jacob dans la mienne, j'évitais d'y prêter attention.

Le dessert arriva, c'était une délicieuse tarte au chocolat, que tout le monde apprécia. La journée était bien entamée, et si je ne voulais pas inquiéter ma mère, je devais aller consulter Carlisle aujourd'hui. Il était déjà 15h30, l'hôpital était à l'opposé de la ville et en rentrant, je devais trouver des solutions pour vider la chambre d'amis.

- Papa ? Tu es prêt ? Demandai-je.

Il me regarda et fit oui de la tête. Cinq paires d'yeux étaient braquées sur nous, en attente d'explications.

- J'ai un rendez-vous et mon père m'y conduit. Expliquai-je, gênée de toute cette attention sur moi.

Nous nous levâmes et saluâmes tout le monde. Jake nous suivit à l'extérieur. Il m'ouvrit ma portière et attendit que je lui en dise un peu plus sur ce mystérieux rendez-vous.

- Je vais à l'hôpital… Voir Carlisle. Et ensuite, je dois rentrer et vider une pièce.

-Je viendrais t'aider. Décida Jacob, catégorique.

Je montai en voiture, et Charlie démarra. Nous quittâmes rapidement la réserve, en direction de l'hôpital de Forks où Charlie me déposa.

- Si tu as besoin, tu m'appel. Je vais peut-être rester à la Push cette nuit vu que Jake va venir te tenir compagnie.

- Hum… Okay. Répondis-je en fermant ma portière.

Et Charlie reparti. J'avais encore du mal à me faire à l'idée de cette relation. C'était complètement absorbée par mes pensées que je rentrais dans l'hôpital, me dirigeant vers le bureau de Carlisle. Si Charlie et Sue étaient ensemble, qu'es-ce que cela impliquait par rapport aux enfants de cette femme ? Pour Seth, cela me rendais plutôt joyeuse, c'était un garçon adorable et je l'appréciais déjà beaucoup, mais Leah...elle m'inquiétait. J'avais l'impression qu'à chaque instant elle était prête à bondir sur moi et m'étrangler.

Avant d'en prendre conscience, j'étais devant la porte du bureau de Carlisle. Que devais-je faire maintenant ? Carlisle était surement au courant de mon retour, mais il ne savait pas que j'allais venir le voir… Je n'eus pas le temps de réfléchir longtemps. Quelques secondes après mon arrivée, alors que je fixais la clenche, la porte s'ouvrit.

Je mis un moment à relever les yeux. Je n'étais pas sûre de la meilleure manière d'expliquer la situation. Carlisle me prit par le bras, me fit entrer et referma derrière nous. Je le regardais et souriais timidement. Son visage à la beauté si calme et rassurante m'avait beaucoup manqué.

- J'espère ne pas vous déranger. J'ai pensé qu'Alice et Emmett vous aurez parlé de mon retour…

- Ils l'ont fait. Assieds-toi, ne reste pas debout, tu vas te fatiguer. M'interrompit-il en m'indiquant la table d'osculation. Que puis-je faire pour toi Isabella ?

- Eh bien, malgré le fait que ma grossesse soit hors-norme, je pense qu'il est plus raisonnable d'être suivie par un médecin. Et celui en lequel j'ai le plus confiance se trouve en face de moi, alors me voici. Dis-je en souriant.

J'avais envie de le prendre dans mes bras. Cet homme si charmant était vraiment comme un membre de ma famille, et le sentir près de mois m'aurais fait beaucoup de bien. Carlisle me regarda, et à mes dernières paroles, son sourire me coupa le souffle. Il traversa la pièce et me serra contre lui.

- Tu nous as manqué Bella. Chuchota-t-il près de mon oreille.

- Vous m'avez manqué aussi…

Nous nous séparâmes et il me regarda attentivement. Un sourire satisfait éclaira son visage lorsqu'il remarqua mon ventre qui pointait à travers le tissu de ma tunique. Je me trémoussai un peu, attendant une réaction.

- La maternité te va bien ma chère. Tu souhaite surement en apprendre plus ? Demanda-t-il en redevenant sérieux.

- Oui. J'ai pensé que vous seriez le mieux placé pour ces choses. Et comme je l'ai déjà dit, vous avez toute ma confiance. De plus, je risquerai de mettre des personnes en danger si je m'adressais à quelqu'un d'autre que vous…

- Bella, tu n'as pas à avoir honte. Je sais que cette situation ne doit pas être facile, elle ne doit l'être pour personne. Mais saches que moi et toute ma famille, nous serons toujours là pour toi. Te suivre au cours de ta grossesse n'est donc pas un problème. Je t'aime comme ma propre fille, et cet enfant fait irrévocablement, lui aussi, parti de ma famille. Alors rassures-toi et allonges-toi, que nous puissions observer ce bébé. Dit Carlisle solennellement.

Cette déclaration m'avait profondément touchée. Comme tous les autres auparavant, Carlisle avait accueilli cet enfant dans sa famille alors qu'il n'était encore qu'une minuscule chose à l'intérieur de moi. Mes yeux étaient embués, mais je m'exécutai et relevai mon haut jusque sous ma poitrine. Il me semblait évident que mon médecin allait me faire une écographie, et le tissu serait surement gênant.

Carlisle déposa ce gel froid sur mon ventre qui me paraissait encore plus tendu que la veille, et déplaça le détecteur. Son air songeur m'inquiéta. Il ne lâchait pas le moniteur des yeux, mais semblait perplexe.

- Pourquoi faites-vous cette tête la ? Que se passe-t-il ? Dis-je stressée.

- Je ne sais pas Bella. C'est très étrange. Je perçois un rythme cardiaque très rapide, mais l'écran semble brouillé. Je ne vois rien… Répondit-il déstabilisé.

Carlisle essuya rapidement mon ventre, tandis que je me mettais à sangloter. J'étais en plein désarroi. Qu'es-ce que cela pouvait bien signifier ? Que se passait-il là dedans ? Devais-je m'inquiéter ? Etait-ce grave ?

Avant que je n'aille plus loin dans mes réflexions, Carlisle s'assit près de moi et rabaissa mon haut. Je me redressai et enfonçai ma tête dans son épaule, en entourant son cou de mes bras. Il caressa doucement mon dos pour tenter de m'apaiser. Mais je ne pouvais pas. J'étais folle d'inquiétude. La porte s'ouvrit alors violement.

- Carlisle, as-tu vu Bel… Fit une voix de velours.

« Oh non, pas maintenant… Pitié ! » Pensai-je.

Le médecin s'écarta de moi, dénouant mes bras de son cou. Edward était déjà derrière lui. Je n'étais pas en mesure de tout expliquer une fois de plus. Les révélations de Carlisle m'avaient assommée. Pourtant, j'avais envie qu'Edward reste près de moi.

- Je vais vous laisser. J'ai des patients à visiter et vous avez des choses à vous dire il me semble. Déclara Carlisle en refermant la porte derrière lui.

Je restais paralysée, je ne pouvais rien dire. Je fixai le sol, ne sachant ni quoi faire, ni quoi dire. Je n'étais pas capable de réfléchir correctement. Que devais-je dire ?

« Salut je suis enceinte, ta sœur et ton père sont au courant depuis le début, appelle moi on se fera une bouffe ! » ?

J'étais complètement paniquée, et mon rythme cardiaque avait dangereusement accéléré. Je relevai la tête, et tentai d'observer le visage de mon Apollon. Il était impassible, lui aussi figé, telle la statue parfaite qu'il était. A la rencontre de nos regards, il sembla réagir.

- Pourquoi ? Demanda Edward doucement.

- C'était trop dur ! Tout est arrivé si vite, que voulais-tu que je fasse, que je revienne te voir, te saute dessus et que je te dise : « Aller, on a réussi une fois, réconcilions-nous en beauté ! » ? C'est arrivé et a envenimer une situation déjà impossible émotionnellement.

L'appréhension m'avait rendue agressive, je tentai de me ressaisir en respirant un bon coup.

- J'avais besoin de réfléchir, et pour cela, je me suis éloignée. Je n'étais pas en mesure de te contacter, j'avais trop mal. Mais les éléments m'ont poussé à revenir ici. Discourrai-je péniblement.

Edward me fixa longuement. Ouvrant la bouche plusieurs fois avant de la refermer sans rien dire. Je torturai à présent mes mains, trop honteuse pour soutenir son regard.

- Je l'ai bien mérité. Je suis désolée Bella. Parvint-il à dire.

Voila, j'esère que ce chapitre vous a plu, j'essaye d'écrire la suite aussi rapidement que possible.

Si ça n'est pas le cas, ne vous inquiétez pas, j'essaye de vous réserver une surprise pour d'ici quelques temps..

N'oubliez pas les reviews, elles m'encouragent et me poussent à continuer, en plus je réponds à toutes (sauf les anonymes, désolée je suis une flemmarde mais elles me font aussi plaisir que les autres voir même parfois plus).

Bisous à toutes, faites moi plaisir s'il vous plait.