Salut à toutes, je tiens à m'excuser, ce chapitre n'est vraiment pas très long, et il a mis du temps à venir.
Le bac m'a épuisé la semaine dernière, et je ne savais pas trop comment organiser mes idées pour la suite de l'histoire, ce chapitre est donc un chapitre de transition.
J'espère que malgré l'attente il vous plaira. Je vais essayer d'écrire et de poster plus souvent à partir de maintenant.
Bisous à vous.
Chapitre 21 : Les Cullen
Ma question fut en partie résolue très rapidement. Esmée et Carlisle revinrent à la maison. Je les voyais arriver par la porte fenêtre, main dans la main et à une vitesse humaine. Esmée m'aperçu et s'empressa de rentrer. Elle franchissait la porte quand elle se mir à parler.
- Bella ! Je suis si heureuse de te voir…
Elle n'avait pas terminé sa phrase, et me fixait avec des yeux ronds. Quelques mètres nous séparaient désormais et elle semblait statufiée. Carlisle s'approcha d'elle et caressa tendrement son bras, la ramenant ainsi parmi nous. Esmée me sourit et vint me faire un câlin. Edward était assis sur le canapé, près de moi, mais n'osait toujours pas me toucher.
Esmée s'était assise à mon côté et ne lâchait pas ma main. Ses yeux étaient si gorgés d'amour et de tendresse en ce moment que je m'imaginais rêver. Personne ne parlait, et je désirai plus que tout que ce silence calme soit rompu. Jasper dut percevoir ma tension nerveuse augmenter, car il brisa le silence.
- Que font Emmett et Rosalie ?
Le regard d'Alice se voila momentanément, quand elle fut de nouveau avec nous, son regard croisa celui d'Edward. Le sourire que chacun d'eux couvait explosa alors en deux rires cristallins qui constituèrent une merveilleuse mélodie. Le reste des Cullen présents dut comprendre, car, bientôt, je fus la seule à ne pas rire… S'en apercevant, ils tentèrent de recouvrer leur calme rapidement.
Tous vaquèrent alors à leurs occupations. Carlisle et Jasper allèrent à l'étage, Alice et Esmée s'émerveillèrent face à mon ventre et sa taille nouvelle, « caractéristique de ma grossesse », et Edward ne bougea pas. N'y tenant plus, j'attrapai sa main et la serrai légèrement dans la mienne. Un sourire resplendissant illumina son visage et me fit fondre.
Lorsque je me retournai vers Esmée et Alice, celles-ci avaient disparues. Pourquoi étaient-elles parties si vite, alors qu'à peine quelques seconde plus tôt elles ne pouvaient s'empêcher d'aller toucher la bosse proéminente que formait mon abdomen ? Leur raisonnement m'échappait. Mais lorsqu'Edward se mit à tracer de légers cercles sur le dos de ma main avec son pouce, j'oubliais toutes ces futilités et reportai toute mon attention sur lui.
- Edward ? Pourquoi es-tu parti ?
La tension était palpable, et ma question eut pour effet de l'interrompre dans ses mouvements. Je m'en voulus instantanément. Alors qu'il se permettait enfin un geste tendre envers moi, il fallait que j'aborde un sujet difficile. J'aurais tant voulu pouvoir obtenir des réponses sans pour autant le brusquer. Tout aurait pu être si simple si seulement toutes les choses qui se mettaient en travers de notre chemin n'existaient pas.
- Nous avons beaucoup de choses à nous dire, mais pas comme ça, ni ce soir. Tu es trop fatiguée.
En effet, le moment était mal choisi. Emmett et Rosalie rentrèrent par la porte de devant. Je ne les avais pas entendus arriver, mais Rosalie se précipita dans le salon. Alors que je lui tournais les dos, elle se mit à crier.
- Qu'es-ce qu'elle fiche ici celle-là ?
- Rose ! Tu te calme maintenant ! Ordonna Edward.
- Et puis quoi encore ?! Je la serre dans mes bras et lui dit qu'elle m'a manqué ? Lança-t-elle acerbe.
- J'ai compris. Dis-je en me levant. Edward ramène-moi chez moi s'il te plait.
Je ne pouvais toujours pas supporter le comportement de Rosalie. Et durant ces mois de séparation, elle ne m'avait absolument pas manqué. La reine des glaces aurait dut aller faire un stage chez le père noël pour se décoincer un peu.
Avant que je ne m'en aperçoive, toute la famille était de retour dans le salon. Esmée était en train de devenir folle à observer la scène, que sa fille s'emporte était habituelle, mais la situation ne lui permettait pas un tel comportement. Cette mère si tendre et douce ne pouvait pas accepter que l'on s'en prenne à une femme enceinte, qui, dans la situation actuelle, n'était autre que moi. Je la voyais qui s'apprêtait à incendier sa fille lorsque j'intervins.
- Je connais tes sentiments à mon égard Rosalie, et ils sont totalement réciproque, alors arrête deux minutes de te la jouer diva outragée et réfléchis ! Bon sang, crois-tu que je serais venue ici sans une bonne raison ? Eh bien même si tu ne le crois pas, sache que ton frère va être père !
J'avais ponctué mon monologue de grands gestes, et au vue de son manque total de réaction, je pouvais dire qu'elle était scotchée… Emmett la rejoignit aussitôt et tenta de la calmer. Soudain, elle parti en sanglotant vers l'étage, suivie de près par son mari. Un silence pesant s'installa immédiatement dans la pièce, et me fis regretter ma réaction. Esmée ne méritait pas que je fasse de telle scène chez elle et je m'en sentais coupable.
- Je suis vraiment navrée, je ne sais pas ce qu'il m'a prit, je n'en pouvais plus de supporter ses propos insultants, désolée, je n'aurais rien du dire. M'excusai-je.
- Tu n'as rien à te reprocher, elle l'a bien cherché. Intervint Edward, la mâchoire serrée, en fixant les escaliers.
Je ne savais plus quoi faire, et mon corps réagit seul. La fatigue constante que je ressentais depuis le début de ma grossesse et le coup reçu dans la soirée m'avaient complètement épuisée. Je me mis à bailler de manière presque impolie.
- Il est temps que tu me ramène je crois…
- C'est hors de question Bella, tu reste ici, tu ne vas pas te fatiguer plus que tu ne l'est déjà. De plus, nous avons plusieurs lits qui ne servent pas à grands chose dans cette maison. S'il te plait reste ici cette nuit ma chérie.
Esmée ne m'en voulait pas, et c'était là son moyen de me faire comprendre que j'étais toujours la bienvenue chez les Cullen. Cependant, je ne voulais pas m'imposer, ni créer de nouveau conflit.
- Ne vous en faites pas, je peux très bien rentrer chez moi et me reposer là-bas…Commençai-je.
- Bon, eh bien Bella, tu ne me laisse pas le choix…M'interrompit Carlisle. En tant que ton médecin, je t'ordonne de te reposer dès maintenant, ce qui signifie que tu dors ici…
Son sourire lorsqu'il dit cela me fit sourire à mon tour. Je ne pouvais plus partir, si je ne voulais pas me montrer impolie. De plus, j'avais envie de rester, seulement je n'osai pas à cause de Rosalie et de son hostilité non dissimulée.
- C'est réglé ! S'exclama Esmée, ravie. Tu vas dormir dans la chambre d'Edward. D'ailleurs mon garçon, tu as intérêt de l'aider à monter…
Elle avait dit cela avec un faux air sévère, en pointant un doigt menaçant vers son fils. La scène fit rire les Cullen, et m'arracha un sourire. Mais, une question me vint à l'esprit. Qu'entendait-elle par « m'aider à monter » ?
Je n'eus pas le temps de me poser plus de question que cela, Edward était déjà à mes côtés et me prit dans ses bras sans que je m'y attende. Aussitôt, il s'engouffra dans les escaliers et me porta jusqu'à sa chambre. Une fois à l'intérieur, il me mena jusqu'à la salle de bain où il me dit d'attendre Alice pour qu'elle m'apporte quelque chose de confortable.
Je fis donc ce qu'il m'avait dit, m'asseyant sagement sur le couvercle des toilettes, au préalable rabattu. Tout paraissait si simple avec cette famille, car je ne pouvais pas les voir autrement qu'une famille, soudée et aimante. L'amour était la base de tout dans cette maison, et cela se ressentait jusque dans les tapis. Tous les meubles et décoration recelaient leur propre souvenir, cela constituait une énorme mémoire traversant les siècles, dont la valeur restait inconnue à tous les étrangers de la famille.
J'avais fait partie de cette famille il y a très longtemps me semble-t-il, une vraie éternité… Cette pensée m'arracha une larme traîtresse. Et Alice choisi ce moment précis pour rentrer dans la petite salle de bain. Dès qu'elle m'aperçut, elle s'agenouilla face à moi, relevant mon visage au niveau du sien.
- Bella, que se passe-t-il ?
- Rien, rien… Sanglotai-je. Je repensai juste à tout le temps que j'ai passé ici l'année dernière…
Une nouvelle vague de souvenirs m'assaillie et m'étouffa. Je me souvenais de toutes ces après midi à jouer barbie Bella avec Alice, les repas qu'Esmée me cuisinaient, les éclats de rire avec Emmett, les baisers échangés avec Edward dans sa chambre, ou dans notre clairière… Je refoulai tout ça, mais c'était trop tard, les vannes avaient été ouvertes…
- Ecoute. Elle prit mon visage en coupe et enfonça son regard dans le mien. Toute la famille t'aime, et on se moque de ce que peux dire ou penser Rosalie, je suis sûre qu'à l'instant elle est triste comme les pierres de t'avoir parlé ainsi. Elle s'emporte facilement contre toi, mais je sais que les regrets doivent aussi être très présents dans son cœur en ce moment… Tu es la bienvenue chez nous, ne l'oublie jamais. Ce que tu fais pour nous, en portant cet enfant, est le plus beau cadeau que tu aurais pu nous faire. Aucun d'entre nous n'aurait jamais cru ça possible et personne ne se serait jamais permis de te le demander… Tu es ma petite sœur Bella, et je t'aime tout simplement.
Ses paroles étaient si pleines d'amour et de sincérité que la joie me submergea en un rien de temps. Mes larmes redoublèrent d'intensité et je les laissai couler librement. Ce moment était différent de tous ceux que j'avais passés avec Alice auparavant. Jamais elle ne m'avait parlé ainsi, exprimant avec autant de simplicité ses sentiments à mon égard. Je les connaissais, mais l'entendre le dire me touchai bien plus que ce que j'aurai cru possible.
- Je t'aime aussi Ali. Dis-je en l'étreignant.
Je plongeai mon nez dans le creux de son cou, respirant son parfum aussi profondément que je le pouvais. Sa présence m'avait tant manqué pendant tous ces longs mois loin de tous les Cullen… Mon amie si exubérante était essentielle pour moi. M'en passer aurait été comme arracher une partie de moi et la laisser béante à tout jamais.
- Je suis désolée Alice, tu m'as tellement manqué… J'arrivai lentement à reprendre le contrôle de mes larmes. J'en profitais pour m'écarter un peu d'elle. Alors que m'as-tu trouvé pour que j'aille me coucher ?
J'avais voulu changer de sujet, et détendre l'atmosphère chargée en émotion. Et ça ne manqua pas de marcher lorsque mon amie se releva comme une possédée et alla chercher un petit tas de vêtements qu'elle avait posé près du lavabo. Quand elle revint, elle me tendit un long t-shirt, qui d'après sa taille ne pouvait appartenir qu'à Emmett.
- Tu me prends pour une baleine pas vrai ? Rigolais-je.
- Disons que ton ventre ne passerait plus dans l'une de mes nuisettes. Répliqua-t-elle en souriant.
- Je n'oublierai pas ce coup bas ma chère, ton neveu ou ta nièce te le fera payer je te le promets.
Aussitôt avais-je prononcé ces mots que j'éclatai de rire, et Alice en fit autant. Quelqu'un frappa à la porte, et malgré le fait que nous l'ayons entendu très clairement, surtout Alice, nous ne pouvions pas répondre, trop accaparées par notre accès d'hilarité. La voix d'Edward se fit alors entendre à travers la porte.
- A moins que vous ayez décidé de passer la nuit dans ma salle de bain, je vous serez gré de bien vouloir vous dépêcher de sortir de là.
- Espèce de rabat-joie. Ronchonna Alice.
- Moi aussi je t'aime ma chère sœur. Répondit Edward en riant.
Je me relevai lentement et attrapai le t-shirt que me tendait toujours Alice. Elle ne craignait pas d'attraper une crampe, mais il fallait bien que je me change. Je me déshabillais en lui tournant le dos, ne craignant plus de la laisser assister à un moment comme celui-ci. Mes mouvements étaient difficiles, tant à cause de la douleur qui m'élançait toujours à l'arrière de la tête qu'à cause de la fatigue qui engourdissaient mes membres déjà maladroits.
Alice le remarqua et m'aida à passer les vêtements au-dessus de ma tête, évitant ainsi de trop me faire souffrir. Le t-shirt d'Emmett m'arrivait au genou et était quasiment quatre fois trop grand pour moi. Alice sortit rapidement, me laissant seule pour quelques minutes humaines.
Une fois prête, je sortis doucement, rejoignant la chambre éclairée seulement par une lampe posée sur une petite table de chevet près du lit. Edward était face à la baie vitrée et fixait la forêt environnante.
Je n'osai pas le déranger dans sa contemplation, alors j'allais m'installer dans le lit. Il devait attendre cela pour se retourner car c'est ce qu'il fit. Mais je n'étais pas sous la couette, et cette vision sembla le figer dans son mouvement. Je devais trouver quelque chose pour le rassurer et le mettre à l'aise.
- Tu peux venir avec moi s'il te plait ?
Il ne répondit pas mais vint quand même s'installer sur le lit.
- S'il te plait, arrête de ne rien dire. Je ne sais pas ce que tu pense, et je ne sais plus quoi faire pour que nous nous expliquions, j'ai besoin de réponses, et je ne souhaite pas te brusquer, mais je n'y peux rien…Je ne veux plus reculer l'échéance, tout ce que je veux c'est savoir pourquoi.
Edward se tendit aussitôt et se pinça l'arrête du nez. Je ne voulais pas qu'il se renferme encore plus, j'attrapai sa main et entremêlai nos doigts. Ce geste eut l'effet escompté car il rouvrit ses yeux, me regarda et se détendit un peu.
- Je peux encaisser Edward. J'ai survécu tous ces longs mois, je devrais réussir à surmonter les raisons que tu me donneras...
Mes paroles semblèrent l'attrister. Je ne le voulais absolument pas, je voulais le sentir près de moi et c'est ce que je me poussa à poser ma tête contre son torse de marbre si parfait. Je le sentis hésiter, mais doucement et tendrement, il se mit à caresser mes cheveux.
- Bella, je ne sais pas comment tout te dire, je ne veux pas te refaire souffrir. Je préfèrerai mourir que te blesser en te disant les raisons de mon départ…
Nous y étions, il ne pouvait plus reculer. Son avertissement m'apeura, après tout, je ne savais rien de ce qui l'avait pousser à me quitter…
Je suis désolée pour celles qui n'apprécieront pas cette fin à la cliffhanger, j'espère que la suite vous satisfaira (ça doit pas être très français ce mot la^^).
S'il vous plait, donnez moi quand même votre avis, je traverse une crise de doute par rapport à cette histoire et avoir votre opinion m'aidera à me décider. Je ne pense pas l'arrêter si les avis sont en majorité négatifs, mais je ne serais pas trs fière de ma fic...
Voila, je ne vous retiens pas plus longtemps. Bisous à toutes, et s'il vous plait cliquez sur le bouton vers pour me laisser une petite review.
