Bonjour à toutes =D. Ou bonsoir, ou bonne nuit, c'est vous qui voyez lol.

Alors voilà, j'ai mis du temps, et je ne suis pas complètement satisfaite, mais voilà le dernier chapitre de ma fic.

C'est bizarre de l'arrêter, mais l'inspiration commençait à me manquer cruellement. Désolée pour les incohérences, ou les gens qui seront déçus, mais je n'ai plus le temps d'écrire.

Enjoy.


6 mois plus tard.

J'avais emménagé chez les Cullen après la naissance des petits. Mon père ainsi que Jacob et Seth passaient souvent nous rendre visite. Jake était complètement gaga devant mes enfants et je le charriai beaucoup avec ça, ce qui faisait énormément rire notre public dans ces moments là.

Alice et Rose ne cessaient de réagencer la chambre des jumeaux au grenier, même s'ils n'y étaient quasiment jamais, vu qu'il y avait toujours un Cullen ou un visiteur pour les descendre au salon. Edward et moi étions rarement seuls pour profiter de nos enfants calmement.

Jasper avait fait un gros travail sur lui pour pouvoir se contrôler en toute sécurité en présence des bébés, et je lui faisais confiance. Quand il sentait qu'il y avait un risque, il le signalait et s'écartait prudemment des petits. Une sorte de routine paisible s'était installée dans la villa.

Nous n'avions jamais reparlé de la bataille qui avait précédé l'accouchement, et de ce qui s'était produit pendant cette bataille, surtout en ce qui me concernait, non plus. Mais j'étais certaine que les heures que Carlisle passait enfermé dans son bureau n'y étaient pas totalement étrangères… Esmé avait promit de lui en toucher un mot, et je savais qu'elle n'avait surement pas oublié cela.

Nos jumeaux grandissaient à vu d'œil. Lily-Rose avait même déjà une petite quenotte. Et son frère n'était pas en reste, sa première petite dent le faisait beaucoup pleurer. J'avais mal de les voir pleurer à tour de rôle ou bien en concert. Je savais qu'ils ne souffraient pas énormément, mais le simple fait de ne rien pouvoir faire pour accélérer la sortie de ces saletés de dents m'était difficile.

Ceci ajouté au fait que je vieillissais toujours et qu'Edward, lui, ne le faisait pas, m'était très dur à supporter. Mon attitude déboussolait mon homme, malheureusement je ne pouvais empêcher la peur m'envahir à l'idée de vieillir sans eux.

Nous avions appris qu'un autre vampire mi-humain existait et Emmett et Jasper étaient allés le rencontrer pour en apprendre plus sur sa nature. Nahuel nous avait appris que sa nature différait étrangement de celle d'un vampire normal. Il ne se nourrissait pas uniquement de sang et avait besoin de sommeil comme nos enfants. Qui en écrasaient beaucoup d'ailleurs.

Nous n'avions encore jamais essayé de les faire boire du sang, et je m'y opposais fermement vu qu'ils n'avaient l'air de ne manquer de rien et que la nourriture standard pour bébé leur suffisait. L'idée de les regarder boire cela me répugnait au plus au point, et les Cullen l'acceptaient, surtout que Rosalie me soutenait solidement, voulant que ces petits êtres soient « aussi normaux que possible ». Je lui en étais très reconnaissante. Elle était devenue un soutien essentiel pour moi.

Depuis la naissance des petits, tous les Cullen avaient été d'une grande aide. Ils étaient tous complètement gaga des nouveaux membres de leur famille. D'ailleurs Lily-Rose et Jammie ne supportaient pas d'être éloigné l'un de l'autre trop longtemps. Si cela avait le malheur d'arriver, ils se mettaient à chouiner et pleurer, et seuls Edward et moi pouvions alors les calmer. J'aimai ces moments où, en quelque sorte, ils nous réclamaient. Je crois qu'ils aimaient faire courir les Cullen après nous.

Leurs corps évoluaient un peu plus vite que la normal. Ce qui expliquait en partie que la grossesse n'ai durée que sept mois, et qu'ils soient nés comme s'ils étaient à terme. Cependant, leurs activité cérébrale était apparemment bien plus développée que celle d'enfants parfaitement humains du même âge. A cinq ans, leurs gazouillis se rapprochaient fortement de la formation de mots. On avait l'impression que ces deux amours s'encourageaient mutuellement.

Edward refusait de me dire ce à quoi les petits pensaient. Mais je savais qu'ils les entendaient. Cela se voyait à ses réactions et à cette manie qu'il avait d'attendre leurs envies pour bouger le petit doigt alors que je m'affolai. Cela m'agaçait parfois, mais c'était en fait très utile. J'étais peut-être simplement jalouse, je ne sais pas.

Noël été passé depuis un peu plus d'un mois et demi, et les enfants avaient été complètement gâtés. Les Cullen avaient vu tout ça en grand. La maison était illuminée de partout, pas une petite parcelle de la maison, intérieure comme extérieure, n'était pas décoré ou illuminée. Alice s'était démenée toute une nuit, mais le résultat était parfait. Le regard de Charlie avait pétillés lorsqu'ils étaient venus, lui, Sue et Seth passer l'après-midi du 25 chez les Cullen.

L'ambiance avec les loups s'était nettement améliorée. Mais Leah refusait toujours catégoriquement de nous approcher, les Cullen, les enfants et moi. Pourtant, je m'en moquai. J'étais heureuse, et son opinion m'importait peu.

L'unique chose qui ne me convenait pas totalement était ma relation avec Edward. Nous étions proches, mais une sécurité s'était installée. Même s'il s'allongeait régulièrement près de mois lorsque je dormais, nos attouchements se limitaient à quelques rares caresses timides, des câlins, et de petits baisers.

Peut-être en demandai-je trop, peut-être que mes faibles hormones d'humaine me poussaient à désirer quelque chose d'inaccessible. Je n'en savais rien, et cette situation était hautement frustrante.

Un après-midi où la maison était quasiment vide, mon esprit divagua encore vers Edward, qui était parti chasser avec Jasper. Nous n'étions que 4 à la villa : Alice, les bébés et moi. Carlisle était à l'hôpital, Esmé en quête d'une maison à rénover et Rose et Em' en lune de miel.

J'étais assise sur le rocking chair de mon ancienne chambre, installé dans celle de mes enfants, Jammie dans les bras, quand Alice m'interpella :

- Bella ? Es-ce que tout va bien ?

Elle semblait sincèrement intriguée. Elle recoucha Lily-Rose et resta près du berceau pour la bercer doucement – celle-ci ne s'endormait jamais sans l'être – alors qu'elle me fixait attentivement. Alice me sembla alors être la meilleure personne à qui me confier et demander conseil. C'était le moment ou jamais…

- Je ne sais pas en fait. Déclarai-je de but en blanc. Es-ce que tu pense que ton frère est toujours attiré par moi ?

Une brusque chaleur inonda mes joues alors que ma meilleure amie me souriait tendrement.

- Pourquoi ne le serait-il pas ? Sourit-elle.

- Peut-être parce que j'ai pris du poids pendant la grossesse, que je n'arrive pas à perdre mon ventre, ou encore parce que je ne l'intéresse plus, tout simplement…

J'étais triste, et il ne fallait pas longtemps à Alice pour le savoir. Elle voulut s'approcher de moi, mais, à peine avait-elle lâché le berceau que Lily-Rose se mit à pleurer. Alice reprit aussitôt sa place et s'excusa. Moi, je pressai un peu plus Jammie contre mon sein gauche. Il aimait cette position et s'endormait souvent dans mes bras.

- Bella… Je suis certaine que tu te fais des idées, il t'aime. Il ne reste pas par sens du devoir ou quoi que ce soit d'autre. Il vous aime et ne vous quitterait pour rien au monde, je le sais. Les choses ne sont pas simples pour lui… Tu le connais, toujours à se poser 110 000 questions à la seconde, ne profitant jamais de rien pleinement. Edward ne veut pas te brusquer, j'en suis sûre, et il ne doit pas savoir doser.

Les dernières paroles avaient été prononcées avec un petit sourire complice que me faisait clairement comprendre que c'était là une habitude tenace pour lui. Et Alice n'avait pas tort. Mais je n'étais pas rassurée pour autant, sur le plan physique du moins… J'étais une femme, avec des besoins, et ils restaient inassouvis…

- Tu as peut-être raison…

J'essayai de rester calme en berçant Jammie, mais soudain, tout s'accéléra. Je vis Alice se raidir, alors que mon fils se mettait à bailler. Alice cria, et je sentis une sorte de piqure au-dessus de mon sein gauche. Je n'avais même pas eu le temps de cligner des yeux, et j ne comprenais rien à ce qui se passait.

- Oh c'est pas vrai !!! Ne t'en fais pas Bella, tout va bien se passer, je vais appeler Edward, il va rentrer vite.

Pourquoi parlait-elle d'Edward ? Elle ne me laissa pas le temps de m'interroger et me retira Jammie des bras. Je voulu protester, mais mon esprit n'arriva pas à commander ma bouche. Je me sentais engourdie, m'alourdissant à chaque seconde un peu plus. Je voyais Alice, mais sa voix me semblait lointaine, comme étouffée et atténuée. Mes yeux se fixèrent sur le berceau que partageaient mes enfants alors que la fièvre me prenait.

Je ne voyais plus que très trouble, et la peine qui émanait de ma tête pour se rependre dans tout mon corps, se décuplant à chaque millimètre parcouru, me poussant à agripper les accoudoirs du rocking chair.

Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait, c'était si violent, virulent et inattendu… J'essayai de me concentrer, fermant les yeux alors que le sang battait à mes tempes et qu'un sifflement suraigu me rendait sourde.

J'avais peur, j'étais complètement tétanisée. Allai-je revoir mes enfants ou leur père ? Qu'allait-il m'arriver ? Ne pourrai-je jamais voir mes bébés grandir ? Pourquoi le sort s'acharnait-il sur moi ? Qu'avais-je bien pu faire pour mériter cela ?

J'essayai désespérément de garde les yeux ouverts, mais la chaleur, semblable à une brûlure, m'obligea à me concentrer si fort pour ne pas crier, que mes yeux se fermaient d'eux-mêmes. Je ne voulais pas que mes enfants m'entendent, et il fallait que je surmonte cela coûte que coûte. Je le devais. Pour eux, et pour ma famille, aussi bien réelle que sentimentale.

Je serrai les dents, tentant d'encaisser la douleur. Je sentais la brûlure s'intensifier dans les moindres recoins de mon corps, se transformant lentement en un brasier qui consumait tout sur son passage avec une lenteur exagérée.

Après ce qui me semblait être plusieurs jours de cette lente torture, je sentis vaguement une paume fraîche se saisir de mon poing, déliant mes doigts doucement, pour prendre ma paume. J'étais convaincue que c'était Edward. Sa présence me redonna l'espoir, et je collectai toute ma force et ma volonté encore présente en moi pour endurer et surmonter cette épreuve. Pour les rejoindre… Rejoindre notre famille, celle que nous avions solidement bâtie alors que l'avenir était incertain.

Je n'étais pas certaine de savoir ce qu'il m'arrivait, même si j'en avais une vague petite idée. Pourtant, j'étais prête à tout supporter pour revoir les êtres chers à mon cœur. Même si celui-ci battait sans arrêt à un rythme effréné depuis ce qui me semblait une éternité. Je voulais, plus que tout au monde, les serrer tous dans mes bras et imprimer les moindres détails d'eux dans ma mémoire. Les y encrer à jamais.

La seule chose qui me permettait de tenir le coup était la petite lueur d'espoir que j'apercevais au fil des contractions douloureuses de mon cœur. Même s'il était frénétique et horriblement douloureux, il était comblé des visages de mes proches. Edward, nos enfants, les Cullen, Charlie, Jacob, Seth, Renée, Sue… Ils étaient ma bouée de sauvetage. Et je me faisais un devoir de m'y raccrocher. Ils m'aimaient et me l'avaient prouvé de bien des façons, et je les aimais aussi. Si je ne luttai pas pour moi, je devais le faire pour eux.

Je tenais fermement cette main, tout d'abord fraîche, puis de plus en plus chaude, elle était quasiment de la même température que moi. Peut-être était-ce le feu ardant qui me consumais qui la réchauffait. J'espérai simplement que je ne le blesserai pas en gardant sa main dans la mienne.

La moindre parcelle ou cellule de mon corps paraissait se consumer d'elle-même tandis que mon esprit restait en éveil constant, à l'affut d'une accalmie ou d'un changement quelconque. Je tentai désespérément de trouver quelque chose pour savoir combien de temps je devrais encore endurer cette torture.

Mes mâchoires n'avaient pas bougées depuis le début, et étaient fermement serrées, ne laissant aucun son s'échapper. J'avais l'impression que mes poings avaient fondue et qu'ils étaient à présent fixés dans cette position. Je ne sentais plus du tout mes doigts, ni même la main d'Edward, et cela me faisait peur.

Et si je restai ainsi ? Et si je ne les revoyais plus jamais ? Qu'allait-il m'arriver ? Plus important encore : qu'allait-il leur arriver ? A cette idée, mon cœur redoubla d'intensité ? Je ne savais même pas comme c'était encore possible. Il courait un marathon depuis déjà un moment infini, et j'avais le pressentiment que ça n'était pas fini…

Alors que je me remémorai la naissance de Jammie et Lily-Rose, tout s'accéléra à nouveau. L'instant d'avant, j'essayai de me calmer, et ensuite, tout m'échappai. Mes poumons parurent exploser en moi, et mon corps s'en arque bouta. La sensation était si brutale et inattendue que j'avais peur d'être passée de l'autre côté, pour aller rejoindre grand-mère Swan.

Mon cœur ne battait plus. Il n'émettait plus qu'un seul et unique vrombissement sourd et ininterrompu. Et soudain, tout s'arrêta. L'incendie achevait sa torture alors que mon palpitant ne palpitait plus, et je recouvrai lentement mes sens.

D'abord, ce fut le toucher, avec les mains d'Edward. L'une caressant ma joue et l'autre tenant fermement ma main. Puis l'ouïe : tout était silencieux, seuls deux battement rapide ainsi que 2 légères respirations étaient audibles dans la maison. S'en suivit ensuite l'odorat, qui m'informa des différents parfums subtils et enivrants qui m'entouraient.

Je me concentrai là-dessus, m'apaisant avec ces fragrances familières que je redécouvrais sous un jour plus intense et défini. Les sensations me revenaient peu à peu, alors que le feu reculait de certaines parties de mon corps pour se concentrer dans mon cœur et mes poumons.

Pourtant, je ne bougeai pas, si je le faisais, je ne pourrai plus me maîtriser. Et je n'avais pas enduré tout ça pour le gâcher alors que le feu ralentissait sa course à travers moi. C'était impossible. Je devais remporter cette bataille, quoi qu'il m'en coûte.

Alors que j'étais motivée au possible, des pleurs se firent entendre. Je mourrai d'envie de me relever et aller étreindre mes enfants, leur dire que je les aimai, que maman était avec eux et ne les quitteraient plus jamais. Tout ce que je réussi à faire fus d'ouvrir brusquement les yeux.

Grossière erreur. Ce geste insignifiant fit céder presque toutes mes barrières. Mon corps fut secoué de spasmes violents. La seule chose que je réussi à faire fut de maintenir ma bouche fermement close pour retenir mes cris.

Le visage inquiets et aux traits tirés d'Edward apparurent alors dans mon champ de vision. Son regard sembla s'éclairer en captant le mien. Toutes les peines du monde, et même celles que j'endurai actuellement, valaient la peine d'être vécues si c'était pour voir ce sourire ensuite.

Il était à couper le souffle. Et c'est ce qui m'arriva alors que mes poumons semblaient s'épaissir et stopper l'incendie en eux. Edward était magnifique. Un véritable ange tombé du ciel. Son visage et son corps étaient encore plus beaux que ce dont ma mémoire se rappelait.

- Bella, mon amour. Je suis là. Tiens le coup je t'en supplie. C'est bientôt fini… Je t'aime.

Sa voix, aux sonorités hypnotisante, résonna, et c'était tout ce qu'il me fallait pour trouver le courage nécessaire pour arriver à bout de cette épreuve. Ces mots doux m'y encourageaient aussi fortement.

Au bout de ce qui me parut des heures, mon cœur s'apaisa lentement. Et je fus enfin capable de lever une main et frôler tendrement la joue de mon ange. La sensation était si douce… J'avais l'impression de la redécouvrir.

Mais en fait, peut-être était-ce cela. Après tout, je ne savais même pas ce que j'étais devenue. Si ce n'était ma peau qui était éclatante, je ne constatai rien de flagrant. Mais comment savoir ?

Mon amour dû comprendre ce à quoi je pensai car il m'aida à me redresse. Je remarquai au passage que je n'étais plus sur mon rocking chair, ni dans la chambre de mes enfants, ni même à la villa. Je m'inquiétai subitement et ma bouche s'ouvrit d'elle-même.

Aucun son n'eut le temps d'en sortir qu'Edward m'attirait à lui et me serrait de toutes ses forces. Je me laissai calmer par son odeur et sa proximité réconfortante. Puis il recula et m'observa, comme pour me jauger. Ce qu'il vit dû le satisfaire.

- Ma chérie. Comment te sens-tu ? Es-ce que tu te rappel de quelque chose ?

J'étais en train de réfléchir, mon regard dans le sien, quand mon cœur ralenti. Je me concentrai sur ce nouveau rythme qui diminua encore, jusqu'à disparaître. Immédiatement, je fus paniquée.

- Chut. Ne t'en fais pas ma Bella. Je suis là, avec toi. Tout va bien. S'il te plait, réponds-moi.

J'inspirai profondément, ce qui fut inutile, et ma confusion ne fit que s'accroître. Je fixai ses yeux, il était d'un brun foncé, très proche du noir, et il avait des cernes énormes sous les yeux.

- Edward ? Je suis quoi ?

Il me sourit tendrement et caressa encore mes cheveux.

- Nous n'en sommes pas sûr. Tu semble être quelque peu différente.

Ca ne m'aidait absolument pas à comprendre, et je fronçai les sourcils. Il sourit encore et reprit.

- Jammie t'as mordu. Il grimaça et je portai ma main là où j'avais senti cette piqûre. Edward hocha la tête. Tu t'es transformé mon amour. Mais tu semble être différente de nous.

La brûlure était bien ce que j'avais soupçonné. Mais cette histoire de différence me restait très vague. Comment pouvais-je être différente ? A quoi cela se voyait-il ?

- Bella, Edward posa doucement ses mains sur mes épaules, Carlisle pense que si certaines choses n'ont pas changées, c'est parce que tu as été transformé par un vampire mi-humain. Tu as gardé certaines particularités humaines. Tes yeux par exemple : ils sont toujours de ce chocolat-brun attirant. Et, apparemment, ta peau luit mais ne scintille pas au soleil. Nous ne savons pas s'il y a autre chose. Ta transformation a été longue…

Oh mon Dieu ! Que d'informations d'un seul coup ! Jammie était le vampire qui m'avait engendré… Quelle situation ironique ! Je lui avais donné la vie, et lui m'en avait offert une nouvelle…

Puis, un détail éveilla mon attention… Une transformation très longue dure combien de temps ? J'avais visiblement réussi à garder ma souffrance pour moi, comment demander sans lui mettre la puce à l'oreille ?

- Combien de temps ça a duré ?

Le plus court était le plus simple et le moins risqué… Et je semblai m'en être bien sortie : aucun sourcil froncé, aucune tête de chien battu… Edward plongea à nouveau son regard dans le mien, alors que ce dernier avait dérivé pendant mes réflexions…

- 5 jours. Fut la seule réponse.

J'étais abasourdie. En général, le processus ne prenait que 3 jours, Alice me l'avait dit à Phoenix. Mais ce temps de surplus expliquait peut-être les différences…

Une part de moi était soulagée de savoir que j'avais gardé certaines spécificités se mon ancienne vie, mais une autre s'inquiétait.

- Où sont les enfants ? Qu'as-tu dis à Charlie ? Es-ce que quelqu'un est au courant ?

Edward caressa mon visage, de la tempe au menton.

- Ne t'inquiète pas pour Charlie, il ne soupçonne rien. Les loups sont au courant. Jacob et Seth sont à la villa. Et les enfants sont dans la pièce à côté.

Je m'écartai soudain de lui. J'avais envie, non, j'avais besoin de voir Lily-Rose et Jammie. Je me mis à marcher vers la porte, alors que je ne savais même pas où je me trouvais. Edward me rattrapa par le bras et m'immobilisa.

- Que fais-tu ? Je veux voir les petits. Je fis une pause. Et où sommes-nous ?

Je me tournai vers lui. Il sembla gêné. Je ne comprenais pas, il n'y avait aucune question piège là-dedans. Et il devait surement comprendre mon envie d'aller voir nos enfants. Pourquoi faisait-il ça ? Il sembla mal à l'aise et passa une main dans ses cheveux.

- Bella, ça ne serait pas…sûr, d'aller les voir maintenant. Et l'endroit où nous sommes est un cadeau de ma famille… Ne te vexe pas. Cette maison est pour nous 4. Et nous ne sommes pas loin de la villa. Ne fais pas ta tête de mule d'accord ?

La question avait été posée avec un sourire en coin qui me fit fondre. La maison n'était pas un problème, nous en avions besoin et les Cullen avaient largement les moyens de nous l'offrir, même si je n'avais vu que la chambre où nous étions actuellement, je devinai facilement qu'ils n'avaient pas fait dans la démesure. Pourtant, je ne comprenais pas pourquoi Edward refusait que je voie les bébés.

- Qu'es-ce qui ne serait pas sûr explique-moi. Je suis leur mère, je ne les ai pas vu depuis 5 longues journées, je les aime, je veux les voir. Et je ne vois pas ce qui pourrait m'en empêcher !

J'étais énervée qu'il me refuse cela. De quel droit osait-il après tout ?

Les épaules d'Edward s'affaissèrent, et je regrettai aussitôt mon emportement. Je me jetai dans ses bras, lui demandant de m'excuser. Il passa une main timide dans mes cheveux, et je relevais la tête vers son visage, les yeux pleins d'excuses. Il m'offrit un pauvre sourire et je culpabilisai au possible.

- S'il te plait…J'ai besoin de les voir… Implorai-je.

Edward sonda mon regard, cherchant une chose que je ne comprenais pas. La réponse qu'il trouva dû le satisfaire car il me prit par la main, m'entraina dans un couloir et s'arrêta devant une autre porte en bois.

- Bella, tu dois me promettre de faire attention. Et je vais te tenir pour éviter tout incident.

Non mais j'étais quoi ? Un chien ? Il devait me tenir en laisse pour ne pas risquer que je fasse pipi sur le mur ? Je le regardai, complètement perdue.

- Tu es vampire Bella. Et les nouveaux nés sont en général assoiffés. Les enfants sont à moitié humains et du sang coule dans leurs veines…

J'étais abasourdie. Je risquai de faire du mal à mes propres enfants ?... Non, c'était impossible ! D'après ce que je savais, d'après ce que les Cullen m'avaient raconté, cette sensation de soif n'était pas présente en moi. Pour le moment du moins… Je préférai me concentrer et faire attention plutôt que de risque la vie de mes enfants. Je fermai les yeux et tendais mes bras à Edward. La sécurité de mes enfants était tout ce qui comptait. Mon ange comprit, et attrapa mes bras, les serrant sans pour autant me faire mal.

Il poussa la porte, et nous pénétrâmes précautionneusement dans la petite chambre claire et lumineuse au parquet de bois. Au centre de la pièce, il y avait un gigantesque berceau, je déduisis donc que mes enfants étaient à l'intérieur. Carlisle se tenait dans un coin, nous observant attentivement.

J'avais beau cherché, aucune odeur ne m'attirait, ma gorge ne me brûlait même pas. Je m'avançai encore, Edward sur les talons, et pu enfin observer mes anges dormir. Ils semblaient si paisibles et innocents. Je soupirai de bonheur en les voyants. Lily-Rose était allongée sur le côté, collée contre son frère. Le tableau était adorable.

J'étais au dessus du berceau quand ma fille ouvrit les yeux. Elle me fixa et se mit à sourire. Elle m'éblouissait totalement, et mon cœur se gonfla de bonheur. Elle m'avait reconnu. Je fis un pas de plus, pour aller la prendre dans mes bras, mais les mains d'Edward me tenant toujours m'en empêchèrent.

- Tu crois réellement que je risquerai de faire quelque chose qui pourrait les mettre en danger après tout ce que j'ai traversé pour eux ? Lâche-moi s'il te plait. Je veux la prendre dans mes bras. Je ne lui ferais pas mal. Je n'ai même pas soif.

Ma dernière phrase sembla le laisser pantois, et il me lâcha. Je ne m'attardais pas, et prit Lily-Rose qui me tendait ses petits bras. J'étais comblée….

J'allais m'asseoir dans le rocking chair, face à leur berceau pendant que Carlisle et Edward avait un échange silencieux. Je les ignorai, trop concentrée sur ma magnifique fille et son frère.

Je ne sais pas combien de temps j'étais resté là, mais Lily-Rose s'était endormie et Carlisle était parti préparer des biberons. Edward me couvait du regard, une lueur de fierté et de je ne sais quoi d'autre était détectable.

Un moment passa encore et Carlisle s'excusa, visiblement rassuré sur mon état. Si je n'en avais pas été la cible, j'aurais rit de toutes leurs précautions inutiles. Edward le raccompagna, puis il vient près de moi, prit Lily-Rose et la remit avec Jammie. Je me levais et le suivais, m'installant de l'autre côté du berceau, face à Edward.

Nous les regardions se faire des sourires et gazouiller. Ils étaient si beaux et attendrissants… Je ne pourrai jamais me lasser de les observer…

Alors que je relevais les yeux, Edward les captura dans son regard intense et remplis d'émotions.

- Bella… Accepterais-tu de devenir ma femme ?

Sa demande inattendue me coupa le souffle. Je me précipitai de faire le tour du berceau et de le rejoindre. Et, ne sachant pas quoi dire, je l'embrassai… Je lui transmettais toute ma passion et mon amour. Il avait sa réponse, et les jumeaux se mirent à nous faire des sourires resplendissants. J'attrapai Jammie, et Edward attrapa Lily-Rose. Je les regardai à tour de rôles.

- Et vous, vous serez nos enfants d'honneurs. Lançai-je joyeusement.

Edward vint une fois de plus m'embrasser, mais son téléphone sonna…

Alice ne changerait jamais…


J'espère malgré tout que ma fic vous aura plu et vous aura fait passé un petit moment de détente.

Une review pour le travail quand même investi?

Ps: je n'abandonne pas l'écriture, j'ai commencé une nouvelle fiction. J'essaye de prendre un peu d'avance et ensuite je la posterai. Si vous voulez en être alerté, mettez moi dans vos author alert. En revanche, les personnages seront tous humains.. Les relations avec les vampires ne sont pas vraiment mon fort^^.

Bisous