Titre : Célébrations.
Auteur :
Miru-Pu (anciennement Strawberry Pocket et plus récement Miru-Sama) 3333
Bêta-Lecteur :
Ma tendre épouse, Nathy/Hayaaateuh
Fandom : Horitsuba Gakuen.
Raiting :
PG (genre le shonen-ai vous dérange)
Disclamer :
Bon. Bah vous savez hein… Les CLAMP, leur paradoxe temporel, leur délire crack, je leur laisse volontiers.
Note :
Waders, le retour. Ton cadeau pour le 18 000ème message sur Wammy's House 8D

Anniversaire.
L'art d'être là où on ne l'attend pas.

Lorsque Yui regarda le calendrier ce matin-là, il se dit que la journée commençait plutôt mal. Aujourd'hui c'était l'anniversaire de Syaoron. Cependant, il avait depuis longtemps passé l'âge du « je veux être le premier à dire « Joyeux anniversaire » à mon petit ami ! » et ça ne le dérangeait pas tant que ça de ne pas avoir appelé à minuit pile pour hurler dans l'oreille du pauvre probablement endormi une chanson. Non, ce qui dérangeait le blond, c'est qu'il n'avait pas de cadeau. Et là, ça devenait un peu plus problématique, évidement.

Et aujourd'hui, c'était vendredi. C'était donc une journée de cours. Il ne pouvait pas se permettre de la rater pour arpenter les rues et les boutiques et acheter une montre hors de prix à Syaoron. Enfin, si, il lui achèterait sa montre hors de prix, mais plus tard. Pour le moment, il était concentré sur la façon de ne pas arriver en retard à son foutu cours de cuisine alors que les leçons avaient commencé depuis environ dix minutes. Autant dire que c'était une mission impossible. Nonobstant, il prit sa voiture, détendu et nullement dérangé par le retard qu'il avait. Yui était réputé pour ne jamais arriver à l'heure à ses cours et ça n'inquiétait plus personne lorsqu'il arrivait trente minutes après la sonnerie qui annonçait le début des cours.

Certes, pour un professeur, ça ne faisait pas sérieux, mais comparé à la tyrannie dont faisait preuve un certain professeur de sport ou à la folie qui animait un professeur de chimie, Yui était vraiment reposant. Cependant, il n'arriva pas à temps et son cours fut annulé. Bon, et bien maintenant, il ne lui restait que trois heures à combler avant son prochain cours. Il serait bien sorti pour voir différents cadeaux, mais il avait peur d'arriver de nouveau en retard à son prochain cours qui se faisait avec la classe du concerné, justement.

Et il était hors de question qu'il manque l'occasion de pouvoir lui faire un gâteau d'anniversaire sans que ce soit mal vu. Syaoron mangerait son gâteau en premier et celui de personne d'autre. Sinon, Yui ne répondrait probablement plus de rien. Ce serait tout de même une honte qu'un, en toute modestie, aussi bon pâtissier que lui soit incapable de faire manger son gâteau à son petit ami. Il passa donc les heures en question à préparer les ingrédients de son futur gâteau – dont les deux premières furent consacrées à la recherche dudit gâteau et la dernière à commencer la pâte.

Les élèves de la classe C commencèrent à affluer dès la sonnerie alors qu'il était aux prises avec son biscuit Joconde. Lorsque toute la classe fut face à lui, il arrêta enfin son travail et écrivit au tableau, en grosses lettres « Bon anniversaire Syaoron. » Oui, parfois le professeur de cuisine pouvait se faire aussi loufoque que son frère jumeau. En voyant l'inscription, Syaoron hésita entre rire, pleurer, ou engueuler Yui pour un message aussi explicite. Surtout que, espiègles, ses camarades de classes se mirent à chanter en cœur, une fois la surprise passée. Syaoron n'aimait pas trop ça, il aimait être discret et effacé, et à part ses amis, il ne voyait pas l'intérêt que d'autres lui souhaitent son anniversaire. Il fit un sourire un peu gêné avant de plonger sa tête dans son livre de recette, inspiré.

« En ce premier avril, nous allons donc faire un gâteau d'anniversaire pour Syaoron. Vous êtes libres de choisir le gâteau avec lequel vous êtes le plus à l'aise, tous les ingrédients dont vous pouvez avoir besoin sont dans le frigo ou sur votre bureau. La condition est que l'inscription Happy Birthday Syaoron doit être présente sur le glaçage. Sur ce, enjoy ! »

Et tous les élèves s'attelèrent à la tâche tandis que Yui faisait de même, se battant avec son chocolat. Cette fois-ci, il ne pouvait pas réellement se permettre de donner un coup de main à tous ses élèves. Il passa cependant sporadiquement entre les rangs, notant les différents gâteaux. Tomoyo avait opté pour un Fraisier – et Yui espéra que Syaoron partagerait, parce que c'était son gâteau préféré. Il vit Dômeki se débattre avec un simple quatre-quarts dont il n'arrivait pas à faire la pâte, Watanuki opta pour un compliqué mille-feuille et Yui se dit que la menace venait de cet élève, bon ami avec Syaoron et excellent pâtissier. Pour la première fois depuis longtemps, l'instinct ravageur de la compétition s'empara de lui.

Watanuki l'ignorait, mais il était, dès aujourd'hui, le plus grand ennemi de Yui. Tandis que l'élève se battait avec la crème de son mille-feuille*, le professeur n'arrivait pas à finir sa mousseline au café et cela l'agaçait au plus haut point. Il remarqua à peine le regard insistant que Syaoron portait sur lui et, honnêtement, il ne voulait pas réellement le déchiffrer. Le jeune homme ne devait pas être particulièrement content de l'enthousiasme que mettait le professeur à fêter son anniversaire en plein cours. A la fin du cours, tout le monde eut terminé, Dômeki s'était fait taper pour avoir osé goûter le plat de Watanuki, et le gâteau de ce dernier fut par ailleurs élu vainqueur et Syaoron eut l'immense privilège de le découper et de le manger. Avant tout le monde.

Et le monde de Yui s'effondra à cet instant. Non pas que son gâteau n'était pas bon, loin de là, mais il chauffait toujours et il n'avait pas été capable de le réaliser à temps. Il soupira et, bon joueur, applaudit la création de Kimihiro qui méritait les éloges. Les élèves chantèrent à nouveau un Joyeux anniversaire inspirés, et Tomoyo se désola du fait qu'il n'y avait pas de bougies et qu'elle avait oublié sa caméra dans son casier. Syaoron osa dire à son professeur qu'il abusait un peu, pour le coup, mais Yui n'en avait cure. Ça l'avait grandement amusé, en fait.

Cependant, il n'en restait pas moins la rage que Yui ressentait à l'écart d'un certain brun en train de rire avec Syaoron. Bah, qu'à cela tienne, Syaoron aurait son gâteau ce soir, à l'heure de leur, théoriquement, cours de cuisine très théorique et plus trop porté sur la cuisine. Syaoron sorti de nouveau en dernier, et se permit de lancer, avant de partir :

« Et toi, pourquoi tu n'as pas chanté ? »

Yui sembla réfléchir un instant

« Je refuse de chanter, même un joyeux anniversaire~ », répondit-il, joyeux, « Allez file, tu vas être en retard à ton prochain cours.
— C'est l'hôpital qui se fout de la charité, là » lâcha-t-il, railleur.

Le blond ne put que rire avant de le pousser de sa salle de classe avec une petite tape sur les fesses et un sourire faussement innocent.

A la fin de l'après-midi, Yui put enfin voir son gâteau terminé et entreprit de le décorer, avec une jolie inscription. Syaoron arriva alors qu'il déposait l'opéra sur le plan de travail de l'élève.

« Oh, je vois que vous vous souvenez de mon gâteau préféré.
— Un opéra, c'est pas commun comme pâtisserie favorite. »

Syaoron rit un peu alors que Yui se pencha pour l'embrasser tendrement et se recula pour allumer les bougies. Le châtain se pencha pour les souffler et son cœur manqua un battement en lisant l'inscription. Yui eut un sourire et souffla au creux de son oreille « Joyeux anniversaire, Syaoron ». Ce dernier attrapa la nuque du blond et l'attira à nouveau à lui pour déposer un baiser chaste sur ses lèvres : « Je t'aime aussi, murmura-t-il. »

Yui eut un sourire tendre et lui tendit le couteau pour qu'il découpe son gâteau qui semblait excellent. Syaoron jeta un coup d'œil critique à la décoration.

« Ce serait vraiment un crime de meurtrir cette belle déclaration. »


A/N : J'espère que ça vous aura plus ! Vous êtes dans votre droit le plus légitime de laisser des reviews è.é Ce que vous en avez penser, si c'est trop fluff, trop niais, si vous aimais, si le couple vous intrigue, si vous portez des chaussettes rayées... Pitié, je suis désespérée ! T.T
Ah et ! Vous inquiétez pas, y'aura bientôt une intrigue ! (si, si)