Titre : Célébrations.
Auteur :
Miru-Pu (anciennement Strawberry Pocket et plus récement Miru-Sama)
Bêta-Lecteur :
///
Fandom :
Horitsuba Gakuen.
Raiting :
Éternellement PG.
Disclamer :
Alors si je me souviens bien, TrC c'est à CLAMP et Holic aussi. Et Horitsuba me semble toujours appartenir à CLAMP.
Note :
Oh bah cette fois-ci j'ai rien à ajouter, après tout. Sauf que. Le nouvel album de Muse déchire tout. Voilà.

Et pour compenser le temps de publication, il est plus long que d'habitude kufufufu.

Désolée de poster la version non corrigée ;A ;

Anniversaire II
L'art d'être traqué par un esprit supérieur nommé Murphy.

Le 1 mars. Quel jour maléfique. C'est, en effet, en ce jour d'hiver que les jumeaux Flowright étaient nés. Qu'ils soient maudits par une quelconque sorcière de l'Angst ou que tout simplement leur quota de chance ait été transféré à Sakura, ils étaient fait pour porter malheur à ceux qui les entouraient et surtout à eux-mêmes. Et c'est donc pourquoi, en ce premier du mois qui, pourtant, aurait dû être placé sous le signe de la félicité, le professeur de cuisine de l'Académie Horitsuba termina sa triste journée à l'hôpital de manière qu'on pourrait plus ou moins considérée comme peu glorieuse.

Mais pour expliquer pourquoi, Yui Flowright, maintenant vingt-huit ans, était à l'hôpital le jour de son anniversaire il faudrait faire un retour en arrière de trois jours. Nous voici donc le vingt-sept février, à neuf heures du matin, heure où le blond avait son premier cours avec les élèves de la Seconde C. Et pour changer d'une habitude bien connue du professeur Flowright, ce dernier était en retard. C'est, un toast dans la bouche et un attaché-case sous le bras, qu'il s'engagea sur le chemin qui le mènerait à l'école, à pied. Et il y avait des jours où il valait mieux prendre sa voiture. Le vingt-sept février était un de ces jours.

Alors qu'il s'engageait sur un passage piéton sans regarder, une voiture le percuta de plein fouet. Et c'est pourquoi, les enfants, il faut toujours regarder à droite et à gauche avant de traverser dans une avenue très fréquentée. Yui vit le monde autour de lui devenir flou, alors qu'une horrible douleur s'emparait de ses côtes. Il ne put voir que le visage d'un homme avant de sombrer.

A neuf heures quinze, les élèves affluaient dans la salle de classe et attendaient sagement leur professeur qui cette fois-ci avait plus de retard que d'habitude, c'est une tête blonde bien connue qui entra dans la salle de classe, les yeux éteint malgré le sourire continuel qu'il affichait. Avec des gestes un peu brusques et pressés, Fye Flowright, professeur de Chimie à l'académie, annonça à la classe :

« Vous en avez de la chance, bande de veinard, Yui n'assurera pas ses cours pendant une semaine, vous êtes libres ! »

Et sur ce, le blond partit comme il était venu alors que tous les élèves soupiraient de soulagement que d'avoir deux heures libérées aujourd'hui. Tous. Sauf un.

Syaoron Li était un adolescent somme toute banal. Il avait quinze ans, un frère jumeau, une petite cours de prétendante qui se formait autour de lui, un meilleur ami aussi stoïque que lui, un autre meilleur ami plus… enjoué, il avait un père aimant et des réactions déplacées sur son professeur de cuisine – et ça faisait marrer ce dernier. Oui, vraiment, la vie de Syaoron était véritablement un long fleuve tranquille. Son petit-ami, bien qu'un brin prise de tête, était parfait, et il n'avait rien à envier à la vie des séries américaine à l'eau de rose qu'il voyait à la télé.

Mais le problème, quand on sortait avec un Flowright, c'était que la vie n'était jamais vraiment rose et qu'il y avait forcément un moment où tout partait en vrille. Que ce soit une érection en plein cours particulier de cuisine, un coup de genou dans le nez de son professeur ou bien l'annonce subite que ce dernier ne pourrait plus faire cours pendant une semaine. Sans que bien sûr on ne leur en donne la raison, parce qu'évidement, ça ne les regardait pas. Il y eu quelque rumeur, qui allait du « il a fugué en amoureux » - qui fit bien rire Syaoron, parce que si Yui avait vraiment fugué en amoureux, il avait laissé ledit amoureux au même endroit – au « il est mort. » Rien de bien réjouissant pour lui, quoi.

Et Syaoron, lui, ne put s'empêcher de s'imaginer le pire non plus. A trois jours de l'anniversaire du concerné en plus – et il galérait toujours comme pas deux pour trouver ce foutu cadeau. Bien sûr, il était hors de question de laissait passer une semaine sans qu'il sache ce qu'il se soit passé, sinon assurément, il frôlerait la crise d'angoisse, à force de créer moult scenarii sur la disparition soudaine de son professeur. Mais, Syaoron Li qui était un adolescent somme toute banal avait un super don. Comme les super héros, mais en moins bien. Syaoron Li avait les oreilles qui traînaient un peu partout et qui captait moindre ragot, moindre rumeur, moindre conversation discrète entre élève et professeur même si ça ne le concernait pas.

C'est d'ailleurs grâce à ce don particulier qu'il réussi à entendre une conversation entre Sorata, Conseiller Pédagogique et Kurogane, son professeur de sport, au détour d'un couloir :

« … de voiture ?

— Oui. Cet abruti ne regarde même pas quand il traverse. Franchement, il est presque pire que son frère.

— Presque, hein.

— Mais le roi des crétins, ça reste toi. »

Sorata tapa Kurogane sur la tête avec un quelconque dossier alors que Syaoron passait son chemin – sans siffloter sinon ce serait se trahir, voyons. Il avait étrangement l'estomac noué par la nouvelle. Certes, vu comme ils plaisantaient, Yui devait aller à peu près bien, mais il n'empêche que ce dernier avait eu un accident de voiture et que pire, il ne l'en avait même pas prévenu. Encore une fois, Yui le laissait sur la touche quand les choses allaient mal pour lui, et ça le rendait mal – en plus de savoir que ce dernier avait potentiellement frôlé la mort (parce que c'est comme ça, quand on aime quelqu'un, on fait tout un plat d'un bras cassé).

Au moins, il savait où le norvégien passait ses nuits à présent. Et aujourd'hui, il finissait plus tôt que d'habitude puisque le professeur qui devait terminer sa journée était à l'hôpital. Une bonne occasion de rendre visite à ce petit ami indigne qui ne vous appelle même pas quand il a un accident de voiture. Non mais je vous jure.

Bon, revenons-en au grand blessé de guerre du jour, puisque le pauvre, nous l'avons laissé là où il était, à l'hôpital. Ce dernier ne se réveilla là-bas qu'à la fin de l'après-midi, sous le regard insistant de Fye qui lançait à un Kurogane visiblement agacé ?

« Tu crois qu'il va se réveiller ? Hein ?

— Mais oui…

— Quand ?

— Mais j'en sais rien moi !

— Ah ! Il a ouvert les yeux ! Yui ! »

N'en fallu pas plus pour que le blond ait accroché à son cou son jumeau préféré. Ce pauvre éclopé esquissa un sourire alors qu'il avait encore la tête embrumée, ne comprenant pas tout.

« Fye… »

Au loin, on entendait Kurogane grogner et grommeler quelques trucs. Comme, par exemple, la niaiserie de cet abruti ou l'imprudence de ce crétin. Yui tenta de rendre son étreinte à son frère avant qu'une horrible douleur dans son épaule gauche ne le lance. Il y jeta un coup d'œil et remarqua que, premièrement, il portait une chemise d'hôpital, deuxièmement, il avait le bras gauche dans le plâtre, et troisièmement, enfin, il était à l'hôpital.

Et il se souvint alors de tout, ou presque. Du moment où il s'engageait sur le passage pour piéton, du bruit horrible du klaxon, et de la voiture rouge qui l'avait percutée. Alors c'était ça, hein… Fye le lâcha un peu et Yui put se redresser, malgré la douleur qui s'emparait de chacun de ses muscles. Il s'efforça de sourire :

« Bon…jour, Fye, Kurogane. » dit-il avec un signe de tête, que Kurogane lui rendit. Fye, lui, pleurnicha

« Tu aurais pu te réveiller plutôt ! Ou attendre les vacances, quand même ! Flemmard ! Tout ça pour rater des cours à la période de ton anniversaire hein ! »

Kurogane et Yui semblèrent avoir eu la même illumination à ce moment-là, mais Fye ne remarqua rien quand même.

« Enfin. Je vais m'occuper de toi. Les infirmières sont gentilles, elles ont dit qu'elles me prêteraient des tenues. »

Quelqu'un toussa en fond.

« Ce ne sera pas la peine, Fye. Vraiment.

— Si, si. Et je te nourrirais. Je vais prévenir le médecin que tu es réveillé. »

Et Fye partit comme la tornade qu'il était. Le laissant seul avec Kurogane. Ce dernier s'approcha et demanda de sa voix bourrue :

« Ca va aller ? »

Je viens de me faire renverser par une voiture, chacun de mes os me fait souffrir, mais oui, je vais très bien. Abruti.

Yui eut un grand sourire

« Parfaitement bien. Fye ne s'est pas trop inquiété ?

— Il ne l'a pas montré. »

Mais tous les deux savaient parfaitement ce que ça voulait dire. Yui soupira et Kurogane lui tendit un sandwich.

« Je savais pas quoi offrir, genre des fleurs ou ce genre de connerie et vu que la bouffe de l'hôpital est dégueulasse, je t'ai pris un sandwich. »

Délicate attention. Yui fronça le nez. Il ne lui avait donné la permission de le tutoyer, aux dernières nouvelles.

« Merci… Sinon, vous avez pensé au cadeau que vous allez faire à mon frère.

— Pourquoi je devrais offrir quoi que ce soit à ce crétin ?!

— Parce que tout le monde sait que vous sortez ensemble. Et je vous signale que vous passez beaucoup de temps chez nous, ces derniers temps~ »

Kurogane toussa, eut une esquisse de rouge sur ses joues et détourna le regard. Yui avait, d'une certaine manière, le don de dire les choses de manières agaçante. Parce qu'il sentait un étrange malaise avec lui, comme si chacun de ces mots, chacune de ses phrases, étaient empreintes d'un certain mépris à son égard.

« Si tu veux tout savoir, il m'a fait part de son désir d'avoir un uniforme d'écolière.

— Mais il est malade ! Je ne pourrais jamais lui offrir ça !

— J'informe juste la population. » répondit Yui, très calme.

Fye et le médecin entrèrent sur ces paroles et le docteur déclara qu'il fallait du repos au malade, et qu'au pire, il faudrait venir le voir le lendemain. Fye embrassa son frère, Kurogane lâcha un « salut » et ils partirent.

Syaoron avait tenté de venir, sans trop réfléchir aux conséquences. Forcément, pourquoi, comme un abruti, il n'avait pas été capable de penser que le frère de Yui serait là ?! Il y avait des jours comme ça où le châtain se sentait vraiment con. C'est pour ça que lorsqu'il s'approcha de la chambre 223 et qu'il entendit des éclats de voix, il ne tarda pas à partir très rapidement et discrètement.

Et c'est la mort dans l'âme qu'il revint le lendemain matin. Tant pis pour ses cours, pour le coup, Yui passait avant tout. Et de toute manière, pensait-il, Yui passerait toujours avant tout. Il frappa trois petits coups à la porte et entra après qu'une voix aux intonations un peu écœurées lui ai donné la permission :

« Syaoron ! Bonjour ! » s'exclama Yui, surpris de le voir ici « N'étais-tu pas sensé avoir cours, ce matin ?

— Je viens rendre visite à mon professeur préféré qui est alité. On me pardonnera. » lâcha le châtain en embrassant la joue du blond.

« Il faudra que tu expliques ça à ton père~

— Je me débrouillerai bien, ne t'inquiète pas. » l'élève tendit un bouquet d'orchidée à son professeur.

« Je ne savais pas trop quoi prendre, alors j'ai fais classique.

— Je les aime bien, elles égaieront cet endroit affreusement monotone. »

Et, pour une fois que Syaoron était plus grand que lui, ce fut à Yui d'attirer l'adolescent par la nuque pour l'embrasser, touché par l'attention. Syaoron, lui hésitait à lui demander pourquoi il ne l'avait pas appelé. Mais il connaissait à présent son professeur et se doutait bien que celui-ci éluderait la question. Il soupira et s'assit sur une chaise à côté de lui.

« Un problème ? s'enquit Yui.

— Je me dis que c'est triste que tu passes ton anniversaire dans cette chambre, tout seul…

— Tout seul ? Je suis vexé. Tu ne compte même pas venir me voir ? »

Syaoron eut un rictus qui voulait tout dire. Ils passèrent la matinée à bavasser de tout et de rien, et, malheureusement pour eux, vint le moment où Syaoron dut rentrer, puisque le frère de son professeur de cuisine n'allait pas tarder à rendre visite à ce dernier. Il embrassa le blond et celui-ci murmura :

« Je m'arrangerai pour qu'ils ne viennent pas demain~ »

Et Syaoron préféra chasser de son esprit tout sous-entendu douteux que ce dernier s'amusait à créer pour le torturer, même si l'intonation du norvégien était pourtant très claire.

Fye revint dans l'après-midi avec Kurogane toujours, et il s'amusa à dessiner des lapins Chappy sur le plaâtre de son frère avec un sourire niais. Il nota la présence de fleur qui n'était pas là la veille mais tût sa curiosité. Fye savait très bien que si son frère ne lui avait pas parlé d'une potentielle petite amie, il ne le ferait sans doute pas avant longtemps. Il n'aimait pas ça, cette ambiance de secret constante qui régnait entre eux mais… Il s'y était fait, avec le temps.

Ils n'étaient plus aussi proches qu'avant. Et ça le tuait de l'avouer…

« Kurogane ! Viens décorer le plâtre toi aussi ! » le brun grogna mais fit l'effort, une fois le crayon en main, de lui souhaiter bon rétablissement.

« Fye, concernant demain…

— Oui ?

— Je suis désolé, je ne pourrais pas faire un gâteau digne de ce nom…

— C'est pas grave, je t'en apporterai un !

— En fait, j'aimerais éviter. Je sais que Kurogane avait pour projet de passé la journée avec toi…

— Hé mais... ! » tenta de protester Kurogane. Mais le regard que lui lança le jumeau de son petit-ami le dissuada de continuer. Demain, il se taperait une journée avec Fye. Et au fond, ça l'arrangeait un peu.

« Mais… Je ne vais pas te laisser seul le jour de ton anniversaire.

—Ne t'inquiète pas, les infirmières sont gentilles, elles s'occuperont bien de moi. Et je leur demanderai un joli costume pour toi. »

Le blond s'avoua vaincu. Il savait parfaitement où son frère voulait en venir mais encore une fois, les non-dits prenaient le dessus dans la famille Flowright. L'aîné embrassa son frère sur la tempe avant de quitter la chambre. Kurogane lança un regard interrogateur à Yui mais n'eut jamais de réponse. Ce dernier était soulagé. Il avait beau aimer énormément son frère, demain, il ne voulait passer la journée qu'avec une seule personne.

Et cette même personne arriva à dix heures piles, heures où les visites étaient – enfin ! – autorisé. Parce que, honnêtement, vingt minutes dans une salle d'attente, c'était vraiment agaçant.

« Toujours aussi ponctuel, Syaoron, railla le blond.

- Oui, à l'inverse d'une personne que je connais.

- Je ne vois vraiment pas de qui tu peux parler… » Syaoron eut un sourire avant de s'approcher de l'alité et de lui tendre un écrin bleu.

« Syaoron. Tu es mineur, je ne peux pas accepter les demandes en mariage.

— Tant mieux, puisque ce n'en est pas une. »

Yui ouvrit l'écrin, curieux

« Oh ! Une montre !

— Finement déduit. Alors, un petit cours sur l'utilité d'une montre. Ca donne l'heure, et globalement, ça ne sert qu'à ça. Tu sais t'en servir ou je t'apprends ?

— Tu es méchant…

— Mais non enfin, juste réaliste…

— Et tu penses que ça me fera arriver à l'heure à nos rendez-vous ?

— J'ai dis que j'étais réaliste, pas utopiste. »

Yui rit et embrassa passionnément son élève pour le remercier du cadeau. Baiser au quel Syaoron se fit un devoir et un plaisir de répondre, évidement.

« Bonjour sensei et… Syaoron ?! »

Les deux mirent un terme à leur démonstration d'affection.

Le premier mars était véritablement un jour maudit par une force supérieure appelée Murphy. Devant eux, Syaoran et Sakura, une boite de chocolat à la main, qui les fixaient sans trop comprendre.

A/N : Alors. Je sais y'a un sacré problème chronologique mais à la base, je voulais que chaque chapitres soient indépendants (à part Saint-Valentin/WhiteDay). Donc considérez que la fic commence véritablement à partir de là (bien qu'il ne reste que… trois chapitres, passons)

Oh et. Je suis en manque de review. Et regardez, j'ai fait un sous-entendu pas sous-entendu KuroFye, venez T-T (je suis si peu désespérée).