CHAPITRE 1
«blabla» Paroles dites à vois haute
blabla pensées
blabla conscience
Précédemment dans « Do You Remember ? » (J'ai toujours eu envie de dire ça ! XD)
… Mais comment pouvaient-elles l'être, quand elle allait rencontrer les parents de Scorpius Malefoy ?...
Elle se rua dehors, criant un « Au revoir maman, au revoir papa ! On se verra à la fin de l'année! », claquant la porte au passage. Reprenant son souffle et se concentrant, c'est dans un « CRACK » sonore et valise en main, qu'elle disparut du perron de la charmante maisonnette pêche des Granger-Weasley pour apparaître devant la grille grise du manoir Malfoy.
Chancelante, elle lâcha sa valise et resta en extase devant tant de beauté. Une grande grille qui s'élevait vers les cieux, grise et avec les armoiries des Malfoy gravées en ivoire au centre la séparait du château. Une forêt environnante filait jusqu'à l'horizon, dense et verte. Un léger « crack » la fit redescendre sur terre.
« Miss Granger-Weasley, Miss Granger-Weasley, Debbie est là pour vous aider, Debbie est là pour vous servir ! » Un elfe vert, avec de grandes oreilles venait de transplaner juste devant elle. Courbant le dos, le nez au ras du sol, portant une petite robe rose en coton, cette étrange créature continuait de piailler sans se rendre compte que Rose ne l'écoutait déjà plus.
« Debbie est là pour aider Miss Granger-Weasley. Debbie est là pour montrer à Miss Granger-Weasley le château, oui, oui, Debbie va le faire découvrir à Miss Granger-Weasley, et Debbie va…
« Euh… Debbie, c'est ça ? » Coupa-t-elle, une once de sarcasme en voix. Je traine trop avec les Serpentards pour mon propre bien… C'est vrai que c'est dure de les éviter quand on sort avec le Prince et quand on EST une Serpentarde…
« T'ES ENCORE LA TOI ?! JE T'AI DIT DE TE CASSER !!! »
« Mais, mais, mais, Miss Granger-Weasley, Debbie est là, Debbie est là pour… pour…aider Miss Granger-Weasley… Miss Granger-Weasley… Debbie… » Couina l'elfe, les yeux remplis de larmes et s'apprêtant à transplaner.
« NON !! Non, non, Debbie ! Ce n'est pas à toi que je parlais » s'écria Rose, alors qu'elle tenait l'elfe tremblant par le bras. « C'est, euh… c'est à… euh… moi-même que je parlais ! » Ah vraiment, déjà que la moitié du Château pense que t'es folle à lier, voilà que tu affirmes à un elfe de maison que tu te parles à toi-même, non mais vraiment ! T'AS GUEULE ! NON MAIS CASSE TOI C'EST PAS POSSIBLE ! Ahalala, si on peut même plus blaguer… pff j'te laisse… Ouais, c'est ça…
« Et, euh, s'il-te-plaît, appelle moi Rose, ça ne m… »
« OUINNNN ! Miss Granger-Weasley est trop bonne ! Miss Granger-Weasley est trop bonne ! (dites moi que j'suis pas la seule qui à pris ça de deux façons… XD) Miss Granger- est trop gentille pour Debbie ! Mauvaise Debbie, Mauvaise Debbie ! » Coupa l'elfe tout en se frappant la tête contre la grille.
« Non, arrête Debbie ! » tonna Rose, tout en essayant avec grande peine d'arracher Debbie aux barreaux. Celle-ci répétait comme une litanie « Mauvaise Debbie, Mauvaise Debbie » et en s'assénant des coups, fusse avec la grille ou le sol. Désespérée, Rose était sur le point de laisser tomber quand une voix moqueuse et trainante résonna.
« On a du mal, Rose ? Ce n'est pourtant qu'un elfe de maison, et encore, la plus gentille ! »
« La ferme Malfoy ! » ragea Rose. « Tu pourrais pas m'aider au lieu de rester les bras croisés ? »
« Et cesser le spectacle ? Laisse-moi réfléchir… Hum, pourquoi pas… NON ! » répondit le vil serpent, ricanant.
Mais quel idiot, quel idiot ! Et en plus, tu sors avec lui ! Humm… faudrait que je pense à trouver un sortilège pour faire taire cette voix… Bordel, j'suis ta CONSCIENCE ! Répète après moi, CONSCIENCE ! C-O-N-S-C-I… ta gueule. Humpf !
« Bon, puisque Môsieur MALFOY ne veut pas m'aider, ne pense-t-il pas qu'il serait temps de me présentes à ses parents, non ? »
« Hum… Ecoute, à propose de ça… » Commença Scorpius.
« Quoi ? » s'exaspéra Rose.
« Eh ben tu vois, mes parents… enfin, ma mère est super sympa et tout… mais disons que mon père est encore un peu dans le mode « Sangs Purs sont les meilleurs »… » Finit-il anxieux de la réponse qui fusa en quelques seconds.
« AH… t'inquiète on m'avait prévenu. Allez, allons à la rencontre de papa Malfoy et maman Malefoy ! » Exclama Rose, pas du tout démontée et décidée.
« Bon… c'est parti pour un tour… ».
Il attrapa sa valise, fit taire l'elfe qui continuait de se frapper, pris la main de Rose et ensemble, ils franchirent la route jusqu'au Manoir, après que l'hôte ai ouvert la porte avec un simple « Sésame ouvre-toi ». Pardon, je me suis trompée, c'est plutôt « Salazar, dis moi qui est le plus beau Manoir, et ouvre cette porte ». Non, c'est pas ça, j'me trompe d'histoire… Bon, on va dire qu'il l'a juste ouvert en la poussant, voilà.
C'est dans un silence quasi religieux qu'ils arrivèrent devant la grande porte. Inspirant, Scorpius l'ouvrit et laissa passer Rose, comme le veut tout bon gentleman. Appréhendant ceux avec qui elle passera le reste de ces deux semaines, elle entra, suivie du blond. Un immense hall vestibule, avec un porte manteau en ivoire sur le côté, où Scorpius y déposa son manteau et celle de sa comparse. Des peintures et tapisserie longeant le mur qui s'éternisait avec une multitude de portes partout où elle regardait. Levant le regard, elle vit une ancienne fresque recouvrant tout le plafond. Elle n'y jeta qu'un regard, mais une impression la fit remonter son regard. Des anges, des hommes, de femmes, des enfants… Où avait-elle vu cette fresque ? Des anges… un ange… MICHEL ANGE ?! Sans aucun doute possible, cette fresque était la réplique parfait de celle dans la Sixtine Chapelle ! Elle se retourna vivement, prête à assaillir Scorpius sur les origines de cette image, quand elle remarqua sa disparition (FINALEMENT). Se retournant plusieurs fois sur elle-même, elle paniqua quand elle ne le vit plus. Eh voila, quelques minutes dans ce Manoir, et me voilà déjà seule, et sur le point de me perdre dans cette dédale de couloirs qui se ressemblent tous. Ah lala et le Blondinet se dit « gentleman »… Ouais, c'est ça, c'est ça… Pas foutu de nous atteindre…DEPUIS QUAND Y'A UN « NOUS » ?! Mais depuis toujours ! … ? Non ? NON ! non ! Non. non ?! NON. NON ?! OUI BON C'EST BON ON A COMPRIS ! Ah alors c'est oui ! *sigh* (j'ai l'impression d'un déjà vu, pas vous ? XD)
Paniquant mais ne le montrant pas, elle se dirigea vers la première porte mais la main de son petit-ami posé sur la sienne l'en empêcha. « Viens, c'est par là. » Un ton, tranchant, pas de regard tendre, pas un mot de plus. Perplexe, Rose le suivit s'en discuter. Il la fit passer par une porte qui l'amena dans une sorte de salon, bien qu'il fasse la taille de la moitié de sa maison. Assise sur un siège brodée d'argent, droite et fière, se tenais Astoria Malfoy. Assez gênée suite au regard perçant que lui lança la femme, notre héroïne fut poussée gentiment sur un sofa, où Scorpius l'y rejoint après quelques secondes. Un silence tendu et oppressant régnait dans la chambre. Après un léger soupir et toussotement de la part du grand dadais, l'élégante hôtesse pris la parole. « Bonjour, Miss Granger-Weasley, je suis Astoria Malefoy, la mère de Scorpius et l'épouse de Drago. Vous allez séjourner avec nous pendant deux semaines. Je laisse à mon fils le choix de votre chambre. Il vous transmettra les règles et les habitudes de la maison. Mon mari nous joindra pour le diner vers 19h30. Quelques affaires pressantes mais qui ne sont pas très importantes m'attendent, je vous priverais donc de ma présence et m'en excuse. » Suite au discours où pas une pause n'avait été faite, Rose était…comment dire… muette. Elle bafouilla légèrement. « Euh… O-Oui, bien s-sûr Mme Malfoy. » Mais reprenant du poil de la bête, elle finit par un « Je vous remercie de votre hospitalité et attend de faire plus ample connaissance avec impatience ». Astoria la jaugea du regard, puis après un coup d'œil discret vers son fils, elle souri à celle qui sut gagner le cœur de celui-ci. Elle se leva avec toute la classe d'une Malefoy, embrassa son fils, acquiesça à Rose, puis sorti de la salle, non sans un deuxième sourire pour la jeune fille. Celle-ci restait interloquée et ne bougea pas d'un pouce. Elle se tourna fébrile vers son amoureux et dit d'une voix peu rassurée « J'ai fais une gaffe ? Enfin je veux dire… »
« Tu as été parfaite. Ne t'inquiète pas, ma mère n'aime pas beaucoup les étrangers, mais elle t'a souri DEUX FOIS. Tu ne t'en rends pas compte, une fois, ça va, mais DEUX FOIS ! Elle va CARREMENT t'adorer à la fin de ton séjour !! » S'exclama Scorpius, tout fier, dansant une « petite » dans de la victoire. Rassurée, Rose s'empressa de le rejoindre. Ils battaient des mains ensembles, tournant au tempo que leurs pieds frappaient, riant à gorge déployé. C'est à ce moment là qu'Astoria entra, tout en disant « J'ai oublié mon pull, désolée. » Bien qu'elle n'était pas du tout désolée, ou plutôt elle l'aurait été si elle avait raté le spectacle de son fils. Il s'était arrêté dès qu'il s'était rendu compte de la présence de sa mère et rouge de honte de s'être fait prendre, il murmura une dizaine d'excuses, que sa mère ignora royalement tout en souriant (ENCORE) à Rose. Elle ressorti, cette fois définitivement.
« … »
« … »
« …»
« Je crois que je me suis bien ridiculisée là. Super pour les premiers instants en compagnie de ta mère. »
« Tu veux dire que MOI, SURTOUT moi, je me suis ridiculisé ! »
« Ouais, t'as raison, surtout que c'est TA mère. Donc c'est TRES grave si TOI, son FILS se ridiculise, mais ta petite-amie, on s'en fiche hein ? Elle peut se ridiculiser autant qu'elle veut ! Merci Merlin de t'avoir donner une grosses tête. »
Et sous ces paroles réconfortantes et rassurantes et absolument pas sarcastique, le beau et très modeste Scorpius se leva avec tout ce qui lui restait de dignité (ce qui se résume à un niveau TRES bas, TRESSSSSSS bas…), tendit son bras à la démoniaque jeune fille à ses côtés, et ensemble, ils sortirent du salon pour monter les marches de l'escalier (en marbre bien sûr) imposant qui se dressait fièrement à l'entrée. Rechignant sur le SUPERBE ignorement dont elle fut victime, son cher et tendre (hum hum) lui expliqua que chez lui, quand il présentait une petite amie, ils devaient tous se montrer formels jusqu'à ce que les parents approuvent d'une manière ou d'une autre.
« Donc, si j'ai bien compris, tu as fait exprès de m'ignorer ? »
« Oui, mais… » LA, on sent qu'il panique. « C'était pour la bonne cause ! »
« La bonne cause… mais oui mais oui… D'ailleurs, quand tu dis « La coutume est que quand je présente une petite amie… »… T'es en train de me dire que t'en a présenter beaucoup des copines ?
«… » Sueurs froides. « Non, non, enfin euh… Peut-être une ou deux, mais t'es LA MEILLEURE de TOUTES, et puis, tu a déjà l'approbation de ma mère ! »
« J'aime pas le S dans touteS… »
Comme je disais donc, avant que ces deux personnages énervants m'interrompent (« EH ! c'est SUR nous l'histoire quand même ! NON ?! » « Ba en fait, non. C'est que l'introduction ça. L'histoire, elle est sur Hermione et Drago. « Rohalala c'est quoi ce monde… »). Donc comme je disais ENCORE, deux personnes montaient l'escalier. Une suante, stressée et jetant sans cesse des regards à la fois implorant et terrifiés à sa compagne, l'autre, froide, hautaine et dédaignant le pauvre petit Bou de chou à ses côtés.
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