Chapitre cinq: Interrogations d'un vieil homme
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
" Allez chercher Dumbledore.", fit durement Harry en ne quittant pas des yeux le jeune homme allongé, baignant de sang qui se trouvait au centre de la pièce, sur les morceaux de crystal. Il entendit les pas de Tralewney se déplacer jusqu'à la trappe et il l'entendit la refermer derrière elle. Une fois qu'elle fut bien partie, la pièce fut silencieuse et Harry était en plein choc.
Quand le crystal s'était brisé, il y avait eu un flash, et puis des centaines de morceaux de crystal avaient éclaté en une fois et Harry avait été propulsé avec force de l'autre coté de la pièce. Ensuite, il était apparut dans la lumière, sur le sol.
Harry se rappelait de beaucoup de choses tout en avançant. Quand il avait vu les cheveux sombres, il avait prit sa baguette et s'était tout d'abord sentit malade. C'était un accident de transplanage, c'était un étudiant qui se trouvait là, face contre terre et, normalement, cet étudiant aurait du être blessé et il aurait du appeler Madame Pomfrey et non pas marcher à reculons, la baguette levée, prêt à agir. Mais, le garçon avait essayé de se lever et était tombé et, Harry avait pu voir son blason de Serpentard. Quand l'étranger esseya de se mettre sur ses genoux, Harry était juste au-dessus de lui et le garçon le regarda. Harry le reconnu immédiatement, même s'il y avait plein de sang sur son visage. Et, là, Harry fit la première chose qui lui passa par la tête.
"Stupefix !", avait-il crié en réussissant tant bien que mal le sort malgré son état de choc. Le sort avait bien fonctionné et le garçon bascula sur le sol, immobile.
Maintenant que Trelawney était allée chercher Dumbledore, Harry observa encore le garçon qui gisait sur le sol. Ses yeux et sa baguette ne quittaient jamais sa cible. Il se sentait fatigué et un peu malade même s'il ne s'était presque rien passé. Son estomac n'arrêtait pas de se nouer.
Comment cela s'est-il passé? L'esprit d'Harry était en ébullition. Est-ce Voldemort?, le vrai Voldemort ou bien son souvenir comme dans son journal ? Est-ce que la personne devant moi est un souvenir de Voldemort ?Trelawney m'a dit que les Boules de Crystal ne nous montraient pas les souvenirs mais le 'vrai passé', quoique cela puisse dire. Il ne pouvait comprendre ce que son professeur lui avait dit. Dumbledore saura, se fit-il mentalement. Dumbledore aura une explication à tout cela.
Après un moment, Harry ne su après combien de temps, il entendit la trappe s'ouvrir et une femme entra. Une autre personne entra également mais Harry ne pouvait détacher ses yeux de Jedusor jusqu'à ce qu'une main puissante n'attrappe son épaule. Il se retrouva face à Dumbledore qui avait les yeux rivés sur le garçon figé, une expression grave sur le visage qu'Harry n'avait encore jamais vu chez son directeur.
"Professeur?", lui demanda t-il.
"Dois-je appeler Madame Pomfrey, Monsieur le directeur?", demanda Trelawney.
"Non, cela ne sera pas nécessaire.", lui répondit Dumbledore. " Mobilicorpus."
Le corps de Jedusor se leva du sol, quitta la petite flaque de sang qu'avaient versé les petits bouts de cristal, et se retrouva sur un brancard.
"Harry, j'aimerais que tu m'attendes dans mon bureau. Le mot de passe est: 'souris glacées' ", lui fit tranquillement Dumbledore. Harry ne voulait pas particulièrement lâcher des yeux Jedusor mais comme la personne en qui il avait le plus confiance était là, il acquiesça et sorti de la classe.
La porte se referma derrière lui. Harry traversa les corridors, l'esprit ailleurs, ravi de ne croiser personne quand il arriva devant le bureau de Dumbledore. Il arriva jusqu'à la gargouille qui se trouvait au deuxième étage, prononça le mot de passe et grimpa les escaliers.
Tom se réveilla lentement, cligna des yeux en voyant la lumière blanche qui se diffusait au travers des couvertures de son lit. Il était dans l'infirmerie. Il passa les mains sur son visage et, en les retirant, vit qu'il n'y avait pas de sang. Ses blessures à la tête étaient déjà guerries.
Il s'assit lentement, sentant un mal de tête le gagner en le faisant mais il ne fut pas assez fort pour le décourager. Il regarda au travers des couvertures et vit la silhouette d'un homme à côté de lui. Si Tom pouvait le voir, l'homme pouvait le voir également.
En effet, l'homme se leva de sa chaise et défit les couvertures. Tom cligna plusieurs fois les yeux pour s'habituer à la lumière et, quand il pu voir clairement à nouveau, ne put s'empêcher d'avoir une exclamation de surprise.
Debout à côté de lui se trouvait nul autre qu'Albus Dumnbledore. Tom ne pouvait pas perdre son temps à se demander pourquoi le directeur de Gryffondor attendait qu'il se réveille parce qu'il était trop occupé à se demander comment Dumbledore avait fait pour avoir eu une barbe aussi longue, en si peu de temps. En effet, il l'avait vu le soir d'avant, pendant le festin du début de l'année. Et, il se demandait également pourquoi il avait la barbe totalement blanche, les cheveux vraiment très longs et se demandait également pourquoi il donnait à Tom un regard glacial. Tom ne put s'en empêcher, il frissonna. Il n'avait jamais vu Dumbledore autant en colère contre quelqu'un.
"Professeur.", lui fit-il lentement.
"Mr Jedusor. Je voudrais pouvoir vous dire que c'est un plaisir de vous revoir mais cela serait vous mentir. Et, je pense que nous n'avons pas envie de plaisanter.", lui fit Dumbledore avec un sourire entre ses lèvres, sourire pas vraiment aceuillant.
"J'aimerais savoir pourquoi je suis si mal acceuillit.", lui répondit Tom sans montrer ses sentiments. Ses yeux étaient fixés sur Dumbledore et il se demandait ou était sa baguette.
" Votre baguette, Mr Jedusor, est en ma possession.", lui répondit Dumbledore. Tom se gifla mentalement et détourna rapidement du regard. Legilimens, Tom, c'est un Legilimens !! Pourquoi ne pas lui avouer carrément qu'il te rend nerveux !
"Je vois.", lui fit-il en gardant sa voix calme même si son sourire habituel avait du mal à se coller sur son visage. "Je suppose que je devrais retourner en cours.", Tom se mit de coté, tourna ses jambes. Cependant, Dumbledore était trop près de Tom pour que ce dernier puisse se lever.
"N'êtes vous pas interressé par ce qu'il vous est arrivé?"
"Pas particulièrement, Monsieur.", lui répondit Tom entre les dents.
" Alors permettez-moi de vous éclairer.", Dumbledore le fit se rasseoir et Tom fut forcé de le faire même s'il ne le voulait pas. Dumbledore regarda de l'autre coté de la pièce quand il parla. " Vous avez peut-être remarqué que j'ai l'air un petit peu plus vieux que d'habitude."
"Votre apparence ne me concerne pas.", lui fit Tom un peu plus froidement que ce qu'il voulait.
"Non, je suppose que cela ne vous concerne pas. Quelle est votre dernier souvenir?"
"Je me souviens que quelqu'un m'a lancé un sort.", lui répondit-il en colère. Il était entrain de perdre patience avec Dumbledore et, même s'il ne lui mettait pas les points sur les 'i' maintenant, Tom pouvait toujours le lui faire remarquer pendant son cours. "Si vous ne me dites pas qui c'est, je serais bien capable de lui faire ce qu'il m'a fait."
"Vous ne blesserez aucun étudiant de cette façon !", lui fit férocement Dumbledore en se tournant vers Tom pour le fixer d'une colère comme celle qu'il avait lui-même en ce moment. Tom se froça à regarder ailleurs, pour empêcher Dumbledore de lire son esprit, mais Dumbledore lui attrapa la machoire et le força à le regarder. "Je veux savoir ce qu'il s'est passé avant ce moment-là et si vous ne voulez pas me le dire, je vous y forcerais. Je ne joue aucun jeu avec vous. Votre destin dépend de la façon dont vous coopérez avec moi. Est-ce clair, Mr Jedusor ?"
Tom voulu dire quelque chose, quelque chose comme: " Vous ne pouvez pas me faire cela !" ou "Je raconterais tout au directeur" ou bien une combinaison des deux mais Dumbledore le regardait avec un tel regard qu'il ne pu faire autre chose qu'acquiescer. Il regarda ailleurs quand Dumbledore le relâcha. Il n'avait pas été aussi terrifié depuis son enfance à l'orphelinat, et il n'aimait pas du tout ce sentiment. Dumbledore avait-il trouvé ce qu'il s'était passé l'année dernière ?
Tom raconta donc ce qu'il s'était passé pendant l'heure du déjeuner: comment il avait porté l'objet jusqu'à la Tour Nord, comment il l'avait touché et comment il s'était retrouvé allongé sur le sol avec un garçon qui lui pointait sa baguette. Dumbledore lui posa quelques questions et lui demanda de répondre dans les détails mais il n'y avait pas grand chose d'autre à dire et il pouvait voir que Dumbledore n'était toujours pas satisfait.
"Je vous le jures, Monsieur, que c'est tout ce que je sais.", lui fit-il solennellement à la fin de son récit. Il regarda Dumbledore et s'aperçu qu'il avait gardé les yeux rivés sur le sol pendant tout le temps qu'il parlait. Leurs yeux se rencontrèrent un bref instant, Dumbledore soupira et se tourna.
"Je vous crois et je vous remercie de votre coopération.", lui fit-il. "Cependant, je ne suis pas très heureux des réponses."
"Pourquoi, Monsieur ?", lui demanda Tom sans pouvoir s'en empêcher.
"Parce que, Tom, vous êtes en ce moment en 1996 et que je ne peux pas vous ramener à votre époque.
