In Ten Years (Dans Dix Ans)

Twilight, à S. Meyer

In Ten Years, à Silver Drip

Traduction Lex Lina

Chapitre Trois. Un monde horrible a toujours une touche d'espoir.

1959 – Illinois.

Edward fixe la petite boîte en étain qui est dans ses mains. Ses doigts glissants sur la petite étiquette. « Les trésors les plus précieux d'E.A.M. ». Il balance la boite d'une main à l'autre et il peut entendre des choses se déplacer à l'intérieur.

Il y a une un petit loquet rouillé sur le devant de la boîte. Ça ne retient pas le vampire. Edward prend le loquet entre son pouce et son index et le fait partir en poussière. La poussière se dissipe dans l'air et Edward ouvre la boîte avec des mains tendues.

Divers petits objets sont éparpillés dans la boîte. Un caillou bosselé, un passe partout, une balle et un mouchoir. Edward se sent bizarrement attiré par ce dernier.

Il soulève le petit morceau de tissus et le regarde, fouillant dans ses souvenirs pour savoir quand il l'avait eu. Rien ne lui vient à l'esprit.

Le mouchoir est très doux entre ses doigts, il le lève vers son visage et le renifle. Aucune odeur sauf une légère touche d'eau salée.

Edward met le mouchoir dans la poche de sa chemise et fouille parmi les autres objets. Aucun d'entre eux n'a le même attrait que le mouchoir. Il ferme la boite en soupirant et descend les escaliers pour jouer de son piano.

Angleterre 2049.

Edward pense pour lui même « Ce monde est si répétitif », alors qu'il marche dans une rue déserte d'Angleterre.

Le monde est en guerre encore une fois et il semble qu'il n'y ai que très peu d'endroit qui ai résisté aux bombardements constants. Une bande de voyous passe près d'Edward l'inspectant pour voir si il semble être en possession d'argent. Heureusement Edward est habillé de vieux vêtements sales qui sont en accord avec toutes les autres personnes du quartier dans lequel il se trouve.

La seule chose sur lui qui n'a pas la couleur marron sale est le mouchoir d'un blanc immaculé qui dépasse légèrement de sa poche. C'est la seule chose qu'il a gardé depuis qu'il a vu le reste des Cullen. Tout le monde s'est éparpillé dans différents quartier lorsque la guerre est devenue mondiale sept ans plus tôt.

La sécurité est renforcée entre chaque quartier, faisant qu'il est difficile pour les Cullen de garder le contact et rend encore plus difficile pour eux la possibilité d'aller chasser. Edward en dernier recours doit parfois boire des chiens errants et des rats d'égout. Il espère que le reste de sa famille suit son exemple et reste sur le sang animal plutôt que de s'en remettre à boire les nombreux humains qui tourmentent ce monde.

Edward touche sa poche de chemise pour vérifier si le mouchoir est toujours en place. Il le fait sans même y penser. C'est un geste de réconfort, car dès qu'il est en contact avec le tissus si doux, il se sent en quelque sorte plus détendu.

Un vampire avec bien moins de valeur morale que lui l'interpelle « Eh Edward. ». Il semblerait que les vampires buveurs de sang humain se réjouissent de la guerre. Cela rend les meurtres bien plus facile à couvrir, avec toutes ces agressions et violence sanglante devenues habituelles, qui ont lieu autour d'eux. Edward salue à son tour le vampire aux yeux rouges. « T'es partant pour un poker? Histoire de bousculer quelques humains pour leur argent. ». Il lui demande tout en agitant un paquet de cartes en lambeaux qui doit dater du début des années soixante.

« Non merci Richard. ». Il répond simplement et continue à marcher. Richard le rattrape rapidement et marche à ses cotés.

« Oh tu chasses encore le rat? Tu devrais passer à l'humain. Tu ne dois tuer qu'un seul humain comparer à la centaine de rats qu'il te faut pour te sentir rassasier. En plus les humains sont bien meilleurs au goût que la vermine. ». Edward envoie balader son offre. Richard le laisse tout seul après qu'il ai aperçu un petit garçon esseulé qui saigne.

Edward se dirige vers le parc espérant trouver un quelconque petit animal pour éteindre sa soif constante. Le parc est remplit de maisons en carton et de personnes qui essaient de s'en sortir malgré la situation. On peut entendre des coups de feu un peu plus loin.

Une tête sort brusquement d' une des maisons. « Vous avez du pain? » lui demande une voix bourrue.

Avant qu'Edward ne puisse lui répondre une odeur capte son attention. Une odeur qu'il a déjà senti par le passé. Edward accélère son rythme et commence à suivre la fragrance qui s'enfonce profondément dans la forêt jusqu'à ce qu'il parvienne à une fontaine cassée.

Il y a une magnifique jeune femme assise au bord de cette fontaine. Elle contemple les étoiles.

Elle se murmure « Ce monde est devenu si horrible. ». Edward peut jurer qu'il a déjà entendu sa jolie voix quelque part avant aujourd'hui. Il lui répond avant même qu'il puisse s'en empêcher.

« Oui, il l'est et ça semble empirer. ». La jeune femme se tourne et Edward est captivé par son regard. Ses yeux le dévisagent et semblent le reconnaître. L'espace d'un bref instant elle semble un peu perdue. Elle lui dit.

« Viens t'assoir près de moi ». Edward s'exécute. Ils restent assis durant quelques minutes avant qu'Edward casse le silence.

« Tu sais, il est dangereux pour une si magnifique femme telle que vous d'être dehors de nos jours. ». La femme hausse les épaules en réponse sans paraître plus inquiète. Il poursuit « Est ce que l'on s'est déjà rencontré auparavant? ».

Il est sûr que s'il avait déjà rencontrer une femme avec un parfum si appétissant, il s'en serait souvenu. La jeune femme regarde vers lui et déplace une mèche de cheveux hors des yeux d'Edward. Lorsque sa peau entre en contact avec la sienne un courant électrique passe entre eux. Elle lui répond finalement.

« Oui, il y a très très longtemps Edward. ».

« Comment connais tu mon prénom? ». Il lui demande et un sourire orne le jolie visage de la femme.

« Tu me l'as dit. ». Edward assimile cette nouvelle information pendant une minute.

« Je suppose que c'est pourquoi tu n'étais pas là ce jour là. Tu as oublié. ». Son sourire laisse place à un froncement de sourcils.

Edward tout gentleman qu'il est, s'excuse alors qu'il n'a même pas idée de quoi. Elle rit/ « Tu n'as pas à être désolé. Ce n'est pas de ta faute si tes souvenirs se sont évanouis. ». elle recommence à contempler les étoiles et Edward suit son regard.

En regardant toujours le ciel, il lui demande « quel est ton nom? »?

« Bella. ». C'est la dernière question qu'il lui a posé avant que le soleil commence son ascension. À un moment durant la nuit, la main de Bella à finit dans celle d'Edward et sa tête repose sur son épaule. Elle murmure tristement.

« Je dois y aller. ». Les oiseaux commencent à chanter.

« Quoi? Mais où? ». Edward s'alarme/

« Ce sont les lois de mon monde. Je ne suis pas autorisée à rester ici plus d'une journée. Les choses sont ainsi faites. ». elle se lève et retire la poussière de ses vêtements.

Edward lui demande désespérément « Est ce que je te reverrais un jour? ».

Bella se mord la lèvre et regarde les alentours. Elle se baisse un peu ainsi ils se tiennent à la même hauteur. Doucement, elle se penche vers lui jusqu'à ce qu'ils s'embrassent. Les yeux d'Edward papillonnent lorsqu'il sent la chaleur de ses lèvres sur les siennes. Peu après il perd le contact et Edward garde les yeux fermés, savourant la sensation. Il entend Bella chuchoter.

« Dans dix ans. ».

Lorsqu'il ouvre enfin les yeux, elle est partie.

xoxo

À bientôt !

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