Merci pour toutes vos reviews qui m'ont fait super plaisir. Voici le chapitre 2. N'hésitez surtout pas à me faire savoir si cette fic continue à vous plaire. Bonne lecture. Bises.
Chapitre 2
- Dr. Brennan ! J'ai déjà pris quelques photos du corps.
Zack s'approche de moi, l'appareil photo en bandoulière autour de son cou.
- Prends-en des alentours aussi, s'il te plaît. Le plus possible. Il ne faut louper aucun détail de la scène de crime.
- Bien, Dr. Brennan. Content de vous revoir parmi nous.
- Merci, Zack.
Il y a quelque chose d'étrangement inhumain dans ce cadavre tandis que je m'accroupis près de lui. Je remarque aussitôt les restes calcinés des vêtements éparpillés autour du corps. Des projecteurs ont été installés pour pouvoir photographier le cadavre sous tous les angles.
J'enfile des gants et je commence à examiner le corps.
- Alors, qu'est-ce que tu en penses ? me demande Seeley en se rapprochant.
Je devine qu'il fait un gros effort. L'odeur de chair brûlée est écœurante et même moi, j'ai le cœur au bord des lèvres.
- C'est un homme. Je dirais type asiatique.
- Cause de la mort ?
- La brûlure, mais tant que je ne l'aurai pas vu sur une table d'examen, je ne peux être affirmative. Camille va devoir faire une autopsie avant que je puisse accéder aux os. Je crois que l'identification va être difficile.
Sous mes doigts, le corps est en train de se transformer en cendres. Aussi, je décide d'arrêter toutes investigations avant de ruiner le travail de Camille et le mien par dessus le marché. Je me redresse et m'approche de Seeley. Il s'est éloigné pour parler à un agent de police.
- Qui a trouvé le corps ? demande-t-il en prenant des notes sur son petit carnet.
- Une femme qui se promenait avec son chien. L'animal a senti quelque chose et c'est lui qui l'a amenée là.
D'un geste, il désigne le cadavre.
- La femme est dans l'ambulance, là-bas. Elle est sous le choc. Je crois que les médecins lui ont donné un calmant.
- Très bien. Je vais aller l'interroger avant qu'elle soit devenue complètement catatonique.
Seeley se dirige aussitôt vers l'ambulance et je le suis. La femme sanglote faiblement tout en pressant un mouchoir sur sa bouche.
- Madame, je suis l'agent spécial Seeley Booth et voici le Dr. Brennan, anthropologue judiciaire. Tout va bien, détendez-vous, dit-il tout en s'asseyant en face d'elle. C'est dur pour vous, je sais. Vous n'avez jamais rien vu de pareil. Mais nous avons vraiment besoin de votre aide. Si vous vous en sentez le courage, racontez-moi ce qui s'est passé.
- C'est la fumée, répond-elle aussitôt.
Vu la rapidité de sa réponse, je comprends que cette femme a besoin de parler, de se vider de cet état de stress qui la comprime depuis qu'elle a fait cette macabre découverte. Et je devine qu'elle se se sent en confiance en face de cet agent du FBI. Certains les apprécient, d'autre pas.
- César tirait sur... César, c'est mon chien, précise-t-elle en voyant Seeley soulever des sourcils interrogateurs, César tirait comme un fou sur sa laisse, celle-ci m'a échappé et il s'est éloigné en aboyant comme s'il avait le diable à ses trousses. Alors je me suis lancée à sa poursuite, pour le rattraper, et c'est là que...
Elle s'arrête de parler et un nouveau sanglot la secoue.
- Comment était le corps ? demande doucement Seeley.
- Il brûlait, monsieur, il brûlait encore...
Seeley et moi échangeons un regard.
Lundi soir, au Jefferson
18 heures. Camille a presque terminé l'autopsie du corps calciné. Pour l'instant, elle n'a pas ouvert la bouche. Je suis restée à ses côtés depuis le début. Le bruit de ses talons se répercute sur le sol dallé lorsqu'elle tourne autour de la table d'autopsie. Et il y a toujours cette odeur épouvantable. Nous portons toutes les deux un masque. Camille travaille lentement, elle aime prendre son temps, et je l'approuve pour ça. Un travail rapide est souvent un travail bâclé. Un travail lent et précis est un bon travail, source d'informations importantes pour nous et pour le FBI.
En parlant de FBI, Seeley est retourné à son bureau, au J. E. Hoover. Il m'a demandé de l'informer des dernières nouvelles lorsque nous aurons terminé. Il ne semblait pas à son aise et je ne peux l'en blâmer. Moi-même, je me sens encore un peu écœurée. Ce qui n'est vraiment pas mon habitude.
Donc, Camille prend des mesures, notant tout scrupuleusement. Je la laisse travailler tranquillement, sans la déranger avec des questions qui n'ont pas lieu d'être pour l'instant. Bien sûr, ce n'est pas l'envie qui m'en manque, mais j'ai décidé d'être plus patiente, plus humaine avec les gens, plus... tolérante. J'ai décidé de changer d'attitude et ce, depuis l'accident que nous avons eu, Seeley et moi, cette explosion qui m'avait fait perdre la vue, et je pense aussi que notre récent mariage me fait voir les choses de la vie sous un autre angle. Je me sens comme une personne neuve.
Tu vas devenir une anthropologue parfaite, Brennan...
- Bien, fait soudain Camille, me faisant sursauter alors que j'étais plongée dans mes pensées. C'est une jeune femme, de 20-25 ans, tout au plus, asiatique. Ce qui en reste ne laisse supposer aucune caractéristique physique particulière. Mise à part sa dentition. Celui qui a fait ça est un professionnel.
Elle se tourne vers moi en souriant.
- Dr. Brennan, le corps est à vous.
20 heures.
Je suis installée sur la terrasse de notre maison, confortablement assise dans un des fauteuils bien rembourrés du salon de jardin. Une délicieuse odeur de viande grillée vient me chatouiller les narines. Mon estomac se met à gargouiller. J'ai faim. Très faim.
Et c'est tant mieux car Seeley est en train de nous préparer un barbecue à la « Seeley Booth », comme il aime souvent à dire. Je dois reconnaître qu'il a un fort potentiel à faire griller les viandes juste comme il faut, c'est-à-dire saignantes sans être crues, donc à point.
Je le regarde s'activer, en face de moi. Il porte un T-shirt kaki dont le tissu moule chacun des muscles de son torse et un pantalon qui ne cache rien de son superbe fessier. Je ne me lasse jamais de le regarder et à chaque fois qu'il se tourne vers moi et me sourit, mon ventre se serre de plaisir.
J'ai pris une autre décision depuis notre mariage. Je ne passe plus mes soirées au labo, ni mes samedis, ni mes dimanches. Je consacre mes soirées et mes week-ends à Seeley et rien qu'à lui. Terminé les heures passées à rester penchée sur une table d'autopsie, à trifouiller des corps sans vie, à trouver des preuves de mort, de tortures, ou d'autres choses plus horribles les unes que les autres. Aujourd'hui, je suis une femme mariée, heureuse de l'être, très amoureuse de son mari, et attentive au bonheur et au bien-être de celui-ci.
Je sais que Seeley a toujours rêvé d'une vie de famille comme toutes les familles américaines, une famille unie avec des dîners en tête-à-tête, des joies partagées, des crises de rires, des soirées avec les amis, bref, tout ce qui fait le bonheur de deux êtres qui s'aiment. Et si la nature décide un jour à être généreuse avec nous, peut-être qu'elle nous donnera, bientôt, la joie d'être parents d'un ou d'une petite Booth. Un des rêves préférés de Seeley.
Donc, un peu plus tôt, au Jefferson, lorsque Camille m'avait confié le corps calciné, je m'étais entendue lui répondre que je m'en occuperai dès demain matin, à la première heure. Elle m'avait jeté un regard surpris, je lui avais fait un grand sourire, et elle n'avait pas insisté. Je pense que, intelligente comme elle est, elle avait tout compris.
Voilà mes nouvelles décisions et ce soir, je me sens l'esprit apaisé, heureuse de vivre avec l'homme que j'aime. Prête à passer une tendre soirée avec Seeley.
Alors que je continue à l'observer, il s'approche et s'accroupit devant moi, me lançant son fameux sourire à 100 000 volts.
- A quoi tu penses ? me demande-t-il en prenant mes mains dans les siennes.
- A toi. A moi. A nous deux, seuls. J'apprécie de plus en plus ces moments de solitude et de tranquillité avec toi.
- Et le labo ? Il ne te manque pas ?
- Depuis que je suis mariée avec toi, Seeley, j'ai décidé de faire passer le labo et mon boulot au second plan.
- Vraiment ? demande-t-il en approchant mes mains de ses lèvres.
- Vraiment. J'ai trop donné de ma vie au travail. Je veux souffler un peu et profiter de ma nouvelle vie avec toi.
Ses lèvres se posent sur la paume de mes mains et je frissonne sous sa caresse.
- Tu es la meilleure chose qui me soit arrivée, Seeley, et je ne veux pas gâcher ça. Quand je fréquentais d'autres hommes de passage, je me consacrais plus au labo qu'à eux. Parce que je crois qu'ils ne m'apportaient pas ce que tu m'apportes aujourd'hui. Peut-être que j'ai raté de bonnes occasions, mais c'était comme ça. Et je ne regrette rien quand je te vois là. Depuis que j'ai croisé ton chemin, que j'ai mêlé ma vie et mon travail à ta vie et à ton travail, mon état d'esprit a changé.
- Tu as quand même pris quatre ans pour le changer.
- Oui, c'est vrai, tu as raison, mais j'étais aveugle... je ne voyais pas ce que j'avais devant moi, je ne voyais pas qui tu étais réellement, je restais dans mes anciennes positions. Et puis, petit à petit...
- … tu es tombée amoureuse de moi ! dit-il en souriant.
- Toi aussi, tu es tombé amoureux de moi, je ne suis pas la seule ! dis-je en lui tapant dans l'épaule.
- Ouaip. Les seuls à ne pas l'avoir vu plus tôt, c'est toi et moi.
- Oui, nous avons perdu beaucoup trop de temps... que je te propose de rattraper tout de suite.
Je me penche vers lui et nous échangeons un profond baiser.
- Je t'aime, Bones, toi aussi, tu es la plus belle chose qui me soit arrivée... avec Parker, bien entendu.
- Je t'aime aussi, Booth, je suis heureuse avec toi...
Nous nous apprêtons à échanger un nouveau baiser lorsque je sens mon nez se plisser. Ça sent comme... le brûlé. Encore !
Je redresse la tête et je découvre avec horreur les côtelettes en train de brûler sur le barbecue.
- Seeley, la viande brûle !
- Oh nom de nom ! s'écrie-t-il en se relevant à la vitesse de la lumière.
Il se précipite vers le barbecue et tente de retirer la viande avec ses mains. Je l'entends jurer, je le vois sautiller sur place parce qu'il est en train de se brûler et moi, amusée par la situation, j'éclate de rire.
Une heure plus tard, nous avons fini de dîner. Nous avons mangé les côtelettes qui étaient un peu brûlées, mais ce n'était rien. Elles étaient délicieuses quand même. Maintenant, nous savourons notre café, installé sous la véranda, sur le canapé appuyé contre le mur de la maison, dans les bras l'un de l'autre et nous regardons le coucher de soleil. Les couleurs sont magnifiques, passant du jaune clair au rouge feu. Le spectacle est superbe et je n'en perd pas une miette.
Mais je me rends compte que, chasser le naturel, il revient au galop, que je suis en train de penser à l'affaire à laquelle nous travaillons actuellement. C'est vraiment plus fort que moi et ça m'agace, mais je n'y peux rien. Alors je fais un gros effort pour la chasser de mon esprit.
- A quoi tu penses, Tempe ? me demande Seeley.
Comment fait-il pour deviner ce à quoi je pense ?
- Je ne pense à rien, je regarde le spectacle.
- Non, je sais que tu penses. Je le sens dans ta façon de te tenir. Tu penses à l'affaire du corps brûlé ?
- Oui... Oh, je suis désolée, Seeley. Tu sais, il va me falloir un peu de temps pour changer complètement.
- Je sais, oui, je sais. Je te fais confiance.
Ses doigts sont en train de tracer des cercles sur la peau de mon épaule et le haut de mon dos, me provoquant de délicieux frissons. Alors, tout à coup, je pense à quelque chose.
- Seeley, tu sais qu'il existe un moyen pour me faire penser à autre chose qu'au boulot ?
- Ah oui ? Lequel, Mme Booth ? murmure-t-il tout en me fixant de ses yeux noisettes.
Il pose la question, mais je sais pertinemment qu'il a très bien compris mon allusion car je sens ses doigts s'enfoncer dans mon dos et descendre lentement vers le bas de mes reins.
- Celui-là...
Je l'embrasse alors tout en le serrant dans mes bras. Je m'abandonne à lui et il me rend mon baiser. Il glisse une main dans mes cheveux et retire l'élastique qui les retenaient. Notre baiser se fait plus ardent, plus impérieux, plus possessif. Le désir l'un de l'autre nous prend à nouveau, nous remplit, nous envahit. C'est délicieux.
Alors Seeley me soulève dans ses bras et m'emmène dans notre chambre où il me pose sur le lit. Sa bouche s'abaisse une nouvelle fois sur la mienne. Ses lèvres sont si douces, sa langue si chaude. Il porte ses mains à mon visage, ses doigts frôlant doucement ma mâchoire tandis qu'il approfondit le baiser. Mes mains cramponnent son T-shirt.
- Tempérance..., murmure-t-il contre mes lèvres.
Maintenant, c'est moi qui approfondis le baiser. Je remonte son T-shirt de long de son torse, prenant le temps de caresser lentement sa peau. Je le sens frissonner. Je passe le vêtement au-dessus de sa tête et je l'envoie voler à l'autre bout de la pièce. Le désir de lui me submerge, mais je veux prendre tout mon temps, savourer ce bonheur d'être avec lui, contre lui.
A son tour, Seeley retire la tunique que je porte ainsi que le short. J'arrête de le caresser, juste le temps de l'aider. Puis nous nous fixons, yeux grands ouverts et incertains. Sous son regard, une vague de chaleur vient inonder mon corps.
Nos lèvres se joignent à nouveau, dans un lent et profond baiser. Mes ongles griffent sa peau, le faisant s'arquer et gémir contre moi. Nos caresses se font plus intimes, plus brûlantes, nos deux corps s'affolent, se combattent, se cherchent, se trouvent. Je perds la notion du temps, j'oublie tout, tout ce qui n'est pas Seeley, tout ce qui n'est pas nous. J'ai l'impression que partir pour une autre réalité, une réalité où il n'y a plus que Seeley et moi. Rien que nous deux et personne d'autre pour nous envahir.
Je rampe sur son corps, laissant mes cheveux caresser son torse tandis que je dépose des baisers sur sa peau. Puis, de plus en plus fiévreuse, n'y tenant plus, je glisse sur lui et commence à bouger. Seeley attrape le mouvement. Le plaisir commence à monter lentement en moi, allant crescendo. Je rejette la tête en arrière, capturant la moindre sensation qu'il provoque en moi.
J'ai l'impression de brûler de l'intérieur. Soudain, mon corps se tend et l'orgasme explose en moi. J'ai l'impression de partir en milliers de morceaux tellement la sensation est apocalyptique.
Tout en criant, je m'effondre sur Seeley, ma poitrine contre son torse. J'ai dû mal à retrouver mon souffle, je suis en sueur. Il me serre contre lui, je le sens trembler et puis exploser en moi, poussant un gémissant d'animal blessé, tendu comme un arc.
Pendant un moment, nous ne parlons pas, nous serrant simplement l'un contre l'autre tandis que nos corps soufflent.
- C'était merveilleux..., murmure Seeley à mon oreille.
- Oui... merveilleux...
A suivre...
Pensez à mon petit clic, là, tout en bas...
