« La douleur. Il faut attendre qu'elle passe, espérer qu'elle disparaisse d'elle-même, espérer que la blessure qui l'a causée guérisse. Il n'y a pas de solution, pas de réponse toute prête, vous devez prendre une profonde inspiration et attendre qu'elle diminue. La plupart du temps, on peut gérer la douleur mais quelquefois, la douleur vous attaque là où vous vous y attendez le moins. Elle frappe bien en dessous de la ceinture et ne vous laisse pas vous relever. La douleur. Il ne vous reste qu'à la combattre, parce que la vérité c'est qu'on ne peut pas s'en débarrasser et que la vie en engendre toujours davantage. »

Grey's anatomy

James Potter entra avec hésitation dans le salon, suivi de ses deux amis. La réunion de l'Ordre allait bientôt commencer et ils craignaient que Helena les expulse à nouveau. Jamais ils n'auraient pu imaginer un quart de toutes les horreurs qu'elle avait subies. Comment auraient-ils pu ? Cela semblait inconcevable qu'elle ait pu être aussi maltraitée par la vie.

Pourtant, les maraudeurs la croyaient, cela ne faisait aucun doute. Ses yeux ne mentaient pas. La détresse que Sirius avait observée au fond de son regard bleu, les larmes de terreur, de tristesse et de honte qui avaient coulées. Mais la sorcière était restée fière, elle n'avait pas bougé d'un cil, sa voix n'avait pas tremblé, elle n'avait pas cillé.

Jamais Sirius ne s'en était autant voulu pour avoir dit quelque chose. D'une certaine façon, il aurait préféré ne pas le savoir. Ne pas savoir que Helena Grace avait été torturée, violée. Cela pouvait être considéré comme lâche ou égoïste, mais pour Sirius cela ne faisait que raviver de douloureux souvenirs. Lui aussi on lui avait jeté des doloris, ses parents étaient des sang-purs conservateurs, il avait été éduqué ainsi. Quant aux viols, le premier auquel il avait assisté, il avait sept ans. Son père avait violé une moldue devant ses yeux, parce que c'était amusant et que Sirius devait apprendre pour plus tard. Jamais le jeune homme n'avait été aussi dégoûté.

Jamais Remus n'en avait voulu autant à Sirius d'avoir prononcé une phrase. Mais comment aurait-il pu deviner ce que cela engendrait ? D'une certaine manière, Remus aurait préféré ne jamais savoir que Helena avait subi tout cela. Parce que cela faisait mal de voir sa sauveuse, celle qui avait réalisé une potion qui lui permettait de mieux supporter la pleine lune, aussi mal en point. Jamais le maraudeur n'avait vu autant de souffrance et de désespoir dans un seul regard. Et cela lui faisait mal, parce qu'il considérait Helena comme une amie.

Jamais James n'avait autant détesté Sirius pour ses phrases prononcées à la va-vite. Assurément, James aimerait effacer ces révélations, comme si elles n'avaient jamais existé. Mais c'était impossible, parce qu'elles étaient bien réelles, comme le passé et les failles d'Helena. James aurait préféré ne pas savoir que la sorcière s'était faite violée et torturée. Parce que cela la rendait plus humaine, et Helena n'avait plus rien d'humain. Elle était une chose surentraînée, qui semblait pouvoir tout affronter, tout détruire, mais il y avait une raison pour cela, et James la connaissait désormais. Helena était un mur de glace, impénétrable, inaccessible. Mais la discussion de ce matin lui avait montré que rien n'était jamais encré, tout pouvait basculer. Et cela faisait peur à James. Parce que Helena était l'alliée qui les sauverait tous, mais sa détresse l'avait brusquement ramené à la réalité. Elle n'était pas infaillible. Elle était comme lui, humaine, et elle ferait des erreurs, craquerait sous la pression. Et cela rendait la guerre encore plus réelle. Parce que la guerre avait détruit Helena, alors que rien n'avait réussi auparavant, ou James ne l'avait pas remarqué. Il comprenait dorénavant le désir de mourir de la sorcière. Et cela le choquait lui-même. Helena Grace souhaitait mourir et il connaissait et réalisait pourquoi.

Les trois maraudeurs sortirent brusquement de leurs pensées lorsque Dumbledore les appela à rejoindre la réunion. La plupart des membres de l'Ordre étaient là, même Minerva, ce qui était très étonnant, le directeur et la directrice de Poudlard étaient tous les deux absents du château, un événement rarissime dont les élèves devraient profiter, s'ils le savaient.

—Vous en faites une tête ! Il s'est passé quelque chose ? questionna Alice, sous les regards étonnés de l'assemblée.

—Je crois qu'on a définitivement perdu notre innocence et notre naïveté, répondit sombrement James.

Voyant qu'ils ne donneraient pas plus d'informations, les autres membres de l'Ordre se détournèrent des maraudeurs pour en revenir à la réunion.

—Où est Helena ? demanda Sirius de but en blanc.

—Miss Grace se trouve sur le canapé du salon. Il semblerait qu'elle se soit endormie en fin d'après-midi et Miss Evans a formellement interdit à quiconque de la réveiller, expliqua Dumbledore

—Et Remi ?

—Introuvable, continua Maugrey.

—Qu'est-ce qu'il s'est passé pendant leur mission, professeur ? interrogea Remus en se tournant vers Minerva.

—Rien qui ne vous regarde. La mission est secrète et ce n'est certainement pas moi qui vous la divulguerai.

—Je ne veux pas savoir en quoi consistait cette mission mais qu'est-ce qui a pu les mettre dans un état pareil. Jamais...

—Quelques souvenirs désagréables sont remontés à la surface, sous une forme détestable. N'oubliez pas que tout ce que vous voyez n'est qu'une façade. Mais nous ne sommes pas là pour parler de leurs états d'âme. La mission a été réalisée avec succès, c'est tout ce qui compte. Remi et Helena s'en remettront.

—Passons aux rapports des missions. Voldemort n'a pas fait de grandes attaques depuis un long moment, il faut que nous soyons extrêmement attentifs. Elle ne saurait tarder et je crains qu'elle soit très importante.

Les maraudeurs avaient cessé d'écouter Dumbledore à l'instant où il avait changé de sujet. Leur inquiétude était parfaitement visible et leurs amis se demandaient bien pourquoi, cela commençait même à leur faire peur. Quoi qu'il s'était passé, les trois amis avaient toujours réussi à rebondir, la lycanthropie de Remus, leurs animagi, la mort de Mary, l'emprisonnement de Sirius, la trahison de Peter, mais que s'était-il passé pour qu'ils fassent cette tête ?

La réunion prit fin au grand soulagement de Lily et Alice qui s'empressèrent d'aller interroger leurs amis sur ce qu'il s'était passé. Aucun d'eux ne leur répondit et les maraudeurs partirent s'enfermer dans le salon.

—Par Merlin, qu'est-ce qui leur arrive ? On dirait qu'ils ont vu un fantôme.

—Ils ont déjà vu des fantômes Lily. Presque tous les jours à Poudlard.

—C'est une expression moldue Frank ! Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Ils ont carrément verrouillé la porte. Ils ne veulent vraiment pas nous voir. J'espère que ça ira. Je vais faire à manger, il faut que je m'occupe ou—

—Je vais devenir folle, continua Alice qui connaissait par cœur la phrase de sa meilleure amie.

Les deux sorcières s'éclipsèrent vers la cuisine et commencèrent à préparer de quoi manger lorsqu'elles entendirent des hurlements déchirants.


Sirius regardait fixement Hermione, sans bouger. Il savait que derrière lui, Remus et James en faisaient de même. La sorcière dormait, presque paisiblement, ce qui était étonnant, il ne fallait pas se le cacher. Ses cheveux noirs étaient étendus autour d'elle et sa poitrine se levait à intervalle régulier, tout allait bien, du moins en apparence.

Sirius ne pouvait se détacher d'elle. Comment avaient-ils pu passer à côté de tout ce qu'elle avait vécu. Il lui devait la vie, par deux fois, la première fois parce qu'elle avait su le soigner du sortilège qui lui avait été lancé à la bataille de Pré-au-Lard et la seconde parce qu'elle avait réussi à le faire sortir d'Azkaban, tout en menaçant le ministre, pour lui Sirius, alors que tout le monde, y compris ses amis, il était coupable. Si Helena Grace n'avait pas croisé son chemin, il ne serait probablement pas là.

—Il faut qu'on fasse quelque chose. On ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé. Je me sens tellement mal pour elle. Je lui dois tout ! Sans elle je serais encore à croupir à Azkaban ou même six pieds sous terre !

—Patmol...

—Il faut qu'on la venge, qu'on retrouve ce qui lui ont fait ça et qu'on les tue !

—Sirius ! s'offusqua Remus. Tu n'y penses pas ! On ne sait même pas qui c'est ! Tu sais très bien comment on était avec elle lorsqu'elle nous a dit qu'elle avait déjà tuer de nombreuses personnes.

—Je suis d'accord avec Lunard. Helena n'est pas du genre à laisser ses bourreau s'en tirer. Ils sont probablement déjà morts. Et s'ils s'étaient vivants, tu ne crois pas qu'elle préférait s'en charger elle-même ?

Avant que Sirius n'ait pu ouvrir la bouche pour répliquer, Hermione poussa un gémissement de terreur avant de hurler de douleur.

—Ce n'est qu'une copie, nous n'avons pas l'épée, aaarrrhh, gémit-elle. Je vous en prie.

—C'est quoi cette histoire d'épée ?

—La résistance ne sombrera pas, je mourrais peut-être, mais Ron, Neville et tous les autres seront encore làaaarrh, hurla-t-elle. J'ai beau être l'ennemie public numéro un, malgré ma mort, ils ne vous faciliteront pas la vie ! continua-t-elle, avant d'hurler à nouveau puis se taire brusquement.

Elle avait tellement mal, elle ne pouvait plus bouger pas, même les lèvres. La douleur partait de son cou et irradiait dans tout son corps.

—Helena, Helena, réveille-toi, la secoua James pendant que Sirius s'était figé et Remus répétait « ennemie public numéro un » sans s'arrêter.

Hermione, après plusieurs minutes de hurlements que de secousses, cligna des yeux et se releva avant de faire un grand sourire et sauta dans les bras de James.

—Oh Harry, j'ai fait un horrible cauchemar. Tu étais mort, Ron aussi. Tout le monde était mort. IL avait gagné, j'étais toute seule et Rem' est arrivé, on devait sauver le monde. Je vivais des choses horrible. Par Morgane, je ne veux plus jamais en refaire un comme celui-ci.

Par dessus son épaule, James jeta un regard de panique à ses deux amis qui étaient tout aussi gênés que lui. Comment lui faire comprendre que son pire cauchemar était la réalité ? James lui prit les épaules et l'écarta de lui. Il planta des yeux dans les siens et ce fut à ce moment qu'Hermione compris, lorsque les yeux émeraudes de Harry furent remplacés par les yeux bruns de son père.

—Putain. J'ai pas rêvé, par Morgane, c'était pas un cauchemar, sanglota-t-elle.

—Helena...

—Ne dites rien, c'est assez difficile comme ça. Oubliez ce que je vous ai dit cet après-midi, fit-elle en s'éloignant.

Elle ouvrit la porte et s'apprêta à partir lorsque Sirius l'arrêta.

—On veut juste t'aider.

—Vous ne pouvez pas, personne ne le peut.

Elle bouscula Lily et Alice qui tambourinaient à la porte depuis qu'elles avaient entendu la jeune femme hurler. Elle s'enfuit vers la plage et déchaîna toute sa magie en un gigantesque feudeymon, comme lorsqu'elle avait fait sa crise en métamorphose. Elle avait le même sentiment. Là encore elle avait révélé ses sombres secrets mais cette fois, c'était différent. Ce n'était pas à Remus qu'elle l'avait dit, mais aux maraudeurs. Ils n'étaient même pas amis ! Elle savait qu'elle pouvait leur faire confiance mais elle ne pouvait s'empêcher de douter. Qui lui assurait qu'ils ne le révèleraient à personne ? Qui lui dit qu'ils ne reviendraient pas à la charge dès qu'ils en auraient l'occasion pour lui poser des questions indiscrètes ?

Hermione soupira et fit s'entrechoquer le feudeymon et les vagues, c'était un spectacle magnifique, l'eau contre le feu, deux éléments incontrôlables. Hermione déversait toute sa peine, tous ses doutes dans son sort puis lorsqu'elle fut vidée, s'assit sur le sable et écouta le bruit reposant des vagues qui claquaient.

Elle resta un long moment ainsi, bercée par le son des vagues, cela lui rappelait l'Australie. Elle se remémora avec un sourire les moments qu'elle avait passé avec Alex et Ella, toutes leurs soirées à quatre sur le sable encore chaud.

—Ça fait plaisir de te voir enfin sourire. Un sourire sincère. Je suis heureux d'avoir ce privilège.

—Tu peux t'estimer heureux que j'avais arrêté mon feudeymon. Tu m'as surprise, tu aurais pu te faire carboniser.

—J'ai attendu que tu aies fini. Je suis auror je te rappelle, j'ai tout de même des réflexes et un instinct de survie.

—Je pensais à mes amis. Ils me manquent beaucoup.

—Tu n'as pas pleuré, ça veut dire que tu commences à faire ton deuil.

—Ils ne sont pas morts.

—Mais tu ne les reverras jamais, alors tu dois tout de même faire un deuil, mais au moins, tu sais qu'ils sont heureux.

—Merci Prewett.

—Pourquoi ?

—D'être là. Ma vie est un bordel total. Tu m'as vu faire de la magie noire mais tu es quand même venu.

—Tu peux m'appeler par mon prénom. Si tu sais qui je suis. Peu de personnes arrivent à nous distinguer mon frère et moi.

—Gideon à la voix un peu plus grave que la tienne et ses yeux sont plus clairs. Tu as un grain de beauté sur la joue et sur la tempe. Alors oui, je peux vous distinguer.

—Comment ? Même notre sœur a du mal.

—J'ai côtoyé des jumeaux farceurs, c'était les frères de mon meilleur ami, j'étais souvent avec eux à chaque vacances, alors j'ai appris à faire attention aux détails, à les distinguer.

—Ils s'appellaient comment ?

Hermione eut un temps d'arrêt, comme si elle réfléchissait à sa réponse.

—Felipe et Georgio.

—Encore des F & G. Les jumeaux de ma sœur s'appellent Fred et George. Tes amis auraient pu appartenir au club, plaisanta-t-il.

Hermione eut un petit sourire nostalgique en repensant aux jumeaux Weasley.

—Ils étaient l'exemple parfait qu'il faut se battre pour accomplir ses rêves. Et ils ont réussi à créer les meilleurs farces et attrapes que le monde sorcier a jamais connu. Il faut que j'arrête de parler sinon je vais me mettre à pleurer.

—Ça va aller.

—Non, parce qu'on est en avril, dans deux jours c'est l'anniversaire de Teddy et Rem' n'est toujours pas revenu, j'ai peur de l'état dans lequel je vais le retrouver et le deux mai approche à grand pas et je ne sais pas comment je vais pouvoir me gérer et gérer Rem' et gérer les missions, déclara-t-elle d'une traite, sans reprendre sa respiration.

Elle fixait toujours les vagues devant elle, mais elle avait lâché une larme qui coulait le long de sa joue et luttait pour ne pas laisser tomber les suivantes.

—Et si tu m'expliquais ce qu'il t'est arrivé.

—Je ne peux pas, tu es auror. Tu chercheras à tout décortiquer, tout savoir, tu feras des recherches.

—Je te promets de t'écouter jusqu'au bout, sans t'interrompre et je ne chercherais pas à en savoir plus que tu me dis, même si j'en mourrai d'envie.

—Teddy, c'est le fils de Rem'. Il est né le quinze avril. Le deux mai, c'est le tournant de ma vie, c'est ce jour-là que ma descente aux enfers s'est terminée, j'ai sombré dans les enfers. Il y a eu une bataille, un bataille très importante, contre un mage noir. C'était lui ou Harry, la prophétie était claire, et ça a été lui. Je me souviendrais toujours des cris déchirants que tout le monde a poussé, mais moi je n'y croyais pas, j'étais dans le déni complet. C'est Ron qui m'a empêché de me précipiter vers son cadavre. La bataille a repris, et quasiment tous nos amis, nos alliés ont perdu la vie. J'ai eu la chance de pouvoir me recueillir quelques secondes sur le corps d'Harry, puis nous avons fui. Ron est mort le deux mai, un an jour pour jour après Harry et la bataille. Il s'est passé beaucoup de chose ce jour-là, mais je ne suis pas prête à t'en dire plus. Je doute sérieusement l'être un jour.

Fabian prit Hermione dans ses bras et vit avec horreur qu'elle se retenait de pleurer. Et s'il y a bien une chose, pour lui, qui était pire que voit une amie ou un membre de sa famille pleurer, c'était voir cette personne se retenir par tous les moyens de le faire.

—Tu peux pleurer Helena. Ce n'est pas un crime. C'est normal.

—Je ne veux pas. Je ne veux pas être faible devant toi. Et si je laisse couler une larme de plus, je vais partir en crise et Rem' n'est pas là pour me gérer. Je ne peux pas.

—Eh ! Doucement, ça va aller. Je suis là pour toi ne l'oublie pas. Je vais t'aider à gérer tout cela.

—Tu ne peux pas. Je vais devoir gérer Rem', seule. Mais j'ai peur. Peur de ne pas y arriver, peur de l'état dans lequel je vais le trouver, peur de l'état dans lequel on va se trouver le deux mai.

Hermione tenta de se calmer mais rien n'y faisait, ses larmes avaient commencé à couler.

—Je suis désolée, murmura-t-elle avant de se relever et de s'enfuir en courant vers la maison.

Fabian la suivit du regard avant de fixer à nouveau les vagues devant lui. L'océan lui rappelait Helena. Il pouvait être calme, semblable à un lac et quelques kilomètres plus loin être plus puissant et déchaîné que jamais. Comme Helena. Elle pouvait être plus forte que tous et quelques minutes plus tard se confier à lui sur sa vie passée. Mais qu'est-ce qu'était la force ? Qu'est-ce qu'était la faiblesse ?

L'auror eut un sourire moqueur lorsqu'il pensa à cela. Que lui prenait-il ? Il n'avait jamais été le genre de personne à s'embarquer dans des réflexions philosophiques. Il se remémora les paroles de son amie. Comment se faisait-il qu'il n'ait jamais entendu parler de la situation espagnole ? Pourquoi aucune aide n'avait été apportée à l'Espagne, que ce soit par la Grande Bretagne ou les pays voisins ? Fabian voulait se précipiter vers le Ministère et demander à voir des bilans sur la situation espagnole, mais il ne le fit pas. Même s'il en mourrait d'envie, il avait certifié à Helena qu'il ne chercherait pas à en savoir plus et c'était un homme de parole alors il ne le ferait pas.

Cependant, certaines questions demeuraient présentes. Qui était ce Harry, le meilleur ami de Helena, pour être aussi important et l'élu d'une prophétie ? Pour l'heure, Fabian se promettait de faire de son mieux pour aider Helena. C'était son amie, il lui devait bien cela. Fabian se promit de tout faire pour la protéger, mais Hermione n'était pas ce genre de personne. Elle n'était pas celle qui était protégée, elle était celle qui protégeait les autres.