Titre : la Saint Cruch… Valentin à la Congrégation.
Disclaimer : DGM, son univers et ses personnages appartiennent à Katsura Hoshino (gloire à elle), l'idée de base n'est pas à moi non plus mais le scénario qui en est sorti oui, et je m'approprie les chocolats.
Rating : K+, encore et toujours !
Genre : j'aime penser que c'est juste du fluff, mais… guimauve TT *part vomir*
Reviews : HerbeAchat : non-requête retenue ! ce sera le chapitre 55. J'aime bien ça aussi, et j'adore qu'on me donne des idées, alors merci beaucoup !
Minuit : aha. Ah oui. J'y avais pas pensé ^^'' Hm, disons que Komui n'était pas au courant de tous les détails de leur plan… C'est rien de ne pas l'avoir reconnu, après tout si tu ne connais pas le manga d'où la robe venait tu n'aurais pas su. (Toi Yumeless, t'as pas d'excuse ! xD) Mais non Allen n'est pas obsédé ! il est juste… curieux ? (bon ok, même moi je ne me convaincs pas ^^'' retour au Allen habituel pour ces chapitres) Oui, honte sur toi, Kanda ! va retirer ces sous-vêtements tout de suite ! ^w^ Merci merci merci, c'est un plaisir aussi de recevoir d'aussi belles reviews !
Note : c'est Sakisha qui m'a demandé ce chapitre. Je viens de réaliser que tu avais peut-être quelque chose de tout à fait différent en tête (comme une déclaration), j'espère que ça ira quand même.
Note 2 : je n'avais pas prévu d'attendre aussi longtemps pour le poster… ça fait quoi, plus de trois mois ? 0o
Tout était parti d'une remarque de Lavi. Oui, encore. Allen s'était demandé un jour combien de fois le roux l'avait fait sursauter depuis le peu de temps qu'ils se connaissaient après une éprouvante tentative de recensement de ses apparitions surprenantes et autres remarques tordues, il avait renoncé à compter.
Bref. C'était de la faute de Lavi, ça, il en était certain. Parce que sans lui, une idée pareille ne lui serait jamais, jamais venue en tête.
Ils revenaient tranquillement d'une séance d'entraînement qui les avait laissés sur les genoux, le souffle court et les bras en coton.
- Tricheur » avait maugréé Allen.
- C'est toi qui dis ça ? » s'était moqué son ami. « A ce que je sache, tu ne t'es pas gêné contre Yuu, l'autre jour…
- Ca n'avait rien à voir. Môssieur Kanda-je-suis-le-plus-fort-un-bâton-à-la-main avait besoin d'une bonne leçon pour lui faire dégonfler sa grosse tête vide.
- C'est pas faux » l'avait approuvé Lavi en riant.
- Et puis personne n'avait jamais donné de règle à ce combat ! S'il ne voulait pas de corps-à-corps, il n'avait qu'à parler, pour une fois !
- Juste. Ce n'est pas de la triche, c'est de l'efficacité ! Demain, personne ne va essayer d'exploser Komurin à la loyale ! »
- Demain ? » avait relevé Allen, surpris. « Pourquoi un Komurin attaquerait demain ? »
Lavi avait soupiré.
- Moyashi, quel jour sommes-nous ?
- Vendredi ?
- Exact. Vendredi treize février. »
Allen l'avait fixé sans voir où il voulait en venir.
- Et alors quoi, ça porte malheur ?
- Pire. C'est la veille du samedi quatorze. »
Nouveau regard perplexe.
- Allô, la terre appelle Allen ! Le quatorze février. La Saint-Valentin ! »
Quelques secondes de silence s'étaient écoulées… puis les mots avaient pris sens pour Allen. Avec tout ce qu'ils impliquaient. Oh. Mon. Dieu.
- Je suppose que ça ne t'étonne pas, si je te dis que c'est le jour de l'année par excellence où Komui surveille sa sœur. Si on a le malheur de simplement la regarder, on est morts. Mais s'il croit qu'il peut réussir son coup chaque année, il se met le doigt dans l'œil… »
Le sourire de Lavi s'étirait presque jusqu'à ses oreilles.
- Au fait, tu as l'intention de faire un cadeau à quelqu'un ? » avait-il questionné malicieusement.
Complètement abattu, Allen hocha la tête.
oOoOo
Et c'était ainsi qu'il s'était retrouvé dans cette situation : en train de se torturer l'esprit devant une boutique de confiseries.
La vue des étagères remplies de sachets colorés était horriblement tentante, mais il se força à rester concentré sur le problème le plus important du moment. A savoir : était-il censé faire un cadeau au Japonais froid, colérique et aussi communicatif qu'une porte de prison qui était son rival acharné et meilleur ennemi jusqu'à la semaine dernière ? Comme cela se faisait dans un… couple ? Enfin, un couple…
Kanda ne s'embêterait certainement pas avec quelque chose d'aussi futile (à ses yeux, du moins) que définir leur relation, mais lui-même n'avait pu s'empêcher de se poser la question. Ca n'était déjà pas simple avant : ils auraient l'un comme l'autre étripé toute personne prétendant, malgré l'espèce de camaraderie qui s'était installée entre eux contre leur gré, qu'ils pourraient être amis, et le seul mot positif toléré aurait été, à la rigueur, celui de compagnons d'armes – ils avaient combattu trop de fois en équipe pour pouvoir le nier.
Sauf qu'on ne plaquait pas un compagnon d'armes contre le mur pour l'embrasser, qu'on laissait toujours ses mains strictement au dessus de ses vêtements sans essayer de déboutonner son uniforme, et qu'on ne le serrait pas contre soi. En particulier lorsqu'on s'appelait Yuu Kanda. Et Allen ne savait pas vraiment quoi en penser : quelque chose avait changé, c'était clair, mais de là à offrir un cadeau de fête des amoureux à Kanda, il y avait un écart. Voire un gouffre, du point de vue de ce dernier.
Il soupira, sa tête retombant en signe de découragement. Est-ce qu'il aimait seulement le chocolat, ce type, comme tout être humain normal ?
La porte du magasin s'ouvrit avec un tintement, laissant sortir deux fillettes serrant contre leur cœur un petit paquet enrubanné. Leur visage exprimait le bonheur et elles marchaient d'un pas léger, presque dansant. Allen les suivit des yeux le temps qu'elles atteignent la rue suivante, pensif. L'une d'elle avait de très longues couettes qui sautillaient au rythme de sa marche. Que lui conseillerait Lenalee, s'il lui en avait parlé au lieu de filer en douce comme un voleur pris de panique ?
Il sourit légèrement. Il imaginait assez bien sa réponse.
Il poussa à son tour la porte.
oOoOo
La poignée tourna une seconde après qu'il ait frappé, et le lourd battant s'écarta de quelques centimètres, juste assez pour que Kanda puisse voir clairement à qui il avait affaire.
- Qu'est-ce que tu veux ? »
Intérieurement, Allen lui fit la grimace. Bravo pour l'accueil.
- Juste parler un peu. Je peux entrer ? »
Avec un soupir, Kanda repoussa la porte contre le mur pour le laisser passer. (1)
Il s'avança timidement dans la petite pièce et s'assit sur le lit, tortillant machinalement des doigts le bord de sa chemise.
- Ca va, ton bras ?
- Hm. »
Le Komurin du jour était plus adroit que ses prédécesseurs, et il avait marqué un point dans le match qui opposait Kanda et Lenalee aux créations de Komui depuis le tout premier modèle. (Bilan : exorcistes 164, équipe Komui 2.)
(Au passage, la machine s'était révélée totalement inefficace, car une jolie boîte de chocolats dont on n'avait pas découvert l'expéditeur était mystérieusement apparue dans la chambre de Lenalee, et que Lavi devait déjà lui avoir offert les siens, à l'heure qu'il était, et autre chose avec.)
- C'était impressionnant » poursuivit Allen. « A chaque fois qu'on croit qu'il n'inventera pas pire, le suivant est plus bizarre ou plus dangereux… Johnny dit qu'il y a des morceaux de celui-ci incrustés jusque dans le plafond, tu sais ? »
Kanda leva les yeux au ciel, toujours debout devant lui.
-Crache le morceau, Moyashi ! » soupira-t-il en s'asseyant à ses côtés.
Allen sourit d'un air gêné, maudissant la chaleur qui montait à ses joues. Parmi les caractéristiques de son présumé petit ami, il y avait un détecteur de mensonges intégré et une franchise pas toujours confortable.
- J'ai quelque chose pour toi… » répondit-il en sortant de sa poche d'uniforme le petit paquet bleu foncé qu'il avait rapporté de ses 'courses'. (Il avait fait son possible, mais il restait quand même quelques paillettes sur le ruban qui le maintenait fermé. Au moins, il avait réussi à éviter le papier rose.)
Le Japonais haussa un sourcil, intrigué, et le saisit du bout des doigts. Ce fut au tour d'Allen d'être surpris. Il avait peur de se faire mordre, ou quoi ?
Sans se presser, Kanda défit le ruban, avec des gestes précis et efficaces. (2) Il ne manifesta aucune émotion quand le papier ôté laissa apparaître une petite boîte en carton, ni quand il l'ouvrit pour découvrir une belle quantité de cœurs en chocolat. Impassible, il garda les yeux fixés sur le cadeau.
- Tu peux me les rendre, si tu n'en veux pas… » précisa Allen un peu maladroitement.
Kanda releva la tête, le gratifiant d'un sourire moqueur.
- Ca te ferait plaisir, avoue.
- Oh, moi, tu sais, le chocolat noir…
- Je rêve, il existe une nourriture que tu n'aimes pas ?
- Je n'ai pas dit que je n'aimais pas.
Il soupira, feignant d'être désespéré par la gourmandise de l'albinos.
- Je n'ai rien trouvé qui ait une forme un peu plus… normale. »
Kanda haussa les épaules et mordit dans un coin d'une des friandises.
- Pas grave.
- Ca te fait plaisir, alors ? » s'enquit Allen, plein d'espoir.
Sa seule réponse fut une main qui se posa sur ses cheveux pour les ébouriffer, un peu plus tendrement qu'à l'habitude.
- Joyeuse Saint Valentin ! » fit-il, tout content et un peu embarrassé par ce geste.
- … aussi. »
Allen s'empara d'un des chocolats.
- Ce genre de fête, ce n'est qu'une fois par an » observa calmement Kanda après un moment de silence.
- E' a'o'' ?
- La prochaine fois que tu te fais des nœuds au cerveau pour je ne sais quoi, tu peux aussi le dire, bêtement. »
Allen s'étrangla à moitié. Avait-il été si facile à déchiffrer ?
Les yeux de Kanda lui confirmèrent que oui.
Il fit la moue, un peu énervé, et se détourna… jusqu'à ce qu'une poussée sur ses épaules le fasse basculer sur le dos, étalé sur la couverture. Il tira la langue à son ''agresseur'', avant de se laisser embrasser.
Il n'y avait pas que de mauvais côtés à ce genre de fête. Il était sûr que là-dessus, pour une fois, Kanda partageait son avis.
1 : c'est donc une porte qui s'ouvre vers l'intérieur ! Vers l'intérieur ! xD (Ne jamais écrire juste après Soul Eater, c'est mauvais pour le neurone.)
2 : pour les Japonais, ouvrir un cadeau ne se fait pas forcément tout de suite, et ils ne le déballent jamais n'importe comment en faisant glisser les nœuds au lieu de les défaire pour que ça aille plus vite. Le papier est une part du cadeau, on ne le déchire pas et on ne le jette pas… Je trouve ça assez mignon comme façon de voir.
He heee… C'est long. J'ai dû vouloir mettre trop de choses dedans. (Maiiis, j'voulais les trois parties, et pas moyen d'en raccourcir une sans que ça se voie…) Enfin. J'espère que tu as aimé, Sakisha. ^^''
(Et en plus, avec le temps que j'ai mis, je ne la poste même pas pour le 14. Même pas pour le White Day non plus. Ah là là là là.)
