Titre : les carnets de voyage de Jack 6/7
Série : Journal de Ianto Jones – entrée 18
Perso : Ianto, Owen, Tosh et Gwen et Jack
Résumé : Jack fait découvrir à Ianto les trésors qu'il cache dans la petite pièce interdite du troisième sous-sol
Rating : PG-13
Spoilers : fin saison ( de meat, à reset )
Disclaimer : Bien sûr je me contente d'emprunter des personnages appartenant à la BBC.
Beta : Black59
« Tu te sauves ? »
« Oui ! »
Jack était calé contre le montant de la porte, les deux mains dans les poches.
Il n'était pas fâché, juste déconcerté comme les autres.
« Jack comment le retcon peut-il encore marcher sur toi ? »
« En dose massive, il fonctionne à court terme, jusqu'à ma prochaine mort »
« Tu as laissé une note comme quoi nous ne devions en aucun cas chercher à savoir ce qui s'était passé… »
« Reste à espérer que d'ici là, le danger sera définitivement écarté »
« Oui, je suppose, j'y vais… »
« Tu fais quelque choses ce week-end ? Ta copine ?»
« Dans l'immédiat, Jack, je ne sais pas… de toute façon, j'ai besoin d'air, désolé ! »
« Amuse-toi bien ! »
« Merci, toi aussi, bonsoir »
« Qu'est-ce que tu avais hier ? »
« Hier ? » avait répondu Ianto mal à l'aise.
« Oui, tu m'as fait presque peur, tu sais ? » Avait dit Amy un peu hésitante.
« Peur ? Je ne t'ai pas fait de mal, au moins ? » L'avait interrogé Ianto maintenant vraiment inquiet.
Il s'était réveillé au petit matin avec Gwen, Tosh et Owen dans la salle de conférence tandis que Jack, lui, s'était réveillé en bas dans l'aire des cellules, tous retconnés par Jack. Le retcon ne semblait pas avoir marché complètement sur lui. Il avait de très vagues souvenirs cauchemardesques teintés d'un fort sentiment de danger…
« Non, en voilà une idée ? Ne me dis pas que tu ne te souviens pas ? »
« Je ne me souviens pas des dernières 48 heures, quelque chose au boulot, un accident… »
« Quel genre d'accident, je croyais que tu n'allais pas sur le terrain ? »
« J'y vais de plus en plus, manque d'effectifs ! »
« Et puis, tu sais, c'est le genre de boulot où le terrain peut très bien s'inviter au bureau, de toute façon »
« Je suppose que tu n'envisages pas… ? »
« Amy, je croyais que les choses étaient claires entre nous ? » fit Ianto en fronçant les sourcils.
« C'est juste… Je t'aime bien Ianto, je t'adore et je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose »
Il sourit gentiment en arrêtant la voiture devant la grande grille du manoir.
C'était la première fois depuis bien longtemps que Ianto était admis à franchir ces grilles. Derrière se trouvait le terrain de jeux de son enfance, la grange de ses premiers ébats avec les quatre filles de la maisonnée, l'incroyable bibliothèque privée de lord Henry Lothian…
Lui le fils de gueux, le gamin des rues à qui on faisait l'aumône de vacances au château… était de retour…
Contrairement à ce que pensait Henry, Ianto lui en serait éternellement reconnaissant, même si les choses s'étaient sérieusement compliquées entre eux… en fait Henry était un homme clairvoyant qui avait vite compris que si tout à coup, le très studieux Ianto s'était mis à s'intéresser aux jeux des filles, ce n'était absolument pas innocent…
Ianto avait laissé les clefs de son petit coupé bleu azur à Fred le domestique, tandis qu'Oscar, le majordome les accompagnait jusqu'au salon bleu où lady Margaret avait fait servir le thé, façon poli de lui signifier qu'ils étaient en retard.
« Bonjour milords, milady toutes mes excuses, je suis impardonnable » fit Ianto en venant prendre à deux mains celle de lady Margaret.
« Suffit Ianto » L'avait rappelé à l'ordre le vieux Lord qui savait trop que sa femme, comme les autres filles de la maison avait un faible pour ce mauvais sujet.
« Henry ! » Avait protesté la vieille femme en retenant Ianto.
« Je t'ai vu au cimetière, je te remercie, ça m'a touché… tu aurais du venir te joindre à nous »
« Je n'étais pas le bienvenu et je ne voulais pas causer un esclandre en un tel moment… mais mes pensées étaient avec vous… »
« Seigneur Ianto, tu n'as pas connu cette enfant ou si peu, en tout cas, en voilà une au moins que tu n'auras pas troussé » avait lancé Thomas Prescott.
« Thomas ! » le rappelèrent en chœur le vieux lord et sa femme.
« Comme toujours mon cher Tom, on peut compter sur ton tact » fit Ianto avec un large sourire.
« Je croyais que l'on était ici pour parler du dernier caprice de ma très chère sœur ! »
« Je t'interdis de parler de notre mariage comme d'un caprice, Tom !» Fit Amy faussement outragée en échangeant des regards avec la belle Esther.
Ianto en déduisit que ce mariage avait probablement mûri entre les deux jeunes femmes.
« Gentlemen, le thé… » Avait rappelé la châtelaine.
Alors on avait pris le thé, Ianto était heureux, heureux d'être là, parmi ces gens qu'il aimait malgré leur défauts. Non pas, par intérêt comme beaucoup pensaient, mais parce qu'il savait ce qu'il leur devait. Pour les vacances loin de la maison, loin de la banlieue grise et surtout loin de son père.
On avait parlé contrat, on lui avait demandé qui était son avocat, il avait répondu qu'il n'en avait pas et qu'il signerait tout ce qu'ils voudraient. On l'avait bien mis en garde, sur tous les tons et évidement la question tant redoutée était revenue à la surface.
« Amy dit que tu travailles pour l'Intérieur ? » Avait demandé Henry.
« Vraiment ? » Avait répondu Ianto prudemment.
« Étrangement, ils n'ont aucune trace de toi, à l'Intérieur ! »
« Ils n'ont probablement pas pensé que tu recherchais le préposé à la machine à café ! » Avait répondu Tom goguenard.
« Détrompes-toi, j'avais précisé d'inclure tout le petit personnel y compris les techniciens de surfaces comme on dit maintenant » Avait précisé le vieux lord en fixant Ianto dans les yeux.
« Nous dépendons de l'Intérieur, mais nous n'en faisons pas directement parti ! » Avait répondu Ianto posément.
« Laisse donc ce garçon tranquille, toi mieux que personne sait à quel point il peut être difficile de vivre ainsi dans le silence vis à vis de ses proches » Avait protesté lady Margaret.
« Ianto a satisfait à toutes vos exigences, alors ça suffit maintenant, viens donc mon garçon, accompagne-moi faire une petite marche dans le patio »
Ianto avait donné le bras à la vielle dame et avait fait une longue marche avec elle…
Au moment de prendre congé le vieux lord avait attrapé Ianto pour lui glisser une dernière menace :
« Je ne sais pas ce que tu magouilles … »
« 6284fmp45873o55 » Répondit simplement Ianto à son oreille, puis devant l'air interloqué du vieillard, il ajouta :
« Le fait que vous ne puissiez accéder à mon dossier ne signifie pas que moi, je ne puisse pas accéder au vôtre… »
Ianto avait ramené Amy chez elle Il fallait qu'il repasse au boulot, quelque chose le travaillait, il fallait qu'il vérifie, il la rappellerait plus tard…
En fait Ianto avait été perturbé toute la journée par des flashs plutôt angoissants et cela commençait à lui faire vraiment peur.
Il était rentré chez lui et avait rouvert le journal qu'il laissait habituellement au QG, il manquait deux pages soigneusement découpées, mais il n'avait rien laissé, aucun message comme quoi il avait accepté d'être retconné, et ça, ça le perturbait beaucoup plus que les flashs eux-mêmes.
Il avait appelé Tom :
« Dit, on s'est vu où parlé dans les 48 heures qui ont précédées ce charmant week-end ? » Avait-il demandé.
« Qu'est-ce qui t'arrives… ? »
« Réponds ! »
« Non, mais Esther a reçu un drôle de coup de fil »
« Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? »
« Rien, mais elle était visiblement troublée, alors j'ai fait remonter l'appel et j'ai vu que c'était toi »
« Moi, mais… »
« Tu appelais d'une cabine, tu avais l'air d'en tenir une bonne… tu ne te souviens réellement de rien ?»
« Non, juste de flashs incompréhensibles »
« Il t'a drogué, Ianto… ?»
« Non, ça n'à rien avoir, il nous a tous retconné, lui compris. Il s'est passé quelque chose… »
« Qu'il dit… et comment le retcon peut-il marcher sur lui ? »
« Il est plus sensible à certaines drogues qu'à d'autres surtout lorsqu'elles ne sont pas mortelles, c'est comme les hématomes qui mettent plus de temps à cicatriser qu'une balle dans la tête ! »
« Vraiment ? Mais tu n'as aucun moyen de savoir… ? »
« Non, aucun ! » Avait conclu Ianto avant de demander :
« Tom, pourrais-je avoir une copie de cette conversation ? »
« Pas de problème vieux frère, et après, est-ce que je peux te casser la gueule ? »
« Oh, c'est à ce point ? »
« Oui, plutôt ! »
A suivre…
