Note de l'auteur: Merci à toutes et à tous pour ces reviews si gentilles!

Tous les personnages sont la propriété de Stephenie Meyer. Tous les personnages de Firefly sont la propriété de Joss Whedon.

Note de la traductrice: Je suis vraiment désolée du délai entre le dernier chapitre et celui-ci. Je n'ai pas vraiment d'excuse, si ce n'est que les chapitres sont de plus en plus longs, et que donc ils me prennent de plus en plus de temps de traduction. Normal, en même temps^^ En plus il va falloir que je traduise des paroles de chanson à partir du prochain chapitre, ce qui ne va pas faciliter l'affaire! M'enfin bon, en tout cas voici le chapitre 12, j'espère qu'il vous plaira, et n'oubliez pas les reviews!!!! Vous m'en avez laissé beaucoup pour le chapitre précédent et je ne peux que vous en remercier tous! (Mais vous pouvez toujours essayer de battre le record qui est toujours de 34 pour le 1er chapitre, hein? XD)

Chapitre 12: You can't stop the signal

Quand je repris la parole, ma voix tremblait:

« Il faut vraiment que j'y aille, Jasper. Je te verrai demain. »

Il me répondit doucement:

« Bonne nuit ma puce. Je te vois tout à l'heure. »

Je raccrochai le téléphone, mais le gardai dans ma main. J'avais vraiment l'impression que tant que je gardais le combiné, notre connexion n'était pas réellement terminée, l'impression que Jasper était toujours là.

La dernière fois qu'il m'avait dit « ma puce » avait réussi l'impensable: retourner à nouveau mon estomac et... chasser les larmes qui menaçaient de couler de mes yeux. En tenant toujours le téléphone de ma main gauche, je couvris mes yeux à l'aide de ma main droite, comme si ça allait m'aider à comprendre mes réactions face à Jasper.

Ça n'avait été qu'un coup de fil tout à fait innocent. J'avais parlé de ma journée, et lui avait fait de même. Nous avions chuchotté pour des raisons évidentes. Nous étions juste deux amis ayant eu une conversation en fin de journée.

« M'est avis que la Dame proteste trop. »

Ce vers extrait d'Hamlet s'imposa à mon esprit. Ugh! Il fallait vraiment que j'arrête d'y penser et que j'aille dormir.

Finalement, je parvins enfin à m'endormir, et pour la première fois depuis longtemps, je rêvai même. J'oubliai la plus grosse partie du rêve à mon réveil, mais une image resta gravée dans ma mémoire alors même que le reste s'effaça. C'était Jasper, tout vêtu de blanc, la chemise ouverte, se tenant, immense et magnifique au sommet de la forêt, éclairé par un soleil très haut dans le ciel. Derrière lui, un hibou gigantesque de la couleur de la neige, les ailes déployées. Dans cette vision, Jasper avait tout d'un ange resplendissant.

Je me réveillai le lendemain le combiné toujours dans les mains, et la conversation de la veille me revint immédiatement en mémoire, ainsi que ma promesse de trouver un moyen de le voir. Je continuais de penser à ça tout en prenant ma douche et en m'habillant, mais je ne pus penser à rien de précis. Je ne pouvais pas échapper au fait que je mentais très mal!

Je descendis vers la cuisine la peur au ventre. A ma grande surprise, mon besoin de voir Jasper était aussi fort, je crois, que celui dont il m'avait fait part hier. Il fallait que je trouve une raison anodine de quitter la maison, mais j'étais certaine que mes sentiments seraient transparents à Charlie, qui devinerait tout au moment-même où j'ouvrirais la bouche.

« Bonjour, papa. »

Il lisait le journal du dimanche. Il semblait totalement absorbé et me regarda à peine.

« Bonjour, Bells. »

Je pris un bol et le remplis de céréales en guise de petit-déjeuner. Je préférai n'entamer aucune conversation, me disant que moins j'en dirais, mieux je me porterais.

J'eus finalement beaucoup de chance et Charlie rendit les choses beaucoup plus faciles que je ne l'avais prévu: à peine eut-il terminé de lire son article qu'il plia le journal et dit à mon encontre:

« Je vais chez Harry Clearwater aujourd'hui pour voir le jeu. Tu voudrais venir avec moi? Jake et ses amis seront certainement là, et Harry a une fille de ton âge. »

Wow! Je me pinçai en dessous de la table afin d'être sure que je ne rêvais pas. Est-ce que c'était réellement possible? Pourrai-je voir Jasper sans devoir inventer d'histoires du tout?

« Non merci papa. Je n'aime pas trop les matchs tu sais, et comme j'ai passé la journée avec Jake hier, il vaut peut-être mieux le laisser respirer un peu. Et puis, j'ai du travail à faire pour les cours pour demain. »

« Ok. Bon, eh bien je pars d'ici une demi-heure. Et la femme d'Harry, Sue, nous prépare le dîner donc ne t'inquiète pas pour ça aujourd'hui. Tu veux que je t'amène quelque chose à manger ce soir? »

Sérieusement, c'était trop beau pour être vrai. La journée pour moi, et même pas le repas à préparer? Je pourrai passer tout mon temps avec Jasper. Je tombai presque de mon siège à cause d'un trop-plein d'excitation.

« Oui pourquoi pas papa, ce serait bien, enfin si ça ne la dérange pas. »

« Orf non, les jours de match Sue prépare de quoi nourrir une armée entière! »

« Génial. »

Je continuai de mâcher et d'avaler mes céréales pour éviter de dire quelque chose que je pourrais regretter par la suite.

« Ok alors. Tu es sure que ça va aller toute seule? »

J'acquiesçai, préférant ne pas parler.

Charlie reprit son journal, et je terminai alors doucement mon petit-déjeuner, me demandant si je pourrais faire tenir le bol pour la demi-heure qui restait. Il fallait que j'en fasse et que j'en dise le moins possible avant que Charlie ne parte. Le bol fut vide plus tôt que je ne l'espérais, alors je me suis finalement occupée de faire la vaisselle. Le temps passait très lentement, mais Charlie replia enfin son journal.

« Bon Bells, j'y vais. Le numéro d'Harry est sur le frigo si tu as besoin de quoi que ce soit. »

« Je sais papa. Ça va aller. »

Quand la voiture fut loin de la maison, je dévalai les marches et empoignai le téléphone. Je composai le numéro le plus rapidement possible, de mémoire. A nouveau, il décrocha à la première sonnerie.

« Tu ne peux pas venir. »

Sa voix était pleine de tristesse. Je lui répondis alors très vite:

« Quoi? Non! Depuis quand es-tu devenu si pessimiste? Je peux venir, et mieux, je peux même rester la plus grande partie de la journée. Charlie est parti voir un match avec des amis à La Push. Il ne reviendra qu'après le dîner. »

« Quand peux-tu être là? »

« Aussi vite que ma Chevrolet le permettra. »

Sur la route qui menait à sa maison, j'appuyai en effet sur le champignon. Heureusement, la circulation le dimanche n'était pas importante et j'arrivai en un temps record. Il m'attendait sur le porche de sa maison, portant un treillis kaki et un pullover couleur crème. Il était appuyé sur la rambarde du porche et paraissait vraiment resplendissant. Ma respiration s'accéléra. Et merde! Si seulement ses capacités avaient pu tomber en panne à cet instant précis! Il n'aurait alors pas pu ressentir cette réaction juvénile...

J'ouvris la portière et sortis doucement, soudainement hésitante: devais-je vraiment entrer? Je voulais qu'il soit content de me voir, et je voulais à tout prix éviter de tout gâcher à cause d'un stupide sentiment inapproprié.

Il me rejoignit au pied des escaliers, se rapprochant délibérément de moi. Nous n'étions plus qu'à quelques dizaines centimètres l'un de l'autre. Il hésitait, c'était évident... Il ne savait pas s'il pouvait se risquer à s'approcher encore. Je lui souris:

« Tu fais de sacrés progrès, Jazz! C'est génial! »

Un sourire éclaira son visage: « ça va de mieux en mieux. »

Nous entrâmes dans la maison, Jasper quelques pas derrière moi. Je pris place sur le sofa; il m'imita, s'asseyant à quelques dizaines de centimètres de moi seulement.

« Donc, toute la journée devant nous, hein? Qu'est-ce que tu veux faire? »

Il semblait un peu nerveux.

« Je ne pensais pas avoir autant de temps devant moi... Je, je n'ai pas vraiment prévu quoi que ce soit. »

Je ne pus réfréner un sourire.

« Ne t'inquiète pas. Pas besoin d'être formel. Pourquoi pas m'en apprendre un peu plus sur toi aujourd'hui? J'ai vraiment l'impression qu'on parle toujours de moi, et au contraire je ne sais toujours rien sur toi. J'aimerais connaître je véritable Jasper Hale. »

Son sourire disparut, ce qui me fit frissonner de confusion.

« Quoi? Qu'est-ce que j'ai dit de mal? »

Il me demanda:

« Edward ne t'a rien dit sur moi? »

Je secouai la tête.

« Très peu, vraiment. Je sais juste que ce n'est pas Carlisle qui t'a créé ou qui a créé Alice. Il a mentionné en passant que ta première famille vampirique était différente. J'ai supposé qu'ils n'étaient pas végétariens. »

Je pouvais voir le dégoût sur son visage.

« Non Bella, en effet ils n'étaient pas du genre végétariens. Je n'aime pas vraiment parler de mon passé en tant que vampire, mais tu as le droit de connaître toute l'histoire, et un jour, je te promets que je la raconterai. Je ne préfère pas gâcher notre journée aujourd'hui avec mes... heures sombres. Je serais ravi de te raconter ce que je me souviens de ma vie humaine par contre... ça t'intéresse? »

Je ne lui répondis pas, me contentant d'acquiesçer par un mouvement de tête. Je sentais sa tristesse et son malaise, et je savais très bien qu'une partie de lui avait peur que je change d'avis sur lui un fois au courant de son passé. Je voulais l'assurer que rien ne pourrait changer l'image que je me faisais de lui, mais je ne voulais pas qu'il se sente forcé à me raconter sa vie avant de le vouloir lui-même.

« Tout d'abord, mon nom n'est pas Jasper Hale. C'est Jasper Whitlock. »

Jasper se lança dans le récit de sa vie. Il me parla avec autant de détails possibles de son enfance à Houston, de sa famille, il me raconta qu'il rejoignit l'armée confédérée alors qu'il n'en avait pas l'âge et qu'il fut promu si vite qu'il devint le plus jeune major du Texas.

Les souvenirs de sa vie humaine avaient beau être flous et incomplets, sa manière de raconter comblait les lacunes du récit lui-même. C'était un peu comme s'il me guidait le long d'une peinture impressionniste, tous deux étant trop proches du tableau pour vraiment en voir l'effet d'ensemble. La beauté de la toile avait peut-être été perdue, mais tout du moins les coups de pinceau n'en étaient pas moins fascinants.

Tandis que je l'écoutais, j'imaginais Jasper en tant que simple humain, tout d'abord petit garçon, puis jeune homme, dans son uniforme de l'armée, utilisant tout le charisme qui était le sien alors qu'il n'était qu'humain, pour guider ses troupes.

« J'ai du mal à réaliser que tu as vécu la guerre de Sécession. Tu as vécu tant de choses! »

J'étais complètement impressionnée.

Jasper grimaça.

« Ma vie telle qu'elle est n'a pas été facile et j'ai fait de nombreuses choses sont je ne suis pas particulièrement fier, toutes ces choses ayant été faites après que je sois devenu un vampire. J'essaie de me rattacher au major Whitlock, parce qu'il a eu la chance d'avoir une vie sans regrets ni remords. »

Son récit étant à sa fin, nous sommes restés assis, silencieux, pendant un moment. Je brisai finalement ce silence:

« Ok, Major Jasper Whitlock. Il nous reste encore beaucoup de temps. Qu'est-ce qu'on va faire? Tu veux regarder un film ou la télé? Ecouter de la musique? Je suis partante pour tout. »

Jasper secoua sa tête doucement et me regarda fixement, comme s'il essayait de prévoir ma réaction à une hypothétique question.

Il se lança finalement:

« Est-ce que tu connais la série Firefly? »

Je secouai la tête. Il continua:

« Personne ne veut jamais regarder avec moi, mais j'ai le sentiment que ça pourrait te plaire. »

Je haussai alors des épaules. Je n'étais pas vraiment portée sur tout ce qui était séries ou films, et j'en regardais rarement. Par contre, j'étais curieuse de connaître les goûts de Jasper.

« Est-ce que ça parle de bestioles? Parce que c'est pas trop mon truc... »

Il rigola de bon coeur: « Pas du tout. Tu vas voir. »

Il se déplaça à une vitesse vampirique jusqu'à l'emplacement où les Cullen rangeaient leur immense collection de DVD et en sortit un coffret brin qui contenait de toute évidence plus d'un DVD.

« Ne t'inquiète pas Bella. Même si finalement tu aimes bien la série, on ne regardera pas tout aujourd'hui. Peut-être juste l'épisode pilote. »

J'aquiesçai. Tant que j'arrivais à être rentrée pour l'heure du dîner, ça m'était égal si je passais l'après-midi à regarder la télé.

Jasper fit un détour par la cuisine et m'amena ces chips et sodas qu'il avait remarqué que j'aimais tant. Je le remerciai, et nous nous installâmes pour regarder.

Je fus totalement subjugée par la série dès les premières secondes, et je ne mis pas longtemps à comprendre pourquoi elle plaisait tant à Jasper. Cette histoire d'une bande de rebelles vivant à la frange de la société, fonctionnant un peu comme une famille du fait du contexte et de la situation, était une approximation télévisée à peu près parfaite de ce qu'étaient les Cullen. Jasper était, bien sûr, le capitaine Mal Reynolds, un ancien rebelle hors-la-loi avec un coeur en or. Emmett et Jayne se ressemblaient comme deux gouttes d'eau. Edward aurait très bien pu être le docteur Simon Tam et Carlisle aurait été Shepherd Book. Les personnages féminins s'accordaient un peu moins, mais River Tam aurait tout de même très bien pu être créée d'après Alice et Inara avait la beauté de Rosalie, même si elle avait meilleur caractère. En un rien de temps je me mis à adorer cet univers aventureux de science-fiction, dans lequel les personnages parlaient à une cadence particulière, passant aisément de l'anglais au chinois.

De temps à autres, je jetai un coup d'oeil à Jasper, et chaque fois je le voyais lui-même me regarder. Je savais qu'il ressentait à quel point j'aimais la série, et j'adorais voir le plaisir qui transparaissait sur son visage, plaisir de partager ce moment avec moi. Cela s'avérait finalement être une bonne journée.

Finalement, nous regardâmes tous les épisodes du premier DVD, et j'acceptai de mauvaise grâce d'arrêter quand Jasper me fit remarquer que notre temps ensemble n'était pas extensible. Il semblait à nouveau un peu nerveux, et je me demandais vraiment pourquoi.

« Bella, est-ce que tu te souviens de toute la conversation que nous avons eue hier soir? »

Je préférais rester allusive:

« Hummm »

Je regardai alors vers le bas pour tenter de cacher la rougeur qui ne pouvait qu'apparaître sur mes joues si je repensais trop à ladite conversation, à ce qu'il m'avait dit, et surtout comment il l'avait dit.

Il continua:

« Est-ce que... »

Il hésitait. Il était vraiment très nerveux.

« Est-ce que tu veux ouvrir ton cadeau? »

Je ne pus m'empêcher de le regarder. La nuit dernière, il m'avait bien dit que ce n'était pas quelque chose d'important, mais la manière dont il agissait maintenant me faisait craindre le contraire. Connaissant les penchants des Cullens pour l'extravagance, je commençais réellement à m'inquiéter.

« Jasper, tu sais à quel point je déteste ce genre de choses. »

Ma voix avait été plus sèche que je ne l'aurais voulu.

« Je sais. »

On aurait dit qu'il venait tout juste d'être rejeté, ce qui n'était absolument pas le cas. Je me sentais mal pour lui. Je devrais peut-être ouvrir le cadeau avant d'en faire toute une histoire.

« Ok, je vais faire tout mon possible pour ne pas gâcher tes efforts. J'aime beaucoup que tu penses à moi et j'espère que c'est vraiment un tout petit cadeau. »

« Vraiment, Bella, ce n'est pas grand chose, et c'est un cadeau autant pour moi que pour toi. »

Il se pencha vers la table qui était située derrière lui et empoigna une petite boîte qui avait d'une manière ou d'une autre échappé à mes yeux jusqu'à présent. Il me tendit doucement la boîte, comme honteux:

« Je n'ai pas mis de papier. »

Je souris:

« Bonne idée. »

Je fixai la petite boîte, mal à l'aise. Je me souvenais parfaitement avoir espéré un 'petit' cadeau, mais en général, de tels cadeaux étaient typiquement très onéreux, ce qui était la dernière que je voulais, vraiment.

« Ouvre-le, Bella. »

J'ouvris le présent à contrecoeur. Dans la boîte, je trouvai alors un petit téléphone portable à clapet. Je relevai les yeux vers Jasper, paralysée.

« Un téléphone portable, Jasper? Tu avais dit que ce n'était pas un gros cadeau! »

« ça ne l'est pas, Bella. En fait, c'est un des plus petits modèles dans le commerce. »

« Ce n'est pas ce que je voulais dire, Jasper Whitlock, et tu le sais très bien! Je ne peux pas l'accepter. »

Son visage se décomposa sous mes yeux.

« Bella, je te jure que ce n'est rien. J'ai juste ajouté cette ligne à notre réseau actuel, donc les frais mensuels sont très faibles. Et de cette manière, tu pourras me contacter n'importe quand, dès que tu auras besoin de me parler. Et comme ça, on pourra parler la nuit sans s'inquiéter d'occuper ta ligne fixe. »

Tous les arguments qu'il me donnait était des plus attrayant, et il n'était pas très fair-play sur ce coup-là: la simple pensée que je pourrais lui parler la nuit, et peut-être même m'endormir au son de sa voix, était extrèmement tentante!

« Mais Jasper, ça coûterait très cher! »

Il fit un signe de main, balayant l'argument.

« Sur la ligne interne, les appels sont gratuits. Et j'ai bien plus de minutes dans mon forfait que ce que tu pourrais avoir besoin pour passer des appels vers d'autres lignes. »

« Non. Si je l'accepte, ce sera juste pour t'appeler toi. »

« Je ne me plaindrai pas de ça, ma puce. »

Pitié, venait-il vraiment de ré-utiliser ce mot avec cette voix si sexy? Franchement, comment pouvais-je seulement espérer avoir une chance de réfléchir de manière raisonnable et rationnelle après ça? Je n'avais aucune chance.

« Alors, qu'en dis-tu? Deal? »

Je n'avais plus un seul argument. Et la tentation de pouvoir lui parler durant la nuit était vraiment trop forte.

« Deal. Merci! »

Je savais très bien que je n'aurais pas dû faire ça et que je prenais un risque, mais je ne pus pas m'en empêcher. J'attrapai sa main très vite et la secouai de gratitude. Sa peau était froide, et sa main puissante ne céda pas à mon mouvement. Il semblait paralysé de par notre contact physique ainsi que ma proximité. Je relâchai très vite sa main et me reculai de quelques pas, alarmée par le fait que peut-être j'avais rompu ce délicat équilibre que nous avions mis toute une semaine à construire peu à peu.

Tu devrais penser avant d'agir, Bella!

Il regarda fixement sa main, la frôlant de son autre main comme pour s'assurer qu'elle était encore là, présente. Puis il regarda au loin, évitant avec précaution mon regard. J'entrouvris mes lèvres pour parler, mais il m'interrompit avant même que je ne prononce un seul mot.

« Ne t'excuse pas, Bella. Je vais bien. Tout va bien. Tu m'as juste pris par surprise. »

« Je sais. Je n'ai pas réfléchi. Je suis... »

« Je pensais t'avoir dit de ne pas t'excuser? »

Le large sourire qu'il m'adressa m'assura qu'il me taquinait juste. Je lui retournai alors son sourire avec gratitude.

« Merci Jasper, vraiment. C'est le cadeau le plus attentionné qu'on m'ait jamais fait. C'est vraiment parfait. »

Il sourit à nouveau, apparemment heureux de ma réaction.

« J'ai déjà pré-programmé mon numéro, donc tout ce que tu auras à faire est d'appuyer sur la touche 1. Le numéro de ta maison est le 2, et le poste de police le 3. Il ne faut pas que tu oublies le chargeur, d'ailleurs je te conseille de brancher le téléphone avant de m'appeler la nuit, au cas où tu t'endormirais avant de raccrocher. Il ne faudrait pas que la batterie tombe à plat et que l'appel soit coupé. Je t'ai acheté une oreillette également, comme ça tu pourras avoir les mains libres. »

Oh mon Dieu, j'allais vraiment brûler en enfer pour le reste de l'éternité! J'étais parfaitement sure que sa dernière phrase était totalement innocente, mais la direction que prirent mes pensées quand il mentionna mes mains laissées libres me fit rougir à un point que je n'imaginais même pas. Il semblait surpris.

« Qu'est-ce qu'il y a? Est-ce que j'ai dit quelque chose que je n'aurais pas dû dire? »

« Non, rien. Il faut juste que j'aille dans la salle de bain. »

Je sautai du sofa et courus alors aussi vite que je pus jusqu'à cette pièce, me cachant comme une lâche derrière la porte, comme si celle-ci suffisait à cacher mes sentiments à Jasper. J'allumai le robinet d'eau froide et en aspergeai mon visage, puis en passai sur mes poignets. Il fallait vraiment que je fasse quelque chose pour que ces pensées et ces images ridicules restent en dehors de mon esprit! Je réagissais comme si j'étais en chaleur, adolescente obnulée par le sexe... Je réagissais comme un garçon, en somme! C'était totalement hors de propos!

J'avais utilisé la salle de bain comme une excuse, mais maintenant que j'y étais, je réalisais que j'avais réellement besoin d'un 'instant d'humanité'. Je fus réellement reconnaissante quand je me rendis compte qu'elle contenait tout ce qui pouvait m'être utile, comme du savon et du papier toilette. Quand j'eus terminé, je fis à nouveau couler un filet d'eau fraîche sur mes avant-bras puis je passai une main dans mes cheveux avant de retourner dans le salon.

« Tout va bien? »

Jasper me regardait avec une expression curieuse.

« Oui. »

J'espérais parler de manière normale.

« Donc, on fait quoi maintenant? »

Je passai finalement le reste de l'après-midi à regarder Jasper me battre aux échecs, au jeu de dames et au Scrabble. Le dernier jeu fut le moins pire en ce qui me concernait, bien que ses combinaisons de lettres soient toujours les meilleures. Pas étonnant, puisque je n'avais pas comme lui tout un dictionnaire intégré dans mon cerveau!

Il fut bientôt temps pour moi de partir. Je mis le téléphone et ses accessoires dans mon sac, je remerciai à nouveau Jasper, puis je me dirigeai vers ma Chevrolet.

Je l'entendis crier à mon encontre, alors que je démarrais:

« N'oublie pas de m'appeler ce soir! »

Note de l'auteur: Alors, vous avez adoré? Détesté? Vous avez un passage ou une phrase que vous aimez particulièrement? Laissez une review pour tout me dire! Tous les avis sont bien sûr les bienvenus.

Note de la traductrice: Je ne peux qu'être d'accord avec NuisiainForks, d'autant plus que cela fait presque 2 semaines que je n'ai pas publié, et j'ai eu beaucoup plus de reviews que d'habitude... Ce qui veut dire qu'il faut que vous écriviez encore plus de reviews, ou bien je vais être tentée d'attendre à chaque fois plus longtemps! XD A bientôt ;)