Cleo McPhee : Bien vu ! Pourtant je relis toujours mes chapitres... en tout cas, je suis contente que le premier chapitre, t'ait plu, en espérant que la suite aussi !
CaroO6 : merci beaucoup. Dans ce chapitre, il s'agit d'un chanson très courte donc beaucoup plus de texte... enfin, je crois.
Bill Tenshi Koi : merci, ça fait plaisir, surtout quand on se lance dans un nouveau genre !
Bonne lecture à tous et à toutes ! Aujourd'hui, nouvelle chanson de Mozart, très courte et toujours avec Drago, mais le prochain sera une autre personne, il y en aura pour tout le monde !
2 – Ah ! Vous-dirais-je maman
La sortie à Pré-au-Lard le week-end suivant, était un bon moment pour voir les camarades d'école en dehors des cours, en dehors des uniformes. Pour Harry, c'était le moment idéal pour changer d'air, ne plus penser à la guerre, à Voldemort et encore moins à ses cauchemars ou alors à ses cours d'occlumencie avec le professeur de potion.
_ Harry, ça va ?
_ Oui, c'est rien, répondit le Survivant en arrêtant de se frotter le front et par conséquent sa cicatrice en forme d'éclair.
_ Sûr ?
_ Oui, tu sais, je crois que les cours commencent à porter leurs fruits, répondit Harry tout sourire, Rogue est moins pire que d'habitude, enfin, on verra lundi.
_ Pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe lundi ? demanda Ron qui surveillait le groupe de serpentards assis trop près d'eux chez Rosmerta et qui soupçonnait encore un mauvais coup de leurs parts.
_ Il rentre du Square Grimault, grimaça Harry, alors il va avoir vu Sirius pendant deux jours entiers…
_ Dans ce cas, lundi matin, on n'a pas intérêt à être en retard ou… Par Merlin ! s'exclama Ron en se rendant compte d'une chose, je n'ai pas encore fait mon devoir de potion. Hermione ?
_ Pas question, il te reste dimanche, répliqua la Miss-je-sais-tout.
_ Un peu d'aide alors ? demanda le gryffondor en faisant des yeux doux.
_ …
_ Hermione ?
_ D'accord, mais juste un peu. Tu commences déjà à écrire la trame et…
_ … Promis ! s'exclama le jeune Weasley heureux d'avoir de l'aide et en embrassant son amie sur la joue.
_ Au fait, vous avez vu Malefoy ? demanda Harry en regardant un peu partout dans la salle.
_ Non, pourquoi ? Il te manque ? demanda Hermione ce qui fit recracher à Harry et à Ron leur bierraubeurre.
_ Non, mais ça va pas, t'es folle de penser des…
Ron s'arrêta de lui-même alors qu'Hermione le fusillait du regard. Après tout, il avait encore des devoirs à faire ce week-end, il ne fallait pas se mettre à dos la gryffondor.
_ Pourquoi est-ce que tu dis ça ? demanda Harry en cachant sa gêne.
_ Oh… comme ça… répondit la gryffondor en balançant sa main dans tous les sens, bon on sort un peu, il fait beau aujourd'hui.
_ On te suit, répondit Harry en repensant à Drago malgré lui.
En pleine campagne, à quelques mètres de la sortie du village, Drago Malefoy discutait avec sa mère. Il était temps de mettre les choses au point avec ses parents. Et foi de Malefoy, ce sera non négociable.
_ Père ne vient pas ? demanda Drago qui ne voulait vraiment pas recommencer cette discussion.
_ Plus tard, répondit Narcissa en replaçant une mèche de cheveux derrière ses oreilles, alors que voulais-tu nous dire ? Ton hibou a insisté pour qu'on la lise. Ton père s'est même fait couper le doigt !
_ Désolé, grimaça le serpentard, bon, voilà, je sais que ce n'est pas facile de vous le dire mais c'est comme ça.
Drago n'ajouta rien et un silence s'imposa. Un silence peu reposant.
_ Je suis toute ouïe, finit par dire Narcissa en relissant sa robe, assise sur un banc en face d'un lac bleuté, dis-le d'un seul trait et ça passera tout seul. Tu sais qu'avec ton père, on t'aime alors…
Ah ! Vous dirais-je, Maman
Ce qui cause mon tourment
_ Bon, voilà, mère, je suis gay, dit Drago en regardant vers le sol.
Mme Malefoy ne réagissait pas. Drago la regarda. Toujours aucune réaction.
_ Mère ?
_ Oui, j'ai bien entendu et avec ton père, nous le savions déjà.
_ Je crois que vous ne m'avez pas bien compris. Je couche, enfin je couchais certes avec des filles et des garçons mais là, pour mon avenir, je serais avec un homme.
_ Certes. Je ne suis pas un elfe de maison mon fils, j'avais bien compris la première fois ! répliqua Narcissa piquée au vif, voulais-tu dire autre chose ?
_ Je veux Harry Potter.
Lucius Malefoy qui venait tout juste d'arriver s'évanouit derrière eux, les faisant tous les deux sursauter.
_ Je crois qu'on ne s'y attendait pas à celle-là, murmura Narcissa un peu secouée elle aussi, et comment est-ce arrivé ?
_ Et bien… je suis entré par mégarde dans les vestiaires des gryffondors et…
_ … Evitons les détails, coupa Narcissa en voyant les joues de son fils se colorer, et sinon, lui qu'en pense-t-il ?
_ Aucune idée…
_ … Bien, alors ce sont des rêves impossibles. Trouves-toi quelqu'un d'autre, ordonna Lucius qui se remettait petit à petit de la nouvelle.
_ Bien sûr que non ! Par exemple, hier matin, Harry a levé ses yeux vers la table des Serpentards et en me regardant, il n'y avait plus de haine dans son regard si vert, si brillant, si…
_ … Suffit ! s'exclama Lucius en se redressant totalement, dominant ainsi son fils.
_ Père, je…
Depuis que j'ai vu Harry
Me regarder d'un air tendre
Mon cœur dit à chaque instant
Peut-on vivre sans amant ?
_ Lucius, calmes-toi, Drago, laisses-nous quelques minutes, proposa Narcissa qui aimait par dessus tout son fils.
Drago partit aussitôt car il savait que sa mère ferait changer son père d'avis. Après tout, c'était la raison pour laquelle il voulait annoncer cette nouvelle aux deux en même temps. Il se mit de nouveau à penser à Harry et à son beau corps le jour où il était entré dans les vestiaires pour faire une mauvaise blague. A vrai dire, dès qu'il avait vu Harry, nu, sous les jets d'eau, si détendu, il avait fait demi-tour sans faire de blagues. C'est à ce moment là aussi, que Blaise avait compris que Drago avait le béguin pour son « ennemi ». Depuis cet instant, il n'avait plus de minutes à lui grâce à son meilleur ami, bien trop serpentard pour son bien.
Il rougit et par malheur
Un soupir trahit son cœur
_ Tu vois bien, chéri, que c'est très important pour Drago… Ttt, c'est important sinon il ne nous aurait rien dit, il n'aurait pas ce sourire niais sur ce visage, expliqua Narcissa, alors pour l'instant, on accepte et on verra une fois la guerre finie.
_ Oui bien sûr, la guerre. Elle règlera directement le problème Potter, dit Lucius en souriant de nouveau et en tapant son poing sur son autre main, il ne sera plus vivant une fois que le Seigneur des Ténèbres sera au pouvoir. Parfait.
_ Allons retrouver Drago, il est temps d'aller prendre quelques douceurs.
_ Je te suis Amour, répondit Lucius de bonne humeur, ce qui inquiéta un peu son fils, surpris du revirement de situation.
Par manque de chance pour Drago, dès qu'ils rentrèrent au village, ils croisèrent Harry au bras de Ginny Weasley qui ne le lâchait pas.
La cruelle avec adresse
Profite de sa faiblesse
Et quand il voulu lancer un sort de croque-en-jambe, le sort ne fit que ricocher sur la cadette des Weasley ce qui la fit trébucher, mais pas tomber. Et pire, elle s'accrochait à lui encore plus.
Hélas, maman ! Un faux pas
Le fait tomber dans ses bras
Lucius Malefoy avait alors, un plus grand sourire aux lèvres. Il était évident que son fils ne serait jamais avec ce Saint Potter. Drago, lui n'arrêtait pas de penser que cette Ginny devait savoir qu'Harry aimait les hommes. Blaise lui avait dit qu'un des Weasley s'appelait Charlie. Oui, Harry était à lui, pas à elle… Mais pourquoi serrait-il à ce point ses poings ? Un Malefoy surpasserait forcément une Weasley. Narcissa sourit et préféra penser à la prochaine réception au ministère plutôt qu'à ses hommes. Ils étaient tellement bornés… et maintenant qu'ils avaient choisi tous les deux des voies différentes, il fallait s'attendre au pire.
