Cleo McPhee : Merci beaucoup, dans ce chapitre, on passe à un gryffon que j'adore...

Stormtrooper2 : oui ils vont bien finir par se retrouver, mais il ne faut pas oublier que Drago a des parents particuliers...

Bonne lecture à tous et à toutes !

3 – Place je passe

Pendant ce temps, Sévérus commençait effectivement avoir mal à la tête. Sirius Black, depuis son innocence proclamée il y a deux mois, était infect. Heureusement pour lui, un parchemin du ministère arriva.

- Sûrement un hiboux pour te renvoyer à Azcaban pour tapage diurne Et nocturne, ricana Sévérus en s'installant en face du directeur de Poudlard à la table de la cuisine de Grimault Place.

- Ce serait plutôt un ordre de Merlin qu'il devrait m'envoyer, répliqua Sirius en ouvrant le dit parchemin, … Par Buck ! Pas question !

- Je crois qu'au contraire, vous devez y être présent, ce sera l'occasion de se rendre compte des alliances entre le ministère et les partisans de Voldemort, répondit Albus dont les yeux pétillaient déjà derrière ses lunettes en demi-lune.

- Je ne vois pas pourquoi ? Autant envoyer Snape ! Moi je suis auror, pas un espion ! répliqua Sirius en froissant déjà le parchemin d'invitation du ministère.

- Oh, mais il ira également, ajouta Albus, … oh ! Mais peut-être pourriez-vous y aller ensemble ?! Non ?

- Hors de question ! s'exclamèrent les deux sorciers, va pour le bal au ministère… mais seul !

- Très bien. Surtout gardez les yeux ouverts et les oreilles, nous devons comprendre à quoi joue Fudge et surtout pour qui. Il n'y a pas que de Voldemort dont nous devons nous défendre, mais également des anciennes familles de sang-purs qui sont restées neutres jusqu'au moment de prendre le pouvoir messieurs, dit très sérieusement Albus, maintenant, un bonbon au citron ?

- Non merci, j'ai une potion sur le feu, ajouta Sévérus en se levant et en faisant virevolter sa cape noire.

- Je sors, dit simplement Sirius en pensant à s'acheter des vêtements pour la soirée du lendemain.

Albus se retrouva alors seul au repère de l'Ordre du Phénix, sirotant son thé tranquillement, sous l'œil noir d'un certain elfe de maison.

Le dimanche soir, Sirius avait finalement opté pour un pantalon noir avec une chemise bien cintrée rouge sang avec une cape rouge un peu plus sombre mettant en valeur son corps et son visage anguleux. La prestance des Black transpirait en lui.

- Monsieur, puis-je vous aider ? demanda un sorcier qui gardait les portes du salon.

- Il veut sûrement retourner baiser les pieds des détraqueurs, navré de te décevoir mais ce n'est pas par là, répondit une voix moqueuse derrière le gryffondor.

- Oui, ce serait certainement beaucoup mieux que de baiser les pieds de Voldy. Voldy ou Voldychou ? Vous l'appelez comment ? répondit Sirius en se retournant face à Lucius Malefoy et à sa femme, il sent bon des pieds ?


N'en déplaise

Aux courtisans qui baisent

Les pieds des hommes les mieux chaussés

Je me ris de leurs vies de punaises

Ecrasés

- Black, prends garde à tes paroles, menaça Lucius en caressant la tête de serpent de sa canne.

- Des menaces ? Dois-je te rappeler que je suis de nouveau auror, répondit Sirius en souriant, et contrairement à certains, je ne voue pas un culte à un fou… Rien à dire…


Qui se taisent

Les futiles fadaises

Qui brillent en belle société

Je suis fort à mon aise

Dans les crimes de lèse

Majesté

- … Non, bien sûr que non, continua Sirius, il y a trop d'oreilles qui entendent. Ca, c'est bien les serpents : aucun courage d'affirmer ses allégeances ! Quelle lâcheté pour la « Noble maison des Malefoy » ! se moqua Sirius.

- Black, bien que je m'amuse fortement à t'entendre dire des mots de plus de deux syllabes, je ne crois pas que ce soit une raison suffisante pour bloquer l'entrée au bal à plus d'une dizaine de personnes. Tu n'es pas le 1er ministre, il me semble.


Nul

N'est ici bas

Maître des hommes

Prince des lois

- Merci Sévérus, ajouta alors Lucius, j'étais en train de perdre mon temps avec ce chien, très chère, allons-y, proposa Lucius en tendant son bras à sa femme et en passant devant un Sirius un peu surpris.

Surpris, oui, Sirius Black l'était. Et pour cause, Sévérus était splendide. Il avait troqué ses horribles robes noires pour un pantalon serré et une chemise verte, une cape noire bien entendu était encore présente. Mais celle-ci paraissait neuve ainsi que ses cheveux qui semblaient propres derrière leur catagan.

- Tu gènes encore Black, finit par dire Sévérus qui appréciait lui aussi la vue malgré lui.

Sirius se réveilla alors et poussa magiquement une femme de sang-pur avant de passer devant le gardien qui avait depuis longtemps abandonné de demander les cartons d'invitation aux nobles du monde magique.


Place je passe

Je suis roi de mes rêves

Souverain des libertés

Osez, rendez grâce

A ce fou qui se lève

Place je passe

Je suis roi de mes rêves

Souverains de mes idées

Osez, rendez grâce

Au vilain épris de nobles pensées

En passant devant Sévérus, Sirius ondula tout de même des hanches de façon tout à fait subtile mais qui permettait au professeur de potion de se rendre compte du potentiel des fesses de son peut-être futur amant. Sévérus avait en effet une préférence pour le sexe fort, dur et maintenant que le gryffondor était innocent et libre, il pouvait peut-être prendre le temps de l'apprécier. Au moins quelques heures.

Il était pourtant clair que Sirius avait raison : la plupart des gens invités oeuvraient pour le Seigneur des Ténèbres et pas de façon officieuse. Bien évidemment, lui, était placé au milieu de ses congénères. Vraiment, le ministère n'était pas aveugle.

- A mon avis, Fudge est avec Voldemort, susurra Sirius à l'oreille de son collègue, regardes son siège : il est entouré de Malefoy, Zambini et d'autres mangemorts.

- C'est uniquement parce que ce sont les familles les plus riches, argumenta Sévérus qui ne voulait pas être vu officiellement avec un ex-prisonnier.

- Et les Black ? demanda Sirius, nous sommes tout aussi riches et puissants que les Malefoy.

- Va te morfondre ailleurs Black, tu vas tout compromettre. Nous ne nettoyons pas les chaudrons ensemble à ce que je sache, répliqua Sévérus en voyant Mme Parkinson le regarder de façon insistante et finissant par s'asseoir à sa place.


N'en déplaise

Aux altesses qui biaisent

La moindre de nos volontés

Sur leurs trônes de glaise

En guise de chaise

Je m'assieds

- Tu veux qu'on nettoie autre chose ? C'est quand tu veux ! demanda Sirius en lui faisant un clin d'œil et en repartant aussitôt discuter avec Maugrey Fol'œil qui était en vigilance constante depuis le début du bal.

- Peut-on savoir ce que voulez Lord Black ? demanda Mme Parkinson.

- Lord Black ! cracha Sévérus, voyons, Madame, soyons sérieux, il n'a rien d'un Lord… contrairement à nous autres.

- C'est très bien dit, répliqua Mr Parkinson qui s'assit alors en face de Sévérus tout en touchant son bras droit où une marque noire trônait.


Nul

N'est ici bas

Dieu pour les hommes

Digne de foi

Un peu plus tard dans la soirée, Sévérus sourit et de façon tout à fait naturelle. Depuis le début de la soirée, tous les sang-purs avaient plus ou moins abaissés Sirius. Il était clair que tous ces gens étaient des adeptes du mage noir. Qui plus est, le ministre Fudge n'avait pas l'air contre. Après tout, Sirius n'avait été libéré que sous l'action de Dumbledore, de Potter et surtout de certains membres du mangamagot.


Place je passe

Je suis roi de mes rêves

Souverain des libertés

Osez, rendez grâce

A ce fou qui se lève

Et Sévérus sourit, Sirius avait voulu mettre son poing dans la figure de Malefoy mais n'avait pu toucher que celle de sa femme. Narcissa outrée n'avait même pas pu faire un scandale car au lieu de s'excuser, le gryffondor avait envoyé un autre coup de poing pour atteindre efficacement le serpentard qui avait une fois de plus abusé de son statut de favori du ministère.

S'ensuivit alors une bagarre générale où les poings moldus avaient fait place à la magie et finalement aux aurors armés.

- Lâchez-moi ! Je suis auror, je vous signale ! s'exclama Sirius alors que deux aurors le tenaient et l'empêchaient de se servir de sa baguette, ce ne sont que des mangemorts !

- Calmez-vous, nom d'un hyppogriphe ! lança alors Maugrey, c'est un bal de la haute société pas un champ de bataille.

- Et alors ?

- Vous voulez être renvoyé ? demanda de nouveau le vieil auror.

- …

Sirius se calma alors tandis que Lucius recevait déjà les plus humbles excuses du ministre qui était partiellement responsable de Sirius puisqu'il était sous ses ordres. Lucius n'en était que plus heureux puisque Sirius crevait de lui faire la peau et ne pouvait que le voir droit et fier de lui.

- On se retrouva Lucius, et tu en mourras cette fois, murmura Sirius à l'oreille de son ennemi alors qu'il était escorté vers la sortie.


Place je passe

Je suis roi de mes rêves

Souverains de mes idées

Osez, rendez grâce

Au vilain épris de nobles pensées

- Avec plaisir, répondit simplement Lord Malefoy.

- Avec plaisir ? demanda Narcissa qui avait repris contenance, non mais tu as intérêt à le faire souffrir lentement, dit-elle en se frottant la joue, tu as vu ce qu'il m'a fait au visage ! Même une potion de Sévérus aura du mal à effacer ça ! Alors, non, chéri, tu ne vas pas te battre avec lui pour le plaisir mais pour le faire souffrir ! T'entends ?

- Oui, Narcissa, répondit Lucius en déglutissant face à sa femme devenue maléfique suite à un beau cocard à l'œil et une marque rouge sur le haut de la joue, maintenant que le parrain du Survivant t'a défiguré, on pourrait peut-être revoir notre jugement sur notre fils et son soit-disant amour.

- On verra plus tard, maintenant sortons ! Cette soirée est un désastre… et c'est en partie de ta faute, pourquoi es-tu allé rejoindre mon cousin ?