Note : Ceci est la traduction d'une fic absolument exceptionnelle de She's A Star. L'originale Lamentations of a Starry Eyed Twit, est merveilleuse et si cela vous intéresse, l'auteur a écrit plusieurs autres fic qui valent la peine d'êtres connues.
Lamentations d'une idiote dérangée
Les confessions d'Auriga Sinistra
Chapitre 2
Réfléchir à des pensées heureuses
Lundi 26 août 1991
16 h 26
Tour d'astronomie
C'est ma première classe ce soir et comme je suis chanceuse, c'est avec les troisièmes années Gryffondor.
Si les jumeaux Weasley fixent encore les télescopes sur Uranus, je leur donne des retenues.
J'imagine qu'ils se croient drôles.
D'accord… je l'admets, j'ai ri un peu quand ils l'ont fait l'année passée.
Aurgh. C'est un de mes points négatifs. Je suis simplement incapable de punir quelqu'un. Et, franchement, les professeurs sont censés punir les élèves quand ils font quelque chose de pas correct. J'ai presque peur de le faire.
C'est probablement à cause de la fois, durant ma première année d'enseignement, où j'ai enlevé cinq points à une deuxième année Poufsouffle parce qu'elle parlait trop.
La pauvre créature a éclaté en sanglots hystériques.
Soyons honnêtes : je ne pourrais pas consoler quelqu'un même si ma vie en dépendait. Alors, je suis restée plantée là comme une idiote à tenter de la rassurer en disant des choses stupides qui semblaient réconfortantes dans ma tête, mais qui sonnaient horriblement cruelles une fois sortit de ma bouche. « Ne t'en fais pas, tes camarades ne seront pas trop méchants envers toi…, je me rappelle quand j'ai perdu des points pendant ma troisième année, ils ont tous recommencé à me parler après seulement deux semaines! » Mais rien ne pourrait battre : « Ne t'en fais pas, Poufsouffle n'a pas gagné la coupe depuis des années, de toute façon! »
Donc, je suis restée coincée là pendant que tous ses amis me lançaient des regards assassins qui me donnaient la chair de poule. Je m'attendais quasiment à en voir un sortir sa baguette et me jeter des sortilèges.
Si vous voulez mon avis, les Poufsouffles sont grandement sous-estimés.
Rogue, de son côté, n'a aucune pitié lorsqu'il s'agit de donner des retenues. Je l'ai déjà vu enlever 20 points parce que quelqu'un avait commenté en murmurant qu'il n'avait pas mis le point sur son « i » au tableau.
C'est un enseignant démoniaque.
Et, bien entendu, il se sent absolument obligé de se moquer de moi quand il s'agit des points. À la fin de chaque journée, Albus compte le nombre de points qui ont été retirés par chaque professeur et, comme vous l'aviez deviné, j'ai le record du plus grand nombre de zéros consécutifs – deux ans et demi.
Laissez-moi vous dire que lorsque ce salaud m'a dit : « Et bien, Auriga, l'idée de punir quelqu'un doit être extrêmement déplaisante pour une enseignante aussi gentille et distinguée que toi. » Je n'ai absolument rien pu faire d'autre que lui jeter un de mes regards meurtriers.
Toutefois, je peux vous affirmer qu'il est celui qui a mes meilleurs regards meurtriers. Et je peux avoir l'air très effrayante quand je le veux. Je peux même égaler ses légendaires airs méprisants lorsqu'il est particulièrement en colère.
Soupir.
Je devrais peut-être trouver quelque chose pour protéger mes télescopes.
Juste au cas.
20 h 20
Chambre
Soit maudit, Gilderoy Lockhart.
Merlin, je suis fatiguée et il est à peine huit heures! C'est vraiment pathétique.
Comment est-ce que ça se fait qu'avec tous les emplois dans cette école, je suis tombée sur celui qui m'oblige à me coucher tous les soirs à 1 h 30 du matin?
Je. Veux. Dormir.
J'ai besoin d'énergie. Peut-être que si je m'aventure jusqu'aux donjons et que je lui demande une potion énergisante, Rogue m'en ferait une.
Non, mauvaise idée.
Le connaissant, il va ajouter quelque chose dedans. Je doute que je sois capable d'enseigner normalement s'il s'arrange pour que je me mette à grimper aux murs et à rire de façon démente durant mon cours; ce qui, je suis sûr, risquerait d'intéresser les élèves.
Je serais sûrement mieux avec une tasse de café. C'est moins dangereux.
Je ne vais plus jamais rester debout à lire le stupide livre de Lockhart.
… Okay, je ne vais plus jamais rester debout à regarder les 12 merveilleuses pages de photos couleur de Lockhart.
Et bien, excusez-moi, mais pour le moment, Gilderoy est la seule chose qui me garde en vie. Sans parler du portrait où il sourit virilement sur son balai, qui est absolument… wow.
Ouais.
Bon.
Poursuivons.
Harry Potter est ici; j'en aurais parlé hier, mais j'étais un peu distraite par les photos de Gilderoy. C'est étonnant à quel point il ressemble à son père. Mais il a les yeux de sa mère (Harry, pas Gilderoy.)
Il a été mis à Gryffondor, comme je m'y attendais. Il est, après tout, le sauveur du monde sorcier et les autres maisons n'auraient pas bien représenté sa personnalité, surtout pas Poufsouffle ou Serpentard. En particulier Serpentard, ce qui aurait été ironiquement effrayant.
Rogue lui a lancé des regards assassins durant tout le repas. Je ne veux même pas penser à ce qu'il va faire au pauvre garçon durant son premier cours de potions.
Je suppose que ça doit être étrange pour Rogue avec tout ce qui est arrivé aux Potter. Il avait le béguin pour Lily à l'école; ce n'était pas un secret. Les Maraudeurs lui ont absolument gâché la vie à cause de cela.
Et ensuite, il est devenu Mangemort.
Ça fait étrange d'y penser.
Je veux dire, bien sûr qu'il est cruel et sinistre et sadique et un immense salaud, mais… il a déjà tué des gens.
C'est juste…
Étrange.
Je suppose que ça doit vraiment être bizarre pour lui de voir Harry.
Toutefois, les regards assassins doivent cesser. Rogue à vraiment besoin d'une autre manière d'exprimer ses émotions.
Ou d'un psychiatre.
Ou des deux.
Vendredi 27 septembre 1991
10 h 30
Salle des professeurs
Il.
Est.
Un.
Salaud.
Et.
Je.
Le.
DÉTESTE.
Je suis resté debout jusqu'à 5 h 30 du matin. J'avais temporairement oublié que boire plus qu'une tasse de café pouvait m'empêcher de dormir. En plus, les jumeaux Weasley ont fait exploser une immense quantité de pétards et ils ont presque endommagé un télescope.
Bref, ma journée a été lamentable.
Et je suis parfaitement consciente que je ne suis pas la plus belle femme du monde en ce moment.
D'accord, j'ai l'air 75 % morte.
Rogue n'avait pas besoin de me le dire. J'aurais facilement pu m'en rendre compte toute seule. Mais non, il fallait qu'il entre dans la salle des professeurs ayant l'air de mauvaise humeur, comme d'habitude, et qu'il dise malicieusement : « Par la barbe de Merlin, Auriga, normalement, tu n'as rien d'une Vélane mais… vraiment, à côté de toi, Hagrid aurait l'air attirant aujourd'hui, » en me regardant avec un mépris évident.
Ce qui confirme le fait qu'il est un salaud et que je le déteste.
Oh, mais, je me suis vengé.
Vraiment, rien n'est plus divertissant que de saluer sauvagement quelqu'un avec : « Va te faire foutre, espèce de grosse chauve-souris, » avant de lancer une tasse de café brûlant dans leur direction.
Et de voir la tasse de café atteindre son but.
C'était magnifique.
J'ai failli la chanter. J'étais vraiment, vraiment tentée de le faire. Mais je vais la garder au cas où l'opportunité parfaite se présenterait.
Tu as lancé un sortilège sur mon cœur,
Qui me guide dans la noirceur.
Je ne supporte plus la distance.
Ton amour a laissé sa marque,
Oh, tu as lancé un sortilège sur mon cœur,
Baby!
J'ai tellement passé proche de le faire.
Lorsque le moment sera parfait, ça va être grandiose.
Donc, pour revenir au sujet, il est parti en crachant de rage, maudissant tout sur son passage.
Honnêtement, il y a des jours où je ne le comprends pas.
Malgré tout, c'était vraiment divertissant.
14 h 45,
Bibliothèque
Tuez-moi quelqu'un et mettez fin à ma misère.
S'il vous plaît.
Je dois penser à quelque chose de bien.
Je dois penser à quelque chose de bien.
Je dois rester éveillée.
Je dois penser à quelque chose de bien comme…
Lancer une tasse de café brûlant sur Rogue.
… Bon, je me sens mieux.
14 h 47
Bibliothèque
Je devrais être en train de corriger les devoirs de mon dernier cours.
Je devrais vraiment les corriger.
Sauf que je n'arrête pas d'oublier comment orthographier les mots.
Comme, par exemple : constelassion.
Je suis sure que ça ne s'écrit pas de cette façon.
…
Étoile. Étoile. Est-ce que ça s'épelle vraiment comme ça? On dirait qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans le mot…
Étoile. Étole? Étoille?
Non.
Étoile.
C'est vraiment comme ça que ça s'écrit.
Je suis en train de perdre la raison.
Je devrais peut-être faire quelque chose d'autre.
16 h 10
Chambre
Pourquoi fallait-il qu'il me trouve? Pourquoi, malgré les centaines d'habitants de cette école, fallait-il que Severus Rogue me trouve, à moitié étendue sur une table, endormie dans la bibliothèque?
Avec. Ce. Livre. Ouvert.
Oh, il va me torturer avec ça pendant des mois. Des mois! Parce que je ne me suis pas contentée de dormir… oh non. Il fallait que je parle dans mon sommeil.
À propos de lui.
Et du mot « étoile ».
Je ne sais pas comment c'est arrivé. Je me rappelle que je fixais ma page en essayant de deviner pourquoi mon écriture avait l'air si floue. Puis, quand je me suis réveillée, sa voix était juste à côté de mon oreille, proclamant avec un de ses tons horriblement sardoniques : « Je suis très touché que tu parles de moi dans ton sommeil, Auriga, mais est-ce qu'il fallait que tu le fasses dans un endroit aussi publique? Les élèves de première année ont l'air terriblement traumatisés. »
(Dois-je préciser que ce n'était pas moi qui traumatisais les élèves de première année? Quand on a quitté la bibliothèque, ils ont sauté hors du chemin de Rogue en faisant des bruits d'animaux blessés. Alors ha.)
Tout avait l'air terriblement étrange et flou, puisque mes lunettes pendaient sur mon nez et j'étais complètement déboussolée, alors naturellement, j'ai dit la première chose qui m'est venue en tête : « É-t-o-i-l-e ».
Il a haussé un sourcil, ce qui réussit toujours à me faire sentir incroyablement et complètement stupide, avant de déclarer : « Je peux certainement voir pourquoi ils t'ont donné le poste de professeur d'astronomie. Ta connaissance du sujet est étonnement vaste. » (Toujours en abordant un de ses sourires malicieux) « En fait, tu répétais la même chose dans ton sommeil avec, bien entendu, les commentaires simplement brillants à mon sujet. »
Je le déteste vraiment.
Alors, souriant toujours aussi malicieusement (pour l'amour de Merlin, est-ce qu'il va arrêter un jour?), il m'a aidé à me relever en me soulevant par la taille et il m'a escortée jusqu'à la sortie de la bibliothèque.
Je devais être complètement hébétée puisque je ne l'ai pas immédiatement repoussé en criant comme une cinglée qu'il « violait mon espace personnel et qu'il devrait être honteux , mais qu'il ne l'était pas, sans aucun doute, puisqu'il était un pervers de la pire espèce. »
J'estime qu'on à dû traverser au moins un corridor avec un des ses bras autour de ma taille sans que je m'en rendre compte; tous ceux qu'on a croisés ont dû penser que nous étions complètement fous. Merci Merlin, c'était pendant les classes.
Et quand j'ai finalement réalisé ce qui se passait, je l'ai giflé un peu en lui demandant qu'il me lâche immédiatement.
Il a obéi, sauf qu'il souriait toujours malicieusement. Naturellement, je n'avais pas été assez humiliée encore.
Oh, non.
Il fallait qu'il dise : « Essaie au moins de rester éveillée, Auriga. Peut-être que penser à des choses heureuses pourrait t'aider. »
Ce qui, bien entendu, m'a déstabilisée pendant un moment avant que je me souvienne de ce que je venais d'écrire dans mon journal.
« Il semble que le souvenir où je suis dégoulinant de café brûlant te rend plutôt joyeuse, » continua-t-il doucement. Puis il s'est retourné et il est parti dans l'autre sens avec sa cape qui volait derrière lui d'une façon qui voulait clairement dire qu'il était un-insupportable-salaud-vraiment-diabolique.
L'imbécile, il a absolument adoré ça.
Et bien, une chose est certaine. La prochaine fois que je le rencontrerai, j'ai entièrement l'intention de chanter Un sortilège sur mon cœur.
Très bruyamment.
