Note : Ceci est la traduction d'une fic absolument exceptionnelle de She's A Star. L'originale Lamentations of a Starry Eyed Twit, est merveilleuse et si cela vous intéresse, l'auteur a écrit plusieurs autres fic qui valent la peine d'êtres connues.


Lamentations d'une idiote dérangée

Les confessions d'Auriga Sinistra

Chapitre 5

Auriga Sinistra, la super séductrice.

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Dimanche, 8 septembre 1991

8:25 A.M.

Chambre

Bon, je me prends en main. Je vais mettre fin à cette stupide chose qui-pourrait-être-classifiée-comme-une-obssession-mais-qui-en-réalité-est-loin-de-l'être, avec Severus Rogue. C'est un vieux salaud graisseux, point final. Je ne sais même pas pourquoi j'ai gaspillé autant d'encre à son sujet.

J'ai décidé que le meilleur moyen de me débarrasser de lui serait de me trouver un autre intérêt romantique.

Er.

Ce n'est pas comme si je m'intéressais à Rogue pour des raisons romantiques.

Ugh.

Parce qu'il n'y a absolument rien de séduisant chez Severus Rogue. Ça doit être…. Un truc dans l'air qui me fait écrire ces conneries.

C'est peut-être la saison des allergies.

Bon, je continue. Me trouver un intérêt romantique devrait être facile, il y a plein de célibataires à Poudlard.

Comme…

Flitwick. Et…er, Dumbledore. Et Hagrid.

…ou peut-être pas.

Je suppose qu'il y a aussi le professeur Kettleburn. Il est pas si mal.

…Mais encore, il n'a que trois doigts sur sa main gauche. Il lui manque aussi une oreille. Je vous le dis; cet homme n'est simplement pas fait pour être professeur de Soins des Créatures Magiques.

Bon.

Trouvons quelqu'un d'autre.

Er….

Rusard?

Frissons.

Frissons, frissons, frissons.

Je ne veux plus jamais penser à ça. Plus. Jamais.

Hum...

Ça devient ridicule. C'est tellement plus compliqué que ça devrait l'être. Pourquoi est-ce que Gilderoy Lockhart ne travail pas ici, pour l'amour de Merlin?

Ça y est, je vais en parler à la prochaine rencontre des enseignants. Toutes les femmes célibataires de Poudlard sont après devenir folles, j'en suis persuadée.

Cela explique pourquoi je… pensais à Rogue. Regarder tous les autres! Il est le Gilderoy Lockhart de Poudlard, par la barbe de Merlin!

…Mwhahah. Je devrais lui dire. Juste pour voir sa réaction.

Ça serait sans prix.

Mais non. Je ne suis pas sensée penser à Rogue.

Er…

Il y a toujours…

Quirell..

8:31 A.M.

Il n'est pas trop pire.

8:32 A.M.

Mieux que Rogue, en tout cas.

8:33 A.M.

En quelque sorte.

Il n'a pas la même… allure que Rogue.

8:34 A.M.

Ne faites pas attention à ce dernier commentaire. Je suis toujours à moitié endormie. C'est la saison des allergies. Severus Rogue n'a pas d'allure.

Slatero Quirell en a juste moins.

8:36 A.M.

Et, il y a aussi le problème de l'iguane. C'est quoi son nom, déjà? …Herman. Ouais, Herman. Quirell semble extraordinairement attaché à Herman.

Je vais devoir employer mes talents de séductrice pour tenter de briser le lien qui unis l'homme à son iguane.

8:38 A.M.

Auriga Sinistra, tu es vraiment pathétique.

10:02 A.M.

Chambre

À la place de prendre ma place habituelle à côté de Rogue, je me suis assise à côté de Quirell aujourd'hui pour déjeuner. J'ai tenté de commencer des conversations amicales, sauf que Quirell n'arrêtait pas de bégayer.

Je ne sais pas si je pouvais survivre dans une relation à long terme avec un homme qui bégaye. J'avais de la difficulté à le supporté après qu'il ait terminé de dire: « B…b…b..bon..jour, Au..Au…ri…Auriga. »

J'ai tenté d'être gentille. Je ne me rappelle plus ce que je lui ai dit – ce qui est sans doute une bonne nouvelle parce que je me suis probablement complètement humiliée. Je pense qu'à un moment de la conversation je lui ait dit que son turban me semblait fascinant.

Mes talents de séductrice ont nettement besoin de pratique.

Mais cela ne fait rien. Au moins la seule personne qui a été témoin de mon comportement pathétique est un homme qui est amoureux d'un iguane. Et, en plus, j'ai remarqué qu'à l'autre bout de la table, la veine sur le temple de Rogue semblait sur le point d'explosé.

Laissez-moi vous dire, que ma journée est soudainement devenue plus joyeuse.

12:43 P.M.

Salle des professeurs.

Je marchais derrière Rogue dans les corridors lorsqu'on est tombé sur Malefoy (le monstre le plus corrompu, le plus détestable et le plus gâté que j'ai eu la malchance d'enseigner. Il est le portrait craché de son père.)

Cet enfant est tellement obséquieux que c'en est dégoûtant.

« Bonjour professeur Rogue! J'ai vraiment hâte à votre cours de potions demain. »

Non mais… franchement.

Même Rogue n'aurait pas pu tomber dans le panneau.

Et heureusement, il ne l'a pas fait.

« Bonjour, monsieur Malefoy, » a répliqué Rogue avec un sourire terriblement froid. Puis, une fois le petit monstre suffisamment éloigné pour ne pas qu'il l'entende, il a ajouté, «sale môme arrogant ».

Ce qui est, en aucune manière, séduisant.

Et je suis sérieuse, cette fois. Ce n'est pas séduisant. Qu'est-ce qui pourrait être séduisant dans quelqu'un qui grogne «sale môme arrogant »?

Si je n'étais pas aussi sérieusement en état dénégation, je serais forcée de dire que je suis dangereusement amoureuse de cet homme.

Il est temps de passer aux mesures radicales.

Quirell, j'arrive.

3:07 P.M.

Tour d'astronomie

Oh. Mon. Dieu.

C'était mon expérience la plus désastreuse depuis l'époque du professeur Sandersought.

Je ne veux pas en parler.

3:09 P.M.

Pourquoi ai-je fait cela?

Qu'est-ce qui m'a possédé?!?

Oui.

C'est ça.

J'étais possédée.

Auriga Sinistra n'aurait jamais fait une chose pareille dans son état normale.

Possédée.

J'étais possédée.

Pour de vrai.

3:11 A.M.

Non mais vraiment! Qu'est-ce que Severus Rogue faisait (avec Herman) dans la salle de classe de Quirell?

À bien y penser, je ne veux pas le savoir. Je ne vais même pas y penser. Je vais me concentrer sur ma propre souffrance parce que, pour le moment, je souffre.

Je suppose qu'il faudrait que j'écrive toute l'histoire.

Soupir.

…Je suis encore entrain de rougir. Ce n'est sûrement pas bon pour ma santé.

Er.

Ouais.

Donc.

J'ai décidé précédemment qu'il fallait que j'utilise des mesures radicales, et donc, je suis allée visiter Quirell, dans sa classe, pour une conversation amicale. (J'ai tenté de mettre un peu de parfum et de maquillage. J'ai découvert que le rouge à lèvres est probablement le seul cosmétique qui n'est pas fatal).

Ouais.

Alors… je me suis dirigée vers la salle de classe de Quirell, ignorant le regard surprit de McGonagall lorsqu'on s'est croisé. Je me suis rendue jusqu'à la salle de classe, j'ai ouvert la porte et je me suis glissée à l'intérieur en refermant la porte derrière moi (Naturellement, je me demandais vaguement ce que je pouvais bien foutre là).

Les lumières étaient éteintes.

Ça a eu comme effet néfaste de me rappeler l'article Comment ensorceler ces sens du magasine Sorcières à la mode. Selon eux, les lumières tamisées augmentaient l'aura d'intimité d'une pièce.

Hmmm.

J'ai du résister à la tentation de me suicider et je me suis rappelée que j'étais en mission. Une mission hautement dangereuse qui consistait à séduire un homme éperdument amoureux de son reptile, mais une mission tout de même.

Donc, nonchalamment, je me suis assis sur son bureau en le cherchant des yeux. J'ai aperçu une figure dans un coin qui tenait la maudite iguane. Naturellement, j'ai cru que c'était Quirell. Après tout, qui d'autre que Quirell serait dans la salle de cours de Quirell en train de tenir l'iguane de Quirell?

Non, mais vraiment.

Je me suis concentrée et j'ai sorti tout mon charme et mes talents de séductrice.

« Oh…Slatero, » ai-je dit, à la Marilyn Monroe.

Il n'a rien répondu.

Alors, naturellement, j'ai assumé qu'il tentait de formuler une réponse cohérente comme lui seul pouvait le faire.

Ce stupide salaud aurait pu dire quelque chose, au moins, pour que je ne m'humilie pas totalement.

Mais non, non. Naturellement, Severus Rogue ne peut pas être le moindrement gentil, surtout pour une chose aussi peu importante que de sauver la réputation d'une de ses précieuses collègues.

« Je me demandais si on pouvait avoir une petite…conversation, » ai-je continué (les pauses sont apparemment sensées rendre les hommes attentifs à chaques mots qui sortent de notre bouche. J'ai appris cette technique grâce au professeur du Maurier. Elle était peut-être complètement folle, mais au moins tout le monde écoutait ce qu'elle avait à dire. Et ensuite, ils étaient tous traumatisés pendant des heures.)

Il a hoché de la tête.

Il a hoché de la tête! Il m'a encouragé à continuer malgré le fait qu'il savait pertinemment que j'aillais causer une scène totalement humiliante.

C'est. Un. Super. SALAUD!

Je le déteste, je le déteste, je le déteste, je le déteste, je le déteste.

…ouais.

Je ne dois plus y penser.

Je ne vais plus y penser.

Mais, bon.

Ça s'est empiré.

De mon côté, je veux dire.

« Tu sais, Slatero… ça ne te dérange pas que je t'appelle Slatero? Non?… Parce que je sens une sorte…de lien intime avec toi.

Puis, le stupide salaud s'est mit à jouer le jeu. Jouer le jeu! Comme dans prétendre être l'objet de ma séduction!

(Cependant, son imitation de Quirell était tout simplement époustouflante. Mais, je ne dois plus y penser).

« O..ou…oui, Au..Auriga. »

« Et, » ai-je continué – je ronronnais presque, « je me sens obligée de t'avouer que je n'ai jamais ressenti une aussi grande…connexion avec un autre homme auparavant. Pas comme cela. »

« O…oh. Vrai…vraiment? »

« Oui. » Je ronronnais pour de bon. Honnêtement, il y a des fois ou je me déteste vraiment. « Est-ce que tu sens…cette étincelle, Slatero? Il pourrait y avoir de la passion entre nous. Je le sens.»

À ce moment là, j'étais complètement absorbée par ma mission. Je maintiens fermement que j'étais possédée. Complètement possédée par l'esprit de la séduction. Même si, en fait, j'étais entrain de séduire un professeur de potions graisseux qui se faisait passer pour un idiot amoureux de son iguane.

« J'admets avoir… rêvé de toi quelquefois. Avoir rêvé de nous. »

Il y a eu un éclat de rire. Un très court éclat de rire. Je ne sais pas comment j'ai fais pour ne pas réaliser que les choses ne se passaient plus comme prévues. Après tout, personne ne ricane comme Rogue. Et Rogue rit de moi plus souvent que de tout les autres.

J'étais possédée. Je ne peux pas être tenue responsable des actions que je suis sur le point d'écrire à l'instant.

Alors, je…

Er…

Je suis encore entrain de rougir.

J'ai dit…

Oh mon dieu, pourquoi est-ce que j'ai dit ça?!

Qu'est-ce qui m'a prit?!

Ah, oui. J'étais possédée.

Mais c'est vraiment pas une excuse pour avoir…

J'ai dit…

(frissons hyper violents)

… « Pouvons nous réaliser ces rêves? »

Pourquoi?! POURQUOI MOI?!

Je ne sors plus jamais de la tour d'astronomie. Plus jamais. Je vais tout simplement mourir de faim ici et passer le restant de mes jours à hurler après les couples qui se cachent dans la tour pour mieux se connaître.

Cela a l'air plus réalisable que d'affronter Rogue.

Et le salaud! Ce stupide salaud graisseux! Il a dit, il a dit, « j'aime…j'aimerais vrai…vr vraiment t…t…tenter l 'ex…..expé…expéri…expérience, Au…Auri…Auriga. »

(Salaudsalaudsalaudsalaud)

Et, donc, j'ai…

Er.

J'ai marché jusqu'à lui (rappelez-vous, je ne savais pas que ce n'était pas Quirell. Il faisait noir. On ne voyait absolument rien) et j'ai réalisé qu'il y avait quelque chose de louche dans la situation.

Il n'y avait pas de turban violet.

Étrange, parce que je n'avais jamais, jamais, vu Quirell sans son turban.

Mais, j'ai continué de penser que c'était lui parce qu'il tenait Herman. Et laissez-moi vous dire que personne d'autre ne veut approcher cet iguane. C'est un iguane sinistre. Il y a quelque chose de… louche chez lui.

Er. Oui. Continuons.

Donc, j'ai…

Er.

Je viens de remarquer que j'utilise une quantité extraordinaire de « Er …»

Je ferais peut-être mieux d'arrêter là.

Vous ne voulez pas savoir le reste de l'histoire.

Honnêtement.

Et je ne tiens pas à écrire cela. Je veux juste l'enlever de ma tête. Rogue a peut-être une potion d'oubliette à me passer –

Non.

Non.

Je ne veux plus jamais le voir.

Et donc….

Oui.

Je suis autant mieux de le confesser.

De le dire à haute voix pour faire la paix avec moi-même et ensuite sombrer profondément dans l'humiliation/dépression pour le restant de mes misérables journées dans l'enfer qu'ils appellent la planète Terre.

Donc, j'ai marché jusqu'à lui.

Il était dos à moi.

J'ai mis la main sur son épaule.

Et j'ai demander de façon très timide, «voudrais-tu m'embrasser, Slatero? »

(Frissons)

« E..Et Bi..bien, A..Au…Auriga, » a-t-il bégayé, « j..je… » Puis soudainement sa voix n'était plus celle de Quirell. C'était la voix familière et très détestée de Rogue. « Il n'y a aucun doute, tu es la séductrice la plus pathétique que j'ai vu de ma vie. »

Et là, Severus Rogue, le roi des salauds graisseux lui-même, à éclaté de rire.

Pas juste un petit rire.

Il était hystérique.

Maintenant, laissez-moi vous dire que voir Rogue rire est, en général, une chose très, très effrayante.

Mais, de savoir qu'il possède des informations sur le moment le plus humiliant de ma vie, c'est totalement terrifiant.

Et, j'ai choisi ce moment là pour faire la réplique la plus nulle de mon existence.

De toute mon existence.

Ce n'était même pas une réplique.

J'en ait une maintenant! Une réplique que j'aurais facilement pu dire si j'avais eu une quelconque particule d'intelligence dans mon corps : « Et sans doute la seule séductrice que tu as jamais vu.»

Boom. C'était simple.

Mais, non.

Je ne pouvais pas mettre les choses à mon avantage, même si ma vie en déprendait.

J'ai dit, et je cite : « Tu n'es pas Quirell.»

Non…duh.

Et il a juste continué à rire comme les scientifiques fous qu'on voit dans les films moldus.

Et bien. Je le hais.

Je me hais

Je hais ma vie.

Et je ne sortirais plus jamais de la tour d'astronomie.

6:45 P.M.

Chambre

D'accord, je suis sortie de la tour.

C'était l'heure du dîner.

J'avais faim.

J'ai comme perdu mon appétit lorsque j'ai vu le sourire narquois de Rogue.

Tuez-moi quelqu'un.

S'il vous plaît.

Ou lui.

Ouais.

Tuez-le.

Vous recevrez probablement une récompense spéciale pour Services Rendus À l'École, si vous réussissez.

6:48 P.M.

J'ai réalisé que « tu/vous » est un cahier; un objet inanimé.

Et que je commençais à écrire comme si j'écrivais à une vraie personne.

J'ai besoin d'aide.

J'ai encore plus besoin d'aide que Quirell, qui est amoureux de son iguane et qui ne peut pas former une phrase cohérente.

J'ai encore plus besoin d'aide que Rogue, qui est tout simplement détestable.

Ouais. Je crois qu'il est acceptable de conclure, qu'en fait, je hais ma vie.