- Tu es sérieuse Gloria ? s'exclame Tsunami. Ce n'est pas ton esprit qui te joue des tours ?
- Non, Tsunami. Ces trois égyptiennes sont le portrait cracher de Fournaise, Fièvre et Flamme.
- C'est impossible ! continu de se plaindre l'aile de mer.
- Pourtant, cela peut être plausible, répond Comète. Nous nous trouvons dans un autre monde. Peut-être existe-t-il des versions de nous-même dans ce monde.
- Comment sont-elles ? demande Sunny.
- Eh bien, tout le contraire de nos homologues. Fournaisis défend ardument ses petites sœurs, Fièvris est la tête pensante et réfléchit de la fratrie et enfin Flammis, tout comme Flamme est très belle. Cependant, elle pense beaucoup aux autres et possède des connaissances en soins.
- Bigre ! Il faudra que je les voie de mes propres yeux, dit Comète.
- Comment va t'a vue Comète ? demande Gloria.
- Je peux encore bien voir, mais elle commence à se dégrader. Selon Panoramix, je serais redevenu aveugle au bout d'une semaine, voir même un peu plus si je suis chanceux.
L'aile de nuit semble frémir à l'idée de perdre à nouveau ce sens si précieux. Sunny se colle à lui pour lui remonter le moral.
- Merci Sunny, dit-il simplement.
- Comment le conseil a pris ton rapport ? demande Argil.
- Ils ont pris note, Argil. Astérix est le plus préoccupé de tous.
- Il a peur qu'il arrive quelque chose à Latraviata, dit Destiny.
- Et il se peut qu'il ait raison, lui répond Gloria. Hyapadcros est très cultivé. Il n'est intéressé que par les femmes toutes aussi cultivé que lui. Fièvris a accepté, mais il se peut que son intérêt se porte également sur Latraviata. D'ailleurs Comète, Panoramix a pu vraiment refaire de la potion magique ?
- Pas en grande quantité. Hyapadcros semble maintenant s'attaquer à la végétation. Il sait que neutraliser Panoramix neutralise le village.
- Si seulement Panoramix nous rendait notre taille. On en fera qu'une bouchée ! réplique Tsunami avec hargne.
- Je me le demande bien, dit Gloria pensive. Je pense que nous serions simplement tous sous son contrôle.
Ils continuent leur discussion.
Dans la hutte du druide Panoramix, ce dernier mélange les ingrédients pour fabriquer la potion magique. Astérix et Obélix sont présents.
- Ô druide, penses-tu que la nature reprendra ses droits une fois que l'on aura battu Hyapadcros ?
- Oui Astérix. Sache d'ailleurs qu'aucune de nos constructions ne peut résister indéfiniment à sa force. Même la glorieuse Rome finira par être envahie par les plantes. Néanmoins je dois admettre que c'est bien la première fois que je vois un atlante avoir si peu de respect envers la nature.
- Tout peuple semble avoir sa brebis galleuse, lui répond Astérix.
Astérix se tourne vers son ami rouquin. Il semble toujours dérangé.
- Tu penses encore à ce qui s'est passer la nuit dernière ? lui demande Astérix.
- Oui, admet Obélix. Je suis trop timide pour parler normalement à une femme. Alors la frapper, cela me met mal à l'aise.
- Tu étais encore à moitié endormis.
- Même. Je l'ai frappé. Est-ce que cela fait de moi un mauvais gaulois ? s'inquiète-t-il.
Astérix n'arrive pas à trouver les bons mots pour lui remonter le moral. Il est vrai qu'il a aussi frappé une femme, mais plus sur le coup de la colère. Ce qui n'est pour autant pas une excuse, voir même pire dans son cas.
- Il nous arrive d'avoir honte de nos actes, s'exprime Panoramix. Mais ce qui est passé ne peut être oublié. Ce que nous pouvons faire, c'est profiter du présent et améliorer notre avenir. Obélix, dès que tu le peux, excuse-toi auprès de cette Fournaisis. D'ailleurs, d'après les paroles d'Astérix, je me dis que cela ne l'a pas tant déplu que tu la mettes ko.
Obélix dévisage le druide, ne comprenant pas le sous-entendu qu'il vient de prononcer.
- Panoramix, nous allons chasser un peu de sangliers, s'exprime Astérix.
- Chic ! répond Obélix joyeux. C'est que je commence à avoir un petit creux.
- Ha, ha, ha, ha ! rigole son ami. Tu vas déjà mieux. Ne perdons pas de temps. Il faut aller loin pour les chercher.
Les deux compères partent accompagner d'Idéfix. Sur le chemin, Astérix est mine de rien préoccupé.
- Tu t'inquiètes toujours ? Tu devrais lui faire confiance Astérix.
- Je sais Obélix. Je le sais même très bien. Seulement, je ne peux pas me retirer de la tête qu'elle et ses amis risquent beaucoup pour nous. Qui sait ce que ce Hyapadcros va leur faire ?
- Eh bien, si j'étais Latraviata ou bien cette Fièvris je lui collerais une très bonne claque, prononce Obélix simplement et avec franchise.
La franchise d'Obélix fait rire Astérix, ce qui lui fait oublier ces tracas.
La nuit est tombée. Gloria est déjà en train de survoler la forêt pour rejoindre le campement des comédiens. A sa grande surprise, aucun d'entre eux ne s'y trouve.
''Etrange. Peut-être font-ils un spectacle dans le camp. Vérifions, mais faisons attention à Lassassin. Il risquerait de me sentir.''
Gloria se camoufle et pénètre le camp pour la deuxième fois. Elle observe le camp et elle le trouve sinistrement calme. Cela la déroute, ayant senti le moral des légionnaires remontait grâce aux comédiens. Ce calme la dérange et alors qu'elle cherche, elle tombe sur les comédiens enfermé dans une cage. Elle n'en comprend pas la raison. Heureusement, aucun garde n'est posté. Elle s'approche de la cage.
- Pss…Psst…fit-elle à voix basse.
Criteria entend son appel et s'en approche.
- Gloria, c'est vous ? demande la femme.
- Oui, c'est moi. Par les trois lunes, pourquoi êtes-vous tous emprisonné ?
- Il semblerait que l'atlante n'est pas aimé que Fièvris lui ai tenu tête. Elle semble lui avoir donnée une magnifique claque.
- Et c'est une raison pour vous enfermer tous ?
- Non, mais quand il est venu nous voir, il s'est adressé à Latra et suite à cela, les légionnaires nous ont enfermé.
- Comme ça ? Sans qu'aucun des légionnaires ne se plaignent ?
- Oui. Cela nous a semblé bien étrange.
- Où se trouve Latraviata ?
- Avec Fièvris dans la tente de l'atlante. Il les veut pour lui. Il est totalement fou.
- Je ne le dirais le contraire…Criteria, je ne vois pas Flammis.
- Elle a réussi à éviter de se faire prendre, s'exprime Fournaisis, l'ayant également remarquée. Elle doit se diriger vers le village. Seulement, Flammis a peur d'être seul dans la forêt. Elle a été traumatisée quand elle était plus jeune. J'ai peur pour elle.
- Je vais essayer de la retrouver. Mais je veux quand même savoir ce que trame cet atlante.
- Soyez prudente Gloria.
L'aile de pluie acquiesce et se dirige vers la tente de l'atlante. Elle pensait juste trouver les deux femmes et l'atlante, mais le centurion et son décurion sont également présent.
- Je peux savoir ce qui vous a pris d'enfermer ces comédiens ? s'insurge Caius Tousinclus. Ne me dite pas parce que l'égyptienne se trouvant à vos côtés vous a remis à votre place ?
- Je n'ai pas à faire part de mes actes, centurion lui répond sèchement Hyapadcros.
- Soit, mais par Jupiter, comment se fait-il que mes hommes vous aient obéi sans se plaindre ?
- Tout simplement que tous sont sous mon contrôle.
- Je vous demande pardon ? s'exprime Courbatus, confus.
- J'ai versé dans leur repas un mélange de mon cru. Suivis d'une simple hypnose et vos légionnaires m'obéissent comme de bon chien fidèle.
Le centurion voit rouge. Il n'avait qu'une envie, pourfendre ce félon. Son décurion parvient à le maintenir.
- Ce sont mes hommes ! Je ne vous permets de faire pareille chose sans même me prévenir !
- Vraiment ? Je n'y vois pas le problème. Je me demande d'ailleurs pourquoi votre Impérator n'y a pas pensé plus tôt. Je fais ce qui doit être fait, centurion Tousinclus. Combien de fois les gaulois vous ont-ils humiliés ? Combien de fois les camps ont dû changer de troupes à force de se faire démolir ? Vous avez montré une totale incompétence, vous, les romains qui êtes sensé être le peuple le plus fort et intelligent du monde connu.
Hyapadcros laisse le soin au centurion et au décurion d'avaler ses paroles avant de reprendre.
- Il est temps de rayer ce village de la carte. J'ai mandaté des messagers vers les autres camps. Les centurions et leurs forces vont venir ici. Tous seront sous mon emprise et c'est avec cette méthode que nous anéantirons le village.
- Ainsi donc, vous avouer à demi-mot que votre dragon ne sert à rien.
- Oh que non, centurion. Il me servira toujours. Et je vous préviens de ne pas jouer les héros tragiques demain. Sinon mon dragon se fera un plaisir de vous faire son repas.
- J'ai compris. Je vous laisse entre bonne compagnie. Même si je me demande si vous méritez leurs présences, sage Hyapadcros.
Le centurion part, l'air mauvais, escorté de son décurion. Se pensant seul, Hyapadcros jette son dévolu sur Fièvris et Latraviata. Il observe avec minutie cette dernière.
- J'ignore les raisons qui vous ont poussé à revenir, tragédienne, mais votre veine tentative pour aider ce maudit village vient de tomber.
- J'ignore de quoi vous faite allusion, lui répond Latraviata en tout franchise.
- Ne fait pas l'ignorante avec moi ! lui répond sèchement l'atlante. Vous et votre amie étiez présent dans le village. Mon espionne me l'a certifié.
Latraviata se met à rire, comme si les paroles de l'atlante étaient fantaisistes.
- J'ignorais que les atlantes étaient de grands farceurs. Je ne sais pas ce que votre soi-disant espion ou espionne à vue, mais elle devrait consulter. J'étais à Condate avec mon amie Criteria et mes camarades. Je suis celle qui est derrière cette initiative. Et je ne vois pas pourquoi j'irais voir un village si reculé.
Gloria qui les observe en reste sans voix devant l'audace et l'ingéniosité de la tragédienne.
''Waouh. Elle a la langue bien pendue et sait bien manier les mots. Guère étonnant qu'elle et Astérix se soient attiré mutuellement. Elle est toute aussi maligne que lui.''
- Hm…Il est vrai que cette espionne était une parfaite incompétente et avait de la compote à la place du cerveau.
Gloria du se faire violence pour ne pas virer en rouge vif devant les insultes à son égard. Elle se calme. L'atlante se penche à nouveau vers Fièvris. Cette dernière semble écœurée d'être avec lui.
- J'ose espérer que vous n'allez pas me refuser cette nuit, comédienne Fièvris, dit-il avec un ton mielleux.
Cette dernière le fusille du regard. Elle lui tient son regard un moment avant de finalement céder.
- Soit, finit-elle par répondre. Cependant, je préfère vous prévenir que je ne suis pas tendre avec les hommes que je n'apprécie pas quand je suis au lit.
- Je pense que je n'aurais aucun problème, comédienne. A quatre patte, je vous prie.
Sous l'incrédulité de Latraviata, Gloria et de Fièvris elle-même, son corps obéit.
- Mais…Comment ? s'exprime Fièvris confuse.
- Tout comme pour les légionnaires, je vous ai fait avaler, à votre insu une potion qui fait obéir votre corps à mes demandes. Maintenant, pensez-vous toujours me tenir tête ?
- Grr…Sale…Tu es pire que Seth ! Tu n'es qu'un immondice ayant pris forme humaine.
- Que voilà un grossier langage pour une femme aussi cultivée que vous. Faite la belle et aboyer comme une chienne.
Fièvris s'exécute à son grand désespoir, sous l'amusement totale de Hyapadcros. Gloria en est plus qu'estomaquée. ''Il…Il me fait vraiment penser à Loracle…Serait-il sa version humaine de ce monde ? Par les trois lunes, nous avons été vraiment malchanceux.''
Fièvris fini par arrêter, le visage remplit de honte et de colère.
- Quand les gaulois apprendront ce que vous faite, ils vous referont le portrait, lui assène Fièvris.
- J'en doute. Les légionnaires sont déjà en train de chercher votre pitoyable petite sœur des rues. Elle sera bientôt là, à sa place.
Le visage des deux comédiennes blêmir quand elles saisissent ce qu'il veut faire.
- Bien, maintenant, j'ai perdu assez de temps comme ça. Commençons, je vous prie, comédienne Fièvris.
- T…Très bien.
Gloria s'éloigne ne voulant pas voir ce qu'ils vont faire. Elle réfléchit et décide d'aller voir une certaine personne.
Dans sa tente, le centurion Tousinclus fulmine d'une rare colère. Même son aide de camp, le décurion Courbatus ne l'a jamais observé ainsi.
- Vous devriez vous calmer centurion. Cela pourrait vous donner des aigreurs d'estomacs.
- Je me moque de cela ! lui crie-t-il. Ce maudit sage est en train de prendre le contrôle de nos hommes. Maintenant, les choses sont claires. Une fois le village détruit, s'il y parvient évidemment, il va renverser l'impérator.
- Je pense que vous n'êtes plus vous-même centurion. Jamais il n'oserait se retourner contre lui, son employeur.
- Je n'en serais pas aussi sur, lui répond froidement Tousinclus. Il veut une armée de dragons pour nous renverser. Il faut que Megavirus arrive à temps…
Un silence se forme, pesant. Une voix brise le silence.
- Ne bouger pas ou vous êtes morts !
Les deux romains se raidissent, ne bougeant pas un seul doigt. Ils regardent autour d'eux, mais ils ne voient personnes.
- Qui est-là ? Montrez-vous ! ordonne Caius Tousinclus.
- C…Centurion ! s'exclame Courbatus.
Il observe le visage effrayé de son aide et baisse la tête. Une griffe verdâtre entoure son cou, prêt à lui trancher la gorge. Malgré le danger dans lequel il se trouve, il garde son calme.
- Vous êtes un ami de cette dragonne, je présume, dit-il avec un calme le surprenant tout autant.
- Oui, répond Gloria en se révélant entièrement. Ne faite aucun mouvement brusque, décurion ou sinon vous subirez une mort peu enviable, lui lâche Gloria.
- Que voulez-vous ? demande Tousinclus.
- Vous aidez, répond simplement Gloria.
Le silence se forme après sa surprenante demande. Le centurion fini par conclure qu'il n'a pas d'autre solution.
- Quelle aide pouvez-vous donner ? Ce sage a pris le contrôle de tout le camp et demain il compte bien le faire avec les trois autres.
- L'aide viendra des gaulois. Eux-aussi n'en peuvent plus de cette nuisance qu'est ce Hyapadcros. Etes-vous vraiment les deux seuls à ne pas être sous son contrôle ?
- Non, répond le décurion. Le légionnaire Nucleus qui est toujours en soin a été épargné.
- Je vois. Je vais le prendre avec moi. Faite ce qu'il vous demande. Bientôt, il va tomber de son petit nuage.
- C'est tout ce que nous voulons.
Sur ces dernières paroles, Gloria se camoufle, laissant les deux romains figés un moment avant de se rendre compte qu'elle n'est plus là. Reprenant son calme, le centurion fini par éclater de rire.
- Aider par des dragons et les gaulois. Voilà bien quelque chose que je peux en rire.
Dans l'infirmerie, le légionnaire Nucleus est toujours alité, malgré le temps et les petits soins de Flammis. D'ailleurs, elle n'est pas venue le voir.
''Peut-être ne suis-je qu'un grand naïf. Pourquoi une telle beauté qu'elle ferait tant d'effort pour un soldat comme moi ?''
Alors qu'il est en pleine réflexion, quelqu'un s'adresse à lui.
- Tu es bien Nucleus ? demande une voix féminine sortant de nulle part.
Nucleus a l'impression de rêver. Il doit se dire qu'il n'est pas loin de la folie.
- Oui, c'est bien moi, répond-il sans trop vraiment comprendre. Même si parler à un fantôme ne m'aidera pas.
- Je ne suis pas un fantôme.
Gloria se révèle à lui. Si la surprise pouvait le faire lâcher un cri, il se contient admirablement.
- Vous êtes une amie de la dragonne dorée ? demande Nucleus.
- Oui. Je suis là pour t'emmener te faire soigner par le druide du village. Tu as eu le courage de t'opposer à Lassassin. Mais surtout, le cœur de prendre soin de mon amie.
- Je…vois. Sinon, dragonne, que se passe-t-il dans le camp ? Je le trouve bien calme et silencieux.
Gloria lui explique tout. Elle peut voir la sidération et la consternation recouvrir le visage de Nucleus. Il en reste tout simplement sans voix. Une fois sorti du camp bien difficilement avec ses blessures, Gloria lui permet de monter sur son dos. Il le fait et elle s'envole. Même s'il fait nuit, la lune éclaire de clarté et il en reste sans voix. Malgré la douleur de son corps, il ne peut s'empêcher de sourire béatement sur le paysage qui défile sous ses yeux.
- C…C'est magnifique…C'est ce que vous observez tout le temps ?
- Oui, répond Gloria avec amusement.
Elle continu son vol quand elle sent le légionnaire s'affaisser contre son dos.
- Légionnaire Nucleus…Vous allez bien ? demande Gloria inquiète.
Sa seule réponse est un râle. Elle se hâte pour permettre au légionnaire d'être pris le plus rapidement par Panoramix.
Le calme apaisant de la forêt est brisé par une jeune femme courant. Flammis court depuis un moment, ne s'arrêtant pas. Ses habits sont recouverts de terres, de feuilles et de sueur. Alors qu'elle court, elle se prend les pieds dans une racine et tombe au sol. Elle se relève avec le visage recouvert de boue. Elle retire ce qu'elle peut de la terre et se remet à courir. Seulement, elle finit par atteindre ses limites. Elle n'a pas l'endurance de sa grande sœur Fournaisis. Elle trouve un arbre creux. Elle reprend son souffle. Mais alors qu'elle reprend son souffle, des larmes dégoulinent de ces yeux.
- Fournaisis…Fièvris…J'ai…peur…
Tout en pleurant, elle se met à trembler, comme si un danger encore plus grand la guetter. ''Il n'est pas loin…Il est là pour me tuer…me dévorer…'' dit-elle à voix basse.
Flammis semble être totalement effrayée. Elle se frotte les bras pour se rassurer. Mais rien n'y fait, elle est toujours aussi terrorisée. Elle se raidit quand elle entend des bruits de pas.
''Ils sont là…Ils me cherchent encore ? Mais pourquoi nous enfermer juste parce que grande sœur Fièvris a remis en place ce mauvais homme ? Je dois bouger sinon ils vont me trouver.''
Flammis veut partir, mais son corps refuse de lui obéir. C'est comme s'il était tétanisé.
''Bouge ! Aller ! Si je ne bouge pas, ils vont me capturer !''
Malgré toute sa volonté, son corps reste figé. Et ce qui devait arriver arriva. Elle est découverte. Elle est extirpée violement de sa cachette et jeter dans la boue sans aucun remord. Flammis se relève, toujours aussi terrorisée. Les légionnaires l'entourent.
- On la ramène ? demande l'un d'eux.
- Ordre du sage. Mais il a également dit qu'une fois ramené on pouvait profiter d'elle, continu un autre.
- Alors ne perdons pas de temps et faisons-le ici et maintenant fini un troisième.
Flammis blêmit et se raidit. ''Non…Non…Tout mais pas ça…Je…Je…A l'aide ! A l'aide !''
Mais elle ne parvient pas à faire sortir le moindre son de sa bouche.
- Les gaulois ne viendront pas te sauver beauté. C'est entre nous et toi.
Flammis pleure comme jamais, étant au bord du désespoir. Une voix dans la nuit s'élève.
- Excuser-moi, demande poliment une personne.
Les légionnaires se retournent pour observer un petit gaulois portant un casque ailé. Les romains se raidissent tout de suite.
- Non…C'est la petite teigne ! s'exclame l'un d'eux.
- Alors le gros de leur force n'est pas loin !
- Qui est gros ? s'exprime une voix colérique juste derrière le petit gaulois.
Les deux gaulois foudroient du regard les romains présents.
- On va bien s'amuser, pas vrai Astérix ? dit le rouquin en craquant ses phalanges.
- Tu as raison Obélix. Vous allez voir les étoiles ce soir, assure Astérix.
Pour Flammis, ce qu'elle est en train de voir la rend sans voix. Les deux gaulois, avec un simple coup envoi voler au loin dans le ciel chaque romain. Une fois débarrasser d'eux, ils viennent à sa rencontre.
- Vous devez être Flammis ?
- O…oui, c'est bien moi. Mais comment m'avez trouvé ?
- Grâce à Gloria. Obélix prend la dans tes bras. On vous ramène au village.
Obélix la prend avec délicatesse. Puis, ils parent à toutes vitesse. Flammis ne sait quoi dire devant les actes des gaulois. Le stress fini par la quitter et la fatigue lui fait perdre connaissance.
