Disclaimer : voir le prologue et les chapitres d'avant. Trop la flemme de le faire.
Un grand grand merci à Ccilia pour ses reviews et bravo à Hermieune qui a trouvé ce qu'était un caracul.
Je continue de recommander le site d'Alixe et Lisandra qui me semble important pour les auteurs débutants. N'hésitez pas à aller le voir.
Chapitre 3 : mais se ressemblent ils ?
Je passais une très mauvaise nuit. Je crois d'ailleurs qu'Eryne m'en veut un peu. Elle m'a lancé un regard noir quand j'ai voulu l'embrasser ce matin pour lui dire bonjour et elle est partie en claquant la porte. La pauvre, quand même. Quand j'y repense, je m'en veux. Je n'ai pas arrêté de me tourner et de me retourner dans notre lit, et sachant qu'elle a un sommeil très léger, je la réveillais à chaque fois. M'enfin, si elle veut faire sa vie avec moi, il va falloir qu'elle s'y habitue. D'ailleurs, en parlant de ça … Je ne suis pas très sûr de vouloir m'engager dans une relation longue durée, moi. Je me considère encore un peu jeune et je ne m'imagine pas rentrer du boulot pour trouver femme et marmots m'attendant au coin du feu. Du moins, pas pour le moment. Ben quoi ! C'est jeune 3000 ans. Je vous rappelle que j'ai l'éternité, moi, pour trouver la femme de ma vie. Finalement, mon job a dû me déteindre un peu dessus. Je me mets à rire tout seul, dans le métro qui m'emmène au bureau. D'autres dieux et toute la smala me regardent avec inquiétude. Un Dieu qui ris tout seul, à part Folie, on voit pas trop. Et je ne lui ressemble pas. Mes pensées se font plus légères, à mesure que j'approche du bureau. Je me rappelle que plus jeune, côté femmes, j'étais plutôt cynique. Je prenais, je goûtais, je jetais. Aujourd'hui, j'essaye de construire quelque chose même si ça ne dure pas forcément. Et je respecte beaucoup plus les femmes. Finalement, mon job a déteint beaucoup plus que je ne le pensais, sur moi. Ah ! C'est ma station. Il est temps que je prenne des vacances. En solitaire. Je me demande ce que fait La Poisse. Comme toujours, depuis le début de notre collaboration, j'arrive le premier au bureau. Le jour où ça change … Enfin, bref, vous m'avez compris. Je salue quelques collègues et entame ma troisième tasse de café noir en parcourant les nouveaux dossiers qui me sont parvenus cette nuit. Par ailleurs, je me suis toujours demandé comment cette montagne de chemises pouvait m'attendre, fraîche et pimpante, sur mon bureau, chaque matin. Des employés très zélés, ça c'est sur. Mais je n'en avais jamais croisé aucun. Pfff … Une demi heure. Qu'est ce que l'autre pouvait bien faire ? Je commençais à en avoir sérieusement ras le bol de cet abruti. Qu'avait dit la gamine hier au soir ? Bra… Bran … je sais plus. Il allait falloir que je lui redemande. Mais comment pouvaient-ils aimer se disputer autant ? C'était pas croyable. Je commence vraiment à les haïr et c'est généralement mauvais signe dans mon boulot. Et l'imbécile de service incapable d'arriver à l'heure.
"Bonjour, Cu … monsieur.
Ah, ben, quand on parle du loup. Je m'en vais lui faire passer l'envie d'arriver en retard, moi. Tu vas voir, petit.
"Encore les embouteillages, je suppose !"
Ma voix claque comme un coup de fouet. Je le vois ciller, il est pas sûr de l'attitude à adopter. Niark !
"Je … Oui, monsieur."
Attends, mon bonhomme, tu vas comprendre l'expression arriver à l'heure.
"Ecoute petit. Qu'on soit collègues, passe encore. Que tu portes bien ton nom, je peux tout de même faire avec. Que tu sois incapable de rester tranquille, bon. MAIS QUE TOUT LES MATINS, TU SOIS EN RETARD, JE NE L'ACCEPTE PAS ! Est-ce clair ?"
Il s'est recroquevillé sur sa chaise, légèrement apeuré. Je donne pas l'impression de m'énerver si facilement. Mais là, je dois dire que ça fait du bien. Le pauvre, mon souffre douleur officiel. Finalement, Dieu le Père a peut être eu raison de me le confier, même si je pense qu'il n'imaginait pas la façon dont j'allais m'en servir. Et j'ai un sérieux besoin de me défouler, en ce moment. Je tiens enfin ma vengeance, re-niark !
"Prépare tes affaires, on retourne à Poudlard."
Dans le couloir qui nous amène au garage, sur tapis roulant s'il vous plaît, je soupesais le pour et le contre de le laisser conduire. D'un côté, j'avais bien envie de comprendre comment il faisait pour être systématiquement en retard et d'un autre côté, ben … je craignais un peu d'avoir la réponse de visu. Si vous voyez ce que je veux dire. Je pris ma décision. Après tout, il était toujours arrivé entier au boulot, donc …
"La Poisse, tu conduis."
Un léger sourire éclaira ses traits crispés et il attrapa plutôt adroitement le trousseau de clefs que je lui jetais négligemment. C'était sans compter les quelques marches que nous devions franchir pour nous retrouver sur le parking. Déséquilibré, il partit en arrière, se rattrapa je ne sais comment à la rambarde et réussit à re-atterrir sur ses pieds, en bas des marches.
"Ça va petit ?"
Il leva un pouce en signe de victoire et se dirigea allégrement vers notre voiture du jour. Mais comment il faisait ça ! Incroyable, ce gosse. Un Dieu normal en aurait pris pour un ou deux mois d'hôpital et lui, il s'en sortait sans une égratignure. Quoique, avec le nom qu'il portait, il devait avoir l'habitude de ce genre d'aventures.
"Vous venez, monsieur ?"
Finalement, je regrettais un peu ma décision, là. Par sécurité, je bouclais ma ceinture; chose qui m'était par trop inhabituelle. Après tout, n'est pas La Poisse qui veut. Nous arrivâmes sans encombre en vue de Poudlard, mais je comprenais mieux ses répétitifs retards du matin. La Poisse conduisait plutôt bien, à mon grand étonnement, mais extrêmement prudemment sur la route et un peu trop gentil. Il ne roulait pas très vite et à chaque intersection laissait passer les autres jusqu'à ce qu'il puisse s'insérer seul dans les croisements. Comme nous, les Dieux, nous sommes nombreux (ben oui, il faut une sacré structure pour gérer les folies … je veux dire, les inventions de Dieu le Père), ben, vous comprenez quoi !
"Gare toi là."
Je me crispais légèrement sur mon siége pour découvrir qu'il réussit une manœuvre parfaite. Je devais me détendre. Après tout, il n'est pas si idiot. Et l'état de stress perpétuel dans lequel je j'étais à cause de mon collaborateur et de ses nombreuses sources de bêtises possibles se répercutait de façon plutôt visible sur mon comportement. Je devrais le considérer avec un peu plus d'attention et moins d'a priori …
…
Vous savez quoi ? Oubliez ce que je viens de dire. Cette limace hémicéphale (copyrighté par Lola Reeds qui a gentiment accepté de me le prêter) a oublié de serrer le frein à main et devinez quoi ? La voiture s'est joliment encastrée dans le mur d'enceinte de Poudlard. Je vais le TUER. Sur le champs.
"Mon … Monsieur ? … Je … je suis désolé."
Heureusement que tu l'es, triple buse ! Je dois me calmer. Inspiration, expiration. Inspiration … Calme. Il me fait ses yeux de chiot, ce qui m'a toujours mis en rogne comme attitude. Inspiration. Je vais le fracasser contre le mur. Expiration. Et Dieu le Père pourra venir ramasser ses morceaux de cervelle à la petite cuillère.
"Cupidon, mon ami ! Et vous, La Poisse, si je ne m'abuse. Bienvenue ! Que faites vous ici ?
Dumby a du flairer quelque chose car il vient d'apparaître à nos côtés, calme et souriant, comme d'habitude. Je déteste quand il fait ça. Mais au moins, il a réussi à calmer mes envies de massacre. Pour le moment.
"Bonjour Albus. Nous venons pour notre affaire, comme d'habitude. Si cela ne vous dérange pas, bien sûr."
"Bien sûr que non, voyons. Bien au contraire. De plus, j'adore vos visites mon cher. Après vos passages, mes élèves me semblent toujours plus gais. Ce qui, dans le contexte actuel, n'est pas une mauvaise chose, vous ne trouvez pas ? Mais avant de parcourir les couloirs, vous allez venir prendre une tasse de thé dans mon bureau."
J'hochais la tête, incapable de répondre. Ah, les hommes. On les considère avec beaucoup de tendresse, nous, là haut, mais quand on voit ce qu'ils sont capables de faire, c'est déprimant. Je savais très bien à quel contexte il faisait allusion. Le monde sorcier était en proie à une guerre larvée qui ne tarderait pas à apparaître au grand jour. Malheureusement, malgré tous nos pouvoirs, nous ne pouvions pas changer le cours des choses ou faire en sorte que la Terre soit un Paradis. Dieu le Père vous a donné le libre arbitre et nous ne pouvons pas nous battre contre ça. Tout ce que nous pouvons faire, c'est influer sur les choses qui sont déjà écrites. Ce que vous appelez le Destin. La Trame de Vie. Et encore, cela ne sert parfois à rien. Et nous n'avons pas le droit de nous mêler des affaires humaines, telles que les guerres. Oui, la communauté sorcière terrienne se déchirait, faisant face à ses démons et nous espérions que le bon côté gagnerait. Mais l'issue en semblait bien incertaine. Et de nombreuses voix divines, pessimistes au possible, s'élevaient.
"Mon cher Jack, vous me paraissez bien soucieux. Un peu de sorbet citron ? Vous verrez, il est délicieux …"
"…"
Albus Dumbledore me regardait, son éternel demi sourire aux lèvres.
"Albus !"
"Eh bien, mon cher, un problème ?"
Et un gros. Personne n'était sensé savoir que mon nom de baptême est Jack. Pour le monde entier et jusqu'à mes collègues de bureau, je suis Cupidon. Je crois que même Eryne n'en sait rien.
"Excusez moi, qui est Jack ?"
"Albus ! Vous savez bien que personne ne doit savoir …"
"Mais, heu …, puis je …"
"Voyons, mon cher, ne croyez vous pas qu'une telle chose soit importante entre collègues ?"
"… savoir qui est …"
"Je ne crois pas, Albus." Dis-je fermement.
"… ce Jack ?"
"La Poisse ! Tu réfléchis ! C'est moi, triple buse. C'est mon prénom."
"Eh bien, maintenant que c'est dit, quel est le vôtre ma chère La Poisse ?"
Ce dernier resta un instant la bouche ouverte, ses yeux naviguant d'Albus à moi. Puis :
"Avec tout le respect que je vous dois, c'est indécent comme question !"
Ce faisant, il bondit sur ses pieds.
"Eh bien, eh bien ; ne vous énervez pas, mon cher. Vous ne vous êtes pas brûlé ?"
Eh oui, vous avez compris, il a renversé son thé. Je vis Albus claquer des doigts et le thé renversé reprit sa place dans la tasse, comme si de rien n'était. Mais ce n'était pas fini. Albus regardait avec insistance La Poisse, terriblement mal à l'aise. C'était tordant.
"Eh bien, ma chère ? Quel est votre prénom ?"
S'en fut trop pour le pauvre La Poisse qui s'enfuit en courant du bureau. Je fronçais les sourcils en direction d'Albus.
"Vous n'étiez pas obligé de me le choquer, mon cher. Je vais mettre deux heures à le retrouver dans ce labyrinthe. Espérons qu'il ne fasse pas de bêtises."
Je finis rapidement mon thé et m'apprêtais à partir à la recherche de ce cher La Poisse.
"Au fait, Albus. C'est un collègue."
"Si vous le dites, mon cher Jack."
Il avait encore son sourire accroché aux lèvres quand je refermais la porte en roulant des yeux. Je soupirais. J'allais réellement mettre deux heures à le retrouver, cet idiot. Quelle idée de s'enfuir pour une petite question de rien du tout. Et cet air choqué ! Ah ces jeunes, ils supportent plus la pression. Bon, j'ai pas l'intention de chercher pendant deux heures, alors plan A : utilisation de la magie. Pour retrouver les Dieux qui se paument, on utilise un "scanner magique". C'est trop compliqué à vous expliquer, tout ce que je vais vous dire, c'est ceci : les Dieux émettent une sorte d'empreinte magique, différente de celle des magiciens, qui permet de les repérer. Alors maintenant, silence …
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Je vais EXPLOSER ! On est bloqué à Poudlard, pour une semaine au moins. Mon cher collègue a bien fait de prendre la poudre d'escampette. Je vous rappelle la situation : cet idiot ayant embouti la voiture dans le mur d'enceinte de Poudlard, nous sommes coincés ici car plus une voiture n'est libre. Et puisque Dieu le Père est absent pour une semaine, tout tourne au ralenti. Donc nous voilà à Poudlard. Je vais me le tuer lentement, le torturer. Non, mais. Je vais lui apprendre à me mettre dans le pétrin de cette façon. Quoi ? Bien sûr que je l'ai retrouvé, mais là, il vaut mieux qu'il soit parti se perdre de nouveau.
"Jack, mon cher ! Je vous cherchais. J'ai croisé La Poisse qui m'a dit qu'il y avait un problème avec votre voiture. Une chambre est prête, bien entendu. Vous ne devriez pas faire peur à cette chère La Poisse. Vous n'êtes pas si méchant quand on vous connaît et je suis sûr, qu'elle gagne à être connue. Allons, ce n'est pas si grave."
"Bien sûr que non, ce n'est pas grave, Albus. Merci pour la chambre."
Je soupirais, j'étais bel et bien coincé. Pour un temps plus ou moins imprévisible. Mais ça me permettrais de régler cette histoire, espérons le.
Je vais râler un peu. Je m'étais promis de ne pas le faire mais bon … J'ai vu par les hits que plus d'une centaine de personnes ont lu mon histoire. Pourtant, je n'ai que … 9 reviews. Je n'ai pas la prétention de dire que mon histoire est génialissime, mais qu'elle vous plaise ou non, il serait sympa de le dire. Que je sache si ça vaut la peine de continuer.
Samikitty.
