Pardon, pardon, pardon, mille fois pardon pour le retard. Voilà un nouveau chapitre, pour ceux qui se rappellent de cette histoire. Et désagréable surprise pour moi : je viens de voir que je ne peux plus mettre de réponse sur ces pages, donc je vais essayer de retrouver vos reviews pour répondre à chacun de vous. Merci, en tout cas. Et je préfère prévenir que les prochains chapitres seront tout aussi longs à venir pour des raisons diverses qui seraient trop longues à énumérer ici. Donc, pour ceux et celles qui ne peuvent pas attendre, j'ai mis la trame du prochain chapitre à la fin, libre à vous d'imaginer ce que vous voulez ! Et ça m'intéresse de connaître le résultat ! .

Comme d'hab : rien n'est à moi, tout à JK Rowling.

Je conseille toujours le site d'Alixe et Lisandra pour expliquer le fonctionnement de fanfiction.


Chapitre 4 : Jeux de mains, jeux de vilains.

Je veux le TUER. Il l'a d'ailleurs bien compris, puisqu'il se cache. Je sens un mal de crâne poindre. Mais d'abord, si je veux récupérer ma tranquillité d'esprit, il faut que je commette un massacre. Dieu le Père n'est pas là, je fais ce que je veux. Et puis, je trouverais bien une excuse bidon à lui servir. Quoique. Il sait très bien que je ne supporte pas mon cher collègue – laissez moi rire - et je risque d'en prendre pour mon grade. Et comme je n'ai pas envie de mourir tout de suite, il vaut peut être mieux que je m'en abstienne. Mais j'ai bien envie de le tuer quand même. Pour le plaisir. Non, non, non ! Il ne faut pas. Je suis Cupidon, le Dieu de l'Amour, pas la Mort. Comment faire pour ne pas penser à toutes les tortures que je voudrais lui infliger ? Je sais ! … Eryne, ma douce. Ma tendre moitié. Je vais lui téléphoner. Elle a le don rare de réussir à m'apaiser dès qu'elle me parle. Elle a une voix magnifique. Douce posée, qui coule comme de l'eau. C'est ce qui m'a envoûté chez elle, après sa plastique irréprochable. Je vais lui téléphoner dehors. Autant profiter des derniers rayons de soleil et de l'air frais. Ça aidera à faire passer mon mal de crâne. Les couloirs sont plutôt tranquilles. Pourtant, ce n'est pas encore l'heure de manger et les cours sont finis. Ils sont très studieux ces gamins. Ça m'arrange, d'un côté. Je n'ai pas envie de supporter les hurlements et les hormones en folies de ces adolescents. Les couloirs sont frais juste ce qu'il faut et le silence agréable. Les torches diffusent une lueur douce, laissant des coins d'ombre qui donnent du charme à ma promenade. Pour quelqu'un qui a de l'imagination, tout peut sortir de ces zones sombres.

"Triple andouille !"

"Rousse sans cervelle !"

Même des insultes ? Incroyable ce château. Vraiment. QUOI ? Attendez une minute. Je connais ces voix. Je les reconnaîtrais n'importe où. La rouquine et monsieur-j'ai-la-tête-tellement-enflée-que-je-ne-passe-plus-les-portes. Ou monsieur-je-suis-amoureux-mais-je-m'y-prend-comme-un-pied. C'est bien ma veine. Les rencontrer au moment où j'ai le plus besoin de calme. Je sens mon mal de crâne revenir à la charge en déboulant dans le grand hall et en trouvant – oh surprise – les deux principaux protagonistes de cette histoire. Face à face. Les yeux brillants de colère. Heureusement, ils ne peuvent pas me voir. Mais ils ont l'air bien près de s'étriper. Et si ça arrive, ça … arrangerait mes affaires. Morts, il n'y a plus de dossier et je … bon, ok, ok … ça va. Je ne peux décemment laisser faire. Surtout qu'ils viennent de sortir leurs baguettes et qu'ils ont l'air près à s'assassiner à coups de sorts. Potter fait un pas et c'est l'occasion que j'attendais. Bizarrement, il se prend les pieds, trébuche et tombe … dans les bras de la rouquine. Qui a lâché sa baguette pour le réceptionner. Ils restent tous les deux un moment sans parler, hébétés. C'est, ma foi, un de mes plus beaux coups. Merci à La Poisse. James se relève, rouge de confusion, remet ses lunettes en place et part en marmonnant des excuses. Lily reste sur place, à le regarder partir, les joues un peu trop rouges et le regard un peu trop insistant. Je traverse le hall, victorieux, sans que personne ne me remarque et m'écroule sur un banc, respirant l'air frais à pleins poumons. Je me demande où est La Poisse.

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A ce moment du récit, chers lecteurs, je me dois d'interrompre Jack et reprendre les commandes de l'histoire. Car Jack ne sait où se trouve La Poisse. Moi seul le sais. Qui suis-je ? Je n'ai pas à vous le révéler, sachez juste que je suis tout puissant …

La Poisse, donc. Gentille, attentionnée et je sais, c'est pas ça. Eh bien, La Poisse se promenait dans les couloirs, en ruminant sa mauvaise humeur et en attendant que son cher collègue se soit calmé. Elle ricana en pensant à ce mot, "collègues". Vraiment. Il la traitait comme une idiote. Et elle en avait ras le bol. Ben oui, on a beau s'appeler La Poisse, avoir deux mains gauches et deux pieds pas très stables, on ressent quand même des sentiments. Et là, c'était plutôt la haine qui gagnait. Elle rêvait de montrer à ce cher Cupidon qu'elle était capable de faire aussi bien sinon mieux que lui. Elle releva le menton, en signe de défi, une lueur sauvage dans les yeux.

"Je vaincrais !" pensa-t-elle déterminée.

Mais avant ça, il fallait qu'elle retrouve son chemin. Un léger doute l'envahit. Avait elle tourné à droite ou à gauche, au croisement ? Et avait elle pris cet escalier en colimaçon qui se promenait tout seul ? Bon. Elle devait se rendre à l'évidence. Elle était paumée. Un soupçon de panique l'envahit. Et puis zut ! D'accord, elle était La Poisse mais elle réussirait à retrouver son chemin. … Son chemin … son … chemin. Pfff. Elle était perdue dans le plus grand château d'Angleterre et si Cupy l'avait retrouvé une fois, il ne semblait pas vouloir le faire tout le temps. Elle eut un bref sourire. Cupy. C'était une de ses collègues qui un jour l'avait appelé comme ça. Et elle aimait bien l'utiliser pour elle-même, quand elle était en rogne, même si elle n'oserait jamais lui dire ça en face. De toute manière, ça ne changeait rien au problème. Elle restait perdue. S'appuyant contre un mur, elle glissa à terre et entoura ses genoux de ses bras, découragée.

"Oui, ma douce, je sais. Moi aussi, j'aimerais être là. M'enfin, chérie. Ce n'est pas ma faute si cet empaffé a embouti la voiture. Comment ça ma faute ? Puis je te signaler que je n'étais pas au volant ? Quoi ! J'aurais dû y être ! … Oui, vu comme ça. … Mais tu es sûre que ça va ? Je te sens distante. … Si tu le dis. … Oui, bonne soirée, ma douce."

Hé, oh, vous croyez quoi ? Vous espionnez une conversation privée, là. Et de toute manière, je n'ai pas l'intention de lui dire que je l'aime. Je ne lui ai jamais dit, je trouve ça niais. Et puis, cette conversation m'a laissé un goût âcre dans la bouche. Eryne ne semblait pas concernée par ce que je lui disais. Loin des yeux, loin du cœur, comme on dit. Mon mal de crâne s'est calmé mais je me pose quelques questions. Je n'ai pas très envie de rentrer pour voir l'autre idiot. Le soleil finit de se coucher sur le lac. C'est … à couper le souffle. Le lac se pare de mille reflets dorés tandis que les rayons fondent doucement dans l'herbe du parc, remplacés par l'ombre qui avance. Les couleurs résistent un moment sur l'écume des vagues tranquilles pendant que le ciel passe d'orange à rose puis à rouge flamboyant. Le bleu sombre de la nuit envahit l'espace et le soleil qui a lutté s'abîme dans l'eau paisible. J'adore ce moment où il ne fait nuit mais que le jour refuse de se laisser abattre. C'est comme si une sorte de silence s'appesantissait sur le monde, pour laisser les deux ennemis se battre une dernière fois, dans toute leur gloire. Les animaux diurnes rentrent chez eux, les nocturnes sortent. Mais c'est le moment de toutes les hésitations, de toutes les promesses.

"Bonsoir, Jack. Vous me semblez bien pensif. Axel n'est pas avec vous ?"

Tiré de ma rêverie, je cligne des yeux. Axel ? Ha oui, Axel.

"Euh non, La Poisse n'est pas là. Mais comment savez vous qu'il s'appelle ainsi ?"

Quel diable d'homme ! Il sait toujours tout avant les autres.

"J'ai demandé à Dieu le Père."

"Oh, vous avez réussi à le joindre ? Quelle chance !"

Un sourire éclaire son visage, qui coupe ma seconde phrase.

"J'ai … un numéro spécial."

Mais pourquoi ses yeux brillent-ils toujours ? Comme s'il vous jouait une bonne farce sans que vous le sachiez.

"Ah …"

"Quelque chose ne va pas ?"

"Non, tout va bien, je vous remercie."

Je ne vais tout de même pas parler de mes problèmes de couple avec Albus Dumbledore, non ? Je suis le dieu de l'amour, je devrais pouvoir régler cela. Seul.

"Vous dînez avec nous, ce soir ?"

"Avec plaisir. Mais il va d'abord falloir que je retrouve mon collègue" soupirais-je, en me levant de mon siège.

Un autre sourire sibyllin. Ce qu'il m'énerve quand il fait ça !

"Je ne crois pas que ce sera nécessaire. Allons plutôt dîner."

"Jack ! …JACK !"

"Hum ? Vous me parliez, Albus ?"

Je crois qu'il me sortirait avec plaisir une réplique bien sentie, mais à la place, il m'agrippe le bras. Je viens de remarquer que nous sommes devant les portes du château.

"Je vois bien que vous êtes préoccupé, mon cher. Si vous voulez en parler …"

Non, ça ira, merci.

"Enfin, ajoute-t-il résigné. Je sais que j'ai l'air d'un vieux fou auprès de mes élèves et …"

"Oh voyons !"

Je suis scandalisé. Ses élèves, penser ça du plus grand sorcier des temps modernes ?

"Laissez-moi finir. Mais si vous pouviez vous rendre visible, s'il vous plaît. Je n'aimerais pas passer pour un sénile. Fou, je veux bien. Le reste, pas encore."

Il se remet à avancer et voyant que je ne bouge pas, se retourne.

"Ne soyez pas choqué, mon ami."

Ses yeux s'adoucissent.

"Cela ne me dérange pas. Et je crois que je contribue grandement à cette image. Mais désactivez votre bouclier, par pitié !"

D'un geste machinal, je fais ce qu'il me demande. Incroyable, ce type ! Ce n'est qu'en arrivant dans la grande salle que je réalise un détail.

"La Poisse ! J'ai oublié cet idiot ! " Fais-je en me frappant le front.

"Oh, ne vous inquiétez pas, elle est déjà là."

"Quoi !"

Il continue d'avancer, souriant aux élèves qu'il croise et qui nous dévisagent, curieux. Je ne veux pas savoir le pourquoi du comment. Par contre, quelque chose me turlupine.

"Pourquoi vous dites elle ? La Poisse est un homme, pourtant."

Il me regarde, surpris. J'ai l'impression que c'est moi l'idiot.

"Mais parce que je trouve cela stupide de mettre "il" et "La Poisse" dans une même phrase. La Poisse est un genre féminin, vous savez."

Il dit ça comme une évidence. Ses yeux pétillent d'amusement.

"Navré, mais, moi, ce qui me choque, c'est que vous vous obstiniez à dire "il" en disant La Poisse. Mais je l'appellerai par son prénom, si vous préférez."

Je grommelle, mécontent. C'est vrai qu'il a raison. Plus simple de dire elle. Idée adoptée !

"Professeur Dumbledore !"

"Ah, Lily, bonjour."

"Bonjour."

La rouquine m'adresse à peine un regard. Elle reprend :

"Est-ce que c'est toujours bon pour les sorties à Pré au Lard, samedi ?"

"Bien sûr, jeune fille. Mais je manque à tous mes devoirs. Jack, je vous présente Lily Evans, préfète en chef et meilleure élève de sa promotion."

Elle rougit mais paraît plutôt fière. Ça lui va bien de rougir comme ça. Je lui serre la main avec un sourire. Elle semble intimidée.

"Quand à Pré au Lard, vous et monsieur Potter avez fait du bon travail. Toutes les autorisations sont sur mon bureau, dûment remplies."

"On parle de moi ?"

Non, du mur peint, idiot ! Ah, ces gamins. Je soupire. En tout cas, Evans n'est pas dans son assiette. Elle n'arrête pas de lui lancer des regards venimeux tout en ayant rougi fortement. Intéressant. Quant à Potter, il fait tout pour éviter son regard. Hé, hé, hé. Toujours pas remis de tout à l'heure, hum ? Je me souris à moi-même et rencontre le regard de mon … ma collègue préférée. Tiens, tiens, tiens. Il … Elle est là. Rha, ça m'énerve. Ça me paraît saugrenu de tout mettre au féminin, mais la logique le veut ainsi. De toute manière, il faut que j'utilise son prénom.

"Ah, Axel ! Content de te revoir !"

Elle … Il pâlit fortement mais hoche la tête et vient se ranger sagement à mes côtés. Albus a fini de papoter et se remet à avancer. La Potter team fait un signe amical à Axel qui leur renvoie un petit sourire. Quand nous nous sommes un peu éloignés, je me penche vers Albus.

"Merci Albus."

"De rien."

Il a un large sourire. Toute cette histoire l'amuse au plus haut point. Les autres professeurs nous saluent vaguement. Assis à côté d'Albus, je peux observer toute la grande salle. Le repas est délicieux et la conversation de Minerva des plus intéressantes, quand soudain …

"Idiot !"

"Tronche de cake !"

"Face de troll !"

Le silence s'est fait dans la salle. L'intérêt du public est tout entier tourné vers … notre petit couple ! Ils se sont arrêtés.

"Jeunes gens !" Minerva s'est levée. "Veuillez vous rasseoir et reprendre votre repas, s'il vous plaît."

Moi, ce qui m'impressionne le plus, c'est qu'ils ne sont même pas assis à côté. Bon, pas très loin, mais quand même. Ils n'arrêtent pas de se lancer des coups d'œil qu'ils croient discrets et sont attentifs aux moindres gestes de l'autre. Ne sont-ils pas mignons ? Minerva s'est rassise en soupirant.

"Je n'en peux plus Albus. Il faut vraiment faire quelque chose pour ces deux là. Et je n'ose même plus les mettre en retenue ensemble. Rappelez-vous, ils ont inondé les cachots, la dernière fois."

Quelle énergie ! S'ils passaient autant de temps à se faire des câlins, on ne les verrai pas beaucoup. Un fou rire me prend, que j'essaye de cacher dans une quinte de toux. Je sais que c'est peine perdue lorsque Albus me lance un de ses coups d'œil. En tout cas, ça fait du bien de rire. Colère a vraiment fait du bon boulot sur ce coup là. Un travail d'artiste. Aucun autre incident n'émaille le repas, même s'ils en ont fortement envie. J'aimerais être un gryffondor ce soir pour voir à quoi va ressembler leur salle commune. Hé mais, c'est une idée. A creuser. Tiens, le groupe d'Evans se lève. A moi de jouer. Trop facile ! Un petit sourire victorieux ne me quitte pas tandis que toute la grande salle est de nouveau silencieuse. D'étonnement, cette fois. Hein ? Ah oui, que je vous explique. Potter est sur l'un des bancs de sa table, côté sortie. Donc, quand Evans est passée, un simple croche patte l'a fait directement atterrir … dans les bras de Potter qui s'est levé pour la réceptionner. Il n'allait pas laisser abîmer celle qu'il aime. Il a de sacrés réflexes ! Le quidditch, ça aide. Elle se relève, toute rouge, plante son regard dans le sien et lui lance :

"Espèce de goule sans cervelle !"

Ça n'est pas bon du tout, ça. Elle aurait lui dire merci, et s'enfuir effarouchée comme une jeune demoiselle de bonne famille. Ah, ces jeunes aujourd'hui.

"Triple idiot !"

Mais jamais elle arrête ? Apparement, elle croit que c'est l'un des camarades de Potter qui l'a fait, tomber exprès, pour qu'il la rattrape, et qu'elle soit humiliée. Pas faux sur une partie du raisonnement, la gamine, mais elle pourrait quand même dire merci. Il l'a empêché de se fracasser le nez sur le carrelage. Ça aurait été vraiment dommage qu'elle soit défigurée, car elle a un fort joli nez.

"Tu crois que ça t'aide ? Tu … tu es pire que rien ! Une poussière, pour moi. Dégage !"

Durant toute la diatribe, dont je ne vous ai donné que quelques extraits par égards pour vos oreilles, Potter est resté stupidement debout, les bras ballants, la bouche ouverte et les yeux écarquillés. Le pauvre. Etre tombé de cette peste n'est pas de tout repos. Il n'a toujours pas compris ce qui lui est arrivé quand ses amis le tirent hors de la salle. Je me lève, complètement désespéré, et souhaite une vague bonne soirée à l'assemblée qui me regarde bizarrement. Je prétexte la fatigue d'un long voyage pour m'éclipser rapidement. Mais Albus a eu le temps de me glisser un petit mot d'encouragement. Axel m'a suivi, silencieux et inquiet. Il n'aime pas trop quand je suis sombre. Généralement, ça ne sent pas bon pour lui. Je soupire, referme la porte des appartements qui nous ont été attribué et hurle un bon coup. Je sais, c'est stupide, mais si vous saviez comme ça fait du bien ! Axel a sursauté, effrayé, mais je lui souris. Ça n'a pas l'air de plus le rassurer.

"Bien; mon petit. Ils veulent faire de la résistance ? Alors, on va sortir les grands moyens ! Tu vas voir que je vais régler ça en moins de deux et crois moi, ils vont finir les premiers mariés et parents ! Non, mais, j'ai jamais vu des em pareils ! Ça va chauffer !"

Axel m'a suivi des yeux, très inquiet, pendant que je débitais ma diatribe. Un sourire bizarre finit de le convaincre que je dois être à moitié fou.

"Euh … monsieur ? Vous … vous voulez … quelque chose ?"

"Un café, s'il te plaît. Et si tu as des idées, n'hésites pas. Toutes les aides sont les bienvenues."

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Le profond fauteuil, tourné vers le feu, me tend les bras et je me laisse choir dedans avec reconnaissance. Je suis crevé et ce fauteuil est d'un moelleux ! C'est une incitation à la paresse. Axel me tend mon café et reste devant moi, indécis. Je souffle sur la tasse et lève les yeux vers lui.

"Oui ?"

"Eh bien … je … j'ai …"

Je ne dis rien, attendant la suite. Il prend une grande inspiration et se lance.

"J'ai discuté avec Sirius tout à l'heure et il a dit que c'est parce qu'Evans est amoureuse de James mais elle refuse de le reconnaître. Elle est trop fière."

Il n'a pas fini et j'attends donc la suite. Pendant qu'il parlait, il ne m'a pas regardé une seule fois.

"En fait, ce … ce qui l'a touchée, c'est qu'il persévère aussi longtemps. Mais elle le trouve toujours trop arrogant. Et il disait que si elle voulait, il pourrait la faire changer en moins de deux."

Le silence retombe doucement et Axel reste debout devant moi. Il ne sait pas trop quoi faire. Tout ce qu'il vient de dire est très intéressant. Mais première chose :

"Tu as discuté avec Sirius ?"

"Oui, je … je l'ai … rencontré en me … me promenant dans le château."

Je hausse un sourcil sceptique sur la "promenade" mais garde mes réflexions pour moi. Un lent sourire s'épanouit sur mon visage. Je crois que je tiens une idée plus qu'intéressante.

"Vas te coucher, Axel. Demain, une grosse journée nous attend. Bonne nuit."

"Bonne nuit, monsieur."

Quand à moi, je me renfonce dans mon fauteuil pour réfléchir tranquillement. Il faut absolument que je pense à tout.


Ouf, c'est fini pour ce chapitre ! Dernier chapitre de mise en place et l'action va vraiment commencer. Lily et James vont (enfin) se retrouver sur le devant de la scène. Dites moi ce que vous en pensez !

Ah oui, prochain chapitre, la trame, pour que vous puissiez imaginer ce qui risque de se passer : cupidon et la poisse infiltrent les dortoirs des valeureux gryffondors, qui n'en demandaient pas tant !