De biens étranges humains …
Trois jours. Trois jours que Lily s'était murée dans le silence le plus total face aux maraudeurs. Elle semblait totalement indifférente à ce qu'ils faisaient. Ce qui m'inquiétait le plus était qu'elle ne me parlait pas non plus. Elle me lançait parfois de drôles de coups d'œil que je n'arrivais pas à interpréter. J'avais demandé à Axelle de se renseigner aussi discrètement que possible sur cet étrange comportement. La seule chose que cette idiote avait rapporté était « Beeeen, j'sais pas moi … ». Non mais je vous jure, à quoi ça sert d'envoyer un espion chez ces choses bizarres que sont les humains s'il n'est même pas capable d'utiliser ses pouvoirs pour espionner correctement. En même temps, je sais, je parle de La Poisse. Mais elle n'est pas censée être stupide, juste maladroite. Je lui expliquai le plus calmement possible comment utiliser quelques canaux psychiques pour savoir ce que pensait notre jeune amie. Elle hocha la tête et revint quelques heures plus tard, toute guillerette.
…
Cette fois, la coupe était pleine. Cette face de mollusque sans cervelle avait fait un tour dans un cerveau, oui très bien, mais pas dans le bon. Tout ce qu'elle avait récolté était des avis sur le (mauvais) maquillage de ses copines et que le vert gazon serait à la mode pour cet hiver. Incroyable !
« Ça ne t'as pas paru bizarre que Lily ait ce genre de pensées ? » demandai-je, essayant de garder un visage relativement impassible, contrairement à mon humeur qui grimpait allégrement les montagnes de la colère. Et une ire divine, croyez-moi, ça peut monter haut. Et faire de gros dégâts.
« Beeen, j'ai pas voulu … euh … »
Elle se tut, sachant très bien que plus elle en disait, plus elle s'enfonçait. Bras croisés, doigts crispés sur mes manches, j'attendais la suite.
« Hum, jevoulaispassavoir, en fait. Vous comprenez, c'est pas très éthique ce que je faisais et hum … »
« … Peux... .tu… répéter ? » J'essayai de ne pas laisser exploser cette fureur qui, je le sentais, s'apprêtait à arriver au sommet.
« C'est pas très bien, ce qu'on accomplit, vous savez, Jack. Epier les gens et tout … Hum»
« … »
J'explosai. Littéralement.
« MAIS !!! BOUGRE D'ANDOUILLE !!!! » Je suffoquais tellement ma rage était grande. « POURQUOI TU CROIS QU'ON A DES POUVOIRS ? POUR S'AMUSER DANS LES SOIREES ? »
J'enchaînais avec quelques insultes bien senties que je préfère ne pas écrire ici, les âmes sensibles et les cardiaques pourraient avoir des problèmes. Ma magie explosait autour de moi en étincelles dorées à cause de l'immense irritation que je ressentais contre elle. Une chaise se brisa contre un mur et La Poisse alla s'abriter sous une table. Son comportement de bécasse et le fait de la voir amplifiait ma férocité. Toute ma frustration de ne pas réussir cette mission, d'avoir un tel boulet à porter et d'être incapable de comprendre le fonctionnement de simples étudiants ressortaient. Je n'arrivais pas à me calmer, encore moins à me contrôler.
« Que se passe-t-il ici ? Ah, Jack, il me semblait bien que cela ne pouvait être que vous, pour occasionner de tels dégâts aux murs de ce château. Pensez à vous maîtriser, mon garçon, vous effrayez votre chère cousine. Voyons, Jack, cessez de faire l'enfant ! Allons. Inspirez, expirez, inspirez, expirez. »
Ma furie retomba lentement tandis qu'Albus continuait de m'ordonner de respirer. De longues et profondes respirations. L'absurdité de la situation me fit éclater de rire, un rire nerveux, que je n'arrivais pas à contenir. Albus s'était assis sur une chaise et attendait que j'arrête. Je repris doucement mon calme et cherchait le boulet des yeux. J'espérais que je ne l'avais pas blessée, j'aurais eu du mal à l'expliquer à Dieu le Père … Et je me serais fait massacrer.
« J'ai dit à cette chère Axelle de partir. Elle était très choquée, Jack. Je crois que vous devriez lui présenter vos excuses. »
Je le regardais. Il était sérieux.
« Quoi, cette décérébrée ? Vous plaisantez ou quoi ? C'est à cause d'elle que je suis entré dans une rage folle. »
« Pas seulement, d'après ce que j'ai vu. C'est normal qu'elle fasse autant de bêtises. »
« Pourquoi, parce que c'est La Poisse ? La belle excuse ! »
« Non. Parce que vous vous êtes mis beaucoup trop de pression, à vous et à Axelle. Vous devriez songer à vous relaxer et à profiter du temps que vous passez ici. Je veux dire, vraiment profiter, sans penser tout le temps à votre mission. Faites des bêtises avec ces jeunes gens, courez, riez. Vous verrez, vous percevrez la situation d'un œil neuf. »
Je le re-regardais. Il était toujours sérieux.
« Mon idée de la détente est très loin de ce que je peux avoir ici. »
Albus se leva.
« Oui. Du sable chaud, de l'alcool et une belle fille ne sont pas les seuls moyens de se délasser. Pensez à ce que je vous ai dit. Et vous devriez le savoir Jack : il faut parfois embrasser des crapauds avant de trouver son Prince Charmant. »
Je considérais très attentivement son dos tandis qu'il quittait posément la salle. Etait-il devenu fou ? Les histoires de contes de fées, ce ne sont que des livres qu'on a écrit pour … euh … Hum … des humains, nous écoutent. Donc je vais éviter de finir ma phrase. Non, vous ne pouvez pas tout savoir !
Je retournais à notre salle commune, pensif. Lily était installée à une table, seule, dans un coin. James lui lançait parfois des regards malheureux. Son indifférence à son égard lui était insupportable. Je pris mon courage à deux mains et vint m'asseoir en face d'elle. Elle leva la tête et replongea aussitôt dans ses parchemins. J'avais plus d'une corde à mon arc et j'étais plus têtu qu'elle.
« Alors, Lily Jolie, tu ne veux pas me dire ce qui se passe ? »
Elle agita sa main comme elle le ferait pour chasser un insecte. Bon, on peut la jouer soft, encore un peu.
« Pourquoi n'arrêtes-tu pas de me lancer des regards quand tu crois que je ne te vois pas ? » Je me penchai sur la table. « Aurais-tu une confession à me faire ? » J'avais pris une voix sensuelle.
Je vis sa main se crisper sur son stylo. Je décidai de continuer dans cette voie.
« Tu sais, si tu veux embrasser quelqu'un pour t'entraîner, je suis tout à fait prêt à me sacrifier pour … »
Elle relava la tête si vite que je n'eus pas le temps de finir ma phrase.
« Tu peux arrêter de débiter des conneries plus grosses que toi ? »
Ses joues étaient rouges.
« J'ai enfin droit à une réaction ! » Je souris, content de moi. « Alors ? »
Elle me regarda hésitant entre la colère et la curiosité.
« Alors quoi ? »
« Tu veux que je t'apprenne à embrasser pour … tu sais … »
Elle fit une moue et je captai un signe de James.
« Je n'ai pas besoin de leçons, merci bien. Va ennuyer quelqu'un d'autre, je ne suis pas d'humeur. »
« Lily Jolie, je t'apprécie beaucoup, mais il faut que tu le saches, tu me saoules ! »
Elle resta la bouche ouverte ne sachant pas quoi répondre. Je vis ses iris émeraude virer au vert sombre.
« Pardon ? »
« Toi et tes humeurs, vous me fatiguez. Trois jours, très chère. Trois jours sans adresser la parole à quiconque. Qu'est ce que tu crois ? Que c'est plaisant pour ceux qui t'entourent et … »
« ESPECE D'ENFOIRE !!! »
Je me carrai dans ma chaise. Enfin, j'avais une réaction. Quand elle aurait fini de vider son sac, on pourrait peut-être parler. Elle sortit tout en vrac, qu'on l'emmerdait, qu'elle en avait marre de toujours nous courir après pour nous empêcher de faire des bêtises plus grosses que nous. Je ricanais.
« Pour ce que ça marche … »
« QUOI ?!!! ENFLURE !!!! JE VEUX VIVRE MA VIE, BORDEL. PAS LA PASSER A VOUS MATERNER ! »
Elle se rassit dans sa chaise, rouge et essoufflée. Je la regardais. Elle prit tout à coup conscience du silence impressionnant qui nous entourait et du fait que tous les regards convergeaient vers elle. Elle croisa les bras et tourna la tête pour éviter toutes ces paires d'yeux.
« C'est bon, les enfants, circulez, le spectacle est fini ! » James avait parlé et désormais tout le monde l'écoutait. « Dites merci à la dame et reprenez vos activités. »
Lui-même se rassit et reprit sa conversation avec Sirius et les autres le plus naturellement du monde. Mais il ne put s'empêcher de me faire un discret signe de victoire et d'hocher la tête. Progressivement, la salle commune revint à son niveau sonore normal. Lily me regarda.
« Content ? »
« Oui. Au moins, je sais ce qui te dérangeait. » Elle roula des yeux. « Et du coup, je peux m'excuser. » Elle fronça les sourcils. « Je vois que mon attitude te dérangeait, ce que je savais mais je ne pensais pas à ce point. Donc je m'excuse. Mais je dois te prévenir : je ne changerai pas pour des beaux yeux. Et j'ajouterai un conseil : vis ta vie, ma belle. Arrête de préoccuper de ce qu'on fait. Profite du temps que tu passes ici et avec … tu sais. »
Elle me regarda, étonnée. Et eut un sourire timide.
« Merci, Jack. Tu as peut-être raison. C'est juste dur de les voir faire autant de bêtises quand on connait leur potentiel. »
« Laisses les faire. Ils arrêteront quand ils seront prêts, crois-moi. Et ce n'est pas en les poursuivant avec menaces brandies au bout de la baguette que tu les feras changer. »
Elle hocha la tête. « Je vais essayer. »
« Cool. Je dois te demander quelque chose. J'aimerais rencontrer Aiden. C'est possible ? Pour t'aider, j'ai besoin de le connaître un peu mieux. »
« Je vais voir ce que je peux faire. Au risque de me répéter, merci. »
« De rien, ma jolie. Et reconnais que leur blague était franchement bonne. »
Elle éclata de rire, un son que personne n'avait entendu depuis longtemps. Des visages étonnés se tournèrent vers nous. Je vis James en adoration devant le spectacle de sa Lily riant aux éclats, tête rejetée en arrière, yeux brillants. Puis son regard s'arrêta sur moi. Et un éclair de jalousie le traverser. Il aurait aimé être celui qui la faisait rire. Dans ce cas-là, c'était vraiment grâce à lui, juste, il ne le savait pas. Lily se calma et essuya les larmes qui coulaient sur son visage.
« J'avoue que c'était très impressionnant. Et qu'ils aient dû garder ces accoutrements durant 24 heures étaient bien trouvé. Ça leur a fait les pieds à tous ces sangs purs. »
J'ouvris mon sac et mes livres mais un regard insistant sur ma nuque me déconcentrait. Je relevai la tête et localisai bientôt la source de cette nuisance : La Poisse. Assise seule dans un coin, yeux brillants d'avoir pleuré, et en même temps, en me guignant, du respect. C'est vrai que j'avais été un peu dur avec elle tout à l'heure.
« Je ne sais pas ce qu'elle a, ta cousine. Elle est arrivée en pleurs dans la Salle et n'a rien voulu dire à personne. Elle s'est juste réfugiée là-bas. »
« Je m'en occupe. »
Je fis une courbette à Lily et rejoignit La Poisse.
« La Poisse ? Pourquoi tu pleures ? » Bon, ok, je m'en voulais un peu pour tout à l'heure, mais pas au point de le lui dire. Elle allait se croire tout permis après. Elle me lança un regard de chien battu.
« Je fais toujours tout foirer, je suis trop nulle. » Et les larmes reprirent de plus belle. Je lui tendis un mouchoir.
« Ok, ok, ok. Tu fais tout foirer, c'est vrai. » Ses larmes empirèrent. Bon, j'étais pas très douée pour la consoler. « Mais t'es La Poisse, donc c'est normal. C'est ton pouvoir. Et parfois ça peut aider. » Elle releva la tête et soupira.
« Non, je suis juste trop nulle. Je ne peux même pas vous aider. »
Face à sa mine vraiment désolée, ses yeux rouges et sa façon de m'observer comme si elle était vraiment le 36e dessous, je sentis mon cœur se serrer. Et le souvenir de notre première rencontre me revint. Ses yeux brillants de curiosité et de joie, son dynamisme, sa façon de toujours essayer et de tout faire foirer. Mais elle recommençait toujours, toujours persuadée qu'elle finirait par y arriver. Et là, elle ressemblait à un pauvre jouet cassé, abandonné dans un coin, sans ressort.
« Je suis désolé. » Les mots me surprirent moi-même. Je les avais dits, et je m'apercevais que j'étais sincère en plus. Elle me regarda comme une des huit merveilles du monde. Aïe.
« Merci. Je vous promets que je vais vous aider. Je … Je … »
« Attends une minute. Respire, La Poisse. Tout ce que tu vas faire pour le moment, c'est me laver ce joli minois et te concentrer sur tes devoirs. Et dès demain, on essayera de voir ce qu'on peut faire pour toi. Ok ? »
Elle hocha la tête et se leva, plus dynamique. Je secouai la tête. J'avais beau l'avoir remise sur pieds, elle restait La Poisse. En allant dans le dortoir, elle réussit à se prendre un pied dans le tapis et à se cogner contre un mur. James me rejoignit quelques instants après et s'affala dans le fauteuil près du mien. De l'endroit où il se trouvait, il voyait parfaitement Lily. Il poussa un soupir à fendre l'âme. Super. C'était vraiment ma soirée. Tout le monde venait me voir pour être consolé. Et moi, personne n'allait me consoler ? Il s'arrêta sur les courbes voluptueuses que les robes dessinaient et soupira une nouvelle fois.
« Hey, Roméo. Tu comptes soupirer comme ça pendant longtemps ? »
Sans détourner le regard, il me répondit un « hein ? » blasé.
J'attendis en silence que James s'arrache de sa contemplation divine. Au bout de dix minutes, il fronça les sourcils.
« C'est qui, Roméo ? »
Ouah, il avait fallu dix minutes pour que ma phrase traverse ses oreilles et le mur de son cerveau avant de former une phrase cohérente.
« Un idiot qui s'est suicidé pour sa belle. Il avait oublié la moitié des informations en route. »
James coupa le contact visuel avec sa belle. Un nouveau « Hein ? », d'interrogation, cette fois-ci, me fut adressé.
« Laisse tomber. Qu'est-ce-que tu as, vieux ? »
« Pourquoi Lily est-elle autant en colère après nous ? Je veux dire, nos blagues l'ont toujours fait rire, même si elle ne voulait pas l'admettre. Mais là, c'était horrible. »
« Je sais. Elle m'a avoué que ça l'avait fait rire. Je crois qu'elle était juste un peu fatiguée. Et tu sais ce que c'est, avec la fatigue, on a tendance à tout amplifier. »
Il m'adressa un étrange rictus, mi-désespéré, mi-autre chose.
« C'est cool que t'es réussi à la faire parler. » Un silence, un nouveau regard. « J'aurais aimé que ce soit moi. Que ce soit à mes mots qu'elle rie à gorge déployée, que ce soit avec moi que ses yeux brillent, que son sourire chaleureux me soit adressé. » Il eut une moue désabusée. Un soupir. « Je ne crois pas que cela arrivera. »
Il semblait tellement, tellement malheureux en cet instant que je fus sur le point de tout lui avouer. Avant de me retenir. Je ne pouvais pas intervenir dans le cours de l'histoire de cette façon-là.
« Je suis sûre qu'un jour, elle rira pour toi, vieux. Tu la connais. Et je sais qu'elle vous apprécie. Crois tu vraiment qu'elle aurait fait tout ce manège pour des gens dont elle se fiche éperdument ? »
Il considéra ma phrase pendant un moment. Et redressa les épaules.
« T'as raison, en plus. Je finirais par la conquérir, ma Lily-jolie ! »
Il bomba le torse, comme le jeune prétentieux qu'il était. J'eus envie de lui dégonfler les chevilles mais je me suis dit qu'il valait mieux le garder dans cet état d'optimisme béat. Il serait plus facile à manipuler.
« Oui, et je crois que tu pourrais commencer maintenant. En allant t'excuser. »
Un regard d'incompréhension. Encore. N'avait-il pas entendu ce qu'elle avait dit ? Pourtant, toute la salle commune y avait assisté.
« Pour quoi faire ? »
« Parce qu'elle aimerait, qu'une fois de temps en temps, vous la preniez en compte, réellement. Ça la changerait de voir que vous pouvez aussi comprendre que ça ne l'amuse pas de vous couvrir ou de vous éviter le renvoi. »
« Non ! Je refuse. Quoi, depuis quand c'est pas bien de faire rire les gens ? On met juste un peu de bonne humeur dans ce château, rien de plus. Donc, non, non, non et non ! »
« De quoi, non ? » Les autres maraudeurs venaient de nous rejoindre. James leur expliqua rapidement mon idée. Sirius soutint son pote sans réserve et surenchérit sur le fait que la joie n'a pas à s'excuser. Définitivement non. La moutarde me monta au nez et je claquai une main sur la table. Je me levai et tendis cette même main à James. Je la lui serrais et me lançait dans une tirade venimeuse.
« Tu sais quoi, t'as raison. J'en ai ma claque de vos égos mal placés et de votre prétention à la con. J'essaye juste de vous aider parce que je vous trouve sympathique. Je te signale que moi, j'ai entendu les deux versions donc je peux juger correctement. Maintenant, tu ne veux pas améliorer les choses ? Ça te regarde. Mais félicitations, c'était peut être ta dernière chance d'arranger tes relations avec elle. »
Un silence stupéfait suivit ma déclaration et je partis d'un pas rageur hors de la salle. Lily tenta de m'arrêter pour une histoire d'heures et de couvre-feu mais mon simple regard la dissuada de me retenir. Sa dernière phrase mourut sur ses lèvres. Au moment où je franchissais le portail, j'entendis Remus dire que je n'avais pas tort. Je souris malgré moi et me promit d'avoir une discussion avec le garçon. Mais comme je ne voulais pas gâcher ma sortie, je ne retournai pas sur mes pas.
Et voilà, un nouveau chapitre de mon histoire, qui j'éspère continue de vous amuser. Est ce que quelqu'un pourrait m'aider à comprendre cette histoire de jours qui apparaissent quand on enregistre un document, s'il vous plaît ? Je n'arrive pas à comprendre si je dois m'en inquiéter ou non. Merci d'avance.
Samikitty
