Voici la suite, j'espère qu'elle vous plaira.

Biz

Léo

00h00 - Confidences

Elle ne répondit pas, elle sentait ses yeux se brouillés de nouveau, mais qu'avait elle a pleuré ainsi ce soir.

Ses mains, posées sur ses genoux, tremblaient. Elle avait beau dire le contraire, faire la fille sure d'elle et forte, elle était totalement paniquée, apeurée.

Il était toujours assis a coté d'elle, perdu dans ses pensées, il avait enfoncé ses mains dans ses poches.

Malgré les quelques mots qu'ils venaient de se lancer, ni l'un ni l'autre ne semblait avoir envie de quitter la compagnie de l'autre.

La guerre était plus proche que jamais. Peut être prenaient ils enfin l'ampleur de toute cette histoire. Peut être que jusqu'à maintenant, jusqu'à ce que la mort soit aux portes de Poudlard, ils avaient espérer y échapper, peut être avaient ils penser que leur brimades journalières suffiraient et que jamais ils n'auraient à s'affronter autrement que par la parole.

Hermione le regarda en biais, Il avait l'air en pleine bataille avec lui-même comme si il allait faire quelque chose qui allait changer le reste de sa vie, et quelque part c'était vrai, plus rien après demain ne serait identique. Fini le peu d'innocence qu'ils leurs rester, quelque soit l'issu de la bataille, tout serait différent.

Comment allait-elle réagir demain ? Arriverait-elle a lancé un sort impardonnable ? Pourrait-elle tuer ces sorciers, ces êtres humains ?

Elle savait pertinemment que si demain, elle se trouvait face à lui sur le champ de bataille, elle ne pourrait pas le tuer. Pas qu'elle l'apprécier mais il était un élève de Poudlard, il était une de ses connaissances et elle se demandait parfois si il n'avait pas été impliqué dans cette affaire de force, si son père ne lui avait pas forcé la main.

C'était un des ses plus gros default, croire que tout le monde avait en lui un minimum d'humanité.

Mais lui, quand serait il de lui, serait il capable de la tuer, de sang froid, d'un seul coup de baguette. Sincèrement elle n'en savait rien.

Au bout de quelques instants il lui demanda la tête baissée

- Tu veux vraiment savoir ce que c'est que d'être un sang pur ?

Elle tourna les yeux vers lui surprise

- Oui, je veux savoir.

- Alors écoute bien, tu vas être certainement la seule à connaître la vérité sur ce monde, celle qu'aucun autre n'osera un jour te dire.

- D'accord

Je vais te raconter cela qu'à une seule condition

- Laquelle ?

- Tu ne diras rien à personne…

- Bien sur

- Jusqu'à ma mort-

- Quoi ?

- Tu as bien entendu, je veux que les gens sachent ce que c'est. Alors je te raconte et promets moi de publié ça après ma mort

- Pourquoi ne te confies tu pas a quelqu'un d'autre ?

- Parce que si le récit vient de toi, de l'amie du survivant, il n'aura que plus de poids

Elle réfléchit quelques instants

- J'accepte ta condition

- Très bien alors écoute

Il prit sa respiration, ferma les yeux et commença son récit.

- Je suis né le 4 juin 1980, de deux familles de sang pur très puissantes et reconnues dans le monde entier. Mon père, Lucius est l'unique descendant de la famille Malfoy. C'est un aristocrate et a été élevé ainsi. Il est sur de lui, de ses convictions. Il est imbu de sa personne et estime que tous ceux qui ne sont pas purs sont des moins que rien.

Hermione le regarda en coin, il critiquait ouvertement son père et ses principes, c'était plutôt étonnant. Avait-elle raison de penser qu'il n'était qu'un pantin dans les mains de son père. Elle n'osa cependant pas l'interrompre.

- Ma mère, Narcissa est elle aussi issue d'une fille noble les Black. Elle a deux sœurs et hélas pour mes grands parents, pas de frère.

Il se tourna vers Hermione

- C'est une tare pour un sang pur de ne pas avoir de fils, sa lignée risque de s'éteindre plus facilement. C'est d'ailleurs le cas pour les Black, il y avait Rodulphus et Sirius, qui sont tous les deux morts. De plus, les femmes chez les sang pur, ne sont pas considérés comme les hommes, pour eux elles ont moins de pouvoir et ne sont bonnes qu'à enfanter.

Il la regarda en coin et la vit froncer les yeux.

- Bref, le mariage de mes parents était un mariage arrangé. A peu prés tous les mariages sont arrangés chez nous.

Il la regarda et esquissa un sourire en coin

- Veux-tu savoir avec qui je dois me marier ?

- Oui, dis-moi.

- Pansy Parkinson, bien sur.

- Mais cette fille est bête comme ses pieds

Il sourit

- Hum, et tu penses que je mérite mieux ?

- Ne me fait pas dire ce que je n'ai pas dit, je suis juste étonné que ton père mari son fils unique a une fille aussi fade. La décision a été prise alors que nous n'étions que des enfants. Et puis peu importe, elle devra seulement me donner un fils, après ce que nous faisons chacun de notre coté ne regarde que nous.

- Je n'ai pas la même conception du mariage

- Granger veut le prince charmant, je te croyais moins rêveuse.

Elle leva les yeux au ciel

- Continue..

- Ils se sont donc mariés et je suis né un an après. Je n'ai jamais vu mes parents montré un signe d'affection l'un envers l'autre. Je ne les aie jamais vu dormir dans la même chambre non plus. Mon père a des maîtresses.

- Et ta mère ?

- Ma mère voit toujours l'amour de sa vie et je pense que tu serais étonnée de savoir de qui il s'agit.

Elle remarqua que sa voix était plus douce et presque mélancolique lorsqu'il parlait de sa mère alors qu'elle était hargneuse et il semblait presque en colère lorsqu'il évoquait son père

- Dis-moi ?

- Notre cher professeur de potions.

- Rogue, il est capable d'aimer quelqu'un lui ??

- Ne te fis pas aux apparences, nous sommes tous capables d'aimer, après il y a des personnes qui le montre plus que d'autres. Si tu voyais Severus avec ma mère, lorsqu'ils ne sont que tous les deux, tu ne le reconnaîtrais pas.

- Comment le sais-tu ?

- Le manoir, pour un enfant est une véritable aire de jeux. Il y a des passages et des endroits pour se cacher un peu partout. J'ai donc plus d'une fois surpris Severus et ma mère, en grande discussion ou en s'embrassant tendrement.

- Et ça ne te gène pas, je veux dire que ta mère voit quelqu'un d'autre.

- Non, ma mère est heureuse.

- Et ton père voit il quelqu'un ?

- Mon père est un être a part. Je ne l'ai jamais vu être doux avec quelqu'un, je ne l'ai jamais vu exprimer ses sentiments, que ce soit la colère, la haine ou l'amour. Je l'ai surpris quelques fois avec ses conquêtes, mais c'était toujours … comment dire … bestiales !

- Bestiales ?

- Oui, mon père aime faire souffrir les autres, si tu vois ce que je veux dire.

- Hum, j'imagine oui. Mais tu dis l'avoir vu … Tu avais quel âge ?

- La première fois que j'ai surpris mon père, je devais avoir 7 ou 8 ans pas beaucoup plus, une jeune femme était attachée et bâillonnée a un mur..

- Ah mon Dieu, mais il y a de quoi traumatisé un môme !

- J'en avais vu d'autres avant crois moi, quoiqu'il en soit, lorsque ma mère l'a appris elle est entrée dans une colère folle et a demandé a mon père d'aller faire ses jeux pervers autre part que sous les yeux de son fils. Ca ne m'a pas empêché de le surprendre plus tard mais ce coup ci je ne l'ai dit à personne.

- Tu dis que tu en as vu d'autre avant ?

- Mon géniteur a quelques pratiques douteuses.

Elle sourit, il continua de parlé et Hermione sentait ses yeux se fermer au fur et a mesure. Elle était comme bercée par cette voix. Elle sentit sa tête tomber sur le coté et elle sentit quelque chose de mou amortir le choc. Elle s'endormi ainsi.

- Draco la regarda quelque peu surpris, la tête de la jeune fille était confortablement installée sur son épaule.

- Et bah Granger faut pas se gêner

La jeune fille sursauta, confuse elle baissa les yeux

- Excuse-moi, je me suis endormie. Je ne voulais pas ..

- C'est bon Granger arrête, je te charriai c'est tout.

Elle fut surprise par son ton, elle s'attendait à se faire lapider.

- Oh !

Il passa lentement son bras autour de son épaule et l'attira vers lui

- Tu sais malgré ce que je dis, je crois que j'ai moi aussi besoin de réconfort ce soir.

Il y avait deux solutions, soit il était vraiment prés à mourir demain, soit il la faisait marcher. Elle se dégagea.

- Sérieux Malfoy, ça veut dire quoi tout ça !

- Quoi ?

- Non mais tu me traines comme une moins que rien pendant des années et voilà que ce soir tu es tout mielleux !

Il secoua la tête l'air triste, résigné

- Je te l'ai dit, je vais mourir demain, peu importe que vous gagniez ou que vous perdiez demain je serais mort. Tout ce que je veux ce soir, c'est un peu de chaleur humaine, rien de plus.

Elle le regarda en coin

- Que faut il que je fasse pour te prouver ma bonne foi.

- Je ne sais pas…

- Alors pour une foi, Granger, suit ton instinct

Et à ce moment précis, son instinct lui disait de le croire.

Elle reposa timidement sa tête sur l'épaule du jeune homme, c'était son ennemi de toujours mais ce soir, elle s'en fichait totalement.

Il continua

- Bien, mon père a toujours détesté les moldus mais bizarrement il adore leur pratique, le fouet en particulier.

- Ton père te battait ?

- Pourquoi le mets-tu au passé. Mon père me bat

Elle le regarda horrifiée

- La vie n'est pas toute rose Granger. Tu dois certainement avoir moins de soucis que moi

- Tu as raison, moi j'ai juste un tas de débiles profonds qui veulent exterminer ma race !!

- C'est différent. Tu es du coté des gentils. Tout le monde est avec toi, tout le monde se soucis de toi. Ce n'est pas mon cas.

Il la regarda droit dans les yeux

- Avant aujourd'hui, t'étais soucié un seul instant de moi, avais tu une seule fois penser que ma vie n'était pas celle que tu imaginer, que peut être je n'étais pas celui que tu croyais ? sincèrement ?

Elle ne répondit pas. Il avait raison

- Tout n'est pas tout blanc ou tout noir. Toi et les tiens, l'ordre, Dumbledore, le ministre vous n'êtes pas innocent, vous aussi vous avez fait des erreurs, et de mon coté nous ne sommes pas tous des monstres. JE ne suis pas un monstre Hermione, j'ai mes blessures physiques et morales. Je ne suis pas comme je le suis aujourd'hui parce que je l'ai voulu mais parce qu'on m'y a obligé.

Elle avait yeux remplis de larmes, ni l'un ni l'autre ne c'était aperçu qu'il l'avait appelé par son prénom.

- Ta pitié ne changera rien

- Ce n'est pas de la pitié c'est de la peine

- Elle ne changera rien n'on plus, veux tu que je t'explique comment je suis devenu ainsi.

Elle affirma de la tête

- J 'ai reçu mon premier doloris à l'âge de 4 ans. J'étais tombé en jouant. Un Malfoy ne joue pas, un Malfoy ne pleurs pas. Ma mère n'était pas là ce jour là et mon père c'est fait un devoir de m'éduquer ! Quelques temps après, j'ai ramené chez moi un petit chien que j'avais trouvé dans le parc, mon père m'a ordonné de le tuer, je n'ai pas voulu, j'ai eu le droit de le voir le tuer a coup de canne sur le dos et j'ai eu le droit a ma première séance d'obéissance. 10 coups de ceinture, ça remet les idées en place parait il. J'ai ensuite posé la question à ne pas poser, pourquoi sommes nous meilleurs que des moldus. Ce qui m'a valu le cachot, la diète et quelques coups Avant de faire ma rentrée a Poudlard, j'ai eu le droit a une séance avec mon père pour être sur que je serais bien a Serpentard. Lorsqu'il a su que j'étais répartis dans la bonne maison, et que je suis rentrée chez moi aux premières vacances, j'ai eu le droit a un cadeau : Une jeune fille moldue, il m'a lancé un imperium et m'a obligé à la violer et il a fini par la tuer. C'était la première fois que je touchais le corps d'une femme. Je n'avais aucune idée de ce qu'il fallait faire, j'avais 11 ans et c'est mon père qui dictait mes gestes. Je m'en suis voulu et je m'en veux encore, elle s'appelait Agathe. J'ai fait quelques recherches sur elle. Elle avait à peine15 ans.

Hermione avait saisi sa main et la serrait doucement

- Tu étais sous un imperium, tu n'aurais rien pu faire.

- Maintenant je le sais mais je ne peux pas m'empêcher de repenser à ce que j'ai fait. Après ça, les séances ce sont quelques peu calmées, le plus gros de mon éducation était faite et puis j'étais a Poudlard, il pouvait beaucoup moins m'atteindre. Bien entendu lorsque je rentre chez moi, j'ai toujours le droits a une ou deux séances, histoire qu'il soit sur que je sais a qui je dois l'obéissance. Et puis en décembre cette année, il a décidé qu'il était temps pour moi de rejoindre les mangemorts. J'étais contre, férocement contre. Alors il m'a battu encore et pour être sure de me convaincre, ma mère aussi, par contre il ne s'attendait pas à ce que Rogue l'apprenne. Lorsqu'il débarqua au manoir, il était dans une colère folle et mon père ne fait pas le poids fasse a lui. Il en a prit pour son grade, je pense qu'il n'est pas prêt de retoucher ma mère, par contre moi j'ai pris cher ce jour là et j'ai fini par accepter la marque.

Hermione pleurait, elle n'arrivait plus a arrêter se torrent de larmes

- Je ne comprends pas comment on peut faire subir cela a son propre fils, c'est impensable.

- Oui mais ça existe. Tu croyais vraiment que j'étais ainsi simplement parce que j'admirais mon père ? Détrompes toi, la plupart des serpentards qui ont notre âge actuellement, ne croient pas a toutes ces histoires de supériorité mais si nous voulons vivre, nous devons nous pliés.

- Mais pourquoi ne pas vous rebellez tous ensemble.

- Parce que nous n'en parlons pas. Nous ne nous confions jamais, un sang pur ne pleur pas, ne se plaint pas. Du coup personne ne parle. Imagine si un seul de nous avait les même idées que nos parents et qu'il aille en parlé, crois tu vraiment que nous serions tous encore en vie. Veux tu que je continue ?

- Je préfère attendre, c'est un peu dur à avaler tous ça

- Je t'avais prévenu, ma vie est loin d'être simple.

- Je vois ça.

- A toi.