Note de l'auteur : B'soir, B'jour :) Avec le pic d'inspiration, je viens poster le premier chapitre de cette fiction, en espérant que celui-ci vous plaise, je m'excuse s'il y a des fautes ou de mauvaises tournures de phrases et vous souhaite une Bonne Lecture :)

Merci pour vos reviews ;)

Chapitre 1

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L'espace d'un court instant, il crut avoir mal entendu. Hermione Granger, touchée par un cancer du poumon ? Voir Granger fumer aurait été déjà un exploit alors comment était-ce possible ? Et la voir dans cet état, c'était tout bonnement impossible ! Granger ressemblait à une loque. Où était celle qui se faisait un réel plaisir à le battre en cours ? Le temps passait si vite que cela pour que tout change ?

Théodore attrapa brusquement le dossier et il eut beau lire et relire chaque ligne plusieurs fois, le nom de cette patiente ne changeait pas, Hermione Granger était bien à Sainte Mangouste ! Il reposa le dossier et ferma les yeux.

Ses faibles souvenirs de Granger, remontaient à plus de vingt ans, et même avec les années passées, rien ne laissait présager que la brune puisse devenir comme cela. Il se souvenait d'une fille toute fringante, les yeux pétillants de joie et la langue bien pendue. La Granger de ses souvenirs, ne fumait pas, n'avait aucun soucis et travaillait avec acharnement. Que s'était-il donc passé en vingt ans de temps ?

Théodore rouvrit les yeux et s'aperçut qu'Anya Peters le regardait perplexe. Il lui fit un sourire forcé qui ne l'embobinait jamais et sortit avant de devoir subir un quelconque interrogatoire.

A l'hôpital, personne ou presque ne savait qu'il connaissait cette patiente, personne ne connaissait réellement son passé, tout simplement. Grâce à ses notes plus qu'excellentes, il avait été embauché rapidement, Sainte Mangouste avait eut besoin de nouveaux médicomages pendant ses dernières années. Théodore avait habilement détourné toutes les questions sur ses origines, sa vie avant sa sortie de Poudlard, tout ce qui pouvait le mettre mal à l'aise.

Il se changea à nouveau pour revêtir sa blouse blanche où était épinglé 'Docteur Nott' en lettres argentées. Il passa une main lasse dans ses cheveux décoiffés et se dirigea vers son bureau. Il entra et s'installa sur sa chaise avant de poser ses pieds sur le bord d'une table en bois de chêne. Il croisa les bras sous sa tête et ferma les yeux. Il avait besoin de repos, la nuit allait être longue et le lendemain éprouvant. Il allait rendre visite à une patiente qui bizarrement lui tenait très à cœur. Revoir Granger était une chose qu'il avait toujours voulu, pour voir comment elle se débrouillait dans le monde des grands. Mal en l'occurrence…

Anya toqua à la porte et cela réveilla Théodore qui s'étira en baillant à s'en décrocher la mâchoire. Il souffla un rapide ' entrez ' et se frotta les yeux pour sortir de sa torpeur. Une jeune femme d'une trentaine d'années aux yeux marron en amande entra et sourit doucement à Théodore. Elle avait une chevelure brune, un petit nez et des joues rebondies. Son visage ressemblait encore un peu à celui d'une enfant. Anya était grande et fine, sans aucune forme mais d'un charme subjuguant.

Elle était calme et posée. La brune était une très bonne amie à Théodore comme se plaisait–elle à le dire. Anya était aussi la seule à savoir tout du jeune Nott, absolument tout y comprit de qui était Granger, d'où il venait, ses origines… Elle l'avait écouté sans le juger et pour cela Théodore lui en était reconnaissant.

- Ca va aller, Théo' ? s'inquiéta la brune devant le visage décomposé de celui-ci.

De grands cernes noirs entouraient ses yeux bleus et il n'arrêtait pas de bailler.

- J'vais bien Anya. Je suis juste un peu fatigué.

- Un peu ? S'indigna t-elle en posant un dossier bleu sur son bureau. Tu es complètement crevé, oui ! Tu te donnes trop, repose-toi !

- Je ne peux pas ! Combien de fois faudra t-il te le répéter ? On a besoin de moi ici ! Grinça t-il des dents, en se relevant.

- Tu n'es pas indispensable Théodore ! Oui, tu es un bon médicomage mais avant que tu ne sois là, nous y arrivions parfaitement bien !

Encore une fois, elle le remettait à sa place. Anya l'empêchait aussi d'avoir la grosse tête car malgré tout, Théodore ne pouvait s'empêcher de se croire essentiel à tout dans l'hôpital.

- Je viens juste te prévenir que la patiente est enfin réveillée, Lâcha enfin Anya avant de sortir en prenant soin de claquer la porte.

Son calme était pourtant légendaire et la seule personne à réussir à la mettre hors d'elle n'était que l'héritier des Nott.

Celui-ci regarda sa montre qui affichait sept heures trente. Son véritable service ne reprenait qu'à dix heures. Il aimait tellement son travail qu'il faisait des heures supplémentaires sous le regard désespéré d'Anya.

Il bailla encore une fois, sortit une trousse d'un tiroir de son bureau et alla aux toilettes. De cette trousse, il sortit une brosse à dents et du dentifrice. L'hygiène était importante même chez les médicomages. Théodore savait parfaitement qu'il devrait attendre dix-sept heures pour voir son week-end se profiler à l'horizon et ainsi la salle de bain. Vouloir tout donner dans un métier comportait forcément des inconvénients. Il rangea tout dans la pochette et la remit dans son bureau avant de prendre la route de la chambre 114.

Il souffla, une boule se formait au creux de son ventre au fur et à mesure qu'il approchait de la chambre de Granger. Il appréhendait le moment où il reverrait à la lumière du jour, son visage. Comme si la voir casserait à jamais l'image qu'il se faisait de cette brune à la chevelure indomptable.

Théodore arriva enfin devant la porte grisâtre et aperçut à travers la petite fenêtre dans celle-ci, une femme allongée dans un lit aux draps blancs.

Il entra en prenant soin de bien refermer la porte derrière lui, il souffla doucement comme pour se donner du courage alors qu'une voix faible s'élevait :

- Vous...vous êtes médecin ? quémanda celle-ci à la fois douce et saccadée.

Théodore se retournait et la regarda dans les yeux. Ceux-ci bien que gonflés étaient toujours d'un marron étincelants et vifs. Granger semblait sortir tout droit d'un cauchemar. Sa peau était grisâtre et grasse, ses dents jaunis par la fumée mais toujours aussi droites et son haleine remplissait la pièce d'une odeur fétide à chaque respiration que la brune prenait. Un mélange de tabac et de fromage gâté, répugnant.

- Oui, Comment allez-vous ?

Ses lèvres s'étiraient en un sourire crispé par la douleur.

- J'ai...J'ai connu mieux...Nott.

Il se força à sourire. Règle numéro un, toujours sourire aux patients en états gravissimes. Il attrapa la feuille de soin qui se trouvait au pied du lit suivi du regard par Granger.

- Je vois, tu t'es étouffée et comme tu as du mal à respirer à cause du tabac, tu as fait un arrêt respiratoire qui s'en est suivi par la suite d'un arrêt cardiaque du à certains problèmes de coeur… Tu as craché aussi du sang en quantité importante avant que ton père ne daigne à téléphoner ici, exact ?

- Pas reluisant hein ? demanda t-elle après avoir toussé d'une voix rauque. Parfois, j'me demande ce que pensent les gens de moi, s'ils ont pitié ou s'ils me rabaissent derrière mon dos…

Théodore se contenta d'acquiescer embarrassé de voir que Granger savait à quel point, le monde avait pitié de son état.

- Je peux te prescrire quelques médicaments qui pourraient te soulager mais pas te guérir malheureusement tu...

Il hésita à finir sa phrase, comment annoncer à quelqu'un que sa fin était proche ?

- J'suis condamnée, pas vrai ? sourit-elle en retenant une nouvelle quinte de toux.

Le brun ouvrit des yeux ronds face à tant de nonchalance devant une mort prochaine. S'il était à sa place, il aurait… Mais justement il n'était pas à la place de la brune.

- La mort est quelque chose qui arrive à tous le monde, Nott. Quand tu sais que ta fin est proche, pourquoi pleurer sur ta propre mort ? Autant profitez du peu qu'il me reste, dans la limite du possible bien sur !

Théodore s'assit à côté du lit et soupira avant de lâcher d'une voix neutre comme pour retenir les élans de compassions qui montaient en lui :

- Il te reste deux mois, maximum.

Une réaction sensée apparue enfin sur son visage, de la surprise et du chagrin.

- Ma foi, ma famille chialera bien, cela lui fera les pieds ! Cracha t-elle au grand étonnement du brun.

Son caractère avait changé en quelques secondes de sympathique à hautaine.

- Et si tu me racontais comment tu en es arrivée là, Granger ? Proposa Théodore sachant qu'il lui restait encore quelques heures de repos.

- Pourquoi je ferai cela ? S'enquit-elle, les sourcils foncés.

- Car je te le demande et que se confier est une bonne chose, non ?

Elle le fixa quelques secondes, incrédule, en respirant fortement l'air surchauffé de la chambre. Granger frissonna et remonta ses couvertures sur elle.

- Qui me dit que ton côté serpentard ne viendra pas révéler mes secrets aux yeux de tous ? Se méfia t-elle, en le toisant avec une moue perplexe.

- Pour le moment, le plus serpentard de nous deux c'est toi Granger ! Répliqua Théodore, piqué au vif par cette allusion.

Elle souffla pour reprendre comme elle pouvait un peu de son souffle qui se faisait rare et lâche d'une voix sur :

- Pour que tu comprennes, il faut remonter vingt ans en arrière…

A suivre...

Voilà :)

On découvre un peu l'état dans lequel est Hermione ! ^^' Pas super, hein ?

Enfin, l'histoire, vous l'aurez deviné commence réellement au prochain chapitre :)

Avis ?

Bisouu, Dy'