Note de l'auteur : Bonjour :D ( ba oui 3h08 c'est le jour pour moi ;) ) Après une grosse panne d'inspiration, je poste enfin le chapitre 3 :)
J'm'excuse pour les fautes ou autres ;)
Merci pour vos reviews, surtout !
Snapou, en espérant que tu ne te sois pas pendu, hein ;) , Bonne Lecture !
Chapitre 3 : Résistance et sauvetage
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La nuit était tombée depuis deux heures déjà et Londres était plongé dans le noir complet. La lune ne perçait pas l'amas de nuage qui la cachait et qui empêchait ses rayons jaunâtres d'éclairer un peu la ville. La neige tombait drue et recouvrait chaque parcelle de terre d'un épais manteau blanchâtre. La poudreuse dissuadait quiconque de quitter sa maison douillettement chauffée. Pourtant quelques courageux foulaient le sol enneigé.
Des silhouettes passaient dans les rues, ne troublant même pas le silence mortuaire de Londres côté sorcier. Elles s'arrêtèrent derrière un petit muret et regardèrent ce qui s'élevait devant leurs yeux.
Le plus grand camp de concentration pour Moldus se trouvait à Londres parmi ceux qu'ils existaient, le plus terrifiant était celui-ci. Peut-être car Voldemort lui-même régnait sur Londres comme dans un royaume. C'était ici que se faisaient enfermés les moldus et sang-de-bourbe qui étaient arrêtés lors des rafles se déroulant chaque soir après le couvre feu général.
L'endroit était malsain et sentait la magie noire à plein nez.
Les murs en briques recouvert de fils barbelés et surement de sorts complexes empêchaient l'évasion des prisonniers sans aucun doute. Des tours avaient été construites à chaque coin du camp. A l'intérieur de chacune deux mangemorts armés de leurs baguettes inspectaient les environs. Entrer était impossible pour quiconque n'y était pas préparé.
Devant la seule et unique porte en métal forgée, se trouvaient trois poteaux en bois plantés en profondeur dans la terre humide de sang. Sur chaque morceau de bois étaient empalés la tête d'un homme, d'une femme et d'un enfant. Leurs cheveux volaient au gré du vent dans une odeur nauséabonde. Cela pour dissuader quiconque de s'approcher de trop près.
Le visage parsemé de tâches de rousseur, le nez fin et les yeux noisette, Hermione retint la bile qui lui montait à la bouche. Les yeux mi-clos, elle scrutait le lieu maudit qui se présentait à son regard. Ronald lui prit la main, dans une étreinte qui se voulait rassurante et lui sourit. La brune le lui rendit en plus crispé. Et dire que pendant des semaines, elle avait échappé à ce lieu où les mangemorts souhaitaient l'enfermer ! Elle frissonna. Ron lui passa une main affectueuse dans les cheveux et revint à la conversation qu'Harry entretenait avec Maugrey.
- Bon, allons-y ! Ordonna le survivant à ses amis en montrant la porte du doigt.
Aussitôt, ils s'avancèrent un peu plus en prenant garde de ne pas se faire repérer et en se cachant entre temps derrière un muret.
Après dix minutes de ce petit manège, ils arrivèrent enfin près du mur qui entourait le camp sans se faire repérer.
- Hermione et Ron, passez en premier ! fit Harry en toquant trois fois contre une brique de teinte rouge. Celle-ci tomba en arrière ainsi qu'une dizaine d'autres sans aucun bruit. Aussitôt un visage apparut au même endroit. Celui-ci avait deux grands yeux d'un vert fade, une bouche fine et des pommettes basses. Il était sale, recouvert de bleu, de terre et de croûtes d'où s'échappaient encore du sang.
- La voie et libre, vous pouvez y aller… Fit l'homme dans un murmure rauque avant de s'éclipser.
Hermione ouvrit des yeux ronds. Pourquoi l'homme ne partait-il pas, le mur était détruit pourtant…
- Un détecteur magique, ils en sont tous pourvu sauf les enfants qui selon les mangemorts ne sont pas assez malin pour s'enfuir eux-mêmes… répondit Harry à la question muette de la brune.
Celle-ci soupira désespérée en regardant Maugrey, qui transpirait à grosses gouttes, formuler des contres-sorts sur le mur. Quand ce fut finit, Ronald entraîna Hermione dans le camp en passant par le trou.
Elle dut retenir sa respiration pour ne pas vomir sur le coup. Des excréments traînaient sur le sol où étaient assis des personnes qui tenaient des coupes remplient de soupe translucide. L'odeur était épouvantable. Tous étaient vêtus de haillons recouverts de terre et de sang et étaient d'une maigreur impossible. Hermione préféra détourner le regard et le reporter sur le rouquin qui la regardait inquiet.
- Ca va aller, c'est bon... allons-y. Fit Hermione à l'adresse de Ronald qui fronça les sourcils, pas convaincu le moins du monde.
Les deux amis parcoururent l'endroit du regard et trouvèrent un petit dépôt délabré d'où sortait un enfant d'une dizaine d'année tout au plus. Aussitôt, ils allèrent vers l'enfant qui les regarda, apeuré.
- Viens avec nous… dit Hermione d'une voix douce et rassurante en lui tendant la main. Celui-ci émit un petit gémissement en voulant s'enfuir mais ses jambes cédèrent sous son poids. Hermione le releva avec douceur en lui demandant s'il n'avait rien de cassé.
Le gamin tendit lentement sa main noire de terre vers celle tendu de la brune avec un sourire triste.
Tenant le garçon, elle aperçut Ronald ressortir de la cabane en tôle, une petite fille aux cheveux emmêlées et au visage ensanglanté dans les bras.
- Il n'y en a pas d'autres dans cette…maison. Murmura t-il à Hermione.
La brune acquiesça et rebroussa chemin. Durant toutes ses interventions, bien qu'elle n'y ait jamais participé avant, Harry lui avait toujours dit qu'il y avait des tonnes d'enfants. Et cette fois rien, les sbires de Voldemort les avaient-ils tués ?
Hermione se dépêcha de se rendre près du trou par lequel il était rentré en tenant toujours l'enfant et le fit passer à travers. Harry attrapa le gamin par l'épaule et prit ensuite la petite fille que lui donnait Ron avant que le rouquin ne passe de l'autre côté. Hermione soupira et balaya les alentours du regard passant des pauvres prisonniers poisseux, qui dormait dehors, aux cadavres, morts de maladie probablement, gisants sur le sol…
Elle aurait voulu pleurer, hurler contre ses monstres mais une peur muette l'en empêchait. Dire qu'elle devrait être ici à mourir de faim, de soif et de froid, infectée par les maladies, au bord du gouffre. Elle était chanceuse mais pendant combien de temps encore ? Il adviendrait bien un jour où sa peur deviendrait réalité, elle le savait…
Passant une main rapide sur son front pour essuyer la sueur qui perlait sur celui-ci, elle passa une jambe dans l'orifice et s'abaissa pour passer sous les briques. Alors qu'elle allait traverser le mur, une main lui agrippa les cheveux et la tira en arrière.
Elle cria de douleur, se tenant la tête avec ses mains et essayant tant bien que mal de se défaire de la poigne qui la tenait. Les larmes lui montèrent aux yeux et une voix sifflante et glaciale résonna :
- Tu n'iras nulle part !
L'homme rapprocha son visage du sien et Hermione sentit son haleine de chacal.
- La sang de bourbe Granger ! Tiens donc ! susurra une voix mielleuse appartenant à Greyback.
Hermione hurla d'effroi et tenta avec plus de force de s'extirper de la main du loup-garou.
Soudain, elle revit les cadavres qui jonchaient le sol et elle comprit ce qu'ils faisaient là. Ils n'étaient pas morts de faim ou de maladie…
Ils avaient été tués en guise de repas pour un lycanthrope… Cela glaça Hermione jusqu'au plus profond d'elle-même et elle se mit à crier à tue tête.
- Lâchez-moi ! Monstre ! Assassin de…
Une gifle vint rougir la peau déjà halé de la brune.
- Ferme-la !
Hermione lui lança un regard noir.
Des grognements firent tourner la tête de la brune vers le mur. Le survivant et son meilleur ami se dépêchaient de passer à travers le trou pour venir à son secours alors que Maugrey tentait désespérément de les retenir en grommelant.
- Hermione ! Attends on arrive ! s'exclamaient Ronald et Harry, d'une même voix.
- Non ! Partez, je vais m'en sortir ! Fuyez !
Alors qu'elle allait encore et encore leur ordonner de s'enfuir avant que Greyback ne les attrape ou appelle d'autres mangemorts, elle sentit quelque chose de froid se fracasser contre son crâne. Une douleur la lacéra aussitôt et elle se sentit partir, enveloppée dans le noir. Ses paupières se fermèrent lentement.
- Je t'avais dit de la fermer ! rugissait le loup-garou.
Puis, plus rien. Juste le froid qui lui mordait férocement la peau et un grand vide, comme si elle n'était plus qu'une coquille sans âme.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, son ventre criait famine, sa gorge était sèche et en regardant autour d'elle, elle sut une chose.
Harry et Ron n'avaient pas réussi à la sauver et elle était coincée dans le camp…
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A suivre...
Voilàà :)
Verdict ?
J'dois bien avouer que j'ai eu du mal à redémarrer :/ Enfin bon :)
Merci , Bisouu
Dy'
