Finalement, je crois que cette fic fera plus de cinq chapitres, assurément. Sur ce, je vous laisse lire !

PS : J'ai emmenagédans un appertement n'ayant pas un internet, de plus je n'ai plus accès à mon msn, je remercie donc ici toutes les personnes qui m'ont laisser des reviews !


Ginji regardait leur clip tout en réfléchissant. Il trouvait un peu bizarre d'avoir une marque de parfums, quoique très célèbre, pour sponsoriser leur groupe. Si le groupe montrait leur parfum, la firme de cosmétiques allait leur donner pas mal d'argent, et bien sûr leur soutien dans la lutte contre babylon city. Donc depuis quelques jours, Ginji était obligé de faire semblant d'aimer le parfum «sauvage» et de s'en mettre devant le paparazzis histoire de le promouvoir. Il trouvait ça un peu stupide. De plus, Kazuki allait peut-être tourner une pub pour leur prochain parfum. Heureusement, la personne leur ayant proposer le projet était très sympathique. Elle se nommait Himiko et était la représentante de la marque «Ayumi desire», le parfum. Ils avaient discuté au restaurent et elle était plutôt gentille. Ginji l'aimait bien, tout le groupe aussi d'ailleurs. Même leur manager l'aimait bien. Bref, ils avaient rendez-vous ce soir dans un bar avec tout le groupe histoire de faire plus ample connaissance et bien sur, de montrer que les fugas étaient dans la place. Il s'habilla et sortit. Vingt minutes et trente autographes plus tard, il était dans le bar. Apparemment, ils avaient déjà bien entamés les bierres. Il s'installa avec eux.

- Coucou Ginji !

- Coucou Kazu, les gars ! Mademoiselle Himiko !

- Appelles moi Himiko tout court voyons !

- Ok ! Alors ça se passe bien ?

- De quoi ?

- Notre contrat ? Vous vendez plus de parfums ?

- Et bien oui, même si ça ne fait que quelques jours. On attend un plus grand impact d'ici deux à trois semaines.

- Whaou !

Ginji n'était pas sur de tout comprendre, mais la jeune fille semblait contente que les parfums se vendent aussi bien, alors il était heureux pour elle. La soirée passa. Ils burent peut-être plus qu'ils n'auraient du mais bon, leur clip marchait, leur single marchait … Himiko avait l'air vraiment intéressée par leur histoire et ils lui racontèrent tout, comment ils avaient débutés leurs carrières leurs succès, le problème avec le groupe babylon city. Elle écouta et posa des questions. Au fil de la soirée, il la trouva de plus en plus gentille et agréable. Le lendemain matin, Ginji avait la gueule de bois. Vraisemblablement, ils avaient exagérés sur l'alcool. Enfin lui tout du moins. Il mit la main sur son portable. Trois messages :

Je veux mouriiiiiirrr !

Celui-ci était de Emishi et c'était la vibration de ce message qu'il l'avait réveillé. Il comprenait Emishi, il sentait lui aussi que son estomac allait se rebeller.

Réunion à 14 heures, et vous avez intérêt à être là, surtout toi Ginji. ET A L'HEURE !

De toute évidence, c'était Teshimine. Son cerveau encore un peu endormit, il ne comprenait pas pourquoi c'était surtout lui qui avait intérêt d'être là. Tout le groupe comptait. Mais bon … De plus, il était toujours quasiment à l'heure. Enfin presque.

Reportage, chaîne poeple, 16h.

Il ne connaissait pas ce numéro. Mentalement il nota de regarder ce reportage. Puis lentement, le blond regarda ses réveils. 13H42. Et merdeeeee ! Il s'habilla comme un fou, et arriva avec juste cinq minutes de retard. Emishi le fixa.

- Je t'aurais bien applaudi mais ça fait trop de bruit.

Il compatissait pour son ami. Ils s'installèrent sur leurs éternels sièges. Himiko arriva, avec l'un de ses collègues.

- Bonjour ! Voilà, nous aurions une autre proposition à vous faire.

- Nous vous écoutons.

- Et bien voilà, nous avions pensé à faire un clip pub pour notre nouveau parfum avec Kazuki ici présent. Cependant, nos experts ont pensé que peut-être faudrait-il faire deux clips.

-Donc Kazuki ne fait plus de clip.

- Si, si mais qu'un seul.

- Et le deuxième ?

- Et bien nous espérerions que tout le groupe pourrait le faire.

Le bruit de deux mâchoires se crispant brusquement fit sursauter tout le monde. Ginji et Shido n'avaient pas l'air enclin à cette pub.

- Non merci …

- Mais Shido, c'est juste une pub !

- On sait que tu aimes ça Kazuki mais ce n'est pas le cas de tout le monde !

- Évite de parler comme ça à Kazuki, Shido.

- Je pense qu'il peut se défendre tout seul Jubei !

- Poils aux orteils !

- La ferme Emishi !

- Euh …

- Nan mais c'est bon, Kazuki c'est pas ta chérie.

- Je t'interdis de …

- STOP !

Tous se retournèrent vers Ginji. C'était rare qu'il se mette en colère et pourtant, il semblait furieux.

- Je n'aime pas quand vous êtes comme ça ! On est un groupe non ?

- Oui mais …

- Je pense que vous pourriez respecter le faite que Shido et moi n'aimions pas nous exhiber comme vous. Cependant si c'est important nous le ferons.

A ces mots, il se leva et Shido le suivit. Teshimine était outré que la moitié du groupe se barre en pleine négociation mais un Ginji en colère était assez impressionnant. Sortie du bâtiment, les deux garçons ne savaient pas quoi faire.

- On va au bar ?

- Ouai.

Ils s'y rendirent, sombres, puis commandèrent à boire.

- Merci d'avoir prit ma défense Gin'.

- De rien. Mais d'un coté t'aurais pu éviter d'agresser Kazuki.

- Je sais. Mais j'en ai un peu marre de cette sur-médiatisation. C'est un miracle que l'on nous ai pas demander d'autographes en chemin.

- J'avoue. Moi non plus je n'aime pas ça mais ça à l'air important alors …

- Tu es trop gentil Ginji. Tu ne vois pas que ce groupe profite de nous ? Franchement, en quoi le fait d'avoir une marque de parfum comme sponsor va nous aider à lutter contre babylon city ? Parfois je me demande si Teshimine fait vraiment un bon manager.

- Pourquoi tu dis ça ?

- C'est évident qu'il sait que ça nous apportera rien à part …

- A part ?

- De l'argent. Il va s'en mettre plein les poches.

- Je n'avais pas réfléchis à ça.

- Tu es trop gentil je te l'avais dis.

Ginji était pensif. Alors c'était ça son monde ? Des conflits ? L'argent et on s'en fout de ce qu'on fait ? Ce n'est pas pour ça qu'ils avaient monté le groupe. Ils l'avaient fait pour aider les autres, exprimer ce à quoi ils pensaient. Contre quoi ils se battaient. IL était déprimer maintenant. Il dis au revoir à Shido et paya. Qu'allait-il faire ? Il rentra chez lui et alluma la télé. Il allait bientôt être seize-heures. En attendant, un tas de questions passaient dans sa tête. Devait-il dissoudre le groupe ? Virer Teshimine ? Trop de questions douloureuses. Le reportage commença.

- Ici votre animateur préféré, Kourou kourou, pour vous parler des poeple du moment. Aujourd'hui, interview exclusive du groupe Babylon city.

- Coucou à tout nos fans !

- Voilà des gens qui savent apprécier leurs fans ! Alors allons dans le vif du sujet ! Vous allez sortir un album ?

- Oui, prochainement, reste plus qu'à bloquer le dernier morceau et on va tout déchirer.

-Alors cet album promet ?

- Oui, il va tous vous éblouir.

- On attends avec impatiente cette sortie ! Une petite question encore !

- On est là pour ça !

- Ah oui c'est vrai ! Alors, que pensez vous du single des fugas qui a envahit de ça une semaine et demi les ondes ?

- Qu'une semaine et demi c'est déjà de trop ! On l'entend de trop et ça bourrine le crâne ! On dirait qu'ils font de la propagande !

- Ah oui quand même ! Vous ne mâchez pas vos mots !

- Faut pas quand la situation est grave ! Je pense que …

Ginji éteignit la télé. Il ne voulait même pas entendre la suite. Et puis encore ? De la propagande ? Et après se sera quoi ? Terrorisme, antisémitisme, homophobie ? De quels crimes les accusera-t-on ? Il en avait assez de tout ça. C'était la première fois depuis la création du groupe qu'il déprimait autant. Son portable vibra. Il grogna et faillit ne pas répondre.

Réunion demain avec Midô et Madoka pour arrangement financier. Puis discussion prochain single. Rendez-vous studio enregistrement. Teshimine.

Il voulut râler encore mais la perspective de revoir son ban-chan l'enchanta. Il en voulait encore aux autres mais il était bien obligé de les revoir, et puis, il ne voulait pas que leur dispute dure. C'était ses amis. C'est juste un passage. Il tenta d'oublier ces idées noir et alla faire du shopping.

Le lendemain matin, il était pour une fois à l'heure. Tout le monde était là. Les autres lui firent un sourire timide en signe d'excuse et il les accepta. Madoka arriva et Shido se mit encore à rougir. Puis Ban arriva. Il fit un sourire éclatant au brun qui lui répondit en roulant des yeux. Teshimine se racla la gorge.

- Bien, nous n'allons pas rester dans la salle audio. Il y a une salle de réunion plus haut.

Ils s'y rendirent tous. Ils parlèrent et négocièrent de contrats, d'argent … Ginji n'écoutait pas vraiment. Il était plus occupé à regarder le rockeur. Ses yeux bleus … Celui-ci haussa les sourcils. D'ordinaire, il n'aimait pas être dévisagé,mais bizarrement, que se soit le blond qui fasse ça ne le dérangeait pas. L'heure passa rapidement. Madoka se leva et dis au revoir à tout le monde, elle avait un avion à prendre pour le nord du pays. Un concert. Tous lui souhaitèrent bonne chance et elle sourit. Puis ce fut le brun qui du s'en aller. Il dit un au revoir inaudible à Ginji puis s'en alla. Kazuki se leva et alla aux toilettes. Ils passèrent le reste de la journée à peaufiner le prochain single. La partition de chaque instrument était prête. Il ne restait plus pour eux que de jouer et de chanter. Ils sortirent assez du studio et Ginji alla se coucher directement.

Des coups frappés violemment à sa porte le fit sursauter. Les coups redoublèrent et il se précipita afin d'ouvrir. Devant lui, se trouvait son manager, rouge de rage.

- Tu me suis !

- Mais …

- TOUT DE SUITE !

Il le suivit, légèrement effrayé. Quelques minutes plus tard, ils étaient dans leur studio. Le groupe était là ainsi que Ban. Ginji lui fit un sourire. Le brun ne lui répondit. Il ne semblait pas vraiment réveillé et avait l'air même plutôt ronchon.

- Bien maintenant que vous êtes là, je vais vous montrer quelque chose.

Tous regardèrent la chaîne hifi que Teshimine venait d'allumer. Une mélodie emplissait l'air et tous se crispèrent, sauf Ban et Kazuki. Jubei était blême. Le rockeur se leva.

- Vous m'avez fait venir à sept heures du mat' pour écouter une chanson des Babylon city ? Vous vous foutez de moi ?

- Ne serait-ce pas plutôt toi qui te fous de nous ?

- Pardon ?

Le manager et le gothique se regardaient méchamment. Ginji leva les yeux vers son supérieur.

- Je ne comprends pas.

- Tu ne comprends pas Ginji ? Mais c'est simple. On nous a volé les partitions et les paroles hier, on les a donné à Babylon city et ils ont sortie le tube ce matin.

- Mais comment ?

- Demandes à ton ami !

- Ban-chan ?

- Je n'ai pas volé votre musique pour la donner aux autres connards !

- Ah oui ? Kazuki t'a vu retourner dans le studio d'enregistrement, justement là où il y avait les partitions, après notre réunion hier.

- J'avais oublié ma veste !

- Mais bien sûr ! Et on va te croire bien évidemment ! Tu es la bonne foi incarner !

- Ça veut dire quoi ça ?

- Avec ta réputation …

- Je suis désolé de te contredire Teshimine mais je me souviens bien qu'effectivement Ban-chan avait sa veste quand je suis arrivé mais qu'il ne l'avait plus pendant la réunion.

- Astucieux non ? On «oublie» sa veste et ni vu ni connus on va la récupérer quand les autres ont le dos tournés, tout en prenant soin de nous subtiliser notre travail. Et ça ne m'étonne pas Ginji que tu es remarqué sa tenue puisque tu as certainement passé plus temps à le mater qu'à écouter !

- Je n'ai pas volé votre putain de musique !

- C'est ça !

Aucuns des membres ne semblaient contredire l'affirmation de Teshimine. Emishi était furieux que l'on est prit leur travail et pouvait croire n'importe quoi. Kazuki était sûr de lui et Jubei croyait son ami. Shido, lui, n'avait jamais aimé le brun. Il lui avait toujours fait penser à un serpent, et il détestait les serpents. Ginji était perdu. Les dires de ses amis semblaient convaincants mais il avait du mal à se dire que Ban-chan ait pu faire ça. C'est vrai que le brun était loin d'être un modèle de vertus mais lui aussi détestait les Babylon city. La porte claqua violemment. Le rockeur venait de sortir.

- Nous allons supprimer le contrat qui nous lient à ce petit con.

- Mais vous êtes sûr que c'est lui ?

- Ginji ouvres les yeux ! T'es débile ou quoi ? C'est évident que c'est lui ! Mais non, faut toujours que tu sauves la veuve et l'orphelin ! C'est une ordure ce mec compris ? Et je veux que t'arrêtes de le fréquenter !

Ginji fixa Teshimine. Ses yeux devinrent durs.

- Je fréquente qui je veux ! Ban-chan est mon ami ! Et tu veux savoir Teshimine ? C'est toi que je cesse de fréquenter ! Je dissous le groupe !

- Quoi ? Mais tu ne peux …

- Je fais ce que je veux ! Continuez sans moi.

Il sortit à son tour. Il était furieux et avait en même temps envie de pleurer. Il aimait ses amis mais là ça n'allait plus. De plus, il voyait qui il voulait ! Il se rendit chez son ami Ban. Pore, le gérant lui annonça que le brun n'était pas là d'une voix polaire. Il tenta de s'expliquer mais il fut convier à sortir de l'enseigne. Heureusement, une des serveuses vint vers lui dehors.

- Attends !

-Oui ?

- Tu crois Ban innocent ?

- Oui. Les autres ont été idiots.

- Oui je pense aussi. Ban était hors de lui tout à l'heure.

- Alors il n'est vraiment pas là ?

- Non, par contre …

Ginji la regarda, attentif. La jeune fille vint souffler contre son oreille.

- Il se peut par contre que Ban aille en boîte ce soir, mais je ne sais pas le nom de celle-ci.

- Le blond lui fit un sourire éclatant.

- Merci ! Moi je sais où c'est !

- De rien, et je m'appelle Natsumi.

- Au revoir Natsumi !

Il rentra chez lui, et prit rapidement quelques affaires. Il était évident que ces amis allaient le chercher chez lui, et il voyait déjà son répondeur clignoté. Il s'en alla. Son portable de ne cessait de vibrer, sonner depuis des heures maintenant. Il avait lu aucuns des sms, ni prit aucuns appels. Il finit par éteindre son portable. Il était trop en colère. Puis extrêmement pressé d'être ce soir pour voir l'autre et s'expliquer. Les heures passèrent tandis qu'il faisait le tour de la ville. Il avait mit un pull à capuche pour que personne ne le reconnaisse et heureusement, la météo était avec lui car il pleuvait. Il réfléchissait. Son cœur était déchiré d'avoir séparer le groupe, mais ça valait mieux. Cette guerre avec Babylon city, leur groupe de plus en plus commercial … Il ne voulait pas de ça. Il avait connus des expériences bénéfiques, rencontrer des gens merveilleux, mais il était temps d'arrêter. Les heures passèrent encore et encore. Il emprunta une voiture à son ami qui gérait sa boutique de vêtements préférés. Il arriva et pria. Il voulait voir son ami. Il refusait de croire que c'était lui. La soirée qu'ils avaient passés ensemble avait été génial et de toutes les personnes qu'il connaissait, il avait été le plus sincère. N'hésitant pas à dire ce à quoi il pense, bon ou mauvais. Il entra sans problème dans la boîte. C'était la même chose que la dernière fois. Les gens considérés comme étrange le respectaient, ne le refusant pas dans cette boîte pourtant très spécial. Il était sur que dans la discothèque où il se rendait avant avec ces amis, ce genre de personnes aurait été refoulé. Ce monde semblait plus tolérant. Il chercha Ban parmi la foule. Il ne le trouva pas et commença à désespéré. Il sortit résigné. Mais avant, il alla aux toilettes. A peine eut-il ouvert la porte qu'il tomba nez à nez avec celui qui hantait ses pensées.

- Dégages !

- Je …

- Dégages connard !

- Ban-chan …

- Cesses de m'appeler Ban-chan ! Je ne suis pas ton pote !

- Si !

- Non ! Un pote ne raconte pas des bobards !

- J'ai dissous le groupe.

Ban fit volte-face vers le blond.

- Pardon ?

- J'en avais assez de tout ça. De ce monde d'hypocrites. Tout ce que je voulais c'était de chanter avec mes amis, des chansons qui voulaient dire quelque chose pour nous. C'est devenu n'importe quoi. Je ne sais même plus si je suis vraiment encore ami avec les autres.

Le brun le fixa, sans expressions.

- On va chez moi.

Ginji le suivit. Il stationna devant le bar avec la voiture et entra dans le café. Pore le regarda sans rien dire. Natsumi, elle, lui fit un clin-d'œil. Ils montèrent sans un mots. Il se demandait si le brun lui avait vraiment pardonner. Il ne disait rien, se contentant de le regarder.

- Tu me crois vraiment innocent ?

- Bien sûr !

- Et tu vas vraiment quitter ton groupe ?

- Je pense oui.

- Tu devrais te changer, t'es trempé.

- Toi aussi.

Ils se sourirent. Ban lui prêta des vêtements. Ginji ôta son pull, puis son tee-shirt. Il enfila la chemise noir que lui tendit le brun.

- C'est légèrement serré.

Le plus petit grogna.

- Arrêtes de te vanter.

Ginji éclata de rire. En retour, l'autre lui envoya ces vêtements trempés à la figure.

- Je vais prendre ma douche. Tu peux allumer la télé.

Il obéit. Il alluma effectivement la télé et regarda un bout de film dont il ne comprenait rien. Le temps passa plus vite qu'il ne le pensait et c'est quand il sentit une masse venir s'asseoir à coté de lui qu'il réagit. Le brun avait les cheveux humides, collés à ses tempes. Son maquillage avait coulé un peu et ses orbes bleus étaient entourés de noir. Il le trouvait vraiment sexy. Bien trop sexy. Il portait aussi un long pull noir, s'arrêtant à mi-cuisse.

- Quoi ?

Ginji eut une bouffée de chaleur. Qu'est-ce qu'il avait ? Pourquoi avait-il envie de prendre l'autre dans ses bras ? D'embrasser la peau albâtre de sa gorge ?

- J'peux prendre aussi une douche ?

- Oui …

Il se leva prestement et s'isola dans la salle de bain. Il enleva ses affaires. Son érection était limite douloureuse tant il était tendu. Il entra dans la douche et mit une eau très froide. Pourtant, ce ne fut pas satisfaisant. Il n'allait quand même pas se masturber chez son ami ? Il risquait de se faire prendre, de plus, c'était incorrect. Mais il en mourrait d'envie. Enfin, non. Ce dont il avait furieusement envie, c'était de prendre le brun. Il s'imagina l'autre, beau comme un dieu, soumis à lui et à toutes ses envies. Il poussa un grognement. Dieu qu'il en avait envie. Il commença à se toucher. Il ne pouvait décemment pas retourner dans le salon avec une érection. De plus, vraiment pas discrète. Il se retourna et crut avoir la peur de sa vie. Ban était en face de lui. Le fixant. Il rougit instantanément. Il allait mourir de honte. Le brun ne devait pas savoir que c'était à cause de lui qu'il bandait. Il avait failli perdre son amitié, ce n'était pas pour la perdre de nouveau après s'être réconcilié. Il le regardait, cherchant une excuse. Le brun alors fit doucement glisser son pull vers le sol, puis ôta son caleçon, entrant dans la douche. Ginji ne comprenait plus rien. Est-ce que son ami ? Les yeux bleus se posèrent sur l'érection du blond qui n'avait pas diminué. Il s'agenouilla. A ce stade là, le cœur de Ginji semblait vouloir s'arracher de sa poitrine. Il poussa un petit gémissement. La bouche était chaude et humide. Il caressa les cheveux corbeaux. Il devait être en train de rêver. Ce n'était pas possible. Le brun suçait tantôt lentement, tantôt frénétiquement. Ginji ne doutait pas un instant que ce n'était pas la première fois que son ami faisait ça. La langue glissa langoureusement sur le gland découvert du blond. Un piercing argent vint appuyer l'attouchement. L'ex-chanteur fixait la langue mutine, qui semblait prendre un malin plaisir à lécher son membre de haut en bas. Quelques minutes encore de se traitement et le brun décida de cesser ses caresses buccales, sous les grognements protestataires du blond. L'autre se mit à sa hauteur et embrassa ses lèvres. Ban était presque timide, comparé au spectacle aguicheur qu'il avait fait de sa bouche. Ginji l'embrassa passionnément, le plaquant contre le mur de la douche. L'eau ruisselait sur leur deux corps pressés. Le plus grand agrippa les fesses du plus petit, les maltraitant gentiment. Il devrait être interdit d'être aussi excitant que le brun. Celui-ci aussi arborait une érection assez conséquente, bien que moins impressionnante que celle de son homologue. Le sexe de Ginji était plus épais et plus long, faisant frissonner Ban d'anticipation. Il voyait sur le gland rougis de son amant perler une goutte de liquide séminale. Il l'a fit glisser sur son pouce, puis l'a gouta sous le regard fou de désir de Ginji. Il souleva brusquement Ban et il sortit de la douche, en ayant préalablement éteint l'eau, tout en portant son ami. Il alla dans la chambre et le déposa sur le lit, glissant en même temps sur le corps doux. Les caresses se multiplièrent entre les jeunes hommes. Ginji suivit une goutte d'eau de sa langue, la poursuivant sur le torse blanc. Il trouvait Ban trop érotique. Le rose aux joues, le souffle court et ses yeux langoureux le persuadèrent de continuer ses attouchements intimes. Il fit coulisser l'un de ses doigts sur la cuisse opale, ne voulant pas effaroucher le rockeur. Ne le voyant pas protester, il glissa son doigt plus bas, frôlant délicatement son entrée. Les yeux bleus se posèrent un instant sur le blond, mais ils se baissèrent, en signe d'acceptation. Il pénétra doucement un doigt tout en embrassant voracement les lèvres de son conjoint. Un deuxième vint rejoindre le premier. Ban commençait à balancer ces hanches au rythme que provoquait son désir. Il voulait l'autre en lui.

- Ginji …

Ce simple murmure enflamma le blond. Il ôta ses doigts et commença à se placer face à l'entrée du brun. Il le pénétra plus brusquement qu'il ne l'aurait voulut, mais c'était bien trop dur de résister face aux fesses si excitantes qui se présentaient à lui. Il attendit que Ban se détende mais celui-ci provoqua un coup de rein inattendu, intiment au dominant d'y aller sans tarder. Les coups de reins ne se firent pas attendre. Ban caressait le dos du blond, le griffant de temps en temps. Ginji, lui, était perdu dans les cheveux encore humides corbeaux, haletant, empoignant une fesse du brun lorsqu'une vague de plaisir se faisait plus puissante. La sueur remplaça les gouttelettes d'eau. Le blond sentait qu'il ne tarderait pas à venir à ce rythme là. Il regarda son amant. Il voulait que celui-ci jouisse avant. Il glissa une main entre leur deux corps enlacés et caressa la verge tendus. Le brun rouvrit les yeux.

- Attends.

Il poussa le corps au dessus de lui et le força à s'allonger sur le dos. Ginji le regardait sans comprendre, le front plissé. L'autre voulait-il arrêter ? Le dos exquis du métalleux lui fit face. Il se plaça sur le pénis du blond et s'empala. Ginji ne connaissait absolument pas cette position, et regrettait maintenant de ne pas l'avoir connus plus tôt. La position ressemblait à celle de l'amazone ou cavalière, mais avec l'être du dessus à l'envers, présentant alors au monté dos et fesses tendus. La vue et la position faisait enflé le plaisir de Ginji de manière erratique. Chaque va-et-viens l'emmenait proche du paradis. Cependant, l'envie de faire jouir l'autre avant lui le retint.

- Caresses-toi.

Il avait demander ça dans un souffle et il n'était pas sur que le brun l'ait entendus. Celui-ci obéit pourtant au commandement grinçant, se touchant frénétiquement. Les gémissements commencèrent à monter de sa gorge. Plaintifs et sonores. Ils achevèrent Ginji. Il éjacula dans le corps de l'autre, dans un coup de rein un peu plus violent. Il haletait, perdus dans la phase post-coït. Le corps au-dessus de lui se retira et vint se poser dans ses bras qu'il ouvrît. Du sperme s'étendait aussi sur le ventre plat du brun, signe que lui aussi avait joui. Ginji eut un sourire satisfait à cette vision. Ils s'endormirent ainsi, le blond sous les baisers sur son torse.


Oh c'est du beau mon lemon quand même ^^ ! Ah je m'aime ! Nan je déconne