Coucou me revoilà )
J'ai gagné de nouvelles lectrices, je crois que je vais partir en vacances plus souvent ^^
Encore une fois, merci pour toutes vos reviews, mises en alertes, favoris, ou juste votre lecture. Ca me rend toute chose ^^
Je ne vais pas vous faire de long discours, je sais que la seule chose que vous attendez, c'est la lecture !
Je tiens juste à vous dire que ça a été un des chapitres, voir le chapitre, le plus difficile à écrire. Emotionnellement, et parce que ça a pas été facile de transcrire sur papier ce que j'avais en tête.
J'espère que vous allez aimer !
Bonne lecture, on se retrouve en bas !
Oh ma tête. J'avais l'impression qu'une armée de marteau piqueurs avait élue domicile dans mon crane. Je secouais lentement la tête, tentant de remettre de l'ordre dans mon esprit.
Il semblerait que je sois à l'infirmerie, si j'en crois les rideaux autour de mon lit. Rideaux qui s'ouvraient brusquement, laissant passer la joyeuse tête de Mme Pomfresh.
« Ah, Mlle McWells, vous êtes réveillée. Vous nous avez fait peur vous savez ? Votre père passe sa tête dans la cheminée de Dumbledore toutes les 10 minutes, pour savoir si vous êtes réveillée. Bon, laissez-moi examiner tout ça ! »
Pendant qu'elle parlait, virevoltant à mes cotés, touchant mon front, me donnant des médicaments, je remis les évènements en place dans ma tête.
Jules pleurait. Je suis allée le voir, il m'a dit que Lestrange avait encore frappé. Je suis allez voir Lestrange, y'avait Lily à mes cotés. Qu'est ce qu'il m'a dit déjà ? Ah oui, que Jules était une mauviette. Et puis, il a prononcé son nom.
Emily. Dès que le nom a refait surface dans ma tête, les larmes recommençaient à couler sur mes joues. La nausée arriva rapidement, et Mme Pomfresh eu juste le temps de s'éloigner alors que je vomissais sur le sol. Elle fit disparaitre la flaque, alors que je sombrais dans une crise d'hystérie.
Je pleurais, les sanglots s'échappaient de ma gorge, sans s'arrêter. Mon corps était secoué de tremblement, et Mme Pomfresh me regardait, paniquée.
« Ohlalala, calmez-vous, je vous assure que ce n'est pas grave. Même pas une petite séquelle. Je… Je vais chercher vos frères, ne bougez pas. »
Elle disparut de ma vue, me laissant seule avec ma conscience. Emily… Mon ange, mon amour…
« Rachel ! Oh ma puce, tu es réveillée. Tu nous as fait une de ces peurs ! » Chris venait de s'assoir à coté de moi dans le lit, me prenant dans ses bras.
Alex m'embrassa le front, en murmurant à mon oreille
« Chuttt ma toute belle. On est là d'accord ? Ne t'inquiètes pas, on va régler ça. »
Etrangement, cette situation me rappela celle que j'avais eu avec Jules, sauf que les rôles étaient inversés.
« Et Jules ? Il ne le sait pas ? »
« Non, on lui a dit que tu as fait un malaise, il viendra te voir plus tard. »
Mes deux frères étaient assis à coté de moi, formant un rempart, me protégeant du reste du monde.
« Ca fait combien de temps que je suis ici ? »
« 2 heures. En vrai, tu nous as foutus une sacrée trouille. On a vu Lily, qui nous a dit ce qui c'est passé. »
« Elle ne comprend pas Rachel » reprit Alex « Mais elle nous à dire de te dire que quand tu seras prête, elles seront là pour toi. »
« J'me sens si mal… Pourquoi est-ce que même après 9 ans, ça fait toujours aussi mal ? » Je sanglotais.
Alex me berçait, alors que Chris reprit la parole.
« Je ne suis pas sure que Lily ait bien compris ce qu'avait dit Lestrange. Elle m'a dit qu'il t'avait dit « Ne t'es tu jamais demandé ce qui était réellement arrivé à Emily ». Je pense qu'elle à mal compris hein ? »
La fureur remplaçât peu à peu les sanglots.
« C'est ce qu'il a dit, mot pour mot. »
« Tu es consciente de ce que ça engendre ? » souffla Alex, inquiet.
« Je dois parler à Papa. Peut-être qu'il sait des choses qu'il ne nous a jamais dit. »
Je me mis debout, suivie par Chris et Alex.
« Ah non, Mlle McWells, vous ne partez pas comme ça. Je n'ai pas fini de vous ausculter. Déjà que normalement les visites sont interdites, mais j'ai quand même autorisé vos frères, il ne faut pas en rajouter. »
« C'est urgent, je dois voir mon père. Je me sens bien merci, mais si vous y tenez, je repasserais vous voir à la fin de la journée. Maintenant, je dois y aller. »
Furieuse, je sortis de l'infirmerie. Mes frères me suivirent pendant que j'avançais en grandes enjambées, avant d'arriver devant le bureau de Dumbledore.
« Chocogrenouille à la menthe »
La gargouille refusa de s'ouvrir.
« Et merde. Bien sur qu'il a changé le mot de passe. » Je sentais les tremblements revenir dans mon corps.
« Ecoutez » dis-je en me tournant vers la gargouille, « Je dois absolument voir Dumbledore. C'est extrêmement urgent et important. »
« Bien sur » croassa-t-elle « Comme toutes les personnes qui veulent rentrer dans son bureau sans le mot de passe ! »
La rage bouillonnait dans mes veines.
« Laissez moi rentrer, où je fais un scandale. »
« Allez-y, faites donc jeune demoiselle, faites donc. »
Mes frères reculèrent de trois pas, alors que je me mettais à hurler.
« Espèces de stupide gargouille de mes deux ! Qu'est ce que tu ne comprends pas dans laisse moi rentrer c'est important ! Alors maintenant, tu ouvres cette porte, avant que je m'énerve réellement ! »
McGonagall arriva, l'air affolée.
« Et bien Rachel, vous semblez bien réveillée. Peut-on savoir ce qui vous amène à hurler comme ça sur cette pauvre gargouille qui ne vous a rien fait ? »
« Elle ne veut pas me laisser rentrer. Je dois parler à mon père. S'ilvouplait, c'est réellement important, je vous en supplie… » Voilà, les sanglots avaient refait leurs apparitions. Alex se rapprocha de moi, me prit dans ses bras, et me caressa les cheveux.
McGonagall nous jaugea un instant, avant de soupirer, et de se retourner vers la gargouille.
« Tarte au citron, nappage crème fouettée »
Elle se tourna vers moi, en ajoutant
« Quand à vous, c'est la dernière fois. La prochaine fois que vous voulez rentrer, venez me voir, au lieu d'hurler comme une perdue au milieu des couloirs ! »
Nous montions dans les escaliers entrelacés, avant de se trouver dans le bureau de notre directeur.
« Ah, les petits McWells. Je vous en prie, approchez ! Rachel, votre père se fait un sang d'encre, je me dépêche de vous mettre en relation avec lui. »
Il détourna son regard, se posa près de la cheminée, avant d'ajouter
« Ministère de la magie, 17ème étage, bureau des aurors, Mr McWells »
La tête de mon père apparut alors dans la cheminée.
« Qu'est ce qui se passe ? Un nouveau problème avec Rachel ? » Demanda-t-il, avant de m'apercevoir.
« Oh ma chérie. Tu m'as fait tellement peur. Je ne peux pas te serrer dans mes bras, mais le cœur y est. Ne me refait jamais ça ! Tu n'imagines pas tout ce que j'ai pu imaginer qui t'étais arrivé ! »
« Papa, je… » Ma voix se brisa.
« Qu'est ce qui se passe mon ange ? Qu'est ce qui c'est passé pour que tu te retrouves à l'infirmerie ? »
« C'est… C'est Frank Lestrange » commençais-je.
« Il t'a jeté un sort ? Je peux toujours l'attaquer en justice si tu veux ! »
« Non papa. Il m'a parlé d'Emily. Et je n'ai pas supporté. Je ne sais pas ce qui c'est passé. Je me suis évanouie. »
Le regard de mon père se voila.
« Qu'est ce qu'il t'a dit ? »
« Tu ne t'es jamais demandé ce qui était réellement arrivé à Emily ? »
Mon père ne dit rien, se contentant de nous fixer chacun notre tour.
« Papa, qu'est ce qui s'est vraiment passé ? »
« Je préférerais vous en parler en face plutôt que par la cheminée. Dumbledore, y aurait-il une possibilité pour que je vienne au château ? »
« Bien sur, bien sur. Transplanez près du portail, j'envoie Rusard vous chercher. Je vous laisserais mon bureau, le temps de la discussion avec vos enfants. Dois-je faire appeler Jules ? »
« Non, non. Laissez Jules en dehors de ça. Je lui expliquerais quand il sera en âge de comprendre. Mais il est trop jeune, je tiens à la préserver. J'arrive. »
Sa tête disparut de la cheminée, nous laissant seuls avec Dumbledore.
« Je descend les enfants. Si vous avez le moindre problème, envoyez un des tableaux me chercher. »
Dumbledore quitta la pièce, nous laissant tout les trois.
Sans un mot, nous nous sommes dirigés vers le canapé, nous asseyant, attendant l'arrivée de notre père.
10 minutes plus tard, il franchit la porte d'un pas pressé, avant de s'arrêter face à nous. Il nous embrassa chacun notre tour, avant de me serrer un peu plus fort dans ses bras. Puis, il prit place dans le fauteuil en face de nous. Cela ressemblait légèrement aux scènes que faisait notre père quand il voulait nous punir, sauf que cette fois-ci, c'était lui qui était dans le rôle de celui qui devait s'expliquer.
Il soupira, avant de prendre une grande respiration.
« Très bien. Cela ne me réjouit absolument pas d'être ici. C'est assez difficile comme ça. Tout d'abord, je veux vous dire que votre mère et moi avons toujours cherché à vous protéger. Vous étiez beaucoup trop jeune pour connaitre la vérité. Ce qu'on vous a dit vous a plongé dans un état déjà difficile, nous ne voulions pas en rajouter. Vous êtes toujours trop jeune pour moi. Mais je vous dois la vérité. »
Il nous regarda tour à tour, avant de reprendre.
« Emily a bien été enlevée, à la maternelle, à l'âge de 5 ans, comme on vous l'as dit. Personne n'a vu qui avait fait ça. Elle était dans la cour, et d'un coup elle n'y était plus. Les maitresses s'en sont voulus pendant très longtemps, ne comprenant pas comment un inconnu avait pu pénétrer dans l'enceinte de l'école, kidnapper une enfant et repartir sans se faire voir. On a creusé un peu, et puis on s'est rapidement aperçut que ça ne pouvait pas être un moldu qui avait fait ça. Tout était net, sans trace, et personne n'a rien vu. On soupçonnait un sortilège d'amnésie, mais nous ne savions pas qui avait pu être assez horrible pour s'en prendre à une enfant de 5 ans. Evidemment, l'enquête moldue n'a aboutit à rien, de même pour l'enquête sorcière. Personne n'a jamais su ce qui était arrivé à Emily. »
Il reprit son souffle, avant de continuer, la voix cassée, et les yeux pleins de larmes.
« Nous n'avions pas fait le deuil d'Emily. Nous pensions réellement que ses ravisseurs allaient la relâcher. Pendant 6 mois, nous avons prié, espérer. Les ravisseurs n'avaient pas demandé de rançons, nous ne savions absolument pas ce qui était arrivé. Nous vous avons dit qu'Emily avait été enlevée par un moldu, que nous ne tarderions pas à la retrouver. Nous avons préféré vous préserver, vous comprenez ? »
Mon père avait un ton suppliant. Les larmes coulaient sur mes joues, silencieusement. Le rappel d'Emily était toujours très difficile à supporter. Alex se grattait furieusement le bras, tandis que les poings de Chris se seraient et se desserraient.
« A l'époque, les jumeaux, vous aviez 7 ans, et Chris 8. Jules avait 2 ans, il ne pouvait pas comprendre. Nous ne pouvions pas vous enlever l'espoir de revoir Emily, même si chaque jour, on y croyait un peu moins. Nous avions de grands soupçons sur qui pouvait avoir fait ça, mais jamais de preuves. Le crime parfait. Et puis un jour, nous avons reçut un colis, avec notre adresse, et avec marqué « Emily » derrière. Vous étiez à l'école, votre mère était seule à la maison. Elle m'a appelée, paniquée. Je suis arrivé, et nous avons ouvert le colis. »
Mon père semblait perdu dans ses souvenirs, lorsqu'une grimace de dégout, de haine déforma son visage.
« Votre mère s'est évanouie quand nous avons ouvert le colis. Elle a été prise d'une crise d'hystérie, impossible à calmer. Nous avons enterrés Emily deux jours plus tard, avec vous. Nous n'avons jamais voulu que vous regardiez ce qu'il y avait dans le colis. Je… C'est tellement atroce, l'image continue de me hanter. Je fais des cauchemars régulièrement. Le colis contenait juste un bras. Nous avions reçu le bras d'Emily par la poste. Il y avait également la chaine qu'elle portait toujours à son cou. On a toute de suite sut que c'était elle, puisque dans la semaine, elle avait obligé votre mère à lui vernir les ongles de la main d'une couleur différente à chaque doigts. Le colis était assortit d'un mot. « Voilà Emily, prenez-en soin ». Nous n'avons jamais dit aux gens que ce que nous avions retrouvé était juste le bras d'Emily. L'enterrement avait été intime, et personne n'avait eu le droit de regarder dans son cercueil. »
Les yeux de mon père étaient embués de larmes, et il éclata en sanglots.
« Tout cette période à été atroce pour nous. Nous ne supportions pas la perte d'Emily, mais nous devions faire face. Votre mère a tenue bon les 6 premiers mois suivant la mort d'Emily. Et puis, peu à peu, elle a sombrée. Elle tentait de me le cacher, de vous le cacher, mais je le voyais. Ces yeux n'avaient plus leur petite étincelle, ses paroles étaient vides. Quand je partais travailler, elle se réfugiait dans la chambre d'Emily, s'enfouissant dans ses draps. Elle ne s'en est jamais remise. J'imagine que la perte était beaucoup trop douloureuse, et que finalement, elle n'a pas pu la supporter. Deux mois avant que votre mère ne se suicide, nous recevions des lettres anonymes. Des lettres qui décrivaient l'horreur qu'a vécut Emily pendant les 6 mois qu'elle avait passé avec ses ravisseurs. Rien dans les lettres n'indiquait qui pouvait avoir été atroce pour avoir fait ça. »
Mon père était en larmes. Je l'avais déjà vu pleurer, à la mort d'Emily et à celle de maman. Cela fait très mal de voir son père pleurer. Mon père avait toujours été comme un roc pour moi, et le voir s'effondrer me faisait mal au plus profond de moi-même.
« Si on en croit les lettres, elle a été violé, torturée à coup de ceinture, scarifié avec un couteau »
La nausée me reprenait. Imaginer les tortures qu'avait pu subir mon ange blond me retournait l'estomac.
« A l'époque, votre mère et moi avons préféré vous dire qu'elle avait été enlevée par un couple qui voulait désespérément un enfant. Qu'il ne lui voulait pas de mal. Et que sa mort avait été aussi douloureuse pour ces agresseurs. Nous ne voulions pas vous dire l'affreuse vérité, même si au départ nous ne savions pas ce qu'elle avait réellement endurée. Et à la lecture des lettres, ils nous étaient impossible de vous dire la vérité. C'était déjà tellement atroce pour nous, nous n'en dormions plus. Il était hors de question que vous le sachiez réellement. Le pire était surement que nous n'avions aucun indice sur qui envoyaient les lettres. Et rien dans les lettres n'indiquait que c'était des sorciers qui lui avaient fait ça. Encore aujourd'hui, je veux croire qu'ils ne lui ont pas fait subir tout ce qu'ils ont marqué dans les lettres, que c'était juste un moyen de nous torturer. »
Chris venait de se lever d'un bond, le visage rouge de fureur.
« C'est les Lestrange qui ont fait ça ! Sinon pourquoi Frank aurait dit ça. Je vais aller l'exploser. Lui et sa petite famille vont payer. C'était une enfant bordel ! Une enfant de 5 ans, qui n'avait rien demandé, qui avait la vie devant elle. Putain, c'était ma petite sœur ! »
Mon père s'était posé à coté de Chris et posait une main ferme sur son épaule.
« Bordel Chris, tu crois qu'on y a pas pensé ? Tu ne crois pas que les premières personnes qui nous sont venues à l'esprit c'était eux ? On a jamais rien pu prouver Chris. Pas il y a 9 ans, et pas maintenant non plus. »
Mon père regardait Chris dans les yeux, avant de reprendre d'une voix plus calme et rassurante.
« Chris, crois-moi, si il y avait une possibilité de prouver que c'est eux, je me jetterais dessus. Je suis hanté par ça depuis 9 ans, et je ne passerais pas à coté de leur faire payer. Mais on a rien Chris. Rien du tout. Et ça me tue. Bien plus que tu ne le crois. Alors maintenant écoutes moi. Vous ne ferez rien. Vous ignorerez les attaques de Lestrange. Tous. Et je vous promets, que s'il y a la moindre petite faille, je la trouverais. Je la cherche depuis 9 ans, et si je dois la trouver, je me chargerais de leur faire payer. Mais je ne veux pas que vous fassiez quelque chose. Ce n'est pas de votre ressort. Promettez le moi ! »
Je voyais le dos de Chris, et j'ai vu ses doigts se croiser quand il a dit
« Je te le promet »
« Rachel ? Promet le moi ma chérie. J'ai perdu une fille, pas deux, je t'en supplie. »
« Promis papa. » Les doigts croisés dans mon dos.
« Alex ? Promet le moi aussi. Et promet moi de veiller à ce qu'ils respectent leurs promesses. »
« C'est promis papa » Ses doigts croisés dans son dos.
La fratrie allait sauver la mémoire d'Emily. En aucun cas nous ne laisserions faire ça. Peut importe le temps que ça prendra, nous trouverons. Et nous leur ferons payer.
« Mes anges, je dois y aller. Et il faut que vous alliez manger. Ne dites pas à Jules que je suis venu. Pas de bêtises s'ilvouplait. »
Papa nous embrassa chacun notre tour, avant de reprendre sa cape.
« On se revoit bientôt. Je vous écris, le directeur ou les professeurs vont surement m'écrire pour me dire les âneries que vous avez faites, et on se revoit à Noël. Vous avez quand même le droit et l'obligation de m'envoyer une lettre. Je vous aime. »
Il descendit, nous laissant seuls dans le bureau. Chris commença à descendre les escaliers, avant de se tourner vers nous.
« On se laisse un peu de temps pour digérer tout ça. Après, avec ou sans vous, je ferais payer à ces salopards la mort d'Emily. »
J'avançais d'un pas vers lui.
« Ce sera avec moi »
Alex vint se poser à mes cotés.
« Je ne laisserais personne toucher à ma famille. Vous allez devoir me supporter. »
D'un sourire, nous sommes descendus, et avons pénétré la grande salle d'un bloc.
Soudain, une tornade blonde me tomba dans les bras.
« Rachel ! T'es réveillée ! Ca va, t'as pas mal ? Est-ce que tu as des cicatrices ? Des trucs qui font que maintenant t'es une guerrière ? »
Je m'autorisais un petit rire.
« Non mon ange. Malheureusement pas de cicatrices pour moi. Mais par contre, je me suis engueulée avec la gargouille de Dumbledore. Ca compte ? »
Jules réfléchit 5 secondes, la tête concentrée.
« Ouais, ça compte, c'est bien ! »
« Allez, va manger, il faut que je retourne à l'infirmerie. »
Je l'embrassai, avant d'embrasser mes deux autres frères et de faire demi-tour.
La visite à l'infirmerie fut rapide, puisque je n'avais rien. Quand je remontai au dortoir, il n'y avait personne. Je m'allongeai sur mon lit, les yeux ouverts, en fixant le plafond.
Je ne vis pas le temps passé, et c'est surprise que je vis les filles dans le dortoir. Je leur adressai un petit sourire, avant de replonger dans mes pensées. Je les entendis se mettre en pyjama sans un mot, se coucher, éteindre la lumière.
Il n'y avait aucun bruit dans la chambre. Je savais qu'elles attendaient que je dise quelque chose, mais qu'elles ne me le demanderaient pas. C'était mes amies, je leur devais la vérité.
« Emily était ma petite sœur. Je n'ai pas toujours été la seule fille du clan des McWells. Elle a été enlevée à l'âge de 5 ans, et on l'a enterrée à l'âge de 5ans et demi. »
J'entendis un bruissement, avant de m'apercevoir que les filles venaient de s'assoir à mes cotés.
« La douleur a toujours été présente, et c'est pour ça que je ne vous en ai pas parlé. Parler d'Emily est toujours très difficile pour moi. Et aujourd'hui, alors que je croyais connaitre le pire sur ma petite sœur, mon père est venu rajouter des détails sordides. »
Un sanglot sorti de ma gorge, pendant que les filles me berçaient. Je leur racontais tout ce que mon père avait dit.
Ce fut Lily qui prit la parole la première.
« Mais qu'est ce que Franck Lestrange vient faire la dedans ? »
« Ma mère n'a pas été renversée par un bus. Elle s'est suicidée. Ca a toujours été difficile pour elle d'être le vilain petit canard. Les Lestranges la haïssaient. Ils étaient au courant de tout ce qui se passait dans notre famille. Et ce que Lestrange a dit me pousse à croire qu'ils y sont pour quelque chose. Et je vous assure que je vais trouver, et que je vais leur faire payer. »
« Rach, tu ne crois pas que ton père avait toutes les cartes en main, et s'il n'a rien trouvé, vous ne risquez pas de trouver quelque chose ? »
« C'est ma petite sœur Clara. Elle a été enlevée à 5 ans. 5 ans bordel. Alors je ferais tout mon possible pour venger sa mort. »
Les filles acquiescèrent en silence. Puis elles retournèrent dans leur lit, me souhaitant d'essayer de dormir quand même.
Une fois que je fus sûre qu'elles dormaient, je mis des chaussures, une veste, et je sortis de la chambre. Il fallait que j'aille prendre l'air dans le parc, de préférence avec une cigarette.
Je franchissais la grande porte sans mettre fait voir. Je m'éloignais alors du château, préférant éviter de me faire voir. Je m'approchais de la lisière de la forêt interdite, j'étais sure que personne ne viendrait me chercher ici.
Je m'assis en tailleur, alluma une cigarette, et partit dans la contemplation du ciel. Je pris une grande respiration, appréciant la fumée de la cigarette, et l'air vivifiant de la nuit.
Je ferais mon possible pour venger Emily. Peut importe le temps que ça prendra, Franck Lestrange me dirait la vérité, et je lui ferais payer.
Je repris ma contemplation du ciel, en reprenant une taffe. C'était une belle nuit, une nuit de pleine lune. Le ciel était dégagé, et je pouvais voir les étoiles. La lune, tout à fait ronde, se reflétait sur le lac.
Je me sentais en paix, reposée. La pleine lune avait toujours eu cet effet là sur moi. Elle me calmait.
Je tirais une nouvelle latte sur ma cigarette. C'était une belle nuit de pleine lune.
Alors qu'est ce vous en avez pensé ? Dites moi franchement, parce que ce chapitre, ça a été dur !
Et comme vous pouvez le deviner à la fin, Rachel va terminer sa journée forte en émotion avec une nouvelle surprise !
Vous pensez qu'elle va découvrir le secret des maraudeurs ou non ?
J'me pose une question pour le prochain chapitre, et j'aimerai votre avis. Est-ce que vous aimeriez que je fasse un chapitre du POV de Sirius, qui retrace un peu tout ce qu'il pense depuis le début, jusqu'au passage ou il se demande qui est Emily, histoire de faire un peu le point sur ses émotions. C'est comme vous voulez, je vous suis )
Encore merci de votre passage, et à bientôt !
Pauline
