Salut tout le monde ! Je reviens cette semaine avec un texte court, sans beaucoup d'intérêt point de vue intrigue. Je m'excuse d'avance, je suis submergée de boulot, et j'ai un rapport de stage à faire. Ce texte a été écrit à la va-vite, et ne comporte pas grand-chose. Pourtant, c'est un texte qui me tient à cœur, avec le point de vue de Sirius.
Trêve de blablatage, on se retrouve en bas. Dites moi ce que vous en avez pensé, même si c'est nullissime, car je le mérite ^^
Promis, je reviens la semaine prochaine, ça devrait être plus calme, avec un réel chapitre.
Bonne lecture quand même )
Sirius Black. Un nom que les filles rêvent de voir accroché à leur bras. Un nom que les garçons jalouses. Sauf les Serpentard. C'est là toute ma vie. Je suis détesté par les gens avec lesquels j'ai grandi, ceux que j'aurais du apprécier, admirer. Je suis aimé par les gens que j'aurais du haïr, qui aurait du me haïr. Joli paradoxe.
Et pourtant, je ne regrette rien. Malgré des hauts et des bas, j'ai réussi à faire face à ce qui aurait du être ma vie, et lui tourner le dos pour me construire la mienne. Je ne suis plus rien en dehors de Poudlard. Je n'existe plus pour ma famille, je n'existe plus pour la société des sang-purs. Je me suis trouvé une nouvelle famille, de véritables amis. Du genre sur lesquels on peut compter. Ma propre opinion compte dorénavant. Alors oui, ma vie n'est pas ce qu'elle aurait du être. Mais elle est foutrement mieux.
Le seul pour qui j'aurais voulu rester, c'est Regulus. Mon petit frère. Pour lui, j'aurais été près à endurer de nombreux Doloris, de nombreuses réprimandes, pour le simple fait qu'il puisse choisir sa vie. Mais il a choisit sa voie. Celle qui diffère de la mienne. Alors je le regarde évoluer, et le même sentiment d'échec me remonte à la gorge. J'étais un héros pour lui. Dorénavant, je suis un moins que rien. Mon dernier lien a depuis longtemps disparu.
J'aurais du savoir que mon destin était tracé à partir du moment où le choixpeau à prononcé ce mot. « Gryffondor ». Signe d'une réussite pour moi, je venais de signer mon arrêt de mort.
A partir de ce moment, j'ai découvert l'amitié. L'amitié fondée sur des vraies valeurs, telle que l'entraide, l'affection. Et non pas le rang, l'argent ou le pouvoir.
Notre bande des quatres m'a permit de revivre. Tous différents, mais pourtant tous semblables. James, héritier de sang-pur, me ressemble, tout en étant différent. Remus aurait pu subir sa vie comme j'aurais pu subir la mienne. Comme moi, il a fait le choix de se battre, malgré les emmerdes que la vie lui apporte. De nous 4, c'est le plus fort, le plus courageux. Celui qui mérite le plus sa place à Gryffondor. Peter, quand à lui, est perdu. Il suit, ne s'impose pas forcement. Des relents de son enfance l'empêchent de pleinement avancer. Comme moi.
Pourtant, avec ces quatre là, c'est à la vie à la mort. Ce joyeux serment que nous avons prêté à la fin de notre première année. L'année où je n'avais jamais autant rit, ou je ne m'étais jamais senti aussi bien. Nous en avons fait des conneries. Nous étions admiré par tout le monde pour notre bravoure, ou notre stupidité, cela dépend des points de vue. Les années ont passés tranquillement, et puis, une nouveauté est arrivée. A l'aube de nos 14 ans, cette quatrième année a changée pas mal de chose. Nous pouvions avoir plus que ce que nous avions. Et ce n'était pas négligeable, pour quatre adolescents. Les filles. Ce mystère de la nature, que nous ne comprendrons pas, et qui pourtant font de nous ce qu'elles veulent. Pour preuve, James avec Lily. Il s'accroche, ne laisse jamais tomber. Et pourtant, il aurait du… Les filles. Remus, lui n'aurait jamais voulu les approcher. Petit problème de fourrure nous dit-il. James avait aimablement rétorqué que les filles aussi avaient une période par mois où on ne pouvait pas les approcher. Et puis, il s'est aussi laissé entrainer dans cette spirale infernale, goutant à son tour aux joies et malheurs de ces filles. Les filles. Peter, toujours un peu en retard par rapport à nous, mais réellement attendrissant quand il a une petite amie.
Les filles. La fille. Rachel est sans conteste celle qui aura influencée ma vie. Cette fille est formidable. Tout d'abord, elle a été ma première fois. Pas mon premier baiser, mais surement celui dans lequel j'ai ressenti le plus d'intensité. Et puis, cette découverte de ce qui à fait de nous des adultes, sans retour possible vers le monde de l'enfance. Tout ce temps passé avec elle a été riche en découverte, en surprise. Ce fut des mois magiques.
Et puis, je suis parti. Parce qu'on est jeune et con, et parce que pour grandir, il fallait que je vois autre chose. Je ne regrette pas. Je me suis façonné une image, une autre, tout en conservant dans un coin de mon cœur cette bulle de bonheur.
J'ai entretenu pendant ce temps avec Rachel une relation uniquement basée sur l'amitié, avec un petit rappel du passé. James et Lily nous forçaient à rester l'un près de l'autre. Dans un sens, heureusement. Peut nous serions nous encore plus éloignés.
Le temps a passé. Et puis, Rachel s'est transformée. Elle est passée de la jeune adolescente timide, qui découvrait la vie, à la jeune femme qu'elle est aujourd'hui.
Rachel est chiante, dotée d'un sens de l'humour assez bizarre, et d'un sens de la famille à toute épreuve. Elle est quasi hystérique, fonce la tête la première dans les ennuis. Et pourtant. Elle est magnifique. Pas les canons de beauté qu'on trouve sur les magasines. Elle est bien foutu, pas très grande, une jolie tête. Mais elle n'est pas parfaite physiquement. Et pourtant, elle dégage quelque chose. Un charisme, une aura. Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est qu'au fil du temps, les garçons se sont retournés sur elle, et qu'elle en a profité. De la découverte du plaisir, elle est passée à la recherche de quelque chose de plus fort. Et puis, elle est charismatique, prête à aider ses amis, sa famille, un sens de l'humour, peur de rien, prête à faire de multiples bêtises, tout en étant douée en cours. Rachel, c'est un paradoxe. Mon paradoxe.
Au début de l'année, on s'est engueulé. Sur quelque chose de stupide, mais dans le même sens ou elle refuse qu'on touche à sa famille, je refuse qu'on touche à mes amis. Alors voilà, d'une phrase stupide tombée au détour d'une conversation, on ne s'est plus parlé.
Je pensais que ça n'allait pas me toucher plus que ça. Après tout, Rachel est une ex comme une autre. Mais pas du tout. Rachel se foutait de savoir avec qui je sortais, pouvait me faire un câlin sans arrière-pensées, m'engueuler, ou se foutre de moi. Aucune autre fille n'avait ses réactions. Alors cette brouille m'a fait mal. J'ai en quelque sorte perdu ma seule amie. Elle ne serait pas venue s'excuser, je l'aurais fait. Parce que sans Rachel, c'est quand même vachement drôle. Mais tout ce temps, pour moi, Rachel était une amie. Rien de plus. Même si parfois un petit sentiment de jalousie me prenait, je mettais ça sur le compte « ex ». Elles ont bon dos les ex.
Cette année a été différente de plein de points de vue. Avec les garçons, c'est une année grandiose. Dernière année sans examens, nous en profitons. James s'est assagi au niveau des filles. Seule Lily compte désormais. Remus, lui se prend à rêver de plus en plus à une fille. Laquelle ? Je ne sais pas encore, mais je continue de chercher. Peter, lui, remplace James sur les conquêtes. Et moi ? Et bien moi, c'est compliqué.
Rachel aussi a eut une année difficile. Le nombre de fois ou je l'ai vu en pleurs me retourne l'estomac. Malgré tout ce qu'elle veut montrer, elle est fragile. Elle s'est plus confiée à moi. J'ai appris pour sa mère. On est passé à un autre stade de notre relation.
Et puis il y a eu Halloween. Grand moment. Je ne regrette rien. Certes, j'ai un peu profité, mais pourtant. Ca a été le moment le plus magique pour moi. Je n'avais jamais ressenti ça. Deux amants qui se retrouvent, avec plus d'expérience, plus d'envie. Un moment explosif. Mais je ne me voyais toujours pas en couple avec elle. Les explications se sont bien passées, et j'ai fini par retrouver Rachel. Ma Rachel.
La retrouver dans cette salle, alors que ça venait de mal se passer avec son grand niais m'a fait plaisir. J'avais besoin de savoir que je comptais toujours pour elle. Elle s'est confié, on a rigolé. Et puis il y a eu cette phrase, qui a tout chamboulé.
« Dommage que tes copines ne durent pas plus d'une semaine, j'aurais été prête à remettre le couvert ! »
J'ai alors pris conscience qu'aux yeux de la fille qui comptait le plus pour moi, je n'étais qu'un Dom Juan de pacotille. Et ça m'a fait mal. Même si ma réponse avait du vrai. Je ne suis pas pour elle. Je suis encore un jeune con. Il lui faut quelqu'un qui sera capable de l'aimer, de l'aider à surmonter ses démons intérieurs. Je ne suis pas prêt pour ça. Pas encore. Peut-être qu'avec le temps. Peut-être que nous nous retrouverons. Mais c'est trop tôt.
Et puis il y a eu aujourd'hui. La nouvelle a fait grand bruit dans les couloirs. Lestrange s'en est pris à Rachel. Et elle est à l'infirmerie. Les rumeurs ont courus sur ce qu'il avait fait. Toutes plus invraisemblables les unes que les autres.
Mais je sais. Lily me l'a dit. Enfin, elle l'a dit à James. Qui me l'a répété. Elle était perturbée Lily. On a beaucoup réfléchit, émit des suppositions. Mais rien ne nous semblait réel.
Et là, il y a eu un changement. Je m'inquiétais pour Rachel. Oh oui, je m'en inquiétais. Plus que j'aurais du. J'aurais voulu être là, pour la défendre. J'aurais voulu être là, pour la rattraper quand elle est tombée. J'aurais voulu être là quand elle s'est réveillée. J'aurais voulu lui dire que je serais toujours. Qu'a deux, on est toujours plus fort.
Mais je n'ai rien fait. Ses frères formaient un rempart. Un rappel que eux étaient là, et seront toujours là. Contrairement à moi. Un rappel plus intime aussi. Que eux étaient capable d'avoir la vie de famille, que moi je n'avais pas.
Alors j'ai attendu. J'ai repris le cours de ma journée. Et puis ce soir, je me libérais. Patmol prendra ma forme, me permettant d'occulter mes idées noires, familles, amies, ou Rachel.
Un jour viendra, je lui dirais. Mais pas tout de suite. Je ne suis pas celui qu'il lui faut, loin de là. Alors j'attends, de grandir encore un peu. Et j'espère qu'elle sera toujours là.
Nous étions dans la foret interdite, dans les recoins les plus sombres, les plus éloignés. James avait vu une silhouette au loin, et j'étais celui chargé de la récupérer. Avec les risques que cela comporte.
Alors je suis parti, en m'approchant de cette jeune fille. Car c'était une fille. Une cigarette à la main, les reflets de la lune dans ses cheveux.
Un ange tombé du ciel, un soir de pleine lune.
Très sérieusement, vous avez le droit de ma flageller pour ce chapitre. Promis je me rattrape, mais j'accepte quand même avec grand plaisir une review ^^
A la semaine prochaine, en meilleure forme pour moi :)
Pauline
