Chapitre II

"When evening falls so hard
I will comfort you" *

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A peine sommes nous rentrées dans la maison qu'un Mark un peu éméché débarque devant nous en riant :

« Et bah vous êtes là vous deux ! On se demandait où vous étiez passées ! » Je jette un coup d'œil dans la direction d'Arizona et la voit baisser les yeux, et se pincer les lèvres avec un sourire. Si Mark savait…

« Champagne ? » dit-il, une grosse bouteille à la main.

« euh… »

« Volontiers ! » répond Arizona, un grand sourire aux lèvres. Mark se tourne vers moi, le sourcil levé, attendant une réponse.

« D'accord ! Moi aussi… Ce soir, on oublie pas vrai ? » je réponds, lançant un regard à Arizona, qui hoche la tête et acquiesce :

« On oublie ! »

« Je ne sais vraiment pas de quoi vous parlez » dit Mark, en attrapant deux flûtes propres sur la table, « mais j'adore les femmes qui ne lésinent pas sur la boisson, on assiste parfois à des spectacles étonnants ! ». Son air taquin ne m'empêche pas de lui jeter un regard noir, tandis qu'Arizona lève les yeux au ciel…

« Mark… » nous répondons en cœur sur un ton accusateur, mais aussi blasé. Venant de Mark, ce commentaire ne nous étonne en effet pas vraiment…

« Je plaisante… » se défend-t-il alors que nous prenons l'une après l'autre les coupes qu'il remplit. « Addison, si ça t'intéresse, je crois que Callie serait contente de te voir… » Il lance un regard désolé vers Arizona, qui fait un signe de la main, comme pour lui dire que cela ne fait rien.

« Callie est ici ? » je demande, étonnée.

« Elle est arrivée il y a 20mn. Tiens regarde, près du canapé, là-bas. »

Je m'excuse alors, laissant Arizona auprès de Mark, et part retrouver Callie, debout entre le canapé et la grande cheminée de marbre, dans le salon. Elle est de dos, en grande conversation avec Owen. Je pose une main sur son épaule, et elle se retourne, intriguée. Son visage passe de l'étonnement, à la stupeur, puis à la joie alors qu'un grand sourire se forme sur son visage.

« Addie ?! »

Elle me prend dans ses bras « Excuse moi je savais pas que tu étais là, j'étais dans le jardin avec… » n'osant pas continuer, je laisse ma phrase en suspend.

« T'inquiètes pas, je viens d'arriver. Ca va toi ? Ce me fait plaisir de te voir. » Elle dessert son étreinte et je lui rend son sourire. « Je pensais pas que tu serais là ! »

« Je sais, longue histoire… »

C'est alors qu'elle me raconte tous les nouveaux gossips de Seattle, comme au bon vieux temps, et que je lui parle de ma vie à L.A, ou du moins du semblant de vie que je peux mener. C'est dans la chaleur réconfortante du canapé que la conversation prend alors une tournure plus personnelle.

« J'ai parlé avec Arizona… » lui dis-je hésitante, « J'ai su que toi et elle… »

« Oh. » me répond-t-elle, en buvant une gorgée. Je réalise alors qu'elle n'a pas une flûte de champagne comme moi… Qu'est ce qu'il y a dans son verre ? De la tequila ?

« Désolé, tu veux peut-être pas en parler… »

« Nan, nan, c'est bon t'inquiètes pas, ça va… » dit-elle en souriant, l'air cependant un peu gêné.

« Ca fait longtemps ? » je tente.

« Un peu plus de six mois maintenant… »

Je dois la regarder d'une façon réellement disproportionnée car elle ajoute immédiatement, écarquillant les yeux :

« Mais, ça va, je t'assure ! Ca n'a pas été la rupture atroce, les cris, les larmes et tout le tintouin qu'on voit dans les films… nan, ça… ça collait juste plus, tu sais ? Les gens changent, ou plutôt les idées, les projets sont différents… »

Je hoche la tête. Je vois très bien ce dont elle parle. Ce sont ces raisons qui, je pense, m'ont poussé dans les bras de Mark alors que j'étais encore avec Derek. Nous n'étions plus sur la même longueur d'onde. J'aurais peut-être du avoir la sagesse de Callie et Arizona, afin d'arrêter notre histoire avant le fameux drame.

« J'ai quelqu'un d'autre maintenant, cela dit… »

Je la regarde stupéfaite. Quelqu'un d'autre ? Comment cela se fait-il que personne ne m'en ait parlé plus tôt ?! C'est le genre de potins qui se révèlent tout de suite, en général ! Peut-être les gens n'auront-ils pas oser, par respect pour Arizona…

« C'est vrai ?! Personne ne m'a dit ! Comment elle s'appelle ? »

« Euh… » Je le vois chercher ses mots, les yeux baissés vers ses genoux. « En fait, il s'appelle Patrick. »

Sa réponse me prend pas surprise. Patrick. Dans ma tête, jamais je n'aurais imaginé Callie de nouveau avec un homme. Leur couple, avec Arizona, était tellement ancré dans mon esprit qu'il m'était presque sorti de la tête que Callie avait aussi aimer les hommes, et avait même été mariée à George O'Malley. Le choc doit se lire sur mon visage, car elle ajoute :

« Oui, je sais, tu t'attendais sûrement à une fille… ça a étonné pas mal de gens… mais qu'est ce que j'y peux ? »

Je secoue légèrement la tête, tentant de reprendre mes esprits. « Nan, nan, c'est, c'est très bien ! Je suis un peu surprise c'est vrai, tu sais, ça fait longtemps qu'on t'a pas vu avec un mec… » lui dis-je en rigolant.

« C'est sur… »

« Ca a un rapport avec votre rupture ? Ou… ? Tu n'es pas obligée de répondre… »

« Nan, ça n'a aucun rapport. Tu sais, ça aurait pu être une femme, comme un homme… Patrick était juste… là au bon moment. C'est à propos de la personne, pas du sexe… Je pense que c'est dommage de toujours séparer les deux. Tant qu'on se sent bien avec la personne, c'est le principal, tu crois pas ? »

« Si, tu as sans doute raison » je lui répond songeuse, et cette remarque me refait penser au baiser partagé avec Arizona il y a à peine une heure.

Une question me turlupine cependant, et j'hésite un moment avant de lui demander, pesant chaque mot :

« Dis Callie, je comprend ce que tu viens de dire sur le fait qu'au fond ça soit pareil, les hommes et les femmes, mais maintenant que tu es de nouveau avec un homme, comme tu l'avais toujours été… jamais tu te dis qu' avec les femmes, avec Arizona… c'était peut-être … une erreur ? »

Je ne suis moi-même pas convaincue par cette question qui me paraît, bien contre mes intentions, chargé d'un certain mépris.

« Jamais. » répond-t-elle, me regardant fixement, sure d'elle. « Elle est incroyable. Elle m'a véritablement fait renaître quand j'étais au plus bas. J'ai sans doute vécu avec elle les meilleurs moments de ma vie. Avec Arizona, ça ne pourra jamais être une erreur… »

Sur ces paroles, un silence s'installe. Sa réponse me laisse sans voix. Avoir une telle opinion et un tel recul sur une relation passée me transcende, littéralement. Sous ses airs d'éternelle ado rebelle, Callie a sans doute une sagesse que je suis encore loin de posséder. Chacune de nous sirote son verre un moment, tandis que les gens commencent à danser autour de nous, sur de vieux tubes. Le chef et Adèle sont l'un des premiers couples sur la piste et cela me fait sourire. Meredith et Derek arrivent à leur tour, elle ayant l'air déjà bien pompette, les bras levées vers le ciel, accompagnés par d'autres, que je ne connais pas. Sur un autre canapé, en face, Lexie parle avec Christina, tandis qu'Owen et Karev, près de la baie vitrée, semblent débattre sur une bouteille de Wiski que ce dernier tient dans les mains. Je me retourne à nouveau vers Callie et demande alors, haussant le ton pour couvrir la musique :

« Et quand est ce que je le vois, ce Patrick ? Il est pas là ? »

« Nan… Il m'a déposé. On est venu ensemble, mais comme il a aussi des amis sur Olympia, ce soir on vit nos vies chacun de notre coté… »

Je la taquine alors, en disant : « Vous n'êtes pas encore inséparables… »

Cela la fait rire. « Nan nan… Tu sais, c'est rien de très sérieux. On s'amuse, c'est le principal… »

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Sur ces mots, je lui propose d'aller se resservir à boire. Je sens déjà le champagne me monter à la tête, mais qu'importe. Nous nous frayons alors un chemin à travers la foule, rejoignant le buffet à l'autre bout de la pièce. Un grand récipient se trouve au milieu de la table, une louche plongée à l'intérieur. Je jette un regard à Callie, qui je le comprend, a elle aussi bien envie de goûter à la « mixture ». Je nous sers un verre chacune. Elle approche son nez, levant un sourcil, tentant de deviner ce que peut contenir ce fameux cocktail. Elle goûte alors, et je la vois fermer les yeux :

« Hummm… Sex on the beach. Vas'y, il est excellent ! » J'en prend moi-même une gorgée, quand j'aperçois alors, à travers la baie vitrée, Mark et Arizona, tous deux en train de glousser sur la terrasse. Et glousser, le mot et faible. Ils sont littéralement morts de rire.

« J'en connais deux autres qui s'amusent… » dis-je, amusée. Elle fronce les sourcils, confuse, et je les lui montre, d'un signe de tête.

« Qu'est ce qu'ils font tous les deux dehors tous seuls ? » je demande, presque à moi-même. Callie me répond cependant :

« Cherche pas… Mark et Arizona… encore un de leur petit trip à deux… » Elle roule des yeux. Ses paroles sonnent à la fois blasées et amusées.

« Mark et Arizona ? »

« Ca t'étonne ? » me demande-t-elle, « Elle travaille en pédiatrie, et Mark… c'est juste Mark. Ce sont de vrais gamins parfois… »

« C'était toi avant, qui avait des trips avec Mark… » je la taquine, les yeux rieurs.

« J'en ai toujours ! » répond-t-elle, presque outrée par sa remarque, « c'est bête à dire, mais quand j'étais encore avec Arizona, tous les trois, on était toujours dans les coups foireux… Rien de méchant, bien sur. Mais tu sais, des trucs débiles… La pauvre Lexie, elle devait nous trouver insupportables… j'imagine même pas ! C'est beaucoup plus marrant de l'intérieur que de l'extérieur… »

« Alors qu'est ce qu'on attend pour le comprendre de l'intérieur ? » lui dis-je en levant un sourcil, un petit sourire narquois aux lèvres. Après quelques secondes où les pensées semblent s'enchaîner à la vitesse de l'éclair dans son esprit, ma proposition doit la tenter puisque c'est elle qui me tire par la main, d'un pas décidé, vers la porte donnant au jardin.

Une fois dehors, encerclées par la pénombre, nous nous laissons guider par les éclats de voix et leurs visages faiblement éclairés par la lumière provenant de la maison. Nous les prenons sûrement par surprise car à peine à leurs côtés, ils se taisent tout à coup et nous regardent avec de grands yeux étonnées.

« Mesdames… » nous salue alors Mark, l'air cependant enjoué.

« Qu'est ce que vous trafiquer tous les deux ? » demande Callie, avec une impatience très claire dans la voix.

Ils se regardent alors tous les deux, parlant un langage muet avec les yeux, apparemment hésitant à nous le révéler.

« Tu peux le dire Mark… C'est Callie et Addison… » lui dit alors Arizona. Il hoche la tête avec approbation.

« Pas un mot à Lexie, hein ? Elle me ferait sûrement tout un cirque si elle savait… »

Je ne peux m'empêcher de sourire devant son air apeuré. C'est dans ces moments là que je comprend pourquoi j'aime tellement Mark : cet homme grand, beau et fort ne peut s'empêcher d'avoir l'air d'un gamin effrayé alors qu'il est question de sa petite-amie de plus de 10ans sa cadette… C'est alors que Mark tend vers nous la main auparavant cachée derrière son dos pour révéler ce qui ressemble à un joint à demi entamé.

« De la drogue ?! » s'écrie Callie, « vous vous croyez à la fac ? Franchement… »

Arizona et Mark la regardent avec de grands yeux, comme stupéfaits, et c'est alors que je prends le joint des mains de Mark et tire une bouffée. Tous les trois suivent mes gestes du regard, semblant aussi abasourdis par mes actions que par les mots auparavant prononcés par Callie.

« Quoi Addison, toi aussi ? » me demande-t-elle sous le choc, ne pouvant s'empêcher de rire. Arizona et Mark se regardent alors et commencent à rire aussi, sans apparente raison. Ce joint doit être bien chargé… Je regarde alors Callie dans les yeux, et avec un sourire lui lance, comme un défi :

« Et bah quoi Callie on sait plus s'amuser ? » Mes mots ont l'air de produire exactement l'effet recherché car, me fixant toujours, je la vois ouvrir la bouche, sauf que rien ne sort. Elle finit par céder, levant les yeux au ciel, et prend alors à son tour une bouffée, sous les applaudissements satisfaits de Mark et Arizona, plus enjoués que jamais.

L'arme du crime passe alors de mains en mains, et je sens monter en moi une plénitude d'autant plus haute à chaque bouffée. Bientôt, la conversation laisse place aux rires presque incessants. Alternant entre le joint et le Sex on the Beach toujours bien présent dans mon verre, je sens le rouge me monter aux joues et une douce chaleur m'envahir peu à peu. Leurs visages deviennent flous à mesure que la nuit progresse, et je me sens revivre un moment, à écouter les paroles saccadées par le rire de mes amis. Je sens mes jambes fléchir sous mon poids et je décide de retirer mes talons, suivies par Callie et Arizona. Mark, amusé et désinhibé, tente de nous accompagner comme il le peut en retirant lui-même ses chaussures. Sans véritablement savoir pourquoi, nous commençons à courir dans le jardin, en riant de plus belle. Je me retrouve sur le dos de Callie et Arizona sur le dos de Mark alors que tous deux font la course jusqu'au fond du jardin, sous les cris effrayés et amusées d'Arizona et de moi-même. J'ai perdu toute notion du temps lorsque nous finissons allongés par terre en cercle, les cheveux ébouriffés et les vêtements froissés. Le silence s'installe un moment alors que nous reprenons notre souffle, le regard tourné vers les étoiles. Mark le brise en s'écriant tout à coup, sur un ton charmeur : « Allez les enfants, c'est l'heure des confidences… » ce qui lui vaut pour réponse que nos éclat de rire respectifs. « Allez quoi ! Ce qui se dira ici restera entre nous… »

« Vas-y Mark, lance toi, je t'en pris ! » lui lance Callie en rigolant.

« D'accord, d'accord, si vous voulez… et ben moi, euh… quand j'étais petit, on m'appelait 'La boule', voilà… »

J'éclate de rire une fois de plus, tout comme Callie et Arizona, une main sur mon ventre pour tenter de le soulager, tandis que des larmes perlent aux coins de mes yeux.

« J'ai beaucoup de mal à t'imaginer en petit gros… » lui dis Arizona, luttant contre le fou rire.

« Moi ça m'étonne pas… T'as toujours eu une petite brioche… » répond Callie, le taquinant, toujours en train de rire.

« Hey !!! » s'écrie Mark en se tournant vers elle, visiblement outré.

« J'ai embrassé Arizona. » je dis alors, sur un ton neutre, le regard vers le ciel, les bras sous la tête. Tous s'arrêtent de rire, et les regards se posent immédiatement sur moi.

« QUOI ?! » crient Mark et Callie en cœur.

« Enfin c'est plutôt moi qui t'ai embrassé… » répond alors Arizona, sur le même ton neutre, posé, et c'est alors que les regards se posent sur elle, à la volée.

« DEMENT » déclare Mark, les yeux dans le vague, comme imaginant la scène.

« Tu as embrassé Arizona ? » me demande Callie les yeux écarquillés, la mâchoire tombante. Je me demande alors si elle m'en veut, jusqu'à ce qu'elle ajoute :

« Et tu m'as jamais embrassé MOI ?! »

Je la regarde stupéfaite et commence à rire, et avant que je ne puisse répondre quoi que ce soit ses lèvres sont sur les miennes.

Mark et Arizona nous regardent la bouche ouverte, et les yeux de Mark sont à deux doigts de sortir de leurs orbites.

« Tu vois, c'est à ce genre de spectacles étonnants que je faisais référence… » lui dit-il tout bas dans sa barbe, sans nous quitter des yeux.

« La ferme Mark. » répond-t-elle abruptement, comme hypnotisée elle aussi.

Au bout de quelques secondes, Callie se soulève et éclate de rire tandis que je reprends mes esprits.

« Mon dieu, ma tête… » s'écrie Callie, une main sur le front.

« Quoi c'était renversant à ce point ? » je lui dis en rigolant.

« Tout ce vin, cet alcool, le joint… on a plus vingt ans il faut croire, j'ai la tête qui tourne… et maintenant ça ! Je sais pas si Patrick apprécierait… » elle ajoute en riant, les yeux fermés, la main toujours sur le front.

« Oh crois moi il aurait apprécié… » déclare Mark, ne plaisantant qu'a moitié.

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Il est apparemment bientôt minuit et demi lorsque nous retournons dans la maison, nous traînant comme nous pouvons sur nos jambes tremblantes, cachant comme nous pouvons les restes d'exubérance dues à notre consommation illicite. Tout reste encore trouble autour de moi. Je vois Callie riant, euphorique, tirer du bras Mark vers la piste de danse, rejoints par Lexie. L'ambiance à l'intérieur est apparemment tout aussi mouvementée qu'elle l'était dehors, et seule Christina, qui je le suppose, n'a pas bu a cause de la grossesse, ne porte pas un sourire béat d'ivresse sur le visage. Je tourne la tête vers Arizona qui se tient encore près de moi et la voit suivre Callie du regard. Son air est hagard, ses yeux vides, et je ne peux me résoudre à deviner le fond de ses sentiments envers elle. Elle s'aperçoit que je la dévisage, et détourne alors son regard, l'air de rien. Elle me sourit alors. Son sourire est si grand et si honnête qu'il semblerait presque qu'elle ait oublié ce qu'elle venait de voir. L'alcool, sans doute… Le souvenir du baiser partagé avec Callie surgit alors dans mon esprit, et prenant la parole, je lui chuchote alors à l'oreille, les mots saccadés par mon état d'ébriété :

« Pour tout à l'heure, avec Callie… Je suis désolée, si ça t'as… contrarié ou… tu sais… je voulais pas… »

« Oh, t'en fais pas… » me répond-t-elle alors en souriant, mais avec une pointe d'émotion dans la voix. Après un petit moment, le regard tourné vers le reste des invités, elle ajoute de façon légère, un rictus au coin des lèvres.

« Ca m'a quand même rendue un peu jalouse… »

Je lève un sourcil à son ton quelque peu séducteur, et lui répond de même façon, sur le ton du flirt :

« Jalouse de qui, exactement ? »

Sur ces paroles, son regard se pose à nouveau sur le mien, et avec une lueur de provocation dans les yeux, elle me lance un dernier sourire et lentement, très lentement, part rejoindre les autres sur la piste de danse.


* citation : Bridge over troubled waters, by Simon and Garfunkel