Hello!

Ça fait un [long] moment je le sais et je vous présente mes excuses pour ne pas avoir posté de traduction pendant 2 mois au moins. Mais entre les cours, les partiels, le boulot, etc, j'avais un peu de mal à vrai dire... Je vous promets que cela n'arrivera plus !

Bref en tout cas voici un nouveau chapitre que j'adore pour ma part :)

Je cherche une relectrice (oui au féminin car je doute qu'il y ait beaucoup de garçons dans le coin, enfin s'il y en a l'annonce leur est ouverte aussi) afin de m'aider dans mon travail. Car traduire c'est bien beau mais j'ai parfois du mal à prendre de la distance avec le texte. C'est pourquoi je cherche quelqu'un de sérieux et surtout quelqu'un qui n'a aucun soucis avec tout ce qui est orthographe, syntaxe, conjuguaison et grammaire. Donc si il y a des intéressés n'hésitez pas à me contacter!

Profitez bien de ce chapitre :)


La librairie

"Pourquoi dois-je y aller Alice?" Demandai-je, « L'école commence demain… »

"Et tu ne veux pas avoir une bonne nuit de sommeil?" Dit-elle en posant ses mains sur ses hanches, « S'il te plait Edward ? »

Je le regardai faire la moue, « Pourquoi ne peux-tu pas y aller toi-même ? »

"Parce que…" Elle regarda dans sa chambre, là où elle m'avait fait signe quelques minutes plus tôt. "Car je suis occupée." Dit-elle en cherchant son portable.

"Occupée? Avec quoi?" Demandai-je très dubitatif.

"J'ai une épreuve d'anglais demain. » Dit-elle rapidement.

Mes yeux se resserrèrent alors que je lisais ses pensées.

L'essai de Macbeth sur Duncan… Epreuve… Edward arête ça!

"Je ne suis pas en train de te mentir!" Dit-elle à voix haute, « J'ai juste besoin que tu y ailles… S'il te plait ? » Demanda-t-elle poliment faisant sa fameuse moue.

J'abandonnai et elle sauta partout, voyant déjà ma réponse, "Merci!" Rit-elle.

"Peu importe… Ca m'occupera. Je pourrais demander à Emmett de ve-"

"Non!" M'interrompit-elle et je la regardai curieusement, "Euh… Car tu seras distrait et tu ne penseras pas à tout prendre ou alors tu prendras les mauvaises choses… »

"D'accord." Acquiesçai-je, "As-tu le ticket?" Je tendis la main.

"Oui." Dit-elle, cherchant son porte-monnaie et sortant le ticket d'un compartiment caché. « C'est ce petit fabriquant de robe au coin… Tu sais, celui à côté de la librairie ? »

J'acquiesçai, "Pourquoi ne l'as-tu pas prise hier lorsque Rose et toi êtes allées à Port Angeles ? » Demandai-je.

Elle haussa les épaules, "J'ai essayé, mais c'était fermé quand nous y sommes allées…" marmonna-t-elle.

"Ouais, bien sur" Dis-je sortant de la pièce et me dirigeant vers les escaliers.

J'entendis Alice me dire merci dans sa tête et je pus sentir un rire dans ses pensées. Elle se moquait de moi car je ne pouvais rien lui refuser lorsqu'elle me demandait de faire quelque chose pour elle, je me sentais comme une marionnette, une marionnette vampire.

"Tu vas quelque part?" Me demanda Carlisle depuis le salon.

Je le regardai et souris, "Oui, une course pour Alice. »

Il acquiesça en connaissance de cause et retourna lire le livre qu'il avait entre les mains.

Je passai la porte et sautai dans ma Volvo. Je démarrai la voiture et conduisis attentivement tout le long du chemin sinueux qui menait hors de la forêt et jusqu'au centre de Forks.

Dès que je fus sur l'autoroute, j'appuyais sur l'accélérateur et dépassai les 130km/h, vitesse maximale à laquelle je pouvais rouler en plein jour.

J'allumai la musique et fredonnai tout doucement, mes pensées s'attardant sur Bella et Alice.

Alice était si étrange dernièrement. Me cachant toujours des choses, disant tout le temps des choses sans aucun sens et parlant sans relâche de Bella.

Je réfléchis au fait qu'Alice me cachait quelque chose. Nous étions si proche l'un de l'autre à cause de nos pouvoirs et parce que j'étais celui qui l'avait mené aux Cullen.

Après avoir quitté les O'Kelly et vécu comme un animal assoiffé pendant un an, je trouvai Carlisle, Esme, Rosalie et Emmett. J'ai rejoins leur famille sans aucune hésitation et je les ai aimés dès le premier jour.

Emmett et moi étions parties chasser et lorsque nous sommes rentrés j'ai retrouvé le contenu de ma chambre transportés au dernier étage de notre immense maison et j'ai trouvé Alice défaisant ses affaires dans ma chambre.

Ses pensées étaient douces et gentilles et dès qu'elle me vit elle sut tout de suite qui j'étais.

Elle expliqua à la famille qu'elle m'avait vu, et comment j'avais rejoins les Cullen. Puis elle a eu une vision de Jasper, son mari. Et, par conséquence, elle sut qu'ils allaient se joindre à notre famille et qu'elle aurait ma chambre. Mais je savais que c'était parce que j'avais la plus grande armoire.

Je secouai la tête et rigolai aux évènements qui s'étaient passés ces soixante-dix dernières années. Je m'arrêtai à une place à quelques mètres de la couturière.

Je sortis de la voiture d'un mouvement vif et commençai à marcher le long de la rue vers la boutique.

Je pouvais entendre les gens à l'intérieur et à l'extérieur de leur tête, la plupart disant des choses complètement différentes de ce qu'ils pensaient.

Je souris et je passai devant la librairie.

Et soudain je ne fis pas que sentir un autre vampire, mais j'entendis aussi son rire.

Ce rire si distinct.

Je tournai rapidement et regardai à travers la vitre, mes yeux s'élargissant et ma bouche s'ouvrant à ce son que je ne pensais plus jamais entendre.

Le rire de la fille était si mignon et doux qu'il ne pouvait appartenir qu'à une seule personne.

Je regardai le dos de la fille avec effroi et soudain elle se tourna et je pus voir son visage.

"Bella…" Murmurai-je.

Je ne pouvais plus rien dire pendant une seconde, le temps que mon cœur se remette à battre.

J'arrêtai de respirer, j'étais scotché sur place. Mon cœur criait, mon cœur se déchirait dans ma poitrine, je devrais passer la porte la saisir dans mes bras et ne plus jamais la laisser partir, mais je ne pouvais pas bouger.

C'était Bella. Ma Bella.

Je n'ai jamais pensé que je pourrais la revoir. Je pensais qu'elle était morte… Comment pouvait-elle être en vie ? De toute évidence elle était un vampire, mais qui l'a transformée et quand ? Il n'y avait aucune chance qu'elle puisse survivre au feu, et les O'Kelly assurèrent qu'ils n'avaient jamais transformé de fille, juste moi.

Je la regardai pendant un moment, mes yeux auraient pleuré s'ils avaient pu.

Ses cheveux étaient d'un chocolat si profond, de la même longueur qu'en 1918. Ses yeux n'étaient plus marron, mais dorés. Il ne pouvait en être autrement que Bella végétarienne, elle a toujours détesté blesser les gens. Sa peau était toujours fine et elle semblait douce. Elle portait une paire de jeans et une chemise bleue, qui la faisait être… Splendide, serait le mot courtois à utiliser.

Je continuai de la fixer pendant qu'elle faisait le tour de la librairie, se demandant surement qui avait prononcé son nom. Elle ne me vit pas et je pus donc continuer à la regarder jusqu'à ce que je comprenne ce qui se passait et j'irai peut-être lui parler.

Elle regarda la quatrième de couverture du livre et rigola doucement encore une fois, ce son était de la musique pour mes oreilles.

J'essayai d'écouter ses pensées, afin d'entendre sa voix encore une fois, même si c'était la seule dans sa tête. Mais en écoutant, je n'entendis rien… J'essayai encore, j'essayai plus fort. Rien.

Elle devait être un bouclier.

Ma Bella avait un pouvoir, et un fabuleux pouvoir si je ne pouvais pas le passer…

Je la regardai encore et secouai la tête n'y croyant pas.

Je l'ai retrouvée… Après toutes ces années de deuil. Si seulement j'avais su qu'elle était en vie… Je l'aurais cherchée à travers le monde entier jusqu'à ce que je la trouve.

Je sentis quelque chose bouillonner en moi, quelque chose qui était toujours présent, mais qui était plus fort maintenant. C'était mon amour pour elle. J'ai aimé ses souvenirs pendant quatre vingt douze ans et maintenant, encore une fois je pouvais l'aimer.

Je souris, et je pus sentir l'amour et la joie briller dans mes yeux.

Soudain une pensée me frappa dans mon propre bonheur.

Savait-elle que j'étais en vie? Si elle le savait, je suis sûr qu'elle serait venue me voir…

De toute évidence elle ne savait pas.

Et dans ce cas, pourquoi n'était-elle pas malheureuse comme je l'ai été pendant quatre vingt douze ans ? Pourquoi semblait-elle si heureuse ?

J'y croyais difficilement alors que cette idée me détruisit…

Elle était passée à autre chose.