Encore une scène! Et oui, je sais que la scène précédente était un peu... comment dire... merdique contrairement à ce que je fais habituellement, mais j'suis pas assez inspirée pour la changer tout de suite. Je le ferai sans doute éventuellement, mais... je sais pas quand. En attendant, bonne lecture!

~Aux Portes de l'Enfer~

Ils passèrent la journée ainsi. S'aimant tantôt avec fougue, tantôt tendrement, faisant des pauses pour manger, prenant une douche ensemble, oubliant les vêtements où ils les avaient laissés, quelque part dans un couloir. Rien n'avait d'importance. Ils n'étaient que deux êtres humains, pas un Turk bien entraîné et un étranger amnésique. Ils s'endormirent très tard dans la nuit, et le lendemain ce fut son téléphone qui réveilla Rude. Encore abrutis par le sommeil qu'il venait de quitter, il se dégagea doucement des bras de son amant et alla chercher son cellulaire, se rendant compte qu'ils avaient bel et bien fini dans sa chambre.

Il répondit sans prendre la peine de voir qui l'appelait. « Oui? »

« Yo, Rude! Tu t'emmerdes pas trop tout seul au Manoir Shinra? », demanda la voix de Reno, de très bonne humeur.

« Non, ça va, » dit-il en s'étirant, puis il se gratta le ventre. « Pourquoi tu m'appelles, au fait? »

« Ah! Oui! On a besoin de toi. Le plan va plus vite que prévu et il faut que tu reviennes le plus vite possible. »

Le Turk allait répondre, mais il figea et se tourna vers son compagnon toujours endormi. Il n'avait pas envie de le laisser seul ici, mais il ne pouvait tout de même pas l'emmener avec lui, il ne savait même pas qui il était. D'ailleurs, Cissnei ne l'avait même pas encore rappelé. Il sursauta en voyant que deux yeux rouges étaient fixés intensément sur lui. Il détourna le regard en se frottant la nuque. Qu'est-ce qu'il pourrait bien lui dire? Il n'y avait pas vraiment de sentiments autres que l'attirance physique entre eux, du moins c'est ce qu'il pensait. Mais en regardant bien l'autre homme, couché comme ça sur le lit, nu à part pour un drap léger qui le recouvrait jusqu'à la taille et encore il ne laissait pas deviner grand' chose, il n'en était plus aussi sûr.

« Rude? », demanda la voix de Reno, tout à coup inquiet que son grand ami prenne autant de temps pour répondre.

« Je te rappelle quand je serai en route, » dit simplement le Turk avant de raccrocher.

Les deux hommes se regardèrent un moment en silence, puis Vincent se leva et s'approcha de l'autre. « Tu dois partir? », demanda-t-il doucement, sa voix pas plus forte qu'un murmur.

« Ils ont besoin de moi au boulot, j'ai pas vraiment le choix... », répondit-il sur le même ton, entrelaçant ses doigts dans la chevelure d'ébène de son amant.

« Au moins c'est une chose qui n'a pas changé chez les Turks... », souffla l'autre, posant ses lèvres sur celles de Rude.

Il répondit tendrement au baiser, puis brisa le contact.« Tu connais les Turks? Tu te souviens de quelque chose? », demanda-t-il en posant son front sur celui de l'homme un peu plus petit que lui.

« Je ne sais pas pourquoi, mais je me souviens de tout au sujet des Turks. Je ne me rappelle pas grand' chose d'autre, sauf peut-être que je ne savais pas que le Président avait un fils... »

« C'est étrange, ça... »

« Tu ne devrais pas commencer à te préparer à partir? »

Rude marqua une pause, hésitant entre lui dire qu'il avait envie de l'emmener avec lui et ne pas lui dire. Le laisser derrière, l'oublier éventuellement, redevenir des étrangers... Il ne trouvait pas cette idée très attrayante, mais l'autre voudrait-il seulement le suivre jusqu'à Midgar? Il passa ses bras autour de son amant et enfouit son nez dans son cou. Son cœur battait à grands coups et il ne voulait vraiment pas partir sans lui. Était-ce cela qu'on appelait l'amour? Ce sentiment puissant de possessivité et de dépendance? Il roula les mots un moment dans son esprit, les goûtant, évaluant leur texture, puis il se risqua à les murmurer dans l'oreille de son amant.

« Je t'aime... »

~Aux Portes de l'Enfer~

C'est tout pour le moment... R&R!