Chapitre 3 : The squints squad (nearly) reunited.
Friends show their love in times of trouble, not in happiness, Eurigides.
(Les amis nous montrent leur amour lorsque nous avons des problèmes, pas lorsque nous sommes heureux)
Booth retint une exclamation en apercevant la tour Eiffel par le hublot depuis son siège. Paris ! La ville de lumière, la ville des amoureux, une ville où personne n'était en guerre, où il ne fallait pas se cacher, où les mini-jupes étaient autorisées et où les gens souriaient.
En descendant de l'avion, il ressentit à nouveau une pointe de regret en réalisant que sa Bones ne serait pas là pour résoudre cette affaire avec lui.
Il regardait autour de lui, cherchant vainement un signe de vie de quelqu'un de connu, lorsqu'une masse de cheveux foncés lui voila les yeux tandis qu'Angela le serrait contre elle en criant de joie. Il lui passa une main dans les cheveux.
- Oui, Angela, moi aussi je suis content de vous voir, sourit-il.
- Si je ne vous connaissais pas si bien, Booth, je penserais que vous en avez après ma femme et je me ferais de sérieux soucis, intervint Hodgins, qui venait d'apparaître dans le dos de sa femme.
- C'est sûr, un beau gosse comme moi, rit Booth en lâchant Angela pour attraper son ami et le serrer contre lui.
- Mais nous savons tous ce qu'il en est de vos sentiments, fit la jeune femme en adressant un clin d'œil à l'agent spécial. Allez, venez, Booth.
Ils partirent tous les trois bras dessus bras dessous. La voiture d'Hodgins, offerte par le père d'Angela, était toujours aussi rutilante. Il l'avait fait venir par avion depuis Washington.
Ils roulèrent jusqu'à Saint-Ouen, où les jeunes mariés s'étaient dégoté une merveilleuse petite maison en quai de Seine.
Angela avait préparé une chambre pour leur ami à l'étage, et Booth eut tôt fait d'y déposer ses quelques affaires et redescendit s'asseoir dans le salon. Hodgins lui servit un verre.
- Vous ne buvez plus, Angela ? demanda l'agent à la jeune artiste en la voyant siroter un jus de pommes. Je croyais que vous étiez une adepte des mots « glug-glug wouhouw »…
- Plus pendant les huit prochains mois, non, sourit la jeune femme.
Le visage de son ami se déforma de joie.
- Waw, toutes mes félicitations ! Vous le savez depuis quand ?
- Oh, quelques jours, mais on s'en doute depuis un moment, sourit Angela.
Booth se leva pour aller poser un baiser sur la joue de l'artiste.
- Ca vient de Bones. J'avais oublié de vous le relayer. Enfin, j'ai reçu le mien par téléphone, mais…
Sa voix était ambrée de tristesse. Angela lui offrit une petite moue contrite.
- Je suis désolée qu'elle ait refusé de venir, Booth, je…
- Ce n'est pas votre faute, ce n'est la faute de personne. Elle a fait son choix. Apparemment, votre fine équipe de fouines n'est plus suffisamment bien pour elle. Je ne le suis plus.
- Ce n'est pas ça, Booth, il faut lui laisser du temps. Je vous l'ai déjà dit, sourit-elle.
L'homme balaya l'air de sa main pour chasser ce sujet de conversation de la pièce.
- Vous m'emmènerez aux catacombes ?
- Oui, mais seulement dans quelques heures. Ca ferme à quatre heures, mais le jeune garçon qui a appelé la police pour les prévenir des gestes étranges d'un homme a promis de nous recevoir juste après la fermeture, expliqua Hodgins.
Angela disparut en cuisine et revint avec une lasagne aux allures appétissantes et un peu de pain français dans corbeille.
- Vous avez déjà été les visiter ? demanda Booth tandis que son amie lui servait une part.
- Oui, mais ça n'avait rien de dépaysant. Je dirais même que c'était reposant les ossements n'ont plus d'odeur là-dessous, plaisanta Hodgins.
Ils entamèrent leurs assiettes avec appétit. Booth prit un morceau de pain dans la corbeille et mordit dedans avidement.
- Mm, c'est délicieux. C'est vraiment dingue qu'ils ne fassent rien d'aussi bon aux Etats-Unis ! s'exclama-t-il.
- Quand nous rentrerons, ça nous fera vraiment très bizarre de ne plus en manger à tous les repas, renchérit Angela.
oOo
Quelques heures plus tard, ils partirent en voiture jusqu'à la gare RER de Saint-Ouen, à partir de laquelle ils rallièrent les catacombes.
Booth avait été repêcher son insigne au fond de sa valise et l'avait glissé dans sa poche cela le troublait énormément de ne pas le ressortir en présence de sa partenaire.
Il frappa à la porte et l'ouvrit. Angela et Hodgins restèrent en arrière ils n'étaient pas habilités à se trouver sur le terrain.
Devant lui, un jeune garçon était apparut. Il avait les cheveux châtain et les yeux verts. Il ne devait pas avoir plus de seize ans.
- Bonjour, FBI… s'annonça-t-il, espérant que le gamin comprendrait l'anglais.
- Bonjour…
- Je voudrais m'entretenir avec un dénommé Jake Coureaux, demanda Booth.
- C'est moi, lâcha le jeune garçon.
Déstabilisé par le fait que son témoin soit un simple gosse, Booth le dévisagea encore davantage.
- Oui, je sais, je suis pas très vieux, mais je travaille aux catacombes depuis quelques années et je peux vous assurer que le type que j'ai vu l'autre fois n'était pas très clair, déclara Jake.
Il s'exprime plutôt bien dans notre langue, remarqua Booth.
- A quoi ressemblait-il ? demanda l'agent.
- Je ne sais pas, je n'ai qu'à peine vu son visage. Il était plutôt grand, et il avait les cheveux sombres, je crois. Un peu dégarni, si mes souvenirs son bons.
- Mm… Et pourquoi croyez-vous qu'il cachait un cadavre ?
- Il avait un gros sac en plastique noir sur l'épaule. Les catacombes étaient fermées depuis une heure, mais j'étais encore là un touriste affirmait avoir oublié son sac à dos à l'intérieur. Je suis remonté et j'ai commencé à ranger les affaires, et c'est là que ce type est entré. Il n'a rien demandé, il a filé directement en bas, et moi j'ai fermé derrière moi. Je m'attendais à ce que quelqu'un tombe sur lui le lendemain matin, mais la porte a été fracturée.
- D'accord. Bon. Je vais avoir besoin que vous fermiez l'endroit pour quelques heures, le temps que je lâche un chien chercheur de cadavres dans l'ossuaire, expliqua Booth.
- Vous savez, il risque fort d'en trouver un bon paquet, ya que ça là-dessous !
- Il ne se dirigera que vers le plus récent, celui qui aura encore une odeur de cadavre.
Jake hocha la tête.
- D'accord. Oh, attendez, je viens de m'en souvenir, ce type portait un insigne sur sa veste, si je me souviens bien… Je ne saurais pas vous le décrire, c'est allé trop vite, mais…
- Oui ?
- Il y avait comme une sorte d'oiseau dessus, je me souviens y avoir pensé. Et puis, c'était doré, ça attirait l'œil, expliqua le garçon.
Booth hocha la tête, notant tout cela dans un coin de son cerveau. Peut-être le gamin accepterait-il de se soumettre à une hypnose pour se souvenir de l'insigne ? Un oiseau, mais de quel oiseau pouvait-il bien s'agir ?
Songeant à Bones, à toutes les propositions de symboles qu'elle se serait amusée à énoncer si elle avait été là, Booth appela le jeune garçon qui lui semblait plutôt sympathique et débrouillard et ils descendirent tous les deux dans les souterrains.
