Et une petite mise à jour pour vous mes chéris! Oui je suis d'humeur bisounours aujourd'hui! Enfin je vous souhaite une très bonne lecture!
Et on oublie pas une petite review ;) J'en serais ravie!
En arrivant au bureau, je croise les doigts pour que Lex n'ait pas eu la lumineuse idée de ramener Danny ici. Par chance, en poussant les portes de son bureau, je l'aperçois seul devant la grande baie vitrée. Il est tellement… beau. J'en frémis.
-Lex ?
-Ma secrétaire préférée ! Alors, ce petit jogging t'a fait du bien ?
-Pardon ?
- En sortant du commissariat en détalant comme un lapin j'ai cru que tu avais oublié ton kilomètre de course annuel et que tu comptais le faire pour ne pas avoir mauvaise conscience.
Même s'il a faux sur la raison de mon départ précipité, je me maudis intérieurement de lui avoir raconté cet épisode de ma vie. C'était un jour de printemps, papa et moi avions décidé que les Sullivan allaient sauver l'honneur et participer au marathon annuel de Smallville en faveur des enfants défavorisés du Mexique qui n'ont pas de quoi s'acheter des jouets, en particulier les filles qui n'ont pas accès, je cite la présidente éminente de ce projet « à une enfance rose bonbon à habiller les jolies Barbies et à leur faire vivre des aventures fantastiques ». Pour ceux qui auraient encore des doutes sur la personne qui est la présidente, je préciserais qu'elle était d'accord pour se déguiser « en princesse avec une grande robe rose à froufrous et aller là bas pour faire rêver les enfants de tout le Mexique ! ».
Oui, Lana Lang, le cauchemar de Smallville !
Enfin soit, mon père et moi nous avions travaillé dur pour ce marathon, le grand jour venu, nous étions partis tout guilleret et en pleine forme. Alors que le top du départ avait été donné. Une odeur de café vint titiller nos narines. Un grand cru qui sentait divinement bon. Nous nous étions élancés comme des fous, pulvérisant tous les records pour nous arrêter un kilomètre plus loin précisément. Au détail près que nous allions dans le sens inverse de la course… Là où miss Catherine, mon ancienne institutrice se tenait avec son petit stand de « Café équitable ». Nous avions fini dernier. Enfin, sachant que nous avions fait demi-tour et étions retourné sur nos pas en dégustant ce nectar des dieux, je ne crois pas que c'était vraiment considéré comme si nous avions fini le marathon… Je ne suis même pas sûre que nous avions été considéré comme ayant participé. Quoi qu'il en soit, à partir de cette année là, nous avions conservé cette petite course entre nous deux. On demandait à Clark de s'éloigner avec nos bols de café et de lancer une fusée de détresse quand il se trouvait à un kilomètre de nous pour lancer le « Sullivan's Marathon ».
Ce souvenir me fait sourire, mais Lex sait très bien que je ne supporte pas qu'on parle de ça. Si je lui ais dit c'est uniquement parce qu'il m'avait fait un tiramisu et que j'avais confiance en lui… Et là il oserait s'en servir… Contre moi ?!
- Chloé, je suis désolé, je ne voulais pas te blesser. Je sais que c'est un sujet très sensible pour toi. Je suis navré. Vraiment… Et pour me faire pardonner, je t'invite à dîner ce soir ! Et tu as ta journée ! Entière ! Pour te bichonner. A 8h précise, chez moi.
Je n'ai pas le temps de répliquer quoi que ce soit qu'il m'entraîne hors de son bureau, attrape mon sac sur mon bureau et me met dans l'ascenseur avec un baiser sur le front.
Je trouve ça aussi mignon que… Étrange. Distant, surtout après cette nuit de folie… Nous avons parlé à cœur ouvert, livré tout de nous l'un à l'autre. Mes angoisses, mes envies, mes préférences… On en a même testé quelques unes mais… Jamais je n'aurais cru qu'il serait aussi… froid. Pas de câlins, ni d'embrassade, ni rien. Je ne comprends pas… Alors que je m'éloigne, une limousine passe devant moi et s'arrête devant nos bureaux ! Carmelina en sort et se dirige droit vers les bureaux de la Lex Corp ! Que vient faire cette vipère ici ?! J'hésite entre continuer ma route et aller voir…
Je pousse lentement la porte et là, Lex avec Carmelina. Elle est sur ses genoux, il la déshabille. Je ne peux rien dire, il ne m'a jamais rien promis, on a juste passé une nuit à parler. Je n'ai aucun droit. Strictement aucun droit. Je ne suis pas à lui, et il n'est pas à moi. Il est à elle.
Dans la rue, je verse une seule et unique larme. Je me suis jurée que jamais plus un mec ne me ferait pleurer. Ce n'est pas pour ce crétin que je vais rompre ma promesse. Je ne suis pas triste. Je ne suis pas… Triste. Je… j'ai besoin de parler à Danny. Je lui dois des explications.
Je me faufile dans la cuisine déserte, alors que je m'apprête à faire demi-tour, Danny entre dans la cuisine avec un énorme bloc de chocolat. Il ne me remarque pas et commence à couper le bloc. Il sort des œufs du grand frigo derrière lui. Du sucre de l'armoire juste à coté. Il est tellement concentré qu'il me voit pas. Je suis hypnotisée par ses mouvements. Il sait exactement ce qu'il fait. Il ne calcule même pas les quantités. C'est comme… instinctif. Je suis impressionnée par sa facilité. Il met sa préparation avec minutie dans des verres de martinis et les installe dans le frigo.
-Dis-moi, Chloé. Tu avais déjà vu quelqu'un faire de la mousse au chocolat auparavant ou c'est la première fois ?
Oh… Il m'avait repérée…
-Danny je suis déso…
-Réponds à ma question.
-Non je n'avais jamais…
-Derrière toi, il y a une boite de chocolat blanc. Apporte la moi.
-Oui d'accord.
Et là, il m'apprend à faire de la mousse au chocolat. Jamais personne n'avait pris la peine de m'apprendre ça. Il installe cette mousse sur la précédente. Il appelle ça « mousse mikado ». Je suis un peu sceptique mais la première bouchée m'envoie directement au paradis. Cet homme est un dieu.
La journée continue aux fourneaux. Et surtout en pâtisserie. Je suis émerveillée. C'est trop beau que pour être vrai. Et puis, tellement bon !
-Tu es amoureuse ?
-Non. Juste amourachée. Pas plus. Je ne suis pas amoureuse de lui.
-Tu m'en veux ?
-De quoi ?
-De t'avoir embrassée comme ça, sans prévenir ni rien.
- Je me serais plutôt inquiétée si tu m'avais envoyé un faire-part avec l'heure à laquelle je devais te rejoindre pour que tu tentes de m'embrasser !
-Tu sais que tu es folle ?
-Oui. Mais t'es pas mal du tout dans ton genre toi aussi.
-Oui. Parce que ça ne me gênerait pas de te faire-part tout de suite que j'ai envie de t'embrasser.
-Et moi de te faire-part que je serais d'accord pour que tu m'embrasses.
Il se penche doucement vers moi. Prend mon verre de vin qu'il dépose sur le plan de travail. Ses lèvres effleurent les miennes et un raclement de gorge nous interrompt. Comme la première fois, j'ignore totalement ce que je peux ressentir pour lui. Amour ? Amitié ?
-Patron, on a un souci.
-Du genre ?
-Un pâtissier en moins.
-Retour quand ?
-Demain midi.
-Chloé ? Ça te dit de faire tes premiers pas dans la restauration ?
Je jure que c'est la dernière fois qu'on m'y reprend. Non, avec le coup de rouleau à pâtisserie que je viens de recevoir sur la tête, c'était la dernière fois que je piquais du chocolat dans le plat ! Je ne me débrouille pas trop mal. Bon je suis aux tâches les plus « ingrates » mais sérieusement j'adore couper le chocolat en morceau. Peser les ingrédients et tout ! J'adore ! Une vocation chez moi !
-Jolie miss, tu ne t'en sors pas trop mal…
Une vocation !! Je l'avais toujours dit ! Aïeeeeeeeeeeeeee !!
-Et un pansement pour la blondinette aux jolies fesses !
-Merci.
-De rien. Au 10ème je te fais le 11ème gratuit !
-Trop aimable !
Je paie donc mon pansement avec un bisou sur la joue. C'est le 8ème qu'il reçoit depuis le début de la soirée… Et il n'est que 20h30 !! Je suis foutue ! Je n'aurai plus de doigts d'ici 21h !
Je passe la dernière heure entre deux grands cuisiniers très costauds qui me donnaient des claques sur les fesses dès que je faisais une gaffe. Au bout de cinq minutes, je devins très douée. La menace marche très bien avec moi…
-Félicitation à tous ! Vous pouvez aller manger un bout en salle comme d'habitude. Profitez, vous l'avez bien mérité.
-On mange ici ?
-Oui. C'est une tradition de manger un bout après le service.
-J'adore tes idées !
-Et moi tes pansements…
- Ne te moque pas ! Ils sont très jolis ! j'en ai trois « princesses Disney », un des schtroumpfs, un « dora l'exploratrice » et tout le reste est blanc et dédicacé par un cuisinier ou un serveur !
J'étais fière de chacun de mes pansements !
-Je t'offre une mousse mikado ?
-Ose m'en priver et je te fais avaler tes couteaux un par un !
Miam miam miam ! Un régal! J'adore cette petite chose! C'est une pure merveille! Alors que Danny sert tout le monde, je me surprends à l'observer avec … convoitise. C'est vrai que Lex me plaisait mais il ne m'a jamais traitée comme cela. Il était entreprenant… Mais aucun sentiment. A croire qu'il ne voulait que me mettre dans son lit ! J'aurais fait l'amour avec lui cette nuit, il ne m'aurait rien demandé de plus. J'aurais juste été un nom de plus sur sa liste de conquêtes… tandis qu'avec Danny, ça pourrait-être quelque chose de sérieux.
-Danny, je n'ai pas très envie de rentrer chez moi… Je pourrais rester ici avec toi ?
-Demain on se lève à 5h pour le petit déjeuner du mardi…
-C'est un refus ?
-Non, je te préviens juste que demain matin ça va être le souk.
-Et si je vous aide… Tu accepterais que je reste ?
-J'accepte dans tous les cas, Chloé.
Nous passons la nuit dans les bras l'un de l'autre. Exactement comme Lex et moi hier. A la différence que lui a tenté de coucher avec moi… Enfin, non, il n'a jamais vraiment tenté, c'était plus… des tentations ! Voilà ! Et quelles tentations. Rien qu'à y penser j'en ai des frissons.
-Debout Chloé ! C'est l'heure !
Nannnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn pas ça !!
- Debout marmotte, les clients seront bientôt là ! Et tu as promis à Alice de l'aider à servir en salle donc tu as intérêt à te dépêcher …
-Je vais mourirrrrrrrrrr
-Mais non voyons, il est juste 5h du matin. C'est une belle heure. L'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt !
-Je ne veux pas !!
-Même si je te promets une mousse au chocolat ?
Ah mais fallait le dire plus tôt ça ! Ni une ni deux, je m'habille. Ce n'est que quand je me retourne que je me rends compte que Danny vient de me voir entièrement nue ! Oh mon dieu ! Il va me prendre pour une exhibitionniste !
-Alors t'es prête ?
-Ne me dis pas que c'est la seule remarque que tu as à faire ?
Il m'a vue nue ! Il ne s'est pas retourné ! Même papa l'aurait fait ! Se retourner, pas me regarder bien sur ! J'aurais cru que Danny aurait la décence de ne pas regarder…
-Tu aurais préféré que je te dise que tu es sublime ?
-Tu trouves vraiment que ?
-Oui
-Merci…
-Allez en salle ! Les jolies filles en salle !
Je cours à gauche et à droite pour servir les croissants et les pains en chocolat. Alice quant à elle court pour servir le chocolat chaud. On est totalement débordées. Au début des déjeuners du mardi, ils avaient quelques clients… Mais depuis, c'est la folie ! « Petit dej' et c'est parti mon mardi » a fait le tour de la ville et est devenu LE rendez-vous incontournable ! Et aujourd'hui, on est cinq en salle. Et je ne suis même pas censée travailler ici !
-Une reconversion dans la gastronomie, cousine ?
-Lois ! Tu tombes à pic ! Tu vas nous aider !
Ni une ni deux, j'engage Lois en lui promettant une montagne de chocolat. Et je dois dire qu'on ne se débrouille pas trop mal. A la fin du coup de feu, on est épuisés mais heureux. On a réussi ! Pas un seul client mécontent ! Le paradis sur terre ! Enfin selon Lois c'est l'enfer et elle me maudit car elle a horriblement mal aux pieds.
-Demande à Clark de venir te chercher.
-Déjà fait il devrait arriver.
-Quand on parle de flanelle…
Clark arrive tout essoufflé. Il regarde successivement Lois et moi. S'approche de ma cousine, la prend dans ses bras sans un regard pour moi et lui murmure à l'oreille. D'où je suis je n'entends que les mots « pas… croyait… Mort ». Lois est livide et fixe avec incrédulité Clark qui l'emmène dans la rue…
Cela ne me dit vraiment rien qui vaille !
Après quelques minutes, ils reviennent. Lois s'approche de moi et là me dit « Chloé, on doit te parler »
