- Alors dis-moi où en étions-nous déjà ?, déclara Eri précipitamment
Je la vis alors défaire le chignon qui retenait sa longue chevelure et hotter avec soin ses lunettes qu'elle déposa sur le rebord du bureau. En un éclair, elle se jeta dans mes bras et nos embrassades reprirent de plus belles. Ces baisers de plus en plus fougueux me donnèrent soudainement envie de goûter à d'autres délices. D'un geste vif, j'hottais le survêtement que je portais et sentis les mains de ma femme me toucher et parcourir avec douceur mon torse et mon ventre pour venir déboutonner mon pantalon. Un mouvement taquin la fit alors la fit tomber les pans du vêtement. Les glissant à l'intérieur de mon caleçon frôla mon entre-jambe et la caressa légèrement avant de retirer ses mains. Je l'entraînais ensuite jusqu'à son lit et dégrafais rapidement son soutien-gorge avant de la laisser se coucher. Après m'être libéré des derniers morceaux d'étoffes qui m'entravaient encore, je m'allongeais sur elle et, une fois à sa hauteur, la couvrit des baisers les plus brûlants qui soient. D'abord son front, puis ses yeux, ses joues et ses lèvres je parcourais ainsi chacune des parties de son visage. Une fois parvenu à sa gorge, mes mains se posèrent sur sa poitrine et défit lentement chacun des boutons de son chemisier. Au fur et à mesure que je la dégrafais, je déposais une caresse où un baiser sur ce corps qui m'était totalement offert et que j'apprivoisais à nouveau. J'entendis alors ma femme échapper de longs soupirs d'excitation qui me poussèrent plus loin dans mes audaces. Se relevant légèrement pour hotter sa chemise et son soutien-gorge elle se recoucha ensuite, me laissant libre choix des soins que je voulais lui prodiguer. Attardant mes premières embrassades et câlineries sur sa gorge, je les rabaissais ensuite sur sa poitrine laiteuse et lécha goulûment la peau légère de ses seins à la saveur amère. Sentant ses tétons se durcir sous mes coups de langue, je les mordillai légèrement et m'intéressais ensuite à son ventre. Les brefs baisers que j'y déposais m'excitèrent plus encore et je passais mes mains entre ses cuisses se qui libera les premiers de ses cris. Continuant mon parcours jusqu'au bas de son ventre, je retirais doucement sa jupe et sa culotte. La folie de l'instant me fit alors accomplir une gâterie que je n'avais encore jamais tentée auparavant. Saisissant ses fesses si tendres et si fermes entre mes mains, je baissais mes baisers jusqu'à hauteur de son sexe et je parcourus de léchouille et de mordillement la partie la plus intime de son anatomie. Tout d'abord surprise par ces mouvements, elle finit par se détendre et, tout en soupirant et en me priant de poursuivre, glissa une main dans mes cheveux, ramenant mes cajoleries plus proches d'elle encore. Quelques minutes se passèrent ainsi et se ne fut que lorsque je distinguais le premier de ses hurlements de plaisir que je consentis à relâcher mon emprise. Me replaçant à sa hauteur, je lui glissais délicatement au creux de son oreille.
- Tu es tellement belle mon amour !
Rapidement, je repoussais une mèche de son visage et après lui avoir donné un baiser passionné, glissa ma tête dans le creux de ses épaules et entra subitement en elle. Si mes premiers coups de reins se voulaient tendre et doux, ils prirent rapidement de la cadence selon la volonté de ma femme. Sentant ses mains se glisser derrière mon dos, elle le caressa puis se mit à le griffer lorsque les mouvements trop violents de mes va et vient la poussait à s'y cramponner. D'instant en instant je ressentais une passion nouvelle et féroce m'envahir. Sous les mots « oui » et « encore » qu'elle trouvait toujours la force de prononcer, je la vis relâcher totalement son étreinte sur moi et agripper avec vigueur les draps blancs qui l'entouraient. Les minutes passèrent et le plaisir touchant à son paroxysme, j'atteins subitement l'orgasme. Poussant alors un dernier cri, je me retirais et m'effondrais à ses côtés sur le lit à présent totalement défait. Durant un long moment nous restions là, couchés l'un contre l'autre totalement essoufflés par les efforts que nous venions de fournir. Puis, je vis Eri se glisser contre moi et appuyer sa tête contre mon torse.
- Mon chéri… tu étais… tout bonnement épatant.
- C'est que ma muse m'avait drôlement inspiré ce soir !
- Je me demande comment j'avais pu oublier l'amant exceptionnel que tu étais. Imagine à côté de combien de nuits d'ivresse nous avons passé par faute de notre stupide entêtement.
- Il est grand temps de rattraper le temps perdu tu ne crois pas ?
- Qu'est ce que tu sous-entends par là ?
- Tu viens de le dire toi-même ma chérie. Notre obstination nous a coûté les plus belles années de notre vie. Je t'aime et je sais que toi ressens la même chose pour moi. Alors laissons enfin tomber ces âneries et reviens vivre à la maison avec Ran et moi
Se détachant alors subitement de moi, elle se tourna de son côté du sommier sans même me jeter un regard.
- Je ne sais pas… c'est tellement compliqué et précipité.
- Je… je ne comprends pas ta réaction. Je croyais pourtant que c'est ce que tu désirais.
N'obtenant aucune réponse, je m'approchais d'elle, posant une main sur son épaule.
- Eri, je sais que j'ai été un mari véritablement exécrable et que je ne mériterais pas de t'avoir à mes côtés. Mais je suis prêt à tout faire pour m'améliorer si seulement tu nous accordais cette chance. Considère cette nuit comme un nouveau départ pour nous, comme une opportunité à saisir…. Quel plus beau cadeau d'anniversaire pourrions-nous faire à Ran ? Elle qui rêve depuis si longtemps de nous voir revivre ensemble.
Le regard d'Eri croisa alors le mien et, l'espace d'un instant, je crus voir y briller une lueur de joie et d'espoir.
- C'est vrai tu as raison. Je voudrais plus que tout au monde rentrer à la maison et vivre heureuse avec ma fille et mon mari. Mais laisse-moi encore un peu de temps pour y réfléchir. Je te promets de te donner ma décision aussi vite que possible, mais c'est une grande décision et je ne désire pas la prendre sur un coup de tête.
- Très bien je n'insisterais pas plus, ta promesse est un espoir déjà suffisant pour moi. Je n'ai plus qu'à me poster devant la fenêtre et attendre le jour où tu me rejoindras, valises en main pour ne plus jamais me quitter.
Ma femme, toute souriante m'embrassa passionnément et se serra ensuite contre moi, en me déclarant combien elle m'aimait et désirait que les choses se passent bien. Nous endormîmes ainsi, nos corps et nos cœurs se juxtaposant à merveilles, la tête remplie de nouveaux projets pour l'avenir.
Le lendemain à l'heure du déjeuner, nous descendîmes tout deux dans la grande salle à manger. Ran nous y attendait déjà, toute inquiète de ne pas m'avoir revenir hier soir. Se précipitant alors dans ma direction, elle me lança à la figure tout le bien qu'elle pensait de mon escapade nocturne. Puis, devinant sa mère à quelques pas de moi, son visage s'illumina et elle s'exclama alors.
- Papa, Maman ne me dites pas que vous avez…
- Mais non que vas-tu imaginer Ran ?, déclarais-je confus, nous nous sommes simplement croisés
en descendant ici et nous avons décidé de te retrouver pour te souhaiter un joyeux anniversaire.
- Bon anniversaire ma chérie, déclara Eri en la serrant dans ses bras.
- Merci Maman, merci Papa !, déclara Ran quelque peu déçue par la nouvelle, et si nous allions déjeuner tous ensemble ?
Souriant d'un commun accord, Eri Ran et moi nous nous dirigions vers notre table. La simple vision de Ran toute réjouie à l'idée de partager un moment privilégié avec ses deux parents me fit réellement plaisir. A cet instant, j'aurais tellement aimé pouvoir lui avouer la vérité. Il me tardait de lui annoncer que son plus grand souhait allait peut être bientôt pouvoir se réaliser et que notre famille serait enfin réunie. Mais je me retins, préférant conserver la surprise jusqu'au bout.
Autour de notre petit déjeuner, nous oubliions notre mauvaise humeur et ne partagions plus que nos sourires et notre bonne humeur. Assis aux côtés de ma femme et de ma fille, je me sentais heureux et enfin libre d'assumer mes réels sentiments à la lumière du jour... Mais hélas toute bonne chose à une fin et une rencontre inopportune allait bientôt me le faire comprendre.
