Auteur : Sydelle Rein
Traductrice : Arwen00710
Titre Original : Arthur's Silent Guardian
Rating : K
Disclaimer : Merlin et tous les autres appartiennent à la BBC. L'histoire originale appartient à Sydelle Rein, je ne suis qu'une humble traductrice.
Note : Merci à Nanikalice (mon Homonyme que j'aime *o*) d'avoir tout relu pour vérifier qu'en plus d'être français, le texte était compréhensible...


Chapitre Deux

Arthur avait l'impression que sa tête avait été frappée par un énorme rocher. Il ouvrit lentement les yeux, grimaçant lorsque la douleur de la lumière du soleil couchant lui vrilla les tempes. Mais la douleur reflua et, enfin, il fut capable d'ouvrir complétement les yeux, sans plus de mal.

« Bonsoir, Votre Majesté », dit une voix profonde, maintenant reconnaissable, en face de lui. Arthur leva les yeux, droit dans ceux de l'homme – du sorcier – qui l'avait attaqué. Il était grand et musclé, avec un courte barbe noir qui lui recouvrait une bonne partie du visage. Ses yeux noirs étaient encadrés par d'épais sourcils. Arthur voulu bouger pour le tuer, mais il découvrit qu'il était attaché à un arbre.
« Vous ne vous en tirerez pas comme ça; » l'informa Arthur. « Mon père n'aura pas de répit tant qu'il ne m'aura pas retrouvé et qu'il ne vous aura pas tué. » L'homme haussa les épaules, comme si ça ne le concernait pas. Mais une pensée vint à Arthur. « Pourquoi ne m'avez-vous pas encore tué? » demanda-t-il.
« Mon garçon, penses-tu que tout tourne toujours autour de toi ? Cela doit être une qualité très fatigante pour ton entourage. »

Les mots firent à Arthur l'effet d'une douche froide, mais il ne modifia pas son expression. « Vous êtes après mon père, alors. Ou peut-être après Camelot ? »

L'homme se contenta de rire. « Ce qui serait encore indirectement à propos de toi », signifia-t-il. Arthur fronça les sourcils.

« Que voulez-vous, alors ? L'argent? Le pouvoir ? »
« Tu sauras quand Emrys sera là. »
« Emrys, » Arthur ressassa le nom dans son esprit, « qui est-ce ? Votre complice ? »

L'homme éclata de rire, plus sincèrement cette fois. « Alors les rumeurs sont vraies ! Tu n'es vraiment pas au courant ! »
« Au courant de quoi ? » demanda Arthur. Il essayait de paraître sûr de lui et calme, mais c'était assez difficile alors qu'il n'avait pas la moindre idée de la signification de tout ceci.
« Tu as un sorcier qui vit près de toi, » répondit-il, avec un agaçant sourire entendu, « dans le château. »

Arthur écarquilla les yeux. « Impossible, » répondit-il finalement, concluant que l'homme devait mentir. « Mon père l'aurait trouvé et fait exécuter. Personne ne peut utiliser la magie à Camelot sans se faire prendre. »

« C'est pour cette raison, cher prince, que je veux rencontrer cet Emrys. » répondit-il, ses yeux s'assombrissant.
« Vous voulez vous allier avec lui. » Arthur ne réalisa pas qu'il venait de passer un instant du stade de croire que cet homme mentait honteusement à celui d'accepter cette horrible vérité. Mais tout prenait un sens devant ses yeux, comme un gigantesque puzzle mental. Du moins le pensait-il.

« Ha ! S'allier avec ce traître ! Je ne voudrais même pas en rêver. » Arthur était encore plus confus qu'avant. « Ce traître t'a protégé toi, ton père et tout Camelot depuis des mois ! Et je veux savoir pourquoi. Il ne sait que trop bien que toi et ton père le feraient exécuter au moment où vous le démasqueriez – même si vous saviez qu'il protégeait vos pitoyables personnes ! Pourquoi protégerait-il quelqu'un qui voudrait le tuer à l'instant même ?

« Nous protéger ? » répéta Arthur, incrédule. Aucun sorcier ne protégeait quoique ce soit. Les sorciers étaient mauvais- chacun d'eux.

Mais... croyait-il vraiment ça ? Il y a quelques mois, oui. Mais tout paraissait différent, maintenant – plus compliqué. Il avait commencé à se demander si toute cette guerre contre la magie était aussi noire et blanche que son père la faisait apparaître.

« Te protéger toi, plus précisément. Cela semble être sa principale occupation. Même s'il a été connu pour avoir aussi sauvé ton père. C'est pourquoi je t'ai enlevé, vois-tu. Tu es l'appât. »

Arthur prit un moment pour assimiler l'information. Mais ça ne pouvait pas être vrai, n'est-ce pas ? Un sorcier ne pouvait pas veiller sur lui, un protecteur silencieux, sans qu'il ne le sache. Un sorcier ne le protégerait pas. Pourquoi le ferait-il ?

Immédiatement, la sphère de lumière bleue lui revint à l'esprit. Il avait encore à trouver une explication pour ça. Mais il ne pouvait pas nier que quelqu'un l'avait invoquée pour le guider hors de la grotte. Cela pouvait-il être cet Emrys ?

Mais pourquoi un sorcier voudrait protéger un Pendragon ?


Merlin jeta un coup d'oeil depuis sa cachette. A cause de la disparition d'Arthur, Camelot était maintenant en quarantaine, ce qui rendait le fait de se faufiler dehors pour rencontrer un mystérieux sorcier un tout petit peu plus difficile. Merlin ressortit donc un de ses petits tours spécial « se faufiler dehors ». Avec une impulsion mentale, il fit tomber une caisse dans la ruelle un peu plus loin. Un des gardes se déplaça immédiatement pour aller voir.

« Ton tour, » murmura Merlin dans un souffle. Ses yeux brillèrent d'une lueur dorée une fois de plus, alors qu'il déplaçait une pierre sur le chemin du premier garde, le faisant trébucher et tomber avec un léger cri de détresse. Comme prévu, le deuxième garde s'empressa d'aller voir ce qui n'allait pas. Laissant la porte libre.

Pourquoi fureter pendant un confinement était-il si simple ? Cela ne plaidait pas en la faveur de la sécurité de Camelot.

Merlin saisit sa chance et passa la porte aussi silencieusement qu'il put, courant jusqu'à ce qu'il ait atteint la forêt. Une fois là-bas, il regarda en arrière pour être sûr de ne pas s'être fait voir, avant de prendre une longue inspiration et de pénétrer dans la forêt avec le plus d'assurance qu'il put. Il portait des vêtements ordinaires et une longue cape de voyage avec une capuche trop grande qu'il gardait levée pour cacher son visage. Si possible, il voulait résoudre ça sans rien révéler à Arthur.

Il avait prévenu Gaius de ce qui c'était passé.

« Si Arthur est conscient lorsque tu affronteras cet homme, il connaîtra la vérité. » avait noté son mentor.
« Je ne peux pas l'abandonner, Gaius » répondit Merlin. « Je... porterais une cape. Arthur ne saura pas que c'est moi. »
« J'ai peur que ce ne soit pas assez, Merlin. Tu as été le serviteur d'Arthur depuis plusieurs mois. Il connaît ta voix et ton caractère. Tu vas devoir cacher plus que ton visage. »

Merlin acquiesça lentement. « Je parlerais de manière complètement différente de d'habitude, alors. C'est aussi simple que ça. » dit-il.

« Et comment penses-tu faire ça ? » Demanda Gaius, sceptique.
Merlin haussa les épaules. « Je penserais bien à quelque chose. »

Gaius n'aimait pas cela, mais ils n'avaient pas le choix. C'était aller chercher Arthur ou le laisser mourir.


Merlin était actuellement entrain de marcher à travers la forêt, toujours convaincu que c'était une idée stupide, mais ne sachant pas quoi faire d'autre.

Lorsque trente minutes plus tard, il arriva enfin dans une clairière, se fut pour trouver deux personnes- une familière, l'autre non-. Il s'arrêta, se grandissant, essayant de paraître aussi intimidant que possible. Arthur le connaissait comme le serviteur maladroit qui ratait tout. Donc, s'il paraissait tout contrôler, Arthur serait moins à même de le reconnaître.

Il observa Arthur pendant un moment, s'assurant qu'il n'était pas blessé de façon manifeste. Puis il se tourna vers le sorcier.

« Je suis là, » dit simplement Merlin, tentant de donner à sa voix un ton un peu plus grave que d'habitude, « Maintenant relâchez le prince. » Paraître sûr de soi était difficile lorsque vous n'aviez pas la moindre idée de ce que voulait votre ennemi, ou ce dont il était capable.


Et voilà pour le second chapitre ^^ Je suis ravie du bon accueil que vous avez fait à la traduction, c'est encourageant !

Je transmettrais à Sydelle toutes les reviews que vous posterez alors n'hésitez pas :p

Arwen