WARNING ! Présence de lemon, la fic passe en rating M! WARNING !
Chapitre 10
Il y eut par la suite encore plusieurs rencontres. Elles furent d'abord plus ou moins espacées puis, ils se retrouvèrent presque tous les jours au cours des semaines qui suivirent. Elles avaient toujours lieu dans l'appartement de Lily et Sirius évita de demander pourquoi ils n'allaient pas chez Remus. C'était peut-être encore trop tôt.
Au fur et à mesure que les jours passaient, les deux hommes apprenaient à se connaître et à s'apprécier.
Remus fut agréablement surpris de l'excellente maîtrise de Sirius en matière de français et son impressionnante culture générale. Apparemment être issu d'une famille d'aristocrates d'origine française avait aussi de bons côtés.
Le jeune homme se laissait découvrir peu à peu mais il ne restait jamais trop longtemps avec lui, préférant à chaque fois venir le soir et partir avant minuit, toujours pour aller voir un ami.
Et petit à petit un sentiment étrange s'était emparé de Remus. Comme de la jalousie, une envie de possession exclusive envers l'autre homme, devenant chaque jour un peu plus fort.
Désormais, on pouvait dire qu'ils étaient amis, même s'ils ne se connaissaient pas encore très bien. Mais ça viendrait avec le temps. Toujours le temps. Toujours ce plus tard obsédant qui allait leur révéler toute la vérité...toujours après. Mais après quoi ?
Pendant ce temps, Sirius gardait toujours sa vie très privée, refusant par exemple de le laisser rencontrer ses amis ou de lever un peu le voile sur ce côté intriguant que Remus percevait de plus en plus au fil des jours.
Mais il acceptait ces mystères et ces jeux, parce que tout lui serait dévoilé plus tard.
Le soir du nouvel an qu'ils avaient fêté ensemble avec Lily, Kit – qui avait enfin accepté Sirius...à contre-cœur – et d'autres, ils étaient ivres tous les deux. Pas tellement d'alcool mais plutôt de cette complicité singulière qu'ils ne savaient s'expliquer.
La nuit était déjà bien entamée – ainsi que les bouteilles – quand Lily décida qu'il serait peut-être temps d'arrêter...il était près de cinq heures du matin. Malheureusement, la chambre d'ami était déjà occupée, ils devraient aller chez Remus.
Celui-ci proposa à Sirius de dormir chez lui. Il accepta, n'ayant nulle envie de rentrer au repère. Et tant pis si tout le monde s'inquiétait, il se sentait tellement bien...
Ils prirent un taxi, vu leur état de sobriété relative, et ils pénétrèrent cinq minutes plus tard, un peu titubants et se soutenant l'un l'autre, dans l'appartement.
Remus n'alluma pas la lumière tout de suite. Pour Sirius, l'obscurité ne posait bien sûr aucun problème mais il se doutait bien que son ami n'avait pas la même capacité que lui à voir dans le noir.
Mais à sa grande surprise, son hôte laissa la lumière éteinte et il zigzagua sans difficultés entre tous les meubles. L'habitude sans doute.
Il se dirigea vers la petite cheminée où il alluma avec des gestes habiles un feu en réarrangeant les bûches de bois sec. Celui-ci prit rapidement et éclaira de sa chaude lumière l'appartement.
Sirius détailla un peu plus des yeux l'endroit.
Plutôt spacieux, pas beaucoup de meubles, juste ce qui était strictement nécessaire. Un ordinateur portable sur le bureau, des copies d'élèves aussi. Une bibliothèque pleine de livres, autant des romans que des livres d'histoire ou autre. Un canapé, une table basse, des lampes simples aux murs et au plafond. Les murs étaient blancs, sans décoration particulière. La pièce respirait la simplicité et Sirius en était ravi, excédé de la décoration trop riche de sa chambre.
Remus tourna les yeux vers lui, ils brillaient d'un éclat doré surnaturel dans le noir. Il frissonna et le rejoignit sur le canapé. Avant même qu'il ne puisse réagir, Remus passa un bras autour de sa taille, l'attirant à lui presque possessivement.
Il fut plus surpris encore quand il sentit ses lèvres se poser sur les siennes. Alors, le sentiment d'ivresse changea, s'intensifia et devint douloureusement agréable.
Le même brouillard que la dernière fois tomba sur sa conscience pendant que Remus perdait doucement la tête dans le même temps.
Les baisers se firent de plus en plus enflammés, de plus en plus dévoreurs, c'était presque à celui qui prendrait le dessus.
Peu à peu ils se déshabillèrent, toujours avec cette ivresse fiévreuse et cette passion frénétique. Leurs peaux et leurs bouches ne pouvaient se décoller l'une de l'autre plus de quelques secondes sans éprouver une douleur insupportable.
Ils avaient l'air d'avoir attendu ce moment depuis si longtemps que maintenant qu'il se présentait à eux, ils se pressaient comme si cet instant si précieux allait disparaître d'un moment à l'autre.
Les mains se firent plus inquisitrices, plus demandeuses, plus impérieuses. Les vêtements se retrouvèrent abandonnés au sol, sans souci de rangement tant ils étaient emportés par cette soif insatiable de l'autre.
Ils se levèrent du sofa et trébuchèrent jusqu'à arriver à la chambre de Remus, leurs bouches ne se quittant que pour aller explorer le visage, le cou ou toute autre partie du corps de l'autre à sa portée.
Sirius fut surpris par un obstacle dans leur avancée hasardeuse et bascula à la renverse sur le lit deux places.
Aussitôt, Remus se tint au-dessus de lui, léchant et mordillant chaque parcelle de peau accessible, rendant Sirius un peu plus fou à chaque seconde.
Cette fois, c'était lui la proie.
La bouche de son amant vint à la rencontre de son oreille dont elle mordilla doucement le lobe avant que la voix rauque de l'autre homme ne se fasse entendre.
« Tu es à moi. » chuchota-t-il d'une voix grave et sensuelle avant de reprendre ses exquises tortures en faisant frissonner la peau désirée.
Seulement Sirius n'avait pas l'intention se laisser faire. Il renversa la situation d'un coup, manquant tous deux de les faire tomber du lit.
« C'est ce que tu crois. » souffla-t-il avec un air suffisant, le visage distant d'à peine quelques centimètres de celui de Remus. Il le narguait.
Les yeux assombris de désir et brillant d'un éclat doré, presque jaune, indiquaient la stupeur totale.
Mais le jeune homme se reprit bien vite, afficha un sourire carnassier et goguenard et brutalement, inversa les rôles.
« C'est ce que j'affirme. » déclara-t-il en souriant avant de capturer fougueusement les lèvres de Black.
Sirius répondit à son baiser avec non moins d'effervescence et décida finalement d'abandonner la lutte. Et tant pis si ce n'était pas lui qui dominait, il se sentait tellement bien.
Un gémissement s'échappa de ses lèvres alors que la bouche de Remus parcourait son torse de baisers brûlants. Il perdait agréablement l'esprit.
Il ferma les yeux pour déployer ses autres sens au maximum et passa les mains dans les cheveux soyeux de son amant, le rapprochant un peu plus de son excitation vibrante.
Remus se délectait du pouvoir qu'il possédait sur l'homme sous lui. Sa présence l'enivrait au plus haut point, il se sentait comme transporté dans un univers inconnu mais Ô combien délicieux.
Avec un dernier sourire un peu moqueur, il fixa le visage de Sirius. Il était magnifique ainsi abandonné.
Il finit par lui enlever lentement son boxer, dernier rempart avant d'accéder enfin à la glorieuse nudité de son amant.
Grisé par ce sentiment de contrôle, il lécha doucement le sexe de l'autre homme, qui lâcha un léger gémissement. Encouragé, il finit par le prendre entièrement en bouche, provoquant des va-et-vient aussi tourmentants qu'exquis pour Sirius.
Il cédait complètement au plaisir que l'autre homme lui procurait, sombrant dans les sensations diffuses qu'il ressentait, balayant toute pensée logique à peine formée.
Après un moment, il se tendit et se libéra en un cri dans la bouche de son amant.
Il put à peine reprendre son souffle que celui-ci l'embrassait déjà avec avidité et ardeur.
Ses mains repartirent vite en exploration dans le dos, sur le torse, partout où elles pouvaient se glisser sur le corps de Remus.
Ce dernier perdait aussi sûrement les pédales que lui, il s'enfonçait dans un abîme de pure volupté et n'avait absolument aucune envie d'en sortir.
Mais il voulait plus. Beaucoup plus.
En un coup d'œil à Sirius, il comprit que celui-ci désirait la même chose.
Alors il s'exécuta sans attendre, prépara son amant avec efficacité et rapidité, se délectant du spectacle qu'il lui offrait, son visage gracieux se tordant si merveilleusement de plaisir.
La tête renversée, Sirius lui intima d'une voix rauque, autoritaire, de le prendre, là, maintenant, tout de suite. C'en était presque indécent.
Il ne se fit pas prier deux fois et écarta doucement les cuisses de son amant. Il se positionna et pénétra le plus lentement possible en lui.
Les ongles de Sirius s'enfoncèrent dans la peau de ses épaules et de son dos, se raccrochant désespérément à quelque chose pour ne pas se perdre dans ce délice, pas encore. Il haleta contre les lèvres entrouvertes de Remus, mêlant leurs souffles chauds et erratiques.
Lupin s'immobilisa, prenant le temps qu'ils s'habituent l'un à l'autre.
« Remus. Vas-y. »
La voix de Sirius ne lui parvint qu'en un grondement sourd mais il ne lui en fallait pas plus. Il commença d'abord lentement ses mouvements de va-et-vient mais, alors que le bassin de Sirius venait à sa rencontre à une cadence plus rapide, il accéléra le rythme, se retirant et rentrant à une allure presque effrénée.
La sueur recouvrait leurs corps en feu, se perdant l'un dans l'autre et dans cette ivresse affolante. Remus perdait le contrôle, il devenait fou. C'était si bon.
Ses mains se crispèrent durement sur les hanches de Sirius quand il se sentit partir. Au même moment, son amant jouit en un dernier cri.
Ils s'affalèrent l'un sur l'autre, essoufflés et épuisés.
Ils échangèrent encore quelques baisers, tellement doux et tendres comparés à la sauvagerie dont ils avaient fait preuve tout à l'heure que c'en était paradoxal. Sirius lui laissa une marque à la base du cou après l'avoir légèrement mordu, c'était si délicat qu'il ne sentit presque rien.
Ils s'endormirent peu à peu, bercés par la chaleur et la présence de l'autre. Le lit devint comme un cocon tiède et protecteur pour les deux amants étourdis.
Remus se pelotonna un peu plus dans les bras de Sirius et nicha sa tête dans son cou, respirant profondément son odeur épicée et musquée. Le jeune homme brun resserra légèrement son étreinte et s'endormit lentement au son de leurs cœurs battant à l'unisson.
Ils se sentaient tellement bien.
Complets.
Ils fermèrent les yeux doucement, heureux.
Plusieurs heures plus tard, ses yeux papillonnèrent légèrement, il se réveillait progressivement.
Un petit baiser dans son cou, suivi d'autres tout aussi aériens achevèrent de le réveiller. Il poussa un soupir heureux et ouvrit les yeux pour tomber sur le regard doré de Remus.
Ce dernier planta un délicat baiser sur ses lèvres avant de parler.
« Bonjour. » chuchota-t-il avec un sourire.
« Salut. » murmura Sirius d'une voix un peu rauque avant de glisser son visage dans le cou de son amant. Il poussa un petit soupir. « Tu sens bon. » souffla-t-il en inspirant son odeur.
Remus rit doucement.
« Bien dormi ? » s'enquit-il avec douceur.
« Hm. » marmonna son amant en réponse, le nez toujours niché dans son cou.
« Sir ? »
« C'était parfait. Juste parfait. » chuchota-t-il avant de replonger lentement dans les bras de Morphée.
Remus rougit un peu et retint un rire. Il était tellement mignon endormi et les cheveux emmêlés.
Il resta un long moment à le regarder se reposer quand il décida d'aller ouvrir les rideaux.
Le soleil se lèverait bientôt.
Il se délogea le plus doucement possible des bras de son amant, tira les tentures sans bruit et ouvrit légèrement la fenêtre pour respirer l'air frais du petit matin.
Juste parfait.
Après un moment, il ferma la fenêtre et revint au lit où Sirius se lova directement dans ses bras.
Il sourit béatement dans l'obscurité.
L'idéal.
Encore un peu plus tard, Sirius se réveilla à nouveau.
Quelque chose le démangeait.
Il se retourna un peu dans le lit, les yeux toujours fermés.
La couverture glissa légèrement, exposant un peu plus sa peau à l'air libre.
Il frissonna légèrement à cause du froid.
La démangeaison s'intensifia et devint presque douloureuse.
Il bougea encore, se pelotonnant un peu plus entre les bras chauds de Remus.
Mais la démangeaison persistait et lui faisait maintenant réellement mal.
Irrité et inquiet, il ouvrit les yeux.
En voyant sa chair abîmée et brûlée, il écarquilla les yeux d'horreur.
Le soleil.
Il poussa un cri de douleur et s'échappa du lit en vitesse, se réfugiant à toute allure dans un coin sombre de la pièce.
Remus, alerté par le brusque mouvement et le bruit, se réveilla en sursaut et chercha des yeux Sirius.
« Sir ? Mais qu'est-ce que... »
Sa voix mourut dans sa gorge quand il vit, épouvanté, les marques de brûlure sur le flanc, le visage et le bras de Sirius.
Celui-ci respirait difficilement, par à-coups, tel un animal pris au piège et acculé. Ses yeux d'argent brillaient extraordinairement dans l'angle noir où il se trouvait.
Ses plaies se refermèrent d'elles-mêmes avec lenteur sous les yeux grands ouverts de son amant sidéré.
Il le rejoignit rapidement, le prenant par les épaules.
« Bon sang, dis-moi ce qu'il se passe ! »
Sirius planta son regard étincelant dans le sien et il dut détourner les yeux devant cette couleur surnaturelle.
« Ferme les rideaux s'il te plaît. » siffla-t-il d'une voix rauque, le regard fixé sur les tentures.
« Pourquoi ? » s'inquiéta Remus. Il ne comprenait pas.
« Fais-le. » fit hargneusement Black, de plus en plus effrayé par le soleil qui se rapprochait peu à peu d'où il se trouvait. Il était coincé.
Remus s'exécuta avec célérité et revint près de Sirius qui tremblait à présent.
« Tes...tes blessures ! » s'écria Remus, ahuri de voir qu'elles avaient maintenant complètement disparu.
Quand il voulut toucher sa peau, le jeune homme brun recula en secouant la tête frénétiquement.
« Il...Il faut que je parte. Tout de suite. »
Joignant le geste à la parole, il se précipita vers le salon où se trouvaient encore ses affaires quand il remarqua que le soleil y entrait à flots.
Il gémit de consternation. Comment allait-il faire ?
Il tourna des yeux suppliants vers Remus.
« S'il te plaît, aide-moi. Je...je ne supporte pas le soleil. Je...il...il faut que je rentre chez moi sinon... » Sa voix tremblait, il s'efforça de se calmer et reprit. « Ferme tous les rideaux sinon je vais me brûler. Il faut que je sorte d'ici. »
« Mais... » protesta Remus. Au regard de détresse que lui lança Sirius, il acquiesça et courut au salon pour tirer toutes les tentures.
Rassuré, Sirius fila dans le living et chercha frénétiquement quelque chose dans son manteau.
Il en ressortit son portable et composa un numéro en vitesse tout en essayant d'enfiler son boxer.
« Allô Will ? Will c'est toi ? Je suis désolé de te réveiller mais c'est urgent. Non, écoute-moi. Je suis coincé dans un appart, j'ai pas fait attention à l'heure et...non Will, je t'expliquerai après, c'est trop compliqué. Viens me chercher s'il te plaît. Non, Jay ne peut pas, tu le sais, il est coincé au repère...Will aide-moi s'il te plaît. Il...il faut que je rentre ! Je...mais putain, on s'en fout de ce que je faisais ! Je te le dirais après...oui, je t'expliquerai tout mais viens me chercher s'il te plaît...L'adresse ? Attends... »
Sirius tourna les yeux vers Remus. Après un léger moment d'hésitation, il finit par dire où il habitait pendant que Sirius s'empressait de communiquer l'adresse et de raccrocher.
Il enfila son pantalon en vitesse et alla chercher sa chemise un peu plus loin, sur le chemin vers la chambre.
Il était en train de l'endosser quand Remus, remis du choc, lui demanda ce qu'il se passait.
« Je dois rentrer. J'ai appelé un ami pour qu'il vienne me chercher, il devrait arriver dans quelques minutes... »
Sirius évitait son regard, fixant le sol, tout sauf les yeux de son amant.
Celui-ci poussa un soupir excédé.
« Tu aurais dû me le dire ! Je n'aurais pas ouvert les rideaux si j'avais su ! » s'écria-t-il.
Il était blessé de ne pas avoir été mis au courant. Etait-il si peu digne de confiance ? Si dénué d'intérêt ?
« Et ça ne t'aurait pas semblé bizarre que je ne supporte pas le soleil, hein ? » fit Sirius, railleur, en reboutonnant sa chemise et toujours en évitant son regard.
« Je pouvais te reconduire, ce n'était pas la peine de demander à un ami. » fit-il après un moment.
« Tu ne pouvais pas, non. » répondit sèchement Sirius, ne le regardant toujours pas.
Remus ne trouva rien à dire, muet de stupéfaction. Mais que se passait-il ? Quel était ce changement de comportement soudain ?
Sirius avait trouvé le temps de mettre ses chaussettes et chaussures ainsi que son pull quand on sonna.
Aussitôt, il se précipita vers l'interphone.
« Will ? »
« Oui c'est moi, Sir. »
« Monte. C'est l'appartement C au quatrième étage. »
« Ok, j'arrive. »
Il raccrocha, prit le reste de ses affaires et attendit fébrilement devant la porte.
Remus retrouva ses esprits et empoigna les épaules de Sirius. Celui-ci détourna le regard, refusant tout contact visuel.
« Est-ce que tu vas enfin me dire ce qu'il se passe ? Je...comment ça se fait que tes blessures se referment toutes seules ? Pourquoi tu dois rentrer absolument ? Pourquoi je ne peux pas te reconduire ? Et...bon sang, pourquoi tu réagis comme ça au soleil ?! »
Son ton furieux se calma et c'est presque désespéré qu'il dit : « Regarde-moi Sir. »
Le jeune homme tourna enfin les yeux vers lui et fit une grimace.
On entendait des bruits de pas précipités dans le couloir.
« Tu veux savoir pourquoi ? Tu veux savoir pourquoi je brûle au soleil, pourquoi je me régénère, pourquoi je dois rentrer, pourquoi tu ne peux pas m'y conduire ? Tu veux savoir pourquoi tu trouvais que j'avais quelque chose d'anormal ? » répondit-il d'un ton dur, haché. Ses yeux avaient retrouvé cet éclat si froid, si glacial, presque métallique. Il n'y avait plus aucune chaleur en lui, on eut dit qu'il avait à faire à quelqu'un d'autre. « C'est parce que je suis un vampire, Remus ! »
« Que... »
Les yeux de Remus s'écarquillèrent, il lâcha brusquement Sirius, comme brûlé.
Au même moment on frappa à la porte. Le vampire l'arracha presque dans sa précipitation.
Un autre homme entra rapidement dans la pièce, Remus ne vit pas son visage, tellement toute son attention était focalisée sur Sirius.
Son cœur battait la chamade.
Il ne pouvait pas y croire, non, ce n'était pas possible.
« Tu... » l'autre homme fixait Remus, étonné de le trouver là. « Tu ne l'as pas... »
« Non. Je t'expliquerai dans la voiture. » le coupa brutalement Sirius.
« Mais... »
« Dans la voiture. »
L'autre homme ne répliqua pas et lança le manteau de Sirius sur lui.
« Il faut faire vite, ça commence à taper. » constata l'autre homme.
Sirius hocha imperceptiblement de la tête et sortit de l'appartement sans un regard pour Remus. La porte se ferma en un bruit sonore.
Ils avaient disparus tous les deux si vite que le jeune homme crût un moment avoir rêvé.
Il resta un long moment immobile dans le salon avant d'aller d'un pas tremblant vers la chaise la plus proche où il s'effondra.
Il se prit le visage dans les mains, atterré.
Un vampire.
Ce ne fut que quand il entra dans la chambre beaucoup plus tard qu'il dût s'avouer qu'il n'avait pas rêvé cette nuit.
Il s'écroula sur le lit, le nez dans l'oreiller pour tenter de retrouver son odeur, qu'il inspira à grands coups.
Il resta immobile, à fixer le plafond, comme mort.
Dire que ça avait été juste...parfait.
Atmosphère : Heijaste / Blaqk Audio, 16 juillet 2007
Aurinkoni – Uniklubi, 17 juillet 2007
Je vous présente mon premier lemon (puisque plusieurs le voulaient) !
J'espère que ce n'est pas une catastrophe totale...Personnellement, je le trouve assez réussi pour un premier essai. Mais je ne crois pas que je m'y relancerai en tout cas...
Pour la fin, ne me tuez pas, il fallait bien que je le fasse !
Et pour ceux qui l'ont peut-être remarqué...oui, Sirius prend souvent la fuite .
Merci à Tayplayrock de m'avoir aidé (et poussé XD) à écrire le lemon !
La suite risque de ne pas paraître avant un ptit bout de temps, j'ai beaucoup de mal à l'écrire :/
Merci d'aimer, de lire et de reviewer !
Sorn
