Chapitre 26
Il marchait vite. Le ciel était noir et menaçant au-dessus de sa tête mais il n'y prêtait pas attention, seule la lumière de la lune, presque pleine, lui importait.
Au loin, un bruit d'orage retentit.
Il ne faisait pas froid mais son corps tremblait d'anticipation.
Il n'avait encore jamais fait ça, il n'avait jamais tué gratuitement, ainsi, sans raison. Et voilà qu'on lui demandait, lui ordonnait de le faire.
Pourquoi avait-il si froid quand dehors il faisait si chaud que l'air en était étouffant ? Comment se faisait-il qu'il avait froid alors que les vampires ne devaient rien sentir ?
Il secoua la tête, désemparé.
Il aurait voulu rester avec Remus.
Il chassa rapidement ces pensées de sa tête. Il ne pouvait pas s'autoriser à songer à lui en de telles occasions, c'était trop risqué.
Ses bottes résonnaient avec bruit, claquant sur les pavés de la petite ruelle qu'il avait emprunté, déserte à sa seule exception. Ils arrivaient tous par des chemins détournés après tout.
La pluie commença à tomber, en fines gouttes d'abord.
Le lieu de rendez-vous n'était plus très loin.
La pluie se fit plus forte, les gouttes tombaient comme autant de masses d'eau chaude sur le sol inégal de Londres.
Pourquoi avait-il si froid quand l'air était si lourd, si suffocant ?
Le tonnerre grondait au-dessus de lui, fort, inquiétant. La nature savait-elle ce qu'il se préparait à faire ?
Les grosses gouttes de pluie s'infiltraient dans sa combinaison, ruisselant sur son dos, sur sa tête, plaquant ses mèches ébènes contre son visage, ses yeux, lui bloquant la vue. L'eau collait ses vêtements contre sa peau, la chaude humidité opposant un contraste saisissant avec le froid intérieur qu'il ressentait.
Pourquoi devaient-ils se battre maintenant quand toutes les conditions climatiques jouaient en leur défaveur ?
Plus il se rapprochait du point de rencontre, plus les ombres s'emparaient de la ville, plus les immeubles prenaient des aspects menaçants, plus les faibles halos des lampadaires qui baignaient les rues prenaient des lueurs fantomatiques.
Et là, dans les ombres, il sentait les autres vampires qui se déplaçaient, vite, sans bruit, comme les redoutables chasseurs sans pitié qu'ils étaient.
Il accéléra le pas, l'angoisse montant d'un cran dans son esprit. Il aurait plus que tout voulu fuir, retourner à la sécurité rassurante, à la chaleur bienfaitrice de l'appartement de Remus, mais il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas se présenter en tueur devant lui, il ne pouvait pas lui imposer cette vérité-là.
La pluie tomba plus drue, des trombes d'eau tombaient du ciel, laissant le paysage dans une lumière spectrale. Le tonnerre gronda plus fort, les éclairs zébraient le ciel d'un noir profond à une fréquence de plus en plus élevée.
Enfin, il arriva au bâtiment décrit. Un vampire attendait, embusqué, dans un coin d'ombre.
En le voyant arriver, il fit un bref hochement de tête à Sirius en direction de la porte. Le message était clair : monte.
Sans hésiter, Sirius pénétra dans l'immeuble. La porte grinça quand il l'ouvrit et les marches de l'escalier craquèrent quand il posa le pied dessus.
Tout tombait en ruine ici.
Au fur et à mesure qu'il montait les étages, il voyait de plus en plus de vampires. Ceux-ci, en tenue de combat – longue cape en cuir très résistant, bottes renforcées en métal, combinaison en matière synthétique qui épousait tous les mouvements – s'affairaient silencieusement entre les différentes pièces et degrés de l'immeuble.
Immense machinerie de guerre.
Parvenu au dernier étage, un vampire l'interpella d'un ton sévère. « Black ! »
Sirius se dirigea vers lui, le pas raide et les traits impassibles. « Oui ? »
« Monte sur le toit. Les autres t'attendent. »
Il acquiesça, montrant qu'il avait compris, et passa la petite porte qui menait au sommet du bâtiment.
La pluie tombait à verse et l'aveuglait presque. Il mit un moment à trouver ses repères. Devant ses yeux se trouvaient une bonne vingtaine, voire une trentaine, de vampires guerriers. Tous étaient tendus, prêts à intervenir quand l'ordre en serait donné.
« Black. » fit-on derrière lui, tout en posant rudement une main sur son épaule. Il se retint de sursauter.
Sans un mot, on lui remit deux revolvers.
« Les balles sont emplies de nitrate d'argent. Epargnez bien vos munitions et ne tirez que quand vous êtes sûr d'atteindre votre cible, c'est clair ? »
« Oui. »
« Bien. Prenez place maintenant. »
Voyant que son supérieur allait s'éloigner, il l'interpella :
« Combien ? » voulut-il savoir.
Le vampire se retourna et dit d'un ton sec :
« Une douzaine. Deux agents par membre. »
Il hocha la tête.
Juste obéir aux ordres.
« Black, avec Cohen. » lui enjoignit une autre voix. Il fit signe qu'il avait compris et se rendit au poste qu'on lui avait désigné.
Il ne fixa pas le partenaire qui l'avait rejoint. Il ne voulait connaître l'identité de personne.
Il sentit le regard apeuré que Cohen posait sur lui mais fit tout pour ne pas y prêter attention.
« A mon signal. » fit leur chef, posté sur une petite plate-forme surélevée.
Sans réfléchir, Sirius tendit ses membres, prêt à sauter et attaquer. Il vida son esprit de toute pensée parasite. Tout ce qu'il avait à faire, c'était obéir aux ordres.
En bas, il voyait arriver trois voitures dans la rue. Tendu à l'extrême, il les vit doucement rouler dans l'étroite ruelle dans un silence macabre et sous la surveillance d'une vingtaine de paires d'yeux vampiriques. Elles s'arrêtèrent finalement juste sous eux et les portières s'ouvrirent. Il eut à peine le temps de distinguer les visages des passagers qu'on leur criait « Maintenant ! »
Sans prendre le temps de songer à ses actes, il plongea du toit vers la victime la plus proche de lui, lui tombant avec une aisance gracieuse sur le dos. Il entendit un hurlement s'échapper de la gorge du lycan et fut projeté loin de lui d'un violent mouvement.
Avec fluidité et adresse, il retrouva son équilibre dès qu'il toucha le sol. Il eut juste le temps de voir le visage déformé par la fureur du loup-garou avant qu'il ne se transforme à toute vitesse.
Bien entraîné, remarqua son esprit purement stratégique.
Avant qu'il ne puisse se remettre en bonne position pour parer son attaque, le lycan chargea vers lui de toutes ses forces, beaucoup plus puissant qu'il ne s'y était attendu.
Il fut presque étouffé sous le poids de la bête au-dessus de lui, ses mâchoires claquant férocement au niveau de son visage.
Un instant, son cœur manqua un battement en voyant les yeux jaunes du loup.
Mais il se ressaisit rapidement en y voyant l'intelligence cruelle et la férocité qui y brillaient. Ce n'était pas un humain. C'était une bête.
Violemment, il repoussa de toutes ses forces le lycan au-dessus de lui. C'était comme s'il avait voulu déloger une pierre, il n'arrivait à rien. Le grognement qui s'échappa de la gorge du loup-garou ressemblait à un ricanement moqueur. Sirius se débattit mais fut incapable de faire bouger son adversaire ne serait-ce que d'un centimètre.
Le loup se penchait une nouvelle fois vers lui, afin d'arrêter le jeu mais ce fut ce moment-là que choisit son équipier pour sauter sur lui.
De surprise et de fureur, le lycan le lâcha et se retourna prestement contre Cohen.
Sirius, libéré, ne perdit pas un instant pour foncer à nouveau sur la bête. Un hurlement de fureur lui échappa et en se retournant avec une rapidité fulgurante, le lycan lui asséna un coup mortel au côté.
Sirius lâcha un cri de douleur en sentant les griffes acérées percer sa chair. Il sentit un liquide chaud couler de sa plaie. L'odeur de son sang le rendit malade.
Une lueur malsaine brillait dans les yeux de la créature tandis qu'il lui assénait un deuxième coup, à la mâchoire cette fois. Le vampire n'eut pas le temps de réagir et fut projeté contre le mur, comme une vulgaire poupée de chiffons. Il entendit ses côtes se briser.
Hébété par la douleur et le choc, isolé de la bataille, il prit conscience de la fureur des combats qui se déroulaient autour de lui. Partout des lycans aux prises avec des vampires. Un décor tout en noir et blanc. Et rouge. Le tonnerre grondait, la pluie battait, frappait comme autant de minuscules coups de dague glacés, les éclairs zébraient le ciel. Partout on entendait les hurlements de fureur, les cris de douleur, les bruits de déchirements, les craquements des membres fracassés, mais surtout, surtout on sentait l'odeur chaude, écoeurante, et métallique du sang.
Son équipier s'occupait à présent du lycan, paradant, feintant, usant des coudes et des poings, ne se souciant que de faire mal à l'adversaire. C'était à Sirius de l'achever.
Il se releva rapidement, tâchant de ne pas prêter attention à la douleur fulgurante de ses côtes. Elles se ressouderaient.
Envahi par une nouvelle rage, il se jeta contre son ennemi, sortant de sa manche un poignard en argent.
Occupé par Cohen, le lycan ne le remarqua que trop tard et poussa un hurlement déchirant en sentant la lame transpercer sa chair.
De colère, celui-ci se retourna furieusement contre lui et le plaqua au sol, lacérant d'un coup tout son côté gauche. Il hurla quand il sentit les puissantes mâchoires se refermer sur son épaule.
Le feu qui envahit ses veines à partir de la blessure le stupéfia. Ses membres semblaient littéralement calciner sous l'effet du virus.
S'il avait crû un moment le combat inégal, il était complètement certain de son équité à présent. Il ne parviendrait jamais à bout seul de ce lycan.
Comme Remus était faible comparé à eux !
Son esprit hurla de protestation. Ne pas penser, ne pas penser ! Juste agir, obéir aux ordres. Tuer. Eliminer. Ne pas laisser de traces. Détruire l'ennemi.
Son cerveau se déconnecta à nouveau et il laissa ses membres attaquer automatiquement, comme le soldat bien entraîné qu'il était. Esquiver, frapper, reculer, avancer, blesser.
A présent, lui et Cohen s'acharnaient sur le loup-garou, le réduisant peu à peu à l'impuissance. Cohen le distrayait, Sirius donnait les coups destinés à le tuer.
« Tire-lui dessus, Black, tire-lui dessus ! » hurlait Cohen.
Avec un choc, il réalisa la futilité de ses gestes. Une balle suffisait à l'abattre.
Sa main ne chercha pas longtemps son revolver et bientôt, elle brandit son arme, ferme et droite, et tira. Une balle en plein cœur. Il vivait encore. Une deuxième balle à la tête. Il se rapprochait de lui. Une troisième balle au ventre. Ses griffes brillaient dangereusement à la lumière de la lune. Une quatrième balle au cou. Un instant, le monstre tangua sur ses pattes, ses yeux s'écarquillèrent démesurément et il poussa un hurlement déchirant et désespéré. Son lourd corps tomba à moitié sur lui, l'écrasant.
Le sang coulait de ses plaies, sombre et bouillant, comme doué de vivre propre.
Et le vampire tomba à genoux, exténué, supportant le poids du lycan mort sur lui. Un autre hurlement se fit entendre et il sentit un poids chaud et lourd atterrir sur lui. Des griffes s'enfoncèrent profondément dans sa chair, cherchant après son cœur.
Arrêter le tueur. Tuer l'ennemi. Abattre le vampire.
A peine conscient à cause du manque d'oxygène, du sang perdu et de la douleur fulgurante qui parcourait tout son corps, il entendit malgré tout des coups de feu. Alors, l'autre lycan s'effondra à son tour sur lui, le suffoquant.
Il respirait difficilement, tenaillé par la douleur foudroyante dans ses membres et étouffé par les corps qui le couvraient.
Il sentit qu'on relevait les deux cadavres de lui et l'accès à l'air fut plus facile. La souffrance n'en fut que plus atroce. Le vent, soudain glacé – comment le temps avait-il pu changer si rapidement ? – et la pluie entraient dans ses blessures ouvertes, les avivant, les infectant. Il serra les dents pour ne pas crier.
Son supérieur arriva près de lui, le toisa froidement.
« Une balle en argent aurait suffi à arrêter le combat, Black. »
Sirius releva difficilement les yeux vers le vampire imposant. Les cheveux courts, blancs, la carrure forte et l'air sévère lui donnaient un aspect invulnérable. Un sourire tordit sa bouche quand il ajouta : « Néanmoins, c'était une belle lutte. » ajouta-t-il tout en lui tendant la main pour le relever.
Sirius fut rudement redressé, et il retint un cri de douleur de franchir ses lèvres. Apparemment, son supérieur prenait cet acte comme une marque de bravoure. Faire face à la douleur et continuer d'avancer.
Le combat continuait à côté de lui, mais beaucoup de corps étaient tombés et son supérieur le soutenait tandis qu'ils avançaient à travers les cadavres et les vampires qui se battaient encore.
Il regardait ce paysage dévasté avec des yeux hagards, presque indifférents.
Et tout ce qu'il put penser était : Je suis une machine de guerre. Une machine de mort.
Il était incapable de dire où on l'emmenait, incapable de se repérer ou de se concentrer suffisamment pour remarquer quelque chose. Il se laissait porter, comme un pantin disloqué, par le sévère maître vampire.
Aucun mot ne fut prononcé entre eux, ou s'il y en eut, il ne s'en souvenait pas, il avait l'esprit trop confus pour se fixer sur quoi que ce soit.
Il se rappelait seulement le sentiment du cuir sous ses doigts, le sang qui collait à ses vêtements, la pluie qui plaquait ses habits à sa peau parcourue de frissons maladifs, la chaleur artificielle qui régnait dans la voiture, le whisky brûlant porté à ses lèvres.
Les tourbillons d'or dans le verre d'alcool le rendirent malade de honte.
Ses vêtements étaient poisseux de sang, ses muscles, endoloris, et ses os, ses articulations lui faisaient mal. Il laissa tomber, dégoûté, l'arme à feu dont la crosse était recouverte d'hémoglobine, sur le manteau de la cheminée de sa chambre.
Retenant une grimace de douleur et de dégoût, il tira sa cape – foutue –, sa combinaison – fichue –, son pantalon – bousillé – et ses chaussures – miraculeusement indemnes.
Quel parfait guerrier vampire il faisait, tout en sang et les vêtements en lambeaux !
Sans remords, il jeta tout dans le foyer de la cheminée et, à l'aide d'un peu d'alcool et d'un briquet, mit le feu à ses habits.
Quel gâchis.
Il regarda, les yeux vides, les flammes lécher doucement, dévorer avidement les morceaux de tissus décharnés, résultats d'une nuit de traque.
Il détestait ça.
Ne supportant plus l'odeur du sang sur lui, il se dirigea vers la salle de bains – blanche, trop blanche – et alla s'enfermer dans la cabine de douche, tournant le jet d'eau sur la température maximum.
L'eau était brûlante sur sa peau, mais le froid était toujours là et ne semblait pas vouloir partir. S'en irait-il seulement un jour ? Il était malade, tellement malade de tout ça.
Il resta un long moment sous le jet d'eau bouillant. La chaleur et l'humidité de l'air l'étouffaient mais il gardait la tête sous la pomme de douche, déterminé à rester là le plus longtemps possible, à absorber le plus de chaleur possible, afin de se donner un semblant de normalité. Et à effacer l'odeur du sang qui semblait comme incrustée à sa peau.
Comment un humain pouvait-il supporter de toucher un vampire ? Il était froid, tellement froid, glacé comme une statue.
Plus le temps passait et plus il détestait sa condition. Parfois, il aurait simplement voulu pouvoir changer le cours du temps, ne pas naître, ou alors naître en tant qu'humain. Voir le soleil. Ne pas sentir le froid permanent qui vous étreignait, ne pas s'interdire tout contact, ne pas s'interdire...
Il coupa l'eau brusquement, l'air devenant vraiment trop irrespirable pour lui.
Il détestait ça, il détestait tellement tout ça.
Il s'appuya, dos à la porcelaine blanche des murs de la cabine.
Devant ses yeux, l'eau était encore teintée de rouge, devant ses yeux il avait encore l'impression d'un voile grenat.
Et les yeux jaunes, emplis de fureur, de haine et de mort.
Retenant un cri frustré, il sortit enfin de la douche, saisit un essuie et comment à se sécher.
Bientôt, il se retrouva à moitié habillé et les cheveux encore humides, sur son lit, les bras derrière la tête et les yeux fixés au plafond.
Son seul désir pour le moment lui était interdit et inaccessible. Hors de question de se présenter devant lui après avoir participé à ce massacre. Hors de question de le salir avec sa perversité et ses meurtres.
L'effet des multiples injections qu'on lui avait faites – afin d'éviter que le virus ne se répande dans ses veines – et des antalgiques faisaient effet. La tête lui tournait, il avait l'impression d'avoir la fièvre et il avait le cœur au bord des lèvres.
C'est agité et tremblant qu'il finit par s'endormir, milles images de massacre passant devant ses yeux troublés.
Il était assoupi quand on frappa à sa porte. Il lui fallut un long moment avant de discerner les coups sur le battant de bois. Légèrement hébété et l'esprit embrouillé, il ouvrit un œil fatigué.
« Sir ? » lui parvint de dehors.
Il lui fallut un moment pour reconnaître la voix de James.
Maladroitement, il sortit de son lit, titubant légèrement et la tête douloureuse comme si elle avait été enfermée dans un étau et qu'on aurait frappé avec un marteau dessus. D'une démarche mal assurée, il traversa la chambre et ouvrit la porte à son meilleur ami.
L'autre jeune homme brun avait l'air négligé – il avait des cernes sous les yeux, ses cheveux étaient encore plus en bataille que de coutume, ses vêtements étaient froissés –, ce qui ne lui arrivait jamais. Dès qu'il le vit, le souci s'imprima sur ses traits. En détaillant des yeux la silhouette amaigrie de Sirius, ses blessures et sa figure dévastée, la désolation se refléta sur son visage.
« Pas dormi beaucoup, hein ? » lui demanda-t-il avec un pauvre sourire.
« Pas vraiment, non. »
Sans aucun autre mot, Sirius se poussa de côté et laissa l'autre jeune homme entrer dans sa chambre avant de fermer la porte derrière lui.
Directement, il se refaufila sous les couvertures, marmonnant un vague « désolé, crevé » à l'adresse de James, pendant que celui-ci s'asseyait sur le bord du lit avec un soupir.
« C'était comment ? »
« On peut ne pas en parler, s'il te plaît ? » murmura Sirius, la tête dans l'oreiller, de telle sorte que son meilleur ami ne voyait pas son visage.
« Oui. Bien sûr. Je vais te laisser dormir dans ce cas. » répondit doucement James, tout en se levant du lit, un peu déçu.
Au moment où il allait ouvrir la porte pour sortir, la voix de Sirius se fit entendre, faible et cassée :
« C'était horrible. Il y avait du sang et des cadavres partout. » Il prit une inspiration saccadée. « Je...je ne veux plus jamais faire ça. »
James afficha un sourire désolé.
« Demande-leur d'arrêter. »
« Je ne peux pas. J'y suis forcé. »
« Par ta famille ou les Anciens ? »
« Les deux. »
Un instant de silence. Sirius se retourna légèrement pour fixer James. Celui-ci fit mine de ne pas remarquer l'air exténué de son meilleur ami.
« Dis-moi, Jay, à quoi ça sert toute cette mascarade ? A quoi ça sert cette tuerie ? Ils n'avaient rien fait, absolument rien. C'est nous qui les avons attaqué par surprise, sans aucune raison. On était armé jusqu'aux dents et ils n'avaient rien pour se défendre. On était à deux contre un. On avait des balles en argent. Il n'y avait aucune raison à ce massacre, aucune. » fit-il d'une voix éteinte et désespérée.
« Ils disent que les lycans deviennent trop nombreux. » répondit James, mal à l'aise.
« Qui ils, Jay ? Les Anciens ? Ce ne sont que des salauds, ils pourraient bien mentir uniquement pour garder le pouvoir. Pourquoi les lycans n'auraient-ils pas le droit de vivre comme nous ? Ils ne nous ont jamais rien fait, ce sont les vampires qui les ont toujours mis plus bas que terre. A quoi rime cette comédie ? On ne les laisse même pas vivre ! »
Il enfouit un peu plus son visage dans son oreiller, se retenant de crier sa rancœur sur son meilleur ami. Il n'y pouvait rien.
« C'est comme ça Sirius. Ça a toujours été comme ça. »
« Ouais, et ça a toujours été comme ça de bouffer les humains et de les prendre pour des réservoirs de nourriture, n'est-ce pas ? Dis-moi, pour toi Lily c'est juste un stock de sang ? »
James resta silencieux.
« Ecoute, Sir. » Son ton était désespéré. « Je suis aussi dégoûté que toi par cette guerre. Je tiens aussi à Remus, tu sais ? Moins que toi, c'est sûr, mais j'y tiens aussi. »
Sirius serra le poing sous son oreiller.
« Ne me parle pas de lui, s'il te plaît. » fit-il entre ses dents serrées, essayant désespérément de repousser le poids qui semblait être tombé sur son cœur à l'évocation de Remus.
« Pourquoi Sirius ? Tu ne peux pas te voiler la face continuellement. Tu devras lui dire la vérité un jour ou l'autre. » répliqua James.
Sirius se redressa précipitamment, l'air paniqué.
« NON ! Il me détestera si je lui dis ! Promets-moi de ne jamais rien lui révéler, Jay, promets-le moi ! » supplia Sirius, angoissé, ses mains serrant avec force les pans de la chemise de son meilleur ami.
« Il comprendrait. » persista James, essayant de saisir les poignets de Sirius pour lui faire lâcher prise. Il fixait les yeux de son meilleur ami, cherchant à lui faire comprendre ce qu'il disait.
« Non, il ne comprendrait pas. » répondit Sirius, malade de peur. « Il...non. Je ne veux pas. Je ne veux pas qu'il me voit comme un meurtrier. »
« Il ne te verra pas comme un meurtrier Sirius, il t'aime. »
Sirius eut un rire cassé et il lâcha soudain prise sur son meilleur ami, l'air d'un jouet brisé.
« Non, il ne m'aime pas. On ne peut pas aimer un vampire. On ne peut pas m'aimer, moi. »
« Ne raconte pas n'imp... »
« N'essaie pas Jay. Je ne suis pas con. Il m'a déjà remplacé tu sais ? »
« Comment ça ? » demanda James, tendu.
Sirius continua de rire. « J'ai senti l'odeur d'un autre sur lui. Et crois-moi, c'était bien trop incrusté pour être un simple ami. »
« Tu...tu déconnes Sirius. »
« Ouais, c'est ça, je déconne. Comment veux-tu que je ne déconne pas avec tout ce qu'il m'arrive en ce moment ! » Il se leva brusquement, donna un coup de poing dans une des colonnes de son lit.
« Sirius, calme-toi, s'il te plaît. » fit James, le ton dur.
« Sors. »
« Sirius. »
« Sors, Jay. »
« Sir, écoute-moi... »
« SORS, PUTAIN ! » hurla Sirius, le regard fou et la fureur inscrite sur chacun de ses traits.
James se leva, droit et le regard dur comme de l'acier.
« Arrête de jouer les martyrs, Black. » martela-t-il. Sirius recula instinctivement. James ne l'appelait jamais Black. « Tu peux régler tes soucis mais tu t'y plais bien trop. C'est quoi ton problème ? T'aimes souffrir ou quoi ? Remus comprendrait, il t'écouterait, j'en suis certain. Tu peux demander à ne plus traquer les lycans. Tu peux annuler ce putain de mariage avec Vitany. Tu peux retrouver Regulus. Tu peux trouver ces salauds de chasseurs et les dégommer si tu veux. Tu peux regagner Rem, tout simplement parce que tu ne l'as pas perdu malgré ce que tu peux croire ! Tu peux tout Sirius, mais tu ne veux rien ! »
A présent, les deux amis se toisaient froidement, chacun refusant de céder le terrain, chacun refusant de reconnaître les arguments de l'autre.
Sirius savait que James avait raison. James avait toujours raison. Il était bien plus clairvoyant que lui en tout ce qui le concernait, il le connaissait mieux que personne et la réciproque était vraie. Mais il était trop douloureux de s'entendre dire tout ce qu'il craignait. Il détestait James pour abattre toutes les raisons pour lesquelles il ne bougeait pas. Il le détestait pour lui faire reconnaître ses erreurs et éclairer d'un jour nouveau toutes les possibilités qui s'offraient à lui. Mais il ne voulait pas y croire. Non. Ce n'était que des mensonges, des faux espoirs qui ne le feraient que tomber un peu s'il se permettait d'y accorder foi. Il se brûlerait à leur contact et il n'était pas prêt à ça.
Mais James ne savait pas tout, non plus. Il ne pouvait juger que sur ce qu'il savait. Et c'était ça, sa plus grande erreur.
James attendit encore un moment que Sirius riposte, qu'il se batte même, si cela devait se faire, il préférait que son meilleur réagisse violemment et en vienne aux mains avec lui plutôt que de le voir dans cet état apathique qui durait depuis bien trop longtemps. Mais au fil des minutes qui passaient, Sirius était toujours aussi immobile, son visage aussi hermétique que s'il avait porté un masque. Il savait qu'il avait réussi à insuffler le doute dans ses convictions et il savait que Sirius devait probablement lui en vouloir mais tant pis. Il fallait que quelqu'un lui fasse réaliser qu'il ne servait à rien qu'il continue de s'enfermer dans sa propre détresse.
« Tu n'es qu'un imbécile. » marmonna James avant de tourner le dos à Sirius, qui continuait de le fixer d'un air venimeux, et d'ouvrir la porte de la chambre. Il sortit et le battant de bois claqua avec un bruit sinistre dans le silence qui s'ensuivit.
« Je te hais. » siffla Sirius, mais ses mots étaient sans conviction ni force. C'étaient des paroles creuses et sans sens.
Il se sentait tellement vide.
Il retourna vers son lit et s'y effondra.
Il avait encore le sentiment que le sang lui collait à la peau et l'effet des antalgiques se dissipait.
La douleur revenait.
Il serra les dents et s'interdit de penser à quoique ce soit.
Il détestait James.
Mais plus que tout, il détestait le fait qu'il ait raison.
« Sirius, j'aimerais te présenter Antoine. Antoine, mon neveu, Sirius Black. »
Sirius hocha la tête et s'inclina légèrement devant l'Ancien qui se tenait devant lui. En fait, il n'avait curieusement pas l'air d'un Ancien. Il était jeune, plus jeune que les aînés des vampires en général. Il avait l'air d'avoir la trentaine et ne semblait pas aussi sévère qu'eux. Son apparence jeune, ses cheveux d'un blond vénitien et ses yeux étrangement clairs, d'un marron lumineux, le rendait bien plus sympathique aux yeux de Sirius que la plupart des vieux vampires. Car il ne faisait aucun doute que même si Antoine avait l'air jeune, il était en vérité âgé de plusieurs siècles. Ses vêtements eux aussi contrastaient avec les habits que la plupart des vampires portaient. Aucune trace de noir, tout était lumineux chez lui. Des couleurs chaudes, telles le brun, le doré ou le beige composaient ses vêtements, étrangement modernes comparés à ceux que portaient les autres Anciens. Il offrait un contraste saisissant avec eux.
Il eut un sourire plaisant en sa direction, puis tourna le regard vers son oncle.
« Alphard, je vous prie de bien vouloir nous laisser. Sirius et moi avons à parler. » fit-il avec un sourire enjôleur en direction du vampire aux épais cheveux bruns bouclés et au teint mat qui se trouvait au côté de Sirius. Alphard n'eut pas l'air très heureux de laisser son neveu aux mains d'Anciens mais il ne pouvait que se plier à leurs choix. De toute façon, il se doutait depuis le début qu'il ne pourrait pas participer à la réunion. Elle était pour les jeunes nobles, pas pour un vampire comme lui.
Une fois que son oncle eut disparu de son champ de vision, Antoine reprit la parole.
« Bien mon jeune Mr. Black. Tu viens du clan de Londres, c'est ça ? »
Sirius acquiesça, intrigué. Il ne savait toujours pas ce qu'on voulait de lui. Comme s'il lisait ses pensées, Antoine demanda : « Dis-moi Sirius, sais-tu pourquoi tu es ici ? »
« Mon oncle m'a dit que les Anciens voulaient voir un jeune vampire de chaque vieille famille noble, pour chaque repère. Que ce serait peut-être pour élire un chef de clan. » répondit-il.
Antoine eut un petit rire. « Ton oncle se trompe, mon petit. »
Sirius fit son possible pour ne pas se hérisser au "mon petit". Malgré les apparences Antoine était bien plus vieux et puissant que lui, il ne pouvait pas lui manquer de respect.
L'Ancien eut un sourire qui rendit Sirius anxieux. Cela n'annonçait rien de bon.
« Sais-tu ce qu'est un lycan, Sirius ? » demanda Antoine, avec une moue exquise.
« Bien entendu. »
« Que connais-tu à leur sujet ? »
« Ce sont des créatures ténébreuses, souvent des humains au départ. Le virus se transmet par morsure ou par infection par voie sanguine. En général ils se transforment en loup à la pleine lune et se nourrissent de chair humaine. Ils ont des sens très développés et gardent certains des instincts des loups même sous forme humaine. » récita Sirius, se demandant avec anxiété pourquoi on lui parlait de lycans. Malgré lui, il se surprit à penser à Remus. Il eut tôt fait de chasser cette pensée de son esprit. Nul ne savait quels pouvoirs possédaient les Anciens. Et Sirius avait trop peur qu'Antoine puisse lire dans son esprit pour s'autoriser une pensée aussi dangereuse que celle de son amant.
Antoine fit une moue boudeuse.
« Tu n'as pas dit le plus important. »
« Excusez-moi mais c'est tout ce à quoi j'ai pu songer. » répondit Sirius avec humilité.
Antoine sourit une nouvelle fois et se rapprocha de lui, jusqu'à ce que son visage ne se trouve qu'à quelques centimètres du sien. Sirius fit tout son possible pour rester immobile. Ce n'était qu'un test, il le savait.
Antoine eut un petit rire satisfait devant sa réaction. « Bien Sirius, bravo. Le courage est une qualité que j'apprécie beaucoup. Je sens que toi et moi allons bien nous entendre. » Il sourit une nouvelle fois avant de reprendre son sérieux. « Ce que tu as oublié de dire Sirius, c'est que les vampires et les lycans sont en guerre depuis des siècles et que cela a toujours été ainsi. Et que ça le sera toujours. »
Un frisson de peur parcourut l'échine de Sirius. Pas ça ! Tout mais pas ça !
« Mais il n'y a plus de lycans depuis longtemps. La dernière guerre les a tous éradiqués. » tenta Sirius.
« Non, Sirius. Pas tous. Il y en a encore, cachés, terrés dans les recoins les plus reculés des villes et ils sont tellement sûrs que nous croyons qu'ils n'existent plus qu'ils se permettent de s'insérer parmi les humains afin qu'on les reconnaisse moins facilement. » Il sourit. « Mais nous ne sommes pas bêtes, nous savons qu'ils sont là. Et au moment où nous parlons, ils deviennent plus fort, rallient tous leurs membres, rassemblent leurs puissances partout dans le monde. Crois-moi Sirius, si nous ne faisons rien, bientôt ils reviendront et nous détrôneront. Et nous ne laisserons pas ça arriver, n'est-ce pas, Sirius ? »
Il était malade. Il allait vomir. Tout mais pas ça, pitié, tout mais pas ça !
« Que voulez-vous que je fasse ? » demanda Sirius d'une voix blanche, ayant déjà deviné ce qu'on attendait de lui.
« Connais-tu les Agents de la Mort, Sirius ? »
« La caste qui traquait et éliminait les lycans lors de la guerre. » répondit Sirius, la voix faible.
« Exactement. Bien, bien, je vois que tu es bien renseigné. Alphard a bien fait de te choisir, tu es parfait, tout bonnement parfait. » fit Antoine avec un large sourire tout en lui tournant autour. « Tu t'entraînes souvent aux armes, dis-moi, Sirius ? »
« Deux fois par semaine. » s'entendit-il répondre, mal à l'aise sous l'œil scrutateur de cet étranger.
« Hm. » fit Antoine, appréciateur. « De mieux en mieux. Et es-tu doué ? »
« Je ne sais pas, je suppose que oui. » répondit Sirius, interloqué.
Soudain, Antoine fit un brusque geste vers lui, un coup de poing dans son estomac. Sirius recula prestement et saisit rapidement le poignet de l'Ancien. Celui-ci ne se laissa pas démonter, s'arracha à sa poigne avec une facilité déconcertante et chercha à lui faire perdre l'équilibre grâce à un croche-pied. Sirius réagit juste à temps pour ne pas tomber.
« Bien, bien ! Excellent ! Parfait ! » Il éclata d'un rire joyeux. « Ah, les Black restent une valeur sûre en ce qui concerne le fait de donner de bons et beaux héritiers. » fit-il tout en effleurant du doigt la joue de Sirius. Celui-ci recula instinctivement.
« Pas facile, hm ? » murmura-t-il avec un sourire entendu.
« Non. » répliqua sèchement Sirius, n'appréciant vraiment pas la tournure que prenait la conversation.
« Tant mieux. J'aime autant ça, tu as du caractère, c'est bien. » Il reprit tout d'un coup son air sérieux. « Tu sais qui je suis, n'est-ce pas ? Et tu sais bien ce que je vais te demander. »
Sirius resta silencieux.
« De toute façon, tu n'as pas le choix. » fit Antoine avec un sourire mauvais. « Ta famille nous a prêté serment, il y a de cela bien longtemps, qu'elle mettrait toujours à notre disposition un de ses héritiers en cas de guerre. » Il soupira, faussement fataliste. « Quel dommage qu'on doive gâcher un si joli visage. »
Sirius renifla de mépris.
« Oh, mais tu n'es pas encore marié, n'est-ce pas ? »
« Qu'est-ce que ça peut vous faire ? »
« On ne manque pas de respect à un Ancien, Sirius. »
Sirius réprima son envie de crier au visage trop parfait d'Antoine. Il ne voulait pas risquer sa vie pour une telle futilité.
« Bien, tu arrives à te maîtriser. On m'a dit que tu étais assez rebelle, hm ? » Il saisit entre ses doigts une mèches de cheveux de Sirius. Devant la grimace du jeune vampire, Antoine ne put s'empêcher de sourire. « Dommage que tu ne vives pas à Paris. Tu te plairais tellement dans notre clan. »
« Avec vous, je suppose ? »
« Oh mais je peux avoir qui je veux. Je ne fais que m'amuser avec toi. Il est amusant de te voir essayer de te contrôler alors qu'on me jure que tu as un tempérament des plus explosifs. »
« Vous avez fait exprès de m'accueillir. » réalisa soudain Sirius.
« Exactement. Tu es intelligent en plus de ça. Dis-moi, où s'arrête ta perfection ? » fit plaisamment Antoine tout en éclatant de rire. « Mais cessons de jouer. Tu sais bien ce que je veux, tu n'as qu'à obéir. »
« Ce que vous voulez ou ce que les Anciens veulent ? »
« Les deux. Tu ne peux rien à la décision des Anciens, nous ne t'avons fait venir que par simple formalité, tu es obligé de nous obéir sinon toi et ta famille en subirez les conséquences. » fit-il avec un sourire mauvais. « Quand à ce que moi je veux...Ma foi, je ne suis pas aussi mauvais que tu sembles le croire. Si tu es déjà engagé, je ne tenterais rien. Mais si tu es libre, je n'aurais rien contre passer du temps avec toi. »
« Je suis fiancé. » répliqua Sirius, pour la première fois de sa vie heureux d'être fiancé.
« Et dis-moi, l'aimes-tu cette fiancée ? » demanda Antoine, glissant sa main dans le cou de Sirius qui s'empêcha de tressaillir.
« Non. »
Antoine eut un grand sourire.
« Dans ce cas, l'affaire est réglée. »
Atmosphère : Teurastaja – Turmion Kätilöt, 20 décembre 2007
Ever Dream (piano version) – Nightwish, 31 mai 2008
Ever Dream (piano version) – Nightwish / Feel For You – Nightwish / MINÄ MÄÄRÄÄN! – Turmion Kätilöt, 2 juin 2008
Pretty In Scarlet – Guano Apes, 12 juin 2008
albums Reign of Light et Aeonics - an Anthology – Samael / album Cult – Apocalyptica, 14 juin 2008
Encore un chapitre très underworldien, un ! Les Agents de la Mort viennent directement du film, je précise.
Ceci est sûrement le chapitre le plus violent que j'ai fait jusqu'à présent (écouter du métal indus aide grandement, j'avoue) et le plus long. Et puis...j'aime Antoine ! Quand je pense que ce personnage n'était même pas prévu au départ et qu'il est arrivé au fil de l'écriture ! Bref, je suis très fière de ce chapitre pour la scène de combat, pour Antoine, pour la dispute entre James et Sirius et parce qu'il a été écrit avec beaucoup de facilité et sur un relativement court laps de temps. La partie du combat a été écrite en décembre (quand je revenais d'un examen) par contre.
Mes examens étant enfin finis et vu que je m'envole d'ici quelques jours pour un mois de vacances très très loin d'ici, j'ai préféré poster assez rapidement. Je ne sais pas quand le prochain chapitre arrivera, il est encore en cours d'écriture et sa publication dépendra de mon accès à Internet là-bas.
Je vous souhaite de bonnes vacances à tous !
Sorn
