Je tiens à vous remercier pour vos reviews ! Merci beaucoup ^^
Pour celles qui suivent Ses yeux couleur océan, je vais essayer de poster le chapitre trois aujourd'hui.
Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, sauf ceux que j'ai rajouté pour ma propre salade ;)
La visite de la maison fut rapide. Enfin pour tout ce qui était des pièces principales. Mais quand Alice m'entraina dans les chambres et les dressings, je crus avoir une crise cardiaque. Celui d'Alice était encore plus grand que sa chambre et je me demandais bien comment elle faisait pour s'y retrouver. Elle me sourit quand elle vit la tête que je faisais devant cette immensité de vêtements. Elle a attrapé m'a mains et m'a entrainé dans ma chambre. Cette dernière était de toute beauté, je comprenais maintenant à quel point les talents d'Esmée en matière de déco étaient développés. Trois des quatre murs avaient été peints en un beige clair et le dernier, auquel était adossé le lit, avait était coloré en un taupe sombre. Les meubles étaient simples et tout à fait assortis à l'ambiance calme et accueillante de la chambre. Je me surpris à rire nerveusement devant cette splendeur d'harmonie. Ma nouvelle…sœur, comme elle m'avait demandé de la considérer, m'a emmené dans la pièce qui allait être maudit par la suite. Le dressing. Ce dernier était comme celui d'Alice, plus grand que la chambre, qui était elle-même assez grande. J'ai fermé les yeux et les ai rouverts, refaisant cette opération plusieurs fois pour me prouver que je ne rêvais pas. Comment avait-elle fait pour m'acheter autant de vêtement ? Comment pouvait-elle imaginer que j'allais mettre tout cela ? Il y avait au moins les trois quart de la pièce que je n'osais pas porter.
- Allez Bella ! Arrête de faire ta tête de mule et détend toi un peu ! Me sermonna Alice.
- Mais Alice, peux-tu m'expliquer l'utilité de cette pièce ?
- Mais c'e…
- Je ne chercherais pas à comprendre si j'étais toi Bella…
C'était Emmett qui venait d'entrer dans la pièce maudite. Il nous regardait, un grand sourire aux lèvres et semblait très amusé de la situation.
- Et pourquoi ? j'ai demandé.
- As-tu vraiment envie d'entendre une fan de mode te parler pendant trois heures du pourquoi du comment sur la façon de s'habiller chaque jours en fonction du temps et de tes humeurs ?
- Heu…
- Voila ! C'est exactement ce que je disais !
J'ai ris en voyant le visage d'Alice se décomposer petit à petit au fil de notre échange. Elle secoua la tête en soupirant avant de partir, sans oublier de donner une tape à Emmett en passant à côté de lui. Ce dernier partit de son gros rire qui fit trembler les murs de la maison. Ce garçon avait vraiment le don de m'apaiser. Il me lança un regard espiègle et me pris dans ses bras, m'emportant dans le salon. Esmée y était assise en train de dessiner, Rosalie et Alice discutaient dans un coin de la cuisine, Jasper tenait sa femme dans ses bras écoutant les deux jeunes femmes et Carlisle lisait aux côté de son épouse. Rien ne semblait laisser penser que nous venions d'emménager, que nous avions des cartons à déballer, une vie à reconstruire. Il avait suffit de quelques minutes à la famille Cullen pour tout ranger. Je n'avais pas eu le temps de comprendre quoi que ce soit que tout était fin près.
Cependant, deux personnes manquaient à l'appel, Charlie et Edward. Je pouvais, malgré tout, deviner la présence du premier à l'étage. Les cris de mon père devenaient de plus en plus faibles et moins plaintifs mais étaient toujours présents. D'après Alice il ne lui restait plus qu'une heure avant la fin de sa transformation. Cela me semblait interminable ! Quand à Edward, je n'avais pas la moindre idée de l'endroit ou il pouvait être. Je ne comprenais toujours pas son comportement. L'incompréhension régnait dans mon esprit, et cette sensation de ne pas être au courant de quelque chose m'empêchait de réfléchir normalement (NDL : ça c'est moi, lol) Prise par un élan de courage, je m'élançais dehors sous le regard interrogateur des Cullen. J'entendis cependant un « Laissez là » de la part d'Alice. Elle avait du avoir une vision… Ne restant pas plus longtemps je m'élançais en direction de la forêt. Je ne sais quelle intuition me disait qu'il devait s'y trouver.
Je marchais un petit moment avant de m'arrêter et de crier son nom, l'appelant sans relâche. J'étais sur qu'il m'entendrait. Je ne me trompais pas car, quelques minutes plus tard il était là, me regardant avec ce même regard froid qu'il me servait depuis l'épisode de la clairière. J'ai relevé la tête, bien décidée à avoir des réponses et il n'avait pas intérêt à éluder mes questions. Plantant mes yeux dans les siens (aux risques de m'y perdre) je commençais :
- Qu'est-ce que je t'ai fais ? Dis le moi, que je fasse quelque chose pour me faire pardonner.
- Tu n'as rien fais Bella, arrête de tout ramener à toi…
- Tiens, Monsieur sais parler ! Je n'y croyais plus !
- Ne viens pas me poser des questions si c'est pour être aussi désagréable.
Sa voix était coupante et me fit mal au cœur. Je ne comprenais pas cette sensation, ce qui était sur c'est qu'il me faisait de la peine d'être aussi dur avec moi alors que je ne lui avais absolument rien fait. Enfin à ma connaissance. Son regard se fit encore plus dur qu'il ne l'était déjà et il amorça un mouvement pour partir.
- Attends ! j'ai crié. Je suis désolé, excuse moi. Je veux juste comprendre…
- Il n'y a rien à comprendre. Tu es une humaine et…
Ses yeux reflétèrent alors encore plus de tristesse que je n'en avais jamais vue de toute ma vie. C'était étrange, Edward m'avais servit le plus beau regard, plein de douceur de toute ma vie dans la clairière, et là il me présentait les yeux d'un supplicié au buché. Il n'y avait vraiment rien de plus énigmatique que cet homme… Enfin, vampire.
- Ho et puis ça ne te regarde pas ! Laisse-moi vivre en paix. Tu viens déjà polluer l'air avec ton odeur, ne viens pas en plus me poser des questions idiotes. J'ai eu mon comte d'humaines ridicules et dénuées d'intelligence !
Et il partit. Me laissant là, profondément blessée par ses paroles. Je sentis mes yeux se remplir de larmes. J'aurais du écouter Seth et ne pas suivre les Cullen. J'aurais mieux fait de rester auprès de mon meilleur ami (NDL : Ha, elle le requalifie comme tel ?) à Forks et ne pas à avoir à subir les déplaisirs d'Edward Cullen. Ce dernier me faisait vraiment un effet étrange, il semblait m'être cher mais en même temps il me brisait le cœur…
- Bella ?
Je me retournais pour voir Rosalie qui se tenait contre un arbre à quelques mètres de moi. Elle me sourit avant de s'approcher doucement.
- Il n'est pas comme ça normalement, nous sommes désolés. Mais tu dois comprendre que nous avons vécu des choses ces dernières années, à cause de la guerre, qui nous est difficile d'oublier. Surtout pour Edward. Je ne peux t'en dire plus, il faut attendre que mon frère s'ouvre à toi. Mais sache que depuis deux ans, il est renfermé et triste, il n'a pas posé les mains sur son piano depuis tout ce temps. Nous avons vécu un drame et Edward a été le plus touché par cet événement. Sois patiente et tu comprendras tout en temps voulu.
- Bien sur. Je veux bien être patiente et tout… Mais son hostilité est vraiment dure à vivre. Tu n'arriverais pas à comprendre. Je ne comprends pas bien moi-même… C'est comme si il m'attirait mais que je m'interdisais de m'attacher à lui…
- Au contraire, je comprends tout à fait ce que tu veux me dire. J'ai déjà vu ça chez quelqu'un d'autre…
- Quoi ?
- Rien, excuse moi j'en ai trop dis.
Elle a baissé les yeux alors que moi je baissais les armes. Puisse que personne ne voulait me dire ce qui se passait dans cette famille, j'attendrais qu'Edward ai l'amabilité de me révéler le fin mot de l'histoire. Mais pour le moment j'attends…
Rosalie s'approche de moi, tendant ses bras en un signe d'invitation, je me dirige vers elle. Elle m'a pris alors dans ses bras froids et nous sommes partis à une vitesse folle en direction du cottage. J'ai fermé les yeux alors que mon estomac se retourne dans mon ventre, décidément la vitesse ce n'était pas mon truc. Après un très court lapse de temps Rosalie s'est arrêtée et m'a déposée sur la terre ferme. J'ai tangué un moment sur mes jambe, j'avais la tête qui me tournais à cause de la course et j'vais perdu le sens de l'équilibre. Je manquais de tomber encore une fois mais deux bras froids et durs me retinrent avant que je ne touche le sol. Je m'attendais à ce que se soit Rosalie mais elle était toujours devant moi, regardant mon ou ma sauveur/veuse avec des yeux de merlan frit. Je tournais donc la tête pour apercevoir la personne qui m'avait annulé mon rendez vous avec le sol et ce que je vis me figea. C'était Edward, le regard tout d'un coup inquiet qui m'observait l'air de me demander si tout allait bien. La tête me tourna encore une fois, je ne comprenais vraiment pas les sautes d'humeurs de cet homme. J'hochais la tête pour répondre à sa question muette puis soufflais un « merci » avant de me remettre sur mes pieds. Je me retournais pour essayer d'entamer la conversation dans la mesure où il avait l'air d'être dans sa période « gentil ». Mais à peine ai-je ouvert la bouche que ses yeux, pourtant magnifiques et ensorcelants, redeviennent sombres et froids. Il pousse un grognement terrifiant m'incitant à reculer de plusieurs (grands) pas. Il se rapproche de moi, menaçant, mais Rosalie s'interpose suivit d'Emmett et de Jasper.
- Ca suffit Edward Anthony Masen Cullen, hurla Esmée, j'en ai plus qu'assez de ton comportement ! Que tu nous fasses endurer ta peine, je comprends, mais que tu reporte ta colère sur Bella… C'est inadmissible ! Tu choisis, sois tu fais des efforts avec Bella, sois nous lui disons toute la vérité sans toi.
Au fur et à mesure de son discours, le visage angélique d'Edward c'était peu à peu décomposé à un point qu'il avait l'air de souffrir le martyr. Et sa douleur s'emblait m'affecter encore plus que n'importe qui d'autre. Mais qu'est-ce qui m'arrivais à la fin ?
Il secoua la tête et partis après avoir lancé un « ok » à sa mère. Une paire de mains réconfortantes se sont posées sur mes épaules, encore tremblantes de la peur que m'avait inspiré Edward, et la voix douce d'Alice me parvint :
- Ne t'inquiète pas Bella, un jour il te dira tout.
- J'aimerais que ce jour arrive vite pour que je comprenne enfin les raisons de sa froideur.
- Carlisle…
Jasper venait de souffler le nom de son père tellement bas que j'avais faillis ne pas l'entendre.
- Oui, Emmett reste avec Bella.
Je lançais un regard interrogateur à Carlisle, pourquoi voulait-il qu'Emmett reste avec moi ?
Ce dernier s'approcha de moi et me pris doucement dans ses bras en un geste qu'il voulut tendre (NDL : faut dire qu'un vampire baraqué comme lui…). Je murmurais :
- Qu'est-ce qui ce passe ?
- Charlie va se réveiller dans une minute et il vaudrait mieux pour toi que tu ne sois pas là quand il reprendra conscience…
- Pourquoi ça ?
- Un vampire nouveau né est assoiffé de sang, il est incontrôlable et ses forces sont décuplées. Même des vampires mâtures ont du mal à les dompter. Il est préférable qu'il ne rencontre pas ton odeur dans les prochains mois ton sang est vraiment…
- Dans les prochains MOIS ?
- Nous sommes désolés Bella mais si tu ne veux pas finir par être le quatre heure pour ton père il vaudrait mieux que tu garde tes distances.
- Bien sur…
J'ai soufflé cela sur un air tellement triste qu'Emmett poussa un soupir et me dit :
- Allez Bellissima, tout va bien se passer. Et puis, peut être que Charlie à un don et qu'il pourra mieux se contrôler…
- Ne va pas chercher midi à quatorze heure Emmett, si je ne dois pas le voir pendant un moment je le ferais. Même si ça me fait de la peine…
Je levais les yeux vers la fenêtre du premier étage, là où se trouvait Charlie. Mon regard croisa celui d'un homme magnifique aux yeux rouges. Son visage semblait torturé et ses yeux emplis de tristesse. Une main blanche se posa sur son épaule et il se retourna la tête baissée.
- Qui est-ce ? demandais-je.
- Tu ne le reconnais pas ? me demanda Emmett surpris.
- Ne me dis pas que c'est mon père !
- Et bien…
- Mais, ses yeux…
Je réprimais un frisson. Ses prunelles rouges me faisaient penser à celles du vampire qui m'avait attaqué dans la clairière, aux loups, à Seth… Tout cela me donnais envie de pleurer, mais je me retins. Je levais les yeux sur Emmett qui me répondit calmement :
- Ils resteront ainsi pendant plusieurs mois, mais le sang animal diluera très vite cette couleur.
Il jeta un coup d'œil à la fenêtre et me dit :
- Viens ne restons pas là, ils vont l'emmener chasser.
J'hochais la tête et sautais dans ses bras tendus. Il partit alors en courant, je fermais tout de suite les yeux sachant que je ne supporterais pas la vitesse à laquelle il courrait. J'entendis son rire tonitruant quand j'enfouissais mon visage dans son torse musclé mais je m'en fichais, il était hors de question que je mette à vomir devant ce vampire si enclin à se moquer !
- Nous sommes arrivés Bellissima !
J'ai alors ouvert les yeux pour voir que nous nous trouvions en plein cœur de la forêt mais nous devions nous trouver loin car il n'y avait plus de neige sur les arbres et au sol. Une idée germa alors dans mon esprit, nous étions seuls, je pouvais donc essayer de lui soutirer le plus d'informations possible.
- Emmett ?
- Oui, Bellissima ?
- Quel est ce clan dont vous voulez me défendre ?
- Tu n'y vas pas par quatre chemins toi !
- Alors ?
- Je ne peux rien te dire Bella. Tant qu'Edward ne t'as pas parlé de son… problème… nous ne pouvons rien te dire.
- Mais pourquoi ? Est-ce donc si important que ce soit Edward qui me le dise ?
- Il est le principal concerné de cette histoire. Malheureusement pour lui…
- Donne-moi au moins un indice ! Je déteste ne pas savoir (NDL : c'est encore moi !)
- Tout ce que je peux te dire c'est que ce clan est constitué de quatre femmes et qu'Edward à eu certains différents avec l'une d'entre elles et que maintenant il…
- STOP !
Alice venait de faire son apparition dans le petit bout de forêt où nous nous trouvions un air mécontent sur le visage. Elle s'approcha de nous et donna une tape sur le bras de son frère.
- Tu es trop gentil Emmett ! Tu allais trop en dire, je l'ai vu. N'as-tu donc aucune compassion pour Edward et Bella ?
Elle se mit alors la main devant la bouche comprenant qu'elle venait de lâcher une information importante. Allons bon, cela me concernait aussi !
- Je… je…
- Ha ! Tu ne l'avais pas vu ça ! N'est-ce pas mon extra lucide préférée ?
Je les regardais tour à tour. Que me cachaient-ils d'autres points capitaux ? Beaucoup c'était certain.
Voilà j'espère que ça vous a plus malgré qu'il soit court.
Je pars en Italie et reviens dans deux semaines, je ne pourrais pas poster de chapitre, alors venez saturer ma boite mail ^^
Bisous.
Marion.
