Right & left : Coucou tout le monde ! Et oui, vous ne rêvez pas. Un nouveau chapitre tout chaud vient d'arriver. Merci pour toutes vos généreuses reviews qui nous font toujours autant plaisir.

N'hésitez pas à venir nous retrouver sur DAL notre forum adoré (le lien est disponible sur notre profil) sinon suivez les beaux gosses c'est par là que nous sommes. Vous pouvez y découvrir notre fiction illustrée par des superbes bannières (quoi right ? arrête de dire que j'ai les chevilles qui gonflent… elles sont géniales mes bannières) faites par notre left adorée. Ainsi que notre playlist musicale avec les chansons de la fiction.

Bonne lecture !

Enjoy it !

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« Même pas peur. »

« T'as tord. »

« Je suis une fille très courageuse ! On se dit à demain. »

« Oui, à demain, ma belle. »

Je refermai mon téléphone, et ne pouvant m'empêcher de sourire en pensant à la façon dont Edward venait de m'appeler.

x)°o.O O.o°(x

Chapitre 5 :

« Rêve éveillé ? »

10 ans plus tard de retour au couvent :

J'avais passé une mauvaise nuit, mes souvenirs de la première fois où j'avais rencontré Edward avait ravivé la douleur toujours présente en moi. Elle était là, lancinante, dévastatrice, pernicieuse…

Hantant mon être, croupissant au plus profond de moi. J'avais mal… mais la souffrance me rappelait à quel point, j'avais envie de disparaître moi aussi. Pourquoi eux ? Pourquoi pas moi ? Ces mots ne cessaient de tourner dans ma tête telle une litanie. Les rejoindre serait tellement salutaire, mais je me le refusais, je ne méritais pas. La vie était devenue mon enfer, le supplice auquel je me condamnais…

J'avais revêtu l'uniforme que m'avait donné Sœur Juliette hier et me dirigeais vers le réfectoire. Après un petit-déjeuner rapide en silence, je suivis les sœurs vers la chapelle où elles se retrouvaient pour l'Oraison. Sœur Juliette m'avait dit que cette prière nous préparait un peu à entrer dans l'Eucharistie, la Messe, centre de notre vie, pour nous unir au Christ qui nous appelait chaque jour à le suivre.

Moi, elle m'avait juste rappelé à quel point, je souhaitais retrouver ce que j'avais perdu il y a peu, mais que je ne retrouverai jamais. Le seigneur m'avait prit ce que j'avais de plus cher au monde. Il m'avait enlevé mes amours au nom de Son Amour. Je fermai les yeux et me laissai bercer par la douce mélodie qui envahissait mon cerveau.

Lips are turning blue (Les lèvres bleuissent)
A kiss that can't renew (
Un baiser qui ne peut se renouveler)
I only dream of you (
Je ne rêve que de toi)
My beautiful (Mon beau)

Tiptoe to your room (J'entre sur la pointe des pieds dans ta chambre)
A starlight in the gloom (
La lumière des étoiles dans l'obscurité)
I only dream of you (
Je ne rêve que de toi)
And you never knew
(Et tu ne l'as jamais su)

Sing for absolution (Chanter pour l'absolution)
I will be singing (
Je chanterai)
And falling from your grace (
Et perdrai ta faveur)

There's nowhere left to hide (Il n'y a nulle part où aller se cacher)
In no one to confide (Plus personne à qui se confier)
The truth burns deep inside (
La vérité brûle au plus profond)
And will never die (
Et ne mourra jamais)

Our wrongs remain unrectified (Nos torts demeurent non réparés)
And our souls won't be exhumed (Et nos âmes ne seront pas exhumées)

J'avais l'impression de vivre un rêve éveillée, j'allais me réveiller de ce cauchemar et ils seraient là tous les deux, à coté de moi. Mais j'avais de plus en plus de mal à gérer leur absence, leur disparition si soudaine. Comment pouvait-on basculer si rapidement vers le néant en un instant ?

Toute la miséricorde de l'univers ne suffirait jamais à empêcher ce que je ressentais au plus profond de moi. J'étais comme une coquille vide, sans âme, sans sentiment. Il ne me restait plus que la peine, la douleur…

Après la prière, Sœur Claire me conduisit vers mon lieu de travail. J'avais été affectée à la cuisine. C'est donc en silence, que je préparais le repas avec les autres religieuses qui étaient présentes. Le silence, n'aidait en rien à me faire oublier l'atroce tourment qui parcourait mon être, j'avais comme un poignard en plein cœur.

Charline, ma petite fille. Edward, l'homme de ma vie.

J'essuyai machinalement les larmes qui coulaient sur mes joues. Je voulais noyer mon chagrin, je ne voulais pas ressentir la pitié des religieuses. Si j'en étais là, c'était de ma faute. La souffrance était la seule solution à mon chagrin. Elle me permettait de ne pas les oublier. J'avais besoin d'eux, de les savoir proches de moi.

Un raclement de gorge me sortit de mes pensées. Je fis un sourire navré à la sœur qui avait interrompu mes divagations et repris mes corvées. Le silence qui régnait dans la pièce était oppressant et le temps semblait s'écouler doucement. J'avais l'impression que mes corvées ne se finiraient jamais, j'avais besoin de me retrouver seule pour les pleurer.

Mais midi venait à peine de sonner, et nous nous dirigions toutes à nouveau vers le réfectoire. Après le repas et les laudes, je retournais vers ma cellule pour le rangement de celle-ci. Je n'avais pas énormément de temps, juste une demi-heure. Mais j'avais emmené si peu d'affaires avec moi que ma cellule fut rangée rapidement. Je retrouvais donc Sœur Juliette vers 13 heures 30, afin de participer à la récréation communautaire. C'était un temps de distraction, un temps de détente, où les voix se firent entendre, ainsi que les rires. Sœur Juliette m'avait également dit que lorsque le temps le permettait ce moment était synonyme de promenades dans les jardins de l'abbaye.

Je décidai donc de faire quelques pas dans le verger pour profiter de la douceur exceptionnelle dans la région, et m'aérer l'esprit. La terre était humide, et chacun de mes pas m'envoyaient des effluves d'herbe mouillée. Mes petits tennis en toile ne tardèrent pas à être complètement mouillés, humidifiant désagréablement mes orteils. Je frissonnai resserrant mon petit gilet autour de moi. En m'enfonçant vers le fond du jardin, j'aperçus un petit banc de bois adossé au mur d'enceinte. Je m'y assis, et fermai les yeux, profitant d'un courageux rayon de soleil qui avait réussi à percer l'épaisse couverture nuageuse.

Je repensai au rêve que j'avais fait cette nuit, et à notre première soirée vidéo que nous avions instaurée avec Edward.

Ma journée de cours était passé à une vitesse folle, trop occupée à rattraper les cours que j'avais manqués la semaine précédente, et les harcèlements incessants de Rose.

Flash Back

Je faisais la queue à la machine à café, perdue dans mes pensées quand on me percuta.

-Bella ! Enfin, te voilà ! Je te cherche depuis 10 mn !

-Bonjour, Rose ! Oui, très bien, merci. Et toi ?

Elle leva les yeux au ciel, ne pouvant cacher un petit sourire.

-Bonjour Bella. Anonna-t-elle. Comment vas-tu ?

Nous nous regardâmes un grand sourire aux lèvres, avant d'éclater de rire.

-Bon, alors qu'est ce qui t'amènes ? Que me vaut le plaisir de te voir traverser le campus avant le déjeuner, rien que pour te lancer à ma recherche ?

-Edward.

-Edward ?...Qu… Je sentais le sang quitter la moindre cellule de mon visage.

-Qu'est-ce qu'il t'arrive Bella ? Tu es toute pâle ?

Je me repris automatiquement, et pris une grande inspiration.

-Oh…désolée, c'est rien, je n'ai juste pas eu le temps de déjeuner, et je fais la queue depuis 5 mins pour avoir un simple café.

-Oh…Poussez-vous ! Mon amie fait un malaise, elle a besoin d'un café ! Dit-elle en envoyant des coups de coude pour repousser les récalcitrants. Une blonde qui s'apprêtait à rétorquer, se tut immédiatement quand elle croisa le regard menaçant de Rose.

Je souris.

« Typiquement Rose ! »

Elle n'avait pas l'habitude d'attendre pour avoir ce qu'elle voulait, quitte à user de son charme et de sa force de persuasion pour ça. Mais c'était une amie fidèle, attentive, et généreuse. Elle ne supportait pas de me savoir malade ou malheureuse, et je culpabilisais un peu de lui avoir menti pour justifier mon malaise.

Une fois mon café en main, elle m'entraîna loin de la foule, et reprit son questionnement.

-Alors, as-tu vu Edward ?

-Euh, …bien sûr que non, pourquoi j'aurais vu ton cousin ?

-Ben, parce qu'il m'a demandé ton emploi du temps !

-Ah bon ?

-Oui ! Figures- toi qu'il a des vues sur Angéla, donc pour une fois qu'une fille lui plait, je ne me suis pas faite prier ! En plus c'est une gentille fille, elle sera parfaite pour Edward ! Se réjouit-elle.

-Mmh,…ben peut-être qu'il est allé directement la voir…

-Mmmh, peut-être…mais j'en doute. Il est si timide, qu'il est totalement incapable d'aborder quelqu'un qui lui plait ! Elle secoua la tête d'un air dramatique.

« Eh bien ! Pour quelqu'un de si timide, je trouve qu'il se débrouille pas mal ! »

La reprise des cours retentit, et nous dûmes nous séparer.

-Bon, je file. Questionne Angéla, je compte sur toi pour en savoir plus !

-Euh, oui. Je verrai ce que je peux faire…bye !

Fin Flash Back

J'étais maintenant devant mon dressing, à le questionner silencieusement, espérant que mes fringues me sautent d'elles-mêmes dans les mains. Je finis par me décider pour une petite chemise blanche, un jeans, et des converses.

« Après tout, je ne vais pas à un rendez-vous galant ! On va juste se mater un film entre amis ! »

Un bref passage par la salle de bain pour tenter de dompter ma tignasse, me mettre un peu de gloss et de mascara, et je partis pour l'appartement d'Edward.

En fait, ce n'était pas un appartement, Edward avait un studio qui lui avait été attribué sur le campus, et il m'avait envoyé un texto dans l'après-midi pour m'en donner le numéro.

Après avoir arpenté les différents couloirs de la résidence étudiante dans laquelle il vivait, je finis par me trouver devant la porte 77B.

Je pris une grande inspiration pour me calmer, avant de me résoudre à taper à la porte.

Toc-toc-toc

Il ouvrit instantanément, comme s'il attendait patiemment derrière la porte que je me décide à frapper.

Ses joues étaient rougies, ses cheveux un peu plus en bataille que d'habitude, et il portait une chemise à carreaux sur un t-shirt blanc, et avait un torchon qui pendait sur son épaule. Il avait l'air d'être en pleine activité. Quand il m'ouvrit, un immense sourire orna son visage, et ses yeux se plantèrent dans les miens, me paralysant sur place. Je fus comme aspirée dans un vortex d'espace-temps, déconnectée du monde réel, perdue dans un océan émeraude, un frisson me parcourut l'épine dorsale, la nuque, pour venir pétiller à mes pommettes, et je me sentis rougir, sans pour autant pouvoir faire quoi que ce soit.

Edward, qui lui aussi semblait perdu, se reprit avant moi, et me proposa de rentrer ce qui me sortit de ma transe.

L'intérieur d'Edward était petit, mais fonctionnel, chaleureux, et rassurant. Sur la droite de la porte d'entrée, il y avait un petit bureau sur lequel étaient entassés feuilles et livres. A coté, sous une fenêtre qui illuminait la pièce, était placé un canapé-lit devant lequel reposait une petite table basse, face à la télé. En face de la porte il y avait une minuscule cuisine américaine, qui se mit soudain à pétarader.

-Merde ! Les pop-corn ! Edward partit en courant vers la petite cuisine, et s'empressa de jeter un couvercle sur la casserole, d'où le pop-corn commençait déjà à jaillir.

Je ne pus m'empêcher de sourire devant le dépassement d'Edward dans cet univers que je devinais être hostile pour lui.

-Jeune fille, il n'est pas très charitable de vous moquer d'une âme en détresse ! Dit-il en ouvrant à la hâte la porte du four d'où une délicieuse odeur s'échappait. Il prit le torchon sur son épaule, et sortit une magnifique pizza qu'il jeta sur un dessous de plat, avant de secouer sa main.

-Aaah, c'est chaud ! Je ne pus m'empêcher de pouffer.

Il arrêta son geste, et me fit un regard qui se voulait menaçant.

-Vous recommencez !

-Désolée, Monsieur, mais par chance, dans cet univers domestique, j'ai plus l'âme d'un chevalier servant que celui d'une demoiselle en détresse. Je peux te donner un coup de main ?

-Humm, eh bien, si tu voulais bien faire la vinaigrette le temps que je prenne une douche rapide, histoire de me débarrasser de la sueur provoquée par cet horrible « univers domestique ». Je te le revaudrais. Me dit-il un sourire charmeur aux lèvres.

-Eh bien, considère que prendre une douche, c'est le plus grand service que tu puisses me rendre. Dis-je en me pinçant le nez théâtralement.

-Oh la vilaine, vilaine fille ! Dit-il en s'avançant vers moi menaçant. Tu ferais mieux de retirer ce que tu viens de dire, où je t'entraîne avec moi sous la douche !

Il se stoppa en réalisant l'ambigüité de ce qu'il venait de dire, ses yeux perdus dans les miens. Je ne sais combien de temps s'écoula avant que nous ne reprîmes pieds.

Il se racla la gorge, mal à l'aise.

-Euh…désolé Bella, ce n'est pas ce que je voulais dire…Dit-il en se frottant la nuque.

Je le coupai.

-C'est bon, Edward. Relaxe, c'était de l'humour ! Tu sais mon cerveau de vilaine fille est capable de comprendre ça ! Dis-je en espérant détendre l'atmosphère, et dissiper sa gène.

-… euh …bien, je ferais mieux d'y aller ! Dit-il en se dirigeant à reculons vers une porte que je devinais être la salle de bain.

« Raté ! Ben, ma vieille, tu repasseras pour clown en job d'été ! »

-Ok.

Et il me laissa seule.

-Tu fais comme chez toi, je te laisse chercher ce dont tu as besoin. Me dit-il de la salle de bain.

Je remis donc la pizza au four pour la maintenir au chaud le temps qu'Edward se lave, et je commençais à ouvrir les placards pour trouver le nécessaire pour faire une vinaigrette. Je dégotai un saladier dans un placard sous le comptoir, l'huile d'olive et le vinaigre dans un autre. Je décidais d'y mettre de la moutarde pour la relever un peu. J'ouvris le frigo, sortis la moutarde, la salade et dénichai un fromage fondant au bleu.

Je mis une noisette de moutarde, le fromage, et les délayais avec le vinaigre, puis y rajoutai l'huile.

Je trempai un doigt dans ma sauce afin de la goûter.

-Mmmh.

Je coupai, nettoyai la salade, et jetai le feuilles dans le saladier. Enfin, j'y rajoutai quelques noix que j'avais aperçues dans une panière sur le comptoir de la cuisine.

Quand je me retournai Edward était là appuyé contre le chambranle de la porte de la salle de bain, les bras croisés sur son torse.

Il portait un jeans et un t-shirt noir, et ses cheveux encore mouillés avaient pris une teinte plus foncée. En un mot : sexy !

Je clignai des yeux pour me remettre les idées en place.

-Une magicienne. Dit-il un sourire en coin au visage.

-Quoi ?

-Tu es une magicienne. Quand je pense que j'allais te servir une vulgaire salade verte !

Je souris.

-Je te l'ai dit, la cuisine est mon univers.

-Je vois…bien, et si on passait à table ?

-Bonne idée ! Dis-je en saisissant le saladier pour le poser sur la table basse, alors qu'Edward ressortait la pizza du four et m'emboitait le pas.

Nous nous assîmes sur de gros coussins qu'il avait disposés au sol. La pizza sentait tellement bon que mon estomac se mit à gargouiller. Je cachais mon visage entre mes mains en marmonnant :

-Désolée…

-Y a pas de soucis, moi aussi je meurs de faim. me dit-il en souriant.

Il découpa la pizza pendant que je servais la salade dans les assiettes. Une fois le repas dévoré, nous débarrassions la petite table sur laquelle nous avions dîné. J'emportais les couverts dans l'évier de sa cuisine et laissais couler l'eau quand Edward m'interrompit :

-Laisses, tu n'es pas là pour faire la vaisselle.

-Je la fais avec plaisir et puis au moins comme ça tu n'auras pas à la faire demain. Lui répondis-je.

-Bon alors, je l'essuie. Dit-il en s'emparant d'un torchon.

Je lavai les verres à vin, les couverts et enfin les assiettes. Une fois ceci fait, nous retournâmes au salon, je m'étalai de tout mon long sur le canapé-lit, pendant qu'Edward attrapait le saladier de pop-corn, et se dirigeait vers sa collection de dvd. Il extirpa un film qu'il déposa devant moi sur la table basse. Je me redressai pour m'assoir en tailleur, attrapai le saladier que je calai entre mes jambes et saisissai la pochette du film.

-Roméo + Juliette avec Di Caprio? Soupirai-je.

-C'est l'histoire d'amour la plus célèbre de tous les temps, transportée au XXe siècle dans la chaleur de la côte ouest des États-Unis...

-Mais je ne suis pas très fan de Di Caprio !

-Quoi ? Toutes les filles saines d'esprit craquent pour le beau Léonardo !

-Et bien pas moi ! Lui dis-je en tirant la langue de façon enfantine.

-De toute façon tu n'as pas le choix, c'est Dicaprio ou …Dicaprio. Dit-il en me collant la pochette du dvd devant le visage.

-Bon d'accord allons-y pour Dicaprio alors !

Edward mit le film en lecture et s'assit à côté de moi sur le canapé. J'essayais de ne pas paraître trop crispée mais sa proximité éveillait en moi des sensations que je m'interdisais d'avoir. Au bout d'un moment lors de la scène de la piscine j'éclatai de rire aux répliques de Léonardo et Claire :

« Prends-moi toute entière » « Je vais te prendre aux mots »

Je ne m'attendais pas à ce qu'ils atterrissent dans la piscine. Edward me foudroya du regard et je me tassais sur moi-même.

-Désolée… murmurai-je.

*BALCONY SCENE ROMEO + JULIETTE* Royal philharmonic Orchestra

Je retournai mon regard sur l'écran quand j'entendis à côté de moi.

-J'ai le manteau de la nuit, pour me dérober à leurs yeux. Mais, si tu ne m'aimes pas, laisse-les me trouver ici! Mieux vaut perdre la vie par leur haine qu'attendre la mort…

Je me retournai vers Edward à ce moment là.

- Sans être aimé de toi.

Son regard me pénétra lors de ses dernières paroles. Il déglutit, fixa mes lèvres et s'approcha doucement comme aimanté par celles-ci. Il était si prés que je pouvais sentir son souffle chaud balayer mon visage.

Je plissai fermement les yeux au souvenir des ses lèvres que je savais si douce, caressant les miennes avec ferveur. Il n'y a rien que j'aurais plus désiré à cet instant que de sentir à nouveau leur contact sur les miennes, mais je ne pouvais pas faire ça, et l'idée de le repousser me faisait déjà mal.

Je relâchai dans une plainte douloureuse l'air que je ne m'étais pas rendu compte avoir retenu.

-Non…murmurai-je. Espérant presque qu'il ne m'entende pas. Si ça avait été le cas, je n'aurai pas su renouveler mon refus.

Mais il entendit, et stoppa son geste. Son regard, qui était jusqu'à présent toujours fixé sur mes lèvres, sembla reprendre pied avec la réalité, et se plongea dans le mien.

-Pardon…souffla t-il.

Il s'éloigna de moi pour reprendre sa place initiale, et déjà la chaleur de son corps si proche du mien laissa un vide, et je frissonnai.

-Amis ? Murmurai-je incertaine.

Il me sourit tristement.

-Bien sur…amis.

Après ça j'essayai de me replonger dans le visionnage du film, mais le cœur n'y était plus, et je finis par m'endormir contre l'accoudoir de son canapé.

Cette nuit la je rêvai que j'étais enveloppée, par une odeur chaude et rassurante qui ressemblait à celle d'Edward.

x)°o.O O.o°(x

Alors ? Ce petit film vous a détendu ? Moi (left) il m'a mit sur les nerfs je voulais un baiser. Donc si vous aussi faut vous plaindre auprès de right !

On attend toutes vous réactions avec impatience !

Robisous Right and Left