La chuite ! hé ho vous abusez pour les coms ! y'a pas eu grand monde pour ! franchement ça motive pas

*Baba de mauvais poil à cause des TPE*

Bonne lecture quand même !


Laÿa tentait en vain de dormir dans la voiture. Rien à faire, la tension dans le véhicule l'en empêchait.

-Shura ralentit on va se faire arrêter pour excès de vitesse.

Le Capricorne grogna mais redescendit sous la limite de vitesse. Cependant, ses doigts blanchis trahissaient la force avec laquelle il tenait le volant.

-N'abime pas cette voiture avec ton cosmos ça serait dommage. Surtout qu'elle n'est pas à toi.

-Laÿa ferme-la.

Elle ouvrit la bouche et la referma avant de s'abimer dans la contemplation du paysage. Mais qu'est-ce qu'il lui prenait ? Il ne lui avait jamais parlé comme ça. Même au plus forte de sa colère. Cela dura deux minutes avant que le Capricorne ne pousse un soupir.

-Désolé je suis à cran.

Elle ravala de justesse une réplique cinglante. Il pouvait la trancher en tranches s'il l'avait voulu. Autant jouer la prudence.

-C'est si important de trouver ton successeur ?

-Ce n'est pas vraiment que se soit le prochaine chevalier du Capricorne. Ou si… C'est compliqué. Quelle sortie je prend ?

-Aucune idée, tu sais bien que je ne parle pas du tout espagnol. Tu sais quoi ? On devrait s'arrêter pour que je conduise à ta place et que tu tiennes la carte. En plus tu n'es pas vraiment concentré sur la route là…

-Ok ça marche.

.

Un quart d'heure plus tard, Shura était plongé dans sa carte en espagnol et grignotait un croissant. Bon, la chaleur l'avait ramolli mais ça se mangeait.

-Tu n'avais pas un truc à me dire ? Demanda Laÿa. Au sujet du futur Capricorne et la raison pour laquelle tu veux absolument le trouver ?

-Tu sais pourquoi les Capricornes sont les plus fidèles serviteurs d'Athéna ?

-Non.

-Parce que nous sommes les chevaliers qui souffrons le plus avant d'être amené au Sanctuaire. Donc pour remercier Athéna de nous avoir sauvé, nous lui donnons tout.

-Ca veut dire que tu…

-Une autre fois. Non pas que je souffre mais ce n'est ni l'endroit ni le moment.

.

Après moult détours et plusieurs tours en ronds, Shura et Laÿa trouvèrent ce qu'ils cherchaient. Une vieille maison délabrée un peu à l'écart. Alors qu'ils descendaient de la voiture, le cri d'un enfant déchira l'air.

-Reste dehors, ordonna Shura avant de foncer à l'intérieur.

La porte d'entrée baillait sur ses gonds. L'espagnol l'envoya promener d'un coup d'épaule et entra. Juste en face se trouvait un salon dans lequel un homme frappait sur un petit enfant. Le Capricorne sentit sa colère enfler et maîtrisa l'homme.

-Ca suffit, siffla-t-il en espagnol.

Il jeta un coup d'œil rapide à l'enfant. Il ne devait pas avoir plus de deux ans et ne semblait pas souffrir d'une fracture. Par contre la sous-alimentation…

Une ombre entra dans le salon. Shura reconnu Laÿa. Elle poussa un cri en apercevant les bleus et les contusions du bébé et le souleva pour l'emmener dehors malgré ses cris de peur. Parfait, ça laissait le champ libre à Shura.

-On a à causer tous les deux.

-Lâche-moi ou j'appelle la police !

-Oh ! Mais appelle-la si tu veux. Ils seront ravis de savoir que tu as frappé ton gosse.

-J'en veux pas !

-Parfait, on va pouvoir s'arranger.

Il le jeta dans un fauteuil.

-Ouvre grand tes oreilles crasseuses. Je vais prendre le petit et l'emmener loin de toi entendu ? Tu n'as qu'à dire qu'il s'est enfui…

-L'est pas déclaré, m'en fout.

Shura serra les dents. Ce type était ivre en plus d'être ignoble !

-Juste un papier à signer et le nom du bébé.

Il tira une feuille couverte d'écrire et avec l'aide d'Excalibur, il le fit signer d'une main tremblante que le petit était désormais sous la garde du chevalier du Capricorne. Et pour que l'homme la ferme, Shura balança une liasse de billets. Il y avait de quoi tenir un certain temps de manière confortable. Ensuite, il demanda deux-trois détails sur les origines du garçons pour pouvoir lui donner un semblant de réponse s'il voulait savoir un jour. Après quoi, il gagna la voiture. Laÿa n'avait pas perdu de temps. Elle avait donné au bébé à boire de l'eau sucrée que Shura gardait souvent à portée de main au cas où elle ferait de l'hypoglycémie et un petit croissant. Elle lui donnait la viennoiserie par petits bouts pour l'empêcher de s'étouffer avec de trop gros morceaux tout en lui parlant d'une voix douce pour le rassurer. Il ne comprenait visiblement pas un traître mot, mais au moins il ne pleurait plus.

-Pauvre bébé, disait Laÿa. Il était vraiment méchant hein ? Mais c'est fini maintenant, on va t'amener en Grèce et là-bas-tu seras bien plus heureux. Oh Shura ! Fit-elle en l'apercevant. Regarde toutes les blessures ! C'est horrible !

Le bébé se mit à crier quand il vit le chevalier. Laÿa se leva et entreprit de marcher pour le calmer mais rien à faire.

-Du calme, fit Shura en espagnol pour se faire comprendre. On ne va pas te faire de mal.

-Donne-lui un croissant, je crois que ça ne lui fera pas de mal, conseilla sa petite amie.

L'espagnol fouilla dans le sac pour en tirer une autre viennoiserie. Le bébé cessa de pleurer quand on l'agita sous son nez.

-Shura ! S'indigna la jeune femme. Ne lui donne pas tout le croissant ou il va s'étouffer !

-Ca va, ça va.

Non mais ! Se faire engueuler alors qu'il ne savait rien des enfants ! D'ailleurs le bébé avait tellement faim qu'il manqua de mordre les doigts de Shura plusieurs fois. Encore une preuve de sa sous-alimentation.

Une fois l'estomac du petit rempli, l'espagnol voulu appeler Mü pour soigner ses blessures ce à quoi Laÿa répondit qu'elle préférait attendre qu'il leur fasse un peu plus confiance, surtout que les blessures étaient pour la plupart peu profondes même si leur présence indignaient les deux adultes. Ensuite il fallut attendre que Laÿa nettoie les plaies et mette des compresses avant qu'elle n'accepte de partir d'ici. Mais au moment de monter dans la voiture, le bébé se mit à pleurer à nouveau, réclamant son doudou. Shura dût aller le chercher, apercevant l'homme occupé à embrasser -et à baver- sur sa nouvelle fortune. Le doudou en question était un vieux drap sale et troué sur lequel quelqu'un avait brodé le nom du petit. Même si c'était peu hygiénique, ils allaient devoir s'en contenter.

-Allez en route cette fois, je ne veux vraiment plus rester ici.

Et comme par hasard, l'ivrogne vint vers eux d'une démarche chancelante. Le bébé hurla et Shura, vraiment agacé, lui flanqua un crochet qui lui cassa le nez -à sa plus grande satisfaction. Ensuite, ils partirent.


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Tomates?