Chapitre 7 – Les Volturi, souvenirs
Je me rappelais ma rencontre avec ce clan très impressionnant, j'étais ce qu'ils appelaient un nouveau-né. Je devais être vampire depuis à peine plus de dix mois lorsque nos routes s'étaient croisées. A l'époque je m'étais réfugiée dans une grange isolée dans un grand champ couvert de neige quelque part au Canada, la ville la plus proche se situait à une heure de marche, ce qui fait que j'étais tranquille et ne voyait jamais personne. C'était un matin, et j'avais vu une ligne d'une dizaine de vampire venir vers moi. L'un d'entre eux qui se présenta ensuite comme Aro, m'interpella alors que j'allais m'enfuir, ce qui me fit me stopper c'est qu'il m'appela par mon prénom. Il me présenta alors ses compagnons Marcus, Jane, Alec, Félix, Démétri et quelques membres de sa garde. Je savais qui étaient les Volturi, je me souvenais que Carlisle avait vécu avec eux et qu'Edward m'en avait parlé comme étant une famille « royale », toute puissante et qui imposait un strict règlement sur les règles à suivre.
Bella, dire que l'on te croyait morte, te voilà ici. Me laisserais-tu prendre ta main, chère Bella ?
Ou oui, comment me connaissez-vous ?
Peu importe ma très chère, je voudrais juste vérifier quelque chose
Terrorisée, je lui tendis ma main. Il ferma les yeux et eu l'air de se concentrer. Il ne dit rien pendant quelques minutes, puis :
Extraordinaire ! Je n'arrive pas non plus à lire en toi
J'étais un peu perdue, mais la seule chose qui me vint à l'esprit était qu'ils avaient dû rencontrer la famille Cullen qui leur avait parlé de moi, et de l'incapacité d'Edward à lire mes pensées. C'est de cette rencontre que j'appris l'existence de mon bouclier. Aro m'apprit à m'en servir comme protection d'une part, puis à protéger d'autre personne que moi. Il m'entrainait à projeter mon bouclier sur Démétri jusqu'à ce que les souffrances infligées par Jane ne puissent plus l'atteindre. Après des jours et des jours d'entrainements, j'y parvenais facilement, et j'appris également qu'en mettant Jane sous mon bouclier je pouvais utiliser et détourner son pouvoir sur les autres. J'avoue que ces quelques semaines en leur compagnie m'avaient beaucoup appris sur moi, ma nouvelle condition et l'utilisation de mon pouvoir, mon seul allier dans mon existence. Cependant lorsqu'Aro me demanda de faire partie des leurs, je déclinais l'invitation, au grand soulagement de Jane et d'Alec qui me considéraient comme une dangereuse rivale. Mais leur régime alimentaire me dégoutait au plus haut point, et il fallait que je fuis Démétri qui me voulait comme compagne, et avait essayé à deux reprises de me prendre de force voyant que la manière douce ne marchait pas. Aro avait compris mon problème, et s'il m'en voulait, il n'en montra rien, me disant simplement que je serais la bienvenue lorsque je serais décidée. C'est ainsi qu'ils repartirent, à la poursuite d'un nomade qu'ils avaient pour mission de punir, leurs traqueurs de nouveau sur ses traces malgré les semaines écoulées en ma compagnie. Depuis, je ne les avais jamais revu, et à dire vrai j'avais aperçu Démétri à plusieurs reprises, et je savais qu'il n'avait pas renoncé à moi. Mais la maitrise de mon bouclier me permettait, de cacher mon odeur, et même si un vampire se trouvait à un mètre de moi, il ne pouvait pas me repérer si j'étais à l'abri de son regard. Mon don m'était bien plus précieux que celui de Jane, il m'avait sauvé la vie des centaines de fois.
Chapitre 8 - Surveillance
Le soir tombait sur la clairière, et je décidais de partir, je voulais voir qui étaient ces vampires qui arrivaient vers Forks. Je pris l'option de me déplacer dans les arbres, de façon à surveiller au loin, et je me trouvais presqu'inconsciemment vers la villa des Cullen. Je supposai qu'Alice avait dû prévoir leur arrivée, et j'étais curieuse de voir leur réaction. Je me trouvais dans un arbre à deux ou trois mètres de la villa, lorsque je les vis, il s'agissait bien des Volturi, Aro, Jane, Alec, Félix et Démétri. Face à eux, la famille d'Edward au grand complet leur faisait face. La conversation tournait, après les salutations d'usage, sur un nomade que je connaissais bien, pour avoir eu bien du mal à lui échapper à plusieurs reprises. Il s'agissait de Matthew, un pervers doublé d'un sadique dont le but était de faire souffrir ses compagnes, les avilir, les réduire à un esclavage sexuel et éventuellement les vendre à d'autre nomades jusqu'à ce qu'il s'en lasse. Pour mon malheur, j'avais assisté à ce spectacle, pour mon malheur il avait jeté son dévolu sur moi et depuis près de cinquante ans, je m'efforçais de le fuir bien qu'il ait réussi à me retrouver de nombreuses fois, il avait l'âme d'un traqueur et il savait à chaque fois que je n'avais pas mon bouclier où me chercher. D'après la tournure que prenait la conversation, je compris qu'ils amenaient la discussion sur moi. Démétri voulait savoir s'ils avaient eu de mes nouvelles, il leur fit comprendre que je l'intéressais et qu'il se battrait pour m'avoir. Mal en pris à Edward qui réagit violemment à son encontre et se retrouva cloué au sol par Jane. Il se tordait de douleur alors que Carlisle prenait la défense de son fils auprès d'Aro et qu'Esmée se mettait entre Jane et Edward. La voir au sol me fit très mal, et je jetais mon bouclier autour d'eux pour soulager leu douleur. Jane cessa alors de les viser et détourna son regard vers les sous-bois, elle avait compris en l'espace d'un instant que j'étais intervenue. Elle s'adressa alors directement à Edward, mais je savais que ses paroles m'étaient destinées.
Si tu tiens encore à elle, ce n'est pas avec Démétri que tu dois te battre, mais avec Matthew. Il a juré la perte de ta Bella, et nous savons qu'il a repéré son odeur près d'ici. S'il s'en prend à elle, c'est dans d'atroces souffrances qu'elle mourra, après avoir vécue pire que l'enfer. Si tu l'aimes autant que tu nous l'as dit lorsque tu as voulu mourir pour elle, sauve là avant qu'il ne soit trop tard. Ensuite tu la laisseras choisir son partenaire. Notre rôle est de faire régner la loi, et il a déjà bien trop de cadavres à son actif, le reste ne nous regarde pas !
Je savais trop bien qu'elle ne souhaitait pas me voir avec Démétri, cela aurait impliqué que je rejoigne le clan des Volturi, et elle m'aurait surement tué elle-même pour que cela ne se produise jamais. J'avais bien compris son message, elle savait que j'étais là mais n'en dirait rien pour son bien à elle. Elle fit ensuite signe à Aro pour qu'ils continuent leur chemin, elle n'avait pas l'intention de s'éterniser trop près de moi.
