Un grand merci à nini88 et à ses yeux de cocker, ainsi qu'à Galswinthe, aelita48 et elo-didie pour leurs commentaires réguliers.

Famous Marion : Oui, Bella est bien une « vampire imparfaite » qui peut surprendre, quant à leur faire un coup fourré…peut-être pas. Mettons qu'elle est pour le moment assez indécise sur la suite à donner…mais l'Amour peut faire des miracles

Merci également à Ms Esmée Cullen et Bellaswan12 pour leur interventions

Bonne lecture à tous

Chapitre 19 – Joie et projet

Nous nous regardâmes un petit moment, sous le regard attentif de chaque membre de la famille, quand elle pencha légèrement la tête et m'embrassa sur les lèvres. Je n'osais pas réagir, ni lui rendre son baiser, la scrutant dans l'attente de savoir ce qu'elle voulait. Elle me sourit de nouveau, son visage rosissant progressivement, je mis mes bras autour de sa taille, ne la quittant pas du regard, je l'embrassais enfin. Elle répondit fougueusement à mon baiser, ses doigts enfouis dans mes cheveux puis descendant sur ma nuque pour m'attirer plus encore contre elle. Elle entrouvrit alors la bouche, nos langues se mêlant enfin dans une danse que je ne voulais surtout pas arrêter. Enfin, j'avais dans mes bras la femme de ma vie, c'était la première fois que nous nous embrassions ainsi, et pour tout dire la première fois pour moi que j'embrassais quelqu'un avec tant de passion. Après ce moment merveilleux, nos lèvres se détachèrent.

Autour de nous le silence qui avait pris possession des lieux, se transforma en cris de joie, en hourra et ils nous sautèrent tous dessus. Je lisais dans leur yeux et leurs pensées des « enfin », « c'est pas trop tôt » et leur joie de nous voir ainsi réuni. J'avais l'impression d'avoir gagné une sacré victoire à défaut de la guerre qui risquait fort d'être encore longue, du moins je le craignais. Nous nous retrouvâmes, mes frères, sœurs et moi-même par terre à chahuter comme nous ne l'avions plus fait depuis toutes ces décennies, et c'est à moitié échevelé et avec des vêtements dans un état épouvantable (au grand damne d'Alice) que nous prîmes le chemin du retour. Et c'est en riant toujours que nous rentrâmes à la villa. Seule, Bella gardait un peu ses distances, même si elle souriait à nos enfantillages.

Carlisle et Esmée qui nous avaient entendus arriver nous attendaient sur le seuil, étonnés de nous entendre rire, et une fois face à eux, en voyant leurs mines ébahies à la vue de nos tenues, nous repartîmes de plus belle dans le chahut, nous accusant mutuellement des déchirures et salissures de nos vêtements respectifs. Esmée tira Bella à elle en nous disant qu'heureusement que tout le monde n'était pas comme nous, et que certaine était respectueuse de leurs affaires.

Cependant, elle souriait de nous voir ainsi, de nous retrouver enfin comme au bon vieux temps, et, elle allait rentrée avec Bella, quand Carlisle se mit à nous sauter dessus, faisant mine de vouloir nous corriger. Le chahut reprit de plus belle, notre but étant de mettre notre père dans le même état que nous. Et c'est couvert de poussière que nous rentrâmes dans le salon où ma mère et Bella s'étaient réfugiées.

Les yeux de ma douce étaient fixés sur mon piano, recouvert d'une housse.

« Il ne fonctionne plus ? » demanda-t-elle à Esmée

« Je pense que si, enfin je suppose. Ça fait très longtemps qu'il n'a pas servi, en fait », lui dit-elle avec de la tristesse dans la voix.

Bella me jeta un coup d'œil et Esmée enchaina

« Edward n'a plus joué depuis le jour de ton anniversaire, et personne n'a osé retirer la housse. C'est comme les voir jouer et rire ainsi, je n'espérais plus que ça se produirait un jour. C'est grâce à toi, ma chérie. Merci de tout cœur. » Dit-elle en la serrant dans ses bras.

Je me dis à cet instant que si ma mère avait pu verser une larme elle l'aurait fait. J'avais peur que Bella se sente affreusement gênée, aussi je lui pris la main, lui demandant si elle voulait rentrer.

Elle n'eut pas le temps de répondre qu'Alice m'attrapa par le bras, me faisant pivoter vers elle, les yeux lançant des éclairs.

« Dis donc Edward, tu ne vas aller en ville en cette tenue quand même. Pour qui veux-tu nous faire passer ? des vagabonds ? »

L'air outragé d'Alice, ajouté aux évènements de la journée, firent rire Bella, qui s'arrêta brusquement, les yeux écarquillés. Je la regardais inquiet de son comportement lorsqu'elle nous dit d'une petite voix tremblotante :

« Waouh, c'est la première fois que j'entends mon rire. Il est bizarre non ? Très différent de mon rire d'avant ? »

Point de vue de Bella

Je n'avais jamais entendu mon propre rire, et je le trouvais étrange, un peu cristallin. Je croisais le regard d'Edward, qui serra ma main un peu plus fort en m'assurant que c'était le plus beau rire du monde. Rosalie nous fit alors part de son désaccord, elle le trouvait certes charmant, mais en deuxième position après le sien. Alice, qui n'avait pas perdu le fil de son idée, reprit :

« Soit, Bella a un rire charmant, mais ne change pas de discussion. Il est HORS de question que tu sortes en guenilles. Donc, tout le monde va se changer et FISSA ! Et je propose, si Bella est d'accord, que samedi prochain, nous allions faire du …. Shopping ! »

A ses mots Rosalie sauta dans les bras d'Emmett en hurlant de joie.

- « Cent ans de shopping à rattraper cria t'elle, mon amour, moi qui n'avait plus rien à me mettre ! »

Elle avait enroulé ses jambes autour de la taille de son bien aimé et ils s'embrassaient fougueusement en tournoyant à travers la pièce.

Je les regardais me demandant si réellement Alice et Rose avaient pu s'abstenir depuis si longtemps, et interrogeais Esmée du regard. Elle me confirma que tout comme le piano et la bonne humeur qui régnait aujourd'hui, personne n'avait fait les magasins depuis fort longtemps. Alice trépignait sur place, attendant visiblement ma réponse.

« Heu, si je suis toujours là, c'est OK pour moi »

Des cris de joie s'élevèrent dans toute la pièce, je ne comprenais pas vraiment en quoi le shopping pouvait les rendre tous si heureux mais ça me faisait très plaisir de les voir ainsi. Alice s'était blottie contre Jasper qui souriait aux anges, Rose et Emmett continuaient leur ronde et même Esmée se lovait tendrement dans les bras de Carlisle qui me remerciait. Il répéta au moins dix fois « merci Bella » comme si mon simple accord était le plus beau cadeau de leur fin de journée.

Edward, quant à lui était le seul à avoir tiqué sur le début de ma phrase, il me demanda quels étaient mes projets pour la semaine à venir.

« Bella, nous retournons normalement au lycée dès demain, que comptes-tu faire ? Si tu le souhaites je peux rester avec toi »

« Non, je suis sure que si tu t'absentes du lycée tu vas briser des cœurs… Ne t'inquiètes pas pour moi, je suis certaine de me trouver une occupation. »

Emmett intervint alors, Rose toujours accrochée à lui, lui embrassant le cou

« Dis frangine, si tu t'inscrivais toi aussi au bahut, ça serait génial. Ca briserait des cœurs aussi, et un grand nombre, soit dit en passant, mais ça serait d'enfer ! »

« Je ne pense pas que ce soit une très bonne idée, frangin – lui répondis-je en grimaçant- je ne pense pas avoir le niveau pour suivre les cours, je n'ai jamais passé mon bac, et en plus j'ai cent ans de retard point de vue acteurs, chanteurs, écrivains, histoire et j'en passe. Bonjour le décalage avec les autres. Imagine leur tête, ils vont penser que je sors tout droit la préhistoire si je ne suis pas capable de leur sortir les derniers potins des stars ! »

« Tu fais comme nous, tu les évites ! On reste en famille, de toute façon ils ne se sentent pas en sécurité si on les approche de trop près. »

« Vous êtes toujours des ours mal léchés, ça ne m'étonne qu'à moitié. Mais je décline quand même l'offre…. Peut-être un jour qui sait, mais sincèrement j'ai vécu trop longtemps seule pour me retrouver enfermée dans une salle de classe toute la journée, au milieu d'autre élèves. »

J'étendis mon bouclier sur Edward pour y lire se pensées, car il était songeur. J'y lisais de l'inquiétude, il avait peur que je profite de ses journées à l'école pour m'enfuir, et il était en train de songer qu'il allait sécher les cours pour rester à proximité de ma personne. Il fallait que je le rassure, aussi j'indiquais à tout le monde que j'avais le projet de rénover la maison de Charlie.

C'est vrai que j'y avais souvent pensé, il était temps que je rafraichisse les pièces, que je retire tout ce vieux papier peint et que je fasse quelque chose qui me convienne d'avantage. J'avais envie d'un endroit qui me ressemblait, un chez moi où je me sentirais bien avec des couleurs claires. A mes mots, ses pensées dévièrent sur le temps que cela pourrait me prendre, une semaine ou un mois ? Et quand Esmée se proposa de m'apporter son aide, je le vis se renfrogner. Surtout pas ! pensa t'il. Tout mais pas ça, il lui faudra plus de temps, si elle est seule, et le temps, c'est ce dont j'ai le plus besoin, pour qu'elle me fasse à nouveau confiance. J'entendais ses pensées s'accélérer sous le coup de son émotion. Aussi, je refusais immédiatement l'offre d'Esmée, lui disant que j'aurai surtout besoin de conseils mais que je voulais le faire moi-même. Je sentis immédiatement le soulagement d'Edward. J'étais un peu gênée de m'immiscer ainsi dans sa tête sans qu'il le sache, mais ça me confortait dans mon envie de rester encore un peu, puisqu'il le souhaitait aussi.

D'un seul coup, sans crier gare, Emmett, portant toujours Rosalie accrochée à lui, fonça dans les escaliers et disparut précipitamment dans sa chambre. Je regardais rapidement les autres et compris que la proximité de Rose avait déclenché une envie si pressente qu'il n'avait pas pris le temps d'attendre mon départ. Aussi en souriant, j'annonçais que je rentrais.

N'oubliez pas le petit bouton du bas, il ne sert pas qu'à mettre des alertes !