Tout d'abord, je voudrais remercier nini88, aelita48,elo-didie, Galswinthe, Famous Marion et edgounette d'avoir été les seules à me laisser des commentaires.
Si je regarde les statistiques de ma fiction, je m'aperçois que j'ai eu jusqu'à présent un peu plus de 9000 hits et 2900 visiteurs. Bien que je ne comprenne pas vraiment la différence entre ces deux éléments (d'ailleurs si l'une d'entre vous peut m'expliquer…) je me dis que 81 reviews pour 19 chapitres et 2900 visiteurs c'est bien peu ! N'êtes-vous pas d'accord ?
Bonne lecture à tous
Chapitre 20 -
Esmée essaya de me convaincre de rester habiter chez eux durant le temps des travaux, mais ce n'était pas, pour moi une bonne idée. J'avais besoin de calme, de dormir, et de manger quand je le voulais et si je les appréciais tous au point d'envisager de rester à proximité et de passer du temps avec eux, ce n'était pas la même chose. Je ne savais pas s'ils étaient prêts à accepter mes différences, et je préférais pour le moment éviter de me découvrir totalement. Carlisle s'approcha de moi, et me demanda s'il pouvait me parler seul à seule, ce que j'acceptais bien volontiers. Nous sortîmes tous les deux et nous éloignâmes de la villa.
« Bella, beaucoup de choses se sont passées cette semaine, et nous n'avons pas eu le temps de nous parler depuis ta visite à l'hôpital. Avant tout je voudrais te remercier sincèrement d'être restée. Si tu pouvais ne serait-ce imaginer un instant combien tu as métamorphosé toute notre famille, tu comprendrais toute la joie et l'euphorie qu'une simple journée de shopping a engendré. »
Je voyais la sincérité dans son regard, j'en fus émue. Il enchaina :
« A l'hôpital, tu m'as fait part de tes « différences » avec notre race, certaines me sont effectivement apparues en t'observant, mais d'après ce que j'ai pu entendre de ta journée, tu as la même force physique que nous. Ce qui me rassure grandement. Je voulais juste t'assurer que si tu souhaites me parler de nouveau, si tu veux que j'examine tes cicatrices ou si des choses te gênent dans ta vie quotidienne, je suis là. Tu sais qu'Edward t'aime plus que tout et si je peux t'aider de n'importe quelle façon, surtout n'hésite pas. Tout ce que tu diras restera entre nous » – me dit-il avec un clin d'œil.
Je le pris alors dans mes bras en le remerciant. Je ne m'étais jamais sentie aussi bien que depuis mon retour parmi eux. Son regard était doux et paternel, je le serrais doucement contre moi, essayant de lui montrer autrement que par des mots combien j'appréciais ses paroles.
« Merci Carlisle. Je sais que je peux vous faire confiance, et quand je me sentirais plus à l'aise, je crois que j'aurais effectivement beaucoup de choses à vous dire et à vous demander aussi. »
« Bella, je ne suis pas sure de ce que tu as décidé de faire, mais quoi qu'il en soit, réfléchit bien avant. Et si tu décidais de repartir, sache que nous le regretterions tous. Tu nous as tellement manqué. J'ai bien retenu que tu nous en voulais énormément, nous ferons tout pour te faire oublier ce que tu as vécu à cause de nous. Le récit de Jacob, nous a profondément peinés, et j'en suis tellement désolé. Nous avons agi de façon tellement stupide, jamais je n'aurais pu imaginer la douleur et la souffrance que nous avons provoquées… »
Je comprenais sa souffrance, et il avait du mal à exprimer ce qu'il ressentait mais je connaissais son empathie. Je restais encore un moment dans ses bras protecteurs, des bras paternels, qui me réconfortaient, et quand je m'éloignais il vit une petite larme coulée sur ma joue. Il l'attrapa avec son doigt et la regarda en souriant.
« Si Edward voit que je te fais pleurer, que va-t-il donc penser ? »
« Ne vous inquiétez pas Carlisle, c'est une larme de joie. Merci pour vos paroles, elles me font beaucoup de bien…Je crois que je vais rentrer maintenant, quelques heures de sommeil me feront le plus grand bien. »
« Edward sait que tu dors ? »
« Oui, je n'ai pas pu le lui cacher la nuit dernière. Il est resté près de moi, et j'ai pu dormir merveilleusement bien, sans penser à ma protection puisqu'il était là. Et je dois dire qu'il l'a plutôt bien pris. »
« Ah l'Amour ! »
En riant de ses dernières paroles nous rentrâmes à la villa, où seuls Esmée et Edward nous attendaient. Je supposais alors que l'amour avait aussi pris possession d'Alice et Jasper, qui avaient dû se rendre dans leur chambre. Je saluais Esmée, lui promettant de passer dès le lendemain. Edward me prit la main, me regardant intensément, comme s'il se demandait si j'allais le laisser derrière moi. D'une légère pression je le tirais dans mon sillage, et après un dernier salut à ses parents nous prîmes le chemin de chez moi.
Arrivés, après une course rapide, j'allais directement dans la salle de bain, je pris une longue douche, savourant pleinement l'eau sur ma peau…ma journée avait été parfaite, j'avais bien l'intention qu'elle continue ainsi. Une fois en tenue pour la nuit je rejoignis Edward, qui m'attendait dans ma chambre, et lui proposais la salle de bain. Il ne se fit pas prier, et j'entendis l'eau couler un moment. J'en profitais pour m'allonger, laissant vagabonder mon esprit, revivant nos défis de l'après-midi, où Emmett avait su me faire participer et y prendre tant de plaisir. Cette famille était décidément exceptionnelle, mais je l'avais toujours su. Il fallait que je prenne le temps de parler avec Edward, quitte à raviver des moments douloureux, je voulais qu'il m'explique pourquoi il m'avait laissé, et ce qu'avait été sa vie. Serais-je jalouse s'il m'annonçait qu'il avait aimé d'autres filles durant ce temps. Oui, j'en étais convaincue, je serais jalouse, parce que de mon côté, je n'avais jamais cessé de penser à lui. J'avais combattu bec et ongle pour me préserver et garder ma virginité, rien que pour lui.
Lorsqu'il me rejoignit enfin, j'en restais bouche bée. Il était face à moi en boxer. Si beau, si parfait. Son corps me faisait chavirer, et je dus prendre sur moi pour revenir la réalité et ne pas paraître trop intéressée par ce torse magnifique. Mais c'était trop m'en demandé, et dès qu'il s'allongea près de moi, je laissais mes doigts parcourir son torse, remontés jusqu'à son cou, et redescendre sans fin. Ses yeux s'étaient fermés, et j'aurais juré qu'il ronronnait. Je me rapprochais délicatement et posais mes lèvres sur sa clavicule, tandis que ma main voletait sur sa poitrine. J'aurais pu continuer des heures durant, mais quand ses bras se refermèrent sur mon dos et m'attirèrent sur lui, j'eus un sursaut. Il me relâcha aussitôt comprenant que je n'étais pas prête à une telle intimité. Je m'excusais auprès de lui, et m'allongeais sur le dos à ses côtés. Je lui pris la main, et lui demandais enfin, la raison de son abandon. Ses yeux étaient tristes, il se mit également sur le dos, ferma les yeux et son pouce dessinant sur ma main des arabesques, il commença à m'expliquer les raisons de ce « mauvais » choix.
Laissez-vous aller, laissez-moi vos commentaires…promis, je ne mords pas.
A bientôt
Bises
