Bonjour tout le monde, et encore une fois merci à celles qui m'ont envoyé leurs commentaires.

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Bonne lecture

Chapitre 21 - Explications

Il avait su dès le début de notre rencontre en cours, que sa présence était dangereuse pour moi, mais il n'avait pas eu le courage à ce moment-là de me quitter. Ma présence le faisait revivre, son cœur s'était enfin réveiller. Mais le fait que James essaye de me tuer, et qu'ensuite Jasper m'ait attaqué le jour de mon anniversaire, lui avait fait prendre conscience que ma vie ne tenait qu'à un fil. Il ne pouvait pas supporter l'idée de me mettre en danger, il se sentait frustré de ne pouvoir me donner autant qu'un humain dans nos contacts physiques. La seule solution qui s'imposa alors à son esprit fut de me laisser. Sa famille avait discuté longuement son choix, puis à bout d'argument s'était rangé à ses opinions. Il était tellement persuadé, que je l'oublierais en quelques semaines, que je pourrais enfin mener une vie « normale », que m'imaginer heureuse, mariée et avec des enfants l'avait soutenu dans son choix. Il m'assurait que de son côté, il avait pensé à moi chaque jour et qu'il n'avait jamais autant souffert.

Je l'aiguillai alors sur ses fameuses distractions – qui avaient hanté mes rêves – et c'est avec une voix ténue qu'il m'apprit, que jamais il n'avait eu envie de se distraire d'une quelconque façon. Il avait bien passé les premiers jours avec sa famille chez des amis en Alaska, mais qu'il en était vite parti, sa morosité déteignant sur le reste de sa famille. Au bout de quelques mois, n'en pouvant plus, il était revenu à Forks, juste pour s'assurer que j'allais bien, et c'est en approchant de chez moi qu'il avait entendu la douleur de Charlie. Il avait entendu mon suicide, et l'obsession de mon père à trouver mon corps pour m'offrir une sépulture décente. C'était pour lui comme un coup de poignard, il se sentait entièrement responsable, et il décida que la seule chose à faire pour Charlie était de me retrouver.

C'est pourquoi, il avait loué un bateau et pendant de longs mois, il avait sondé les fonds de l'océan, jour et nuit. Il lui arrivait parfois d'apercevoir Jacob qui le fixait du haut de la falaise, le regard accusateur. Il avait fini par renoncer, et sa seule issue, puisqu'il avait échoué dans toutes ses entreprises, c'était finalement de me rejoindre où que je sois. Enfin, du moins il espérait que quelque part nous puissions être réunis. Il avait pris la décision d'aller chez les Volturi et de les provoquer s'ils n'accédaient pas à sa demande. Mais là aussi, ce fut l'échec, Alice ayant averti Carlisle, ses plans furent contrecarrés. C'est dans un état d'esprit proche de la démence, qu'il passa seul les décennies suivantes, au fonds de grottes ou de vieux greniers jusqu'à ce que Rosalie ne le contacte, et qu'Esmée et Carlisle viennent le supplier de les rejoindre. Il n'avait accepté que pour se faire pardonner de la vie qu'il leur avait fait mener, et se forçait depuis à être pour eux celui qu'ils avaient connu, un fils et un frère aimant. Voilà, me dit-il. Ma misérable existence ne vaut certes pas la tienne et n'effacera pas ta rancune ni tes souffrances, mais sache que je t'ai toujours aimé, et que je ne t'ai jamais remplacé. Tu as toujours été près de moi dans ce qui me reste de cœur, et je t'aime.

Ses yeux toujours clos, j'attendis d'être sure qu'il en avait terminé avec son récit. Visiblement ça lui avait couté de me montrer ses faiblesses. Aussi je me penchais vers lui et pour la deuxième fois de la journée, j'embrassais ses lèvres fraiches. Mes mains parcoururent son visage, mémorisant ses traits, puis agrippèrent ses cheveux et nos lèvres se scellèrent. Nous nous embrassâmes de longues minutes, mes mains repartaient l'assaut de son corps. Son estomac tressaillait sous mes doigts, et je laissais ses doigts cherchant un passage sous mon t-shirt, remonter le long de mon dos, sur ma peau nue. Tout resta très platonique, jamais il n'essaya d'aller plus loin, et je l'en remerciais en silence, tout en le regrettant. Mais j'avais réellement besoin de prendre le temps nécessaire, et le faire patienter quelques temps ne lui ferait pas de mal. Je finis par m'endormir, pleinement heureuse, en sachant maintenant que tout comme moi, ce serait le jour venu, sa première fois.

Point de vue d'Edward

J'avais eu du mal à lui raconter ma vie pendant ces années d'errance, et de souffrance. Mais ça m'avait fait du bien de lui avouer mon erreur, et de lui dire aussi combien elle était importante pour moi, que jamais aucune autre n'avait pu prendre sa place. Je ne lui avais pas parlé de Tanya, volontairement, car de toute façon il ne c'était rien passé, à son grand regret. Et quand elle m'embrassa à la fin de mon récit, ce fut comme si elle effaçait d'un coup de baguette magique toutes les souffrances qui m'étaient remontées en mémoire. Nos lèvres ne se détachaient que pour mieux se reprendre, nos souffles étaient courts et quand elle me laissa accéder à la peau nue de son dos, mes sens explosèrent. Mes mains parcouraient sa peau, suivant le contour de ses cicatrices. Elle ne m'en avait pas parlé, et je me demandais soudain si c'était l'œuvre de Matthew ou si elle avait eu à affronter d'autres enragés par sa beauté. Je humais son odeur, ce dont je ne me lassais pas, comprenant subitement qu'elle n'avait pas son bouclier, et qu'il me faudrait interroger Alice pour savoir ce qu'elle avait pu glaner dans l'avenir de Bella. Au bout de quelques heures de caresses, de soupirs et de baisers, je sentis que Bella allait s'endormir. Elle se lova contre moi, la tête au creux de mon bras et sa main droite sur mon sein. Puis elle ferma les yeux. J'attendis quelques instants sans bouger, que sa respiration soit régulière. Ma main était toujours sous son t-shirt, posée sur sa taille menue, mes doigts commencèrent à bouger lentement et elle sourit dans son sommeil. Je m'enhardissais quelque peu et remontait doucement ma main jusqu'à la naissance de ses seins. Elle murmura mon prénom puis se mit sur le dos. J'aurais presque pu croire qu'elle s'offrait à moi dans son subconscient. Je continuais ma lente ascension puis posa ma main sur la rondeur de son sein. Je sentis sa pointe se durcir sous ma paume, et je fus pris d'une envie d'elle d'une telle force, que s'en fut douloureux. J'essayais de me maitriser et de calmer ma respiration qui s'emballait. Je lui embrassais doucement les cheveux en lui disant encore et encore combien je l'aimais, et combien je la désirais, même si pour cela il me fallait attendre encore cent ans, je patienterais. Elle me répondit, toujours dans son sommeil, qu'elle m'aimait aussi, elle se cambrait sous ma main et j'appuyais alors mes caresses, elle gémissait, elle souriait, elle était magnifique. Je soulevais doucement son maillot, et effleurait son ventre de mes lèvres, ce qu'elle eut l'air d'apprécier. Hum, disait-elle, encore, c'est bon… Ses petits mots me rendaient fou, et mon boxer commençait sérieusement à devenir trop étroit. Je continuais à l'embrasser doucement en la survolant, et découvrit enfin sa poitrine. Bien sûr, je l'avais déjà aperçu dans la clairière, lorsqu'elle était face à Matthew, mais là, mon visage à quelques centimètres je pouvais l'admirer. Ce que j'aurais pu faire des heures durant, et j'avais tellement envie de prendre son sein dans ma bouche, de la parcourir de la langue, que je le recouvrais instantanément de peur de me trouver dans une situation embarrassante si elle se réveillait, ce qui ne devrait plus tarder, maintenant. D'ailleurs une dizaine de minutes plus tard, elle commença à s'agiter, se repositionnant tout contre moi. Elle ouvrit les yeux et me sourit.

« Bien dormi, ma Bella au bois dormant ? »

« Mieux que bien, j'ai fait des rêves fabuleux »

« Des rêves où j'étais » – lui demandais-je en l'embrassant, pour cacher mon embarras

« Si tu n'avais pas été présent, ce ne serait pas un beau rêve. Il va falloir que tu y ailles, si tu ne veux pas être en retard. Les autres vont t'attendre ! »

« Tu es sure que tu ne veux pas que je reste près de toi, je suis certain qu'on trouvera matière à s'occuper »

Elle me poussa, en riant, m'affirmant qu'elle n'avait pas besoin d'un chaperon pour la journée, qu'elle devait passer voir Esmée pour des conseils et devant mon incertitude, elle me promit qu'elle serait là quand je rentrerais des cours.

« Je t'aime, gros béta. Et puis, il ne faut rien changer à ta vie, se serait surement source de questions au lycée, et encore une fois, tu risquerais de briser des cœurs, si tu n'es pas présent. »

« Le seul cœur que j'ai peur de briser, c'est le tien, Bella. Mais puisque tu ne veux pas de moi, et que tu es prête à briser le mien, je pars…pour mieux te retrouver ce soir. »

Sur ce je l'embrassais fougueusement, puis rentrais rapidement chez moi, pour ne pas me faire attendre trop longtemps par mes frères et sœurs dont j'entendais déjà les questions. Leur curiosité était sans limite, tous- sauf Alice- se demandaient ce que nous avions fait cette nuit. Emmett le premier, me demanda, à peine arrivé si j'étais enfin devenu un homme. Je lui répondis par un grognement, avant de me précipiter dans ma chambre où je me changeais en quelques secondes. Je redescendis tout aussi vite, pour voir Esmée qui me demandait comment allait Bella. Je la rassurais rapidement, lui rappelant qu'elle allait passer la voir ce matin, puis rejoignis Alice, qui me regardait, sourire en coin.

Il fallait que je sache ce qu'elle avait pu voir dans les décisions de Bella cette nuit, mais elle me prit de court, en agrippant mon cou, et me susurrant à l'oreille, pendant que les autres s'installaient en voiture :

« Alors, pervers, on profite du sommeil des jeunes filles pour les abuser ? »

Oups, quel idiot j'étais, bien sûr qu'elle avait vu ça aussi, ne pouvais-je pas avoir un peu d'intimité ? Mais je vis, que ce qui l'intriguait le plus était le fait que Bella puisse dormir, elle se demandait si elle en avait parlé à Carlisle. J'interrompis ses pensées pour avoir mes réponses, le regard suppliant.

« T'inquiète pas, elle sera là ce soir. Elle a vraiment l'intention de se lancer dans la rénovation de sa maison, et ça devrait lui prendre suffisamment de temps pour que tu assumes tes actes nocturnes. »

Elle riait, à voir ma mine vexée. Les autres commençaient à s'impatienter, et nous partîmes au lycée, non sans questions intimes des autres membres de ma famille, ravis de la tournure que prenait ma relation avec Bella. Pourtant aucun d'entre eux, hormis Alice, ne me crut lorsque je leur dit et redit qu'il ne c'était toujours rien passé entre nous. Il fallut qu'Alice le leur jure ses grands dieux pour qu'enfin ils n'en doutent plus. Emmett se mit à me charrier sur mes capacités sexuelles, ce qui me plongea dans une rage folle au grand plaisir des autres qui voyaient là la faille où s'engouffrer pour me faire réagir. Heureusement que nous arrivions, à peine descendu de la voiture, tous se calmaient – au moins pour la journée.

Point de vue de Bella

Après le départ d'Edward, je restais encore quelques minutes dans mon lit, me rappelant avec délice mon rêve de cette nuit. Bien sûr, qu'il en faisait partie, il en était même l'acteur principal. J'avais rêvé de ses mains me caressant, ses mains sur ma poitrine… j'en frémissais de bonheur, et regrettais même que ce ne soit qu'un rêve. Tout m'avait paru tellement réel, ses mains étaient si douces, que j'avais eu envie de plus. Je savais qu'il était différent de tous ces nomades croisés au hasard des chemins, et qu'avec lui, je ne risquais rien. Jamais il ne me ferait du mal, du moins physiquement, car il était capable de me faire souffrir, ça il l'avait déjà fait. Mais une chose dont maintenant j'étais certaine, c'est qu'il m'aimait autant que je l'aimais, et j'avais hâte d'être à ce soir pour être de nouveau dans ses bras.

Je me tirais enfin de mes doux rêves, puis sortis de mon lit pour m'habiller. Je me brossais rapidement les dents et les cheveux puis me dirigeais vers la villa pour voir Esmée.

Je repensais à la méchanceté des mots que je lui avais assénés quelques jours auparavant. Je savais qu'elle ne m'en tenait pas rigueur, mais j'avais honte de moi. Esmée était si douce, si gentille et prévenante. Une vraie maman poule, qui aimait tous ses « enfants » sans contrepartie. J'espérais pouvoir me rattraper en passant un peu de temps avec elle, et puis nous retrouver en tête à tête me plaisait et je savais qu'elle m'attendrait, et me conseillerait du mieux qu'elle le pourrait, comme une mère avec sa fille. Cette relation m'avait manqué, avoir une mère m'avait manqué, et j'espérais sincèrement qu'elle le deviendrait pour moi.

A très bientôt pour la suite, et dites-moi ce que vous en pensez !

Bizz