Bonjour et merci pour vos message auxquels je vous ai répondu personnellement.
Je vous souhaite une bonne lecture
Chapitre 22 – Nouvelle vie
En approchant de la villa, je l'aperçus assise sur les marches, la tête dans les mains. Je m'en approchais doucement, pour ne pas l'effrayer, et quand elle sentit ma présence, elle se releva promptement, pris mes mains dans les siennes et m'adressa un sourire tendre.
« Vous aviez l'air bien pensive, Esmée – lui dis-je en l'embrassant sur la joue. »
« Oh oui, désolée, je m'interrogeais »
Elle me fit rentrer dans le salon, où nous primes place l'une à côté de l'autre
« Vous avez des soucis, je peux vous aider ? »
« Non, en fait … Je me demandais …Si tu viendrais, si tu voulais vraiment refaire l'intérieur de ta maison, comment tu te sentais avec nous, comment se passait ta relation avec Edward – me lâcha t'elle dans un souffle – Enfin, des choses qui ne me regarde surement pas en sommes »
Je la sentais mal à l'aise de m'avoir confié le fond de sa pensée, aussi, voulant la détendre j'entrepris de lui répondre.
« Et bien, vous voyez, je suis venue, et je vais réellement entreprendre un chantier remise à neuf de chez moi. Quand à vos autres questions c'est difficile… »
« Tu n'es pas obligée de me répondre Bella, je suis navrée d'avoir été indiscrète ! »
« Non, ce n'est pas ça, je me sens bien avec votre famille. Vous avez tous été très gentil avec moi, de m'accueillir comme ça, aussi facilement après tout ce temps, de vous être impliqués comme vous l'avez fait face à Matthew, et hier j'ai vraiment passé une super journée avec vous tous. Et, pour ma « relation » avec Edward, je ne sais pas comment vous expliquer, tout me semble confus. Je sais que je l'aime plus que tout, mais j'ai …peur ! »
« Peur ? mais de quoi Bella ? »
« Peur qu'il ne me quitte encore une fois. Peur de ne pas être assez bien pour lui. Peur de lui montrer tout l'amour que je lui porte, peur aussi du contact physique. »
« Bella, jamais il ne te quittera. Si tu savais comme il t'aime. Tu es toute sa vie. Il est incapable de vivre sans toi, je peux te l'assurer, je le connais si bien. Il s'oblige à faire semblant de survivre depuis si longtemps, uniquement pour nous. Sa décision de te quitter, a été la plus grosse bêtise qu'il ait faite, et si tu savais comme il s'en ait voulu, comme il s'en veut encore. Pourquoi penses-tu qu'il te quitterait de nouveau ? Je n'arrive même pas à l'imaginer ! »
« Je ne sais pas, il pourrait rencontrer de nouveau une humaine, dont l'odeur du sang serait pour lui irrésistible, être sous le charme incontrôlable de ses battements de cœur, bref tout ce que je ne peux plus lui donner ! »
« Ca n'arrivera jamais, ma chérie. Je te l'assure. Tu es la personne qu'il lui faut, et quant à l'amour physique, tu as tout ton temps. Alors prends le, sois sure de toi le jour où tu franchiras ce cap. Il aura attendu près de deux siècles pour le connaitre, il saura patienter. Et quand ce jour arrivera, ce sera votre plus beau cadeau l'un à l'autre. Je comprends que tu ais peur, je ne connais pas tes expériences passées en la matière, mais quel qu'elles soient, c'est toujours une étape importante. »
« Justement Esmée, ne lui dîtes pas, mais je n'ai aucune expérience. Je n'ai même pas la moindre idée, de la façon dont je dois m'y prendre avec lui, j'aimerai dans un premier temps réapprendre à le connaître, et qu'il regagne ma confiance. Je vous avais dit que c'était compliqué, en fait il me faut du temps pour m'investir dans cette relation et en même temps j'ai peur qu'il ne parte, si j'en prends trop. Je suis désolée, tout ceci doit vous paraître bien confus ! »
« Non, je te comprends, et je suis d'accord. Tu as beaucoup souffert… de notre abandon, de ta solitude, de ta fuite perpétuelle et des nomades qui voulaient s'en prendre à toi. C'est pourquoi, tu ne dois pas t'inquiéter, je suis certaine, qu'il pense comme toi, que tu as besoin de te sentir à nouveau en sécurité avec lui, et je t'assure qu'il aura la patience nécessaire pour toi. »
« On verra. Euh, pour changer de sujet, je vais m'atteler à refaire les pièces de la maison une par une. Chose que bien entendu je n'ai jamais faite. Par quoi faut il que je commence ? »
Nous définîmes la pièce à commencer, elle m'expliqua comment décoller le papier, reboucher les trous, et avait même le nécessaire à me prêter – dissous colle, couteaux, enduit. On parla ensuite longuement du chantier qu'elle faisait de son côté, elle me montra des photos de la maison, ou plutôt du manoir, qu'elle remettait en état, des matériaux qu'elle utilisait pour redonner à cette vétuste demeure son cachet d'autrefois. C'était si captivant que je ne voyais pas le temps passé à ses côtés, jusqu'à ce que la faim me rappelle à l'ordre, il allait falloir que je rentre manger quelque chose rapidement. J'avais en ligne de mire la cuisine d'Esmée et une superbe coupe à fruits avec de grosses pommes rouges qui me narguaient. Mon ventre fit un bruit qui intrigua Esmée et je sentis le rose me monter aux joues…C'était très gênant comme situation. D'autant que l'odeur m'arrivait maintenant que j'y avais fait attention, je pouvais même sentir l'odeur des aliments qui devaient être dans son réfrigérateur, et j'isolais celle des œufs. Ce qui redoubla ma sensation de faim. Je la regardais, remarquant l'interrogation dans son regard, puis prenant mon courage à deux mains je me lançais :
« Auriez-vous des œufs ? »
« Oui, dans le réfrigérateur ! Est-ce que ça t'incommode ?, j'essaye toujours d'avoir quelques aliments humains pour donner le change au cas où… »
« Eh bien, pas du tout… Est-ce que je vous choquerais, si je vous demandais la permission de vous en prendre quelques uns ? »
« Que veux-tu faire avec des œufs, Bella ? »
« Les manger, Esmée – soufflais-je rapidement, inquiète de sa réaction »
Elle me sonda pendant quelques instants, pensant surement que je lui faisais une blague.
« J'ai juste envie de manger une omelette. Je sais que ça ne vous paraît pas concevable, mais j'en ai vraiment besoin. »
Elle se mit alors à rire doucement, m'entrainant avec elle dans la cuisine et m'installa sur une chaise de bar.
« Génial, je vais pouvoir tester mes talents de cuisinière »
« Je peux m'en occuper, ne vous dérangez pas ! »
« Non non, je trouve ça terriblement excitant, je vais juste essayer de ne pas bruler ton repas. Je me souviens comment faisait ma grand-mère, tu m'en diras des nouvelles, Bella. Elle mettait toujours un peu de lait, pour la rendre plus mousseuse, » disait-elle.
Esmée s'installa devant son fourneau, et se mit en œuvre. L'odeur était terriblement alléchante, et quand elle déposa devant moi une assiette fumante, je fondis dessus sans demander mon reste. C'était du reste délicieux. Esmée s'assit en face de moi, m'observant manger, puis me demanda si d'autre chose me ferait plaisir. Elle n'était pas un cordon bleu, mais si je le souhaitais, elle pouvait tester d'autres recettes. Je lui expliquais alors que mon alimentation se résumait aux œufs, au lait et à certains fruits. A peine avais-je fini d'énoncer tout cela que j'avais un grand verre de lait et la coupe à fruits devant moi. Je la remerciais en souriant. J'étais contente qu'elle le prenne aussi bien, finalement je m'étais inquiétée pour rien. Tout était si naturel avec elle que je ne me sentais pas si anormale que ça. Puis ayant fini mon repas je nettoyais rapidement ma vaisselle.
Je pris enfin congé, emmenant le matériel qu'elle m'avait prêté, non sans lui promettre que je reviendrais dès le lendemain, manger avec elle, ou plutôt en face d'elle.
Une fois chez moi, j'entrepris de mettre tous les meubles de la chambre de Charlie au centre de la pièce, et m'attelait à retirer le papier des murs. J'étais agréablement surprise de constater que je me sentais bien, les mains et la tête centrées sur mon occupation. Je travaillais à vitesse humaine, prenant mon temps. Je ne m'aperçus d'ailleurs que l'après midi tirait à sa fin que lorsque j'entendis des coups frappés à la porte. Regardant l'heure, je devinais que les cours étaient finis et qu'Edward s'était arrêté en chemin pour me voir, ou plutôt pour vérifier que j'étais toujours là. La porte n'étant pas verrouillée, je lui criais du haut de l'escalier d'entrer, ce qu'il fit immédiatement. Je n'avais pas eu le temps de poser mon couteau à décoller que je me retrouvais dans ses bras. Ses lèvres cherchèrent les miennes, ses mains descendaient et montaient dans mon dos. Je me mis à rire,
« T'aurais-je manqué à ce point ? »
« Plus que ça, Bella. »
« Avoue que tu avais peur que je ne sois plus là ! »
« Un peu, c'est vrai. Non, en fait j'y ai pensé toute la journée, ça a été l'enfer »
Je lui embrassais le cou et les oreilles lui murmurant que je l'aimais. Ses bras se serrèrent d'avantage autour de moi, me plaquant contre lui. Ses lèvres parcouraient mon visage, et il embrassa mes lèvres avec avidité, forçant le barrage avec sa langue, que j'accueillis avec plaisir. Ses mains étaient plaquées contre mes reins pour appuyer son emprise, nos langues dansaient ensemble, pour notre plus grand plaisir.
Je dus lui demander une trêve, le temps de me doucher et de me changer, puis je le rejoignis dans ma chambre, où il m'attendait assis sur le lit. A sa demande, je lui racontais ma journée, ma matinée avec Esmée ainsi que le repas qu'elle m'avait préparé.
Je lui dis combien j'avais été surprise qu'elle le prenne si simplement, sans question, et il me répondit que c'était parce qu'elle m'aimait, comme chacun d'entre eux, et qu'elle acceptait tout de chacun de ses enfants par amour.
« Je ne suis pas un de ses enfants ! » lui murmurais-je
« C'est tout comme Bella, elle t'a toujours considéré comme tel. Tu fais partie de la famille depuis le début, depuis que je suis tombé inconditionnellement et pour l'éternité amoureux fou de toi. Qu'est ce que tu veux faire de ta fin de journée, mon amour ? »
« Qu'est ce que tu me proposes ? »
« Hum, on peut rester dans ce lit, j'avoue que la perspective me plait assez, ou bien allez chez moi quelques heures. Les filles seront folles de joie, Emmett et Jasper te taquineront surement un peu, tu les connais »
« Rester ici, me plairait aussi, lui soufflais-je dans le cou, mais après tout on a la nuit pour nous, non. Allons chez toi, moi aussi j'ai très envie de les voir. Leur présence me fait du bien, et si tes frères m'embêtent, je me défendrais, » dis-je en riant.
A bientôt
Bizz
