Merci à mes revieweuses habituelles (je ne sais pas si ça se dit, mais bon !) pour leurs encouragements et leurs avis
Bonne lecture !
Chapitre 23 - Soirée en famille
Nous passâmes la soirée à la villa, Jasper m'initiant aux échecs, il fut surpris et moi également de voir que je ne me débrouillais pas si mal dans ce jeu de tactique. Emmett, quant à lui m'affronta dans des jeux vidéo, où le reste de la famille se greffa. Nous fîmes des courses, filles contre garçons, avec des revanches et des belles, et la soirée fila à toute allure. Il était déjà près de minuit lorsque je pris congé, à leur grand désarroi.
Ils souhaitaient tous que je reste encore, Emmett m'informa qu'Edward avait une chambre ici, et que nous pouvions tout aussi bien faire nos « cochonneries » dans la maison. Mes joues se mirent à me chauffer, lorsqu'il ajouta avec une œillade grivoise, que m'entendre crier le prénom de son frère pendant nos ébats ne le perturberait pas. Il avait l'habitude d'entendre hurler Alice, rajouta t'il. Sur ses paroles Alice se jeta sur lui, aidée de Jasper, ils le plaquèrent au sol et le chatouillèrent jusqu'à ce qu'enfin il avoue que jamais il ne les avait entendu, et qu'Alice ne hurlait pas. Ils le relâchèrent enfin, et il ajouta en partant en courant que c'était surement parce que Jasper ne savait pas y faire. S'ensuivit une course poursuite entre les deux garçons.
J'en profitais pour entraîner Edward au dehors, et après avoir promis encore une fois à tout le monde qu'on se verrait le lendemain, nous primes le chemin de la maison.
Ma nuit fut aussi délicieuse que la précédente, après m'être endormie dans les bras du plus beau vampire de cette terre, mes rêves érotiques reprirent de plus belle. Ses mains parcourant mon ventre plat, remontant sur mes cotes, et se lèvres si douces qui aspiraient mes tétons durs pour lui.
J'avais l'impression en me réveillant d'être sur des charbons ardents, mon corps me brulait encore de ses caresses imaginaires, de ses lèvres me parcourant le buste, de la douceur et la fraicheur de sa langue sur mon ventre et mes seins. Mon entrejambe était trempée de désir pour lui, je n'avais jamais fait de rêve semblables avant, et il me semblait n'avoir attendu que lui près de moi pour enfin avoir des envies charnelles.
Chapitre 24 - Routine
Mon amour reprit le chemin du lycée avec ses frères et sœurs, et si ma journée fut le reflet de la veille, ma soirée fut assez différente, et pour tout dire tout aussi drôle.
Les garçons, Carlisle et Esmée étaient partis chasser, et je passais la soirée avec Rosalie et Alice…
Une soirée entre fille disaient-elles. Après avoir parlé chiffons pendant un bon moment, et m'avoir passé en revu tout ce qu'elles comptaient acheter pendant la journée de shopping, la discussion dériva sur Edward et moi.
J'eus beau essayé de détourner leurs idées, ça ne marcha pas. Elles avaient décidées, l'une comme l'autre de tout savoir de nos « ébats ». Aussi, leur déception fut elle grande, quand je leur confirmais, que la nuit passée avait été identique à la précédente, et que non, je n'avais aucun détail croustillant à leur donner.
Il me fallut leur avouer en rougissant que j'étais toujours vierge, choses que je n'avais pas confiées à Edward. Je me sentais un peu ridicule de parler ainsi, d'essayer de me justifier sur le fait que bien sûr Edward me plaisait mais je ne savais pas comment faire pour lui donner du plaisir, sans me donner à lui complètement.
Elles partirent alors dans un vrai cours d'éducation sexuelle, dessins et gestes à l'appui, me mimant de longs coups de langues le long d'un sexe imaginaire, remontant vers le gland à envelopper de ma bouche et du rythme de massage à donner en parallèle avec la main …on riait comme des folles - moi plutôt par gêne. On aurait dit des collégiennes lors de leur premier cours.
Rose me parlait de ses ébats avec Emmett, combien elle aimait sa puissance pendant qu'il lui faisait l'amour, comment elle atteignait si facilement l'orgasme :
« Laisse-le de caresser, Bella, découvrir ton intimité avec ses doigts. Le mieux, pour commencer, quand il introduit ses doigts dans ton intimité, et que sa langue vient caresser, lécher, dévorer ton clitoris…tu comprendras alors tout le pouvoir de ton corps, ton esprit sera en ébullition et plus rien d'autre ne comptera que ce qu'il pourra te faire d'autre pour atteindre les sommets de plaisir. »
« C'est comme ça pour toi aussi Alice ? » demandais-je à mon amie en rougissant
« C'est bien mieux encore que tout ce qu'on pourra te dire, Bella…Tu découvriras aussi que les caresses que tu exerceras sur son sexe te feront avoir envie de plus. Tu nous as dit que tu t'étais réveillée le sexe trempé…ton corps n'a fait qu'exprimer ce qu'il réclame, seul ton esprit le refuse pour le moment. Edward en toi, te faisant l'amour, doucement, puis tu verras que ton désir ne s'arrêtera pas là…imagine toi à califourchon sur l'objet de tes désirs, son sexe te remplissant entièrement, vos cris de plaisir se mélangeant … Tu penses ne pas en être capable Bella, pourtant je sais qu'au fond de toi tu t'y prépare peu à peu. »
« Ne prends pas trop ton temps cependant, Edward, est resté dans une période lointaine, ou on ne parlait pas d'amour avant le mariage » – rajouta Rosalie.
« La première, est ce que c'est vraiment douloureux ? » – leur demandais-je timidement
Il y eu un grand moment de silence, qui me mit mal à l'aise, elles étaient tellement enclines à en parler librement jusqu'à maintenant que je n'osais plus les regarder, rougissant de plus en plus. C'est Alice, qui se décida la première à reprendre la parole :
« Malheureusement, je ne peux pas t'aider, je n'en ai aucun souvenir, j'imagine que c'était durant ma période humaine, car avec Jasper, si il est le premier dont je me souviens, je suis certaine que je n'étais plus vierge »
« En ce qui me concerne – dit Rose d'une voix étouffée – je m'en souviens très bien, cette première fois a signé ce que je suis aujourd'hui… j'ai été violé et laissé pour morte par celui que je devais épouser, et ses amis…c'est ainsi que Carlisle m'a trouvé et qu'il a fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Alors, oui, ça a été douloureux, mais c'était tout sauf de l'amour »
« Je suis désolée » dis-je timidement la regardant et la découvrant pour la première fois avec tant de haine dans le regard
« C'est du passé, et je me suis vengée de chacun d'entre eux…Ce sont les seuls humains que j'ai tué…et avec un plaisir infini, je te le garantis ! »
Puis, peu avant le retour de nos chasseurs, Alice, plus sérieusement, me dit qu'il était nécessaire dans ma relation avec son frère, de me laisser aller d'avantage, même si elle comprenait que je voulais prendre mon temps, chose que Rosalie avait plus de mal à admettre. Elle était persuadée que sans sexe, une relation ne pouvait pas durer.
J'étais d'accord avec elle, certes, mais je réussis à lui faire admettre mon point de vue, quand je lui parlais de ma perte de confiance, de ma peur tout ce que j'avais vu de relations sexuelles jusqu'à aujourd'hui c'était résumé à de la violence et de la souffrance. Et que dans ces conditions le pas à pas de notre relation me convenait parfaitement. Je leur fis part, puisqu'on en était aux confidences, de mes rêves des nuits précédentes, cette sensation de bien-être qui avait envahi mon corps.
Alice me sourit, me disant juste de les expérimenter dans un premier temps en restant éveillée, me rappelant au passage, que je pouvais faire de même avec Edward. Un bruit en bas, nous apprit leur retour, et avant de descendre rejoindre le reste de la famille, elles me firent jurer de les tenir au courant de mes avancées, et qu'en cas de moindre doute ou problèmes rencontrés je leur demanderais conseils. Je leur fis promettre quant à moi de ne surtout pas effleurer en pensée les propos que nous venions d'échanger. Nous étions vraiment devenues très complices, elles s'étaient livrées à moi, bien plus que je ne l'avais fait, et pour ma part cette soirée fille avait vraiment été très sympa.
Allongée près d'Edward, dans mon lit, j'y repensais sérieusement. Et, tout en l'embrassant, blottie contre son corps, je décidais de me lancer. Je déboutonnais lentement sa chemise, je le senti frémir sous mes doigts. J'embrassais légèrement son menton, son cou, puis continuais ma descente le long de son ventre parfait, mes mains caressant sans relâche ses pectoraux, sa taille et ses tétons.
Il soupirait prononçant mon prénom, et sentir son plaisir me rendit plus heureuse que je ne l'aurais imaginé. Je m'enhardissais un peu, laissant ma langue tracer des petits ronds sur son bas ventre, à la limite de son jean. Je laissais alors glisser une de mes mains jusqu'à sa fermeture que je défis rapidement, puis je tentais de lui retirer son pantalon, lorsqu'il m'arrêta. Je lui jetais un regard gêné, ses yeux étaient brillants de désir lorsqu'il me tira vers lui.
Il se mit à genou face à moi, et me susurrant que l'égalité homme femme avait été chèrement acquise, il m'ôta mon t-shirt. Maintenant, c'est parfait, me dit-il en m'allongeant sur le lit. Il se positionna au-dessus de moi et commença à m'embrasser tout le haut du corps. Waouh, c'était encore mieux que dans mes rêves, la chaleur envahissait tout mon corps, des frémissements de plaisir me parcouraient alors que sa langue glissait sur mes seins. Ses mains me pétrissaient, je me sentais perdre toute notion de temps, mais quand, ses lèvres arrivèrent à l'élastique de mon short, je me ressaisis, et l'arrêtais comme il l'avait fait un peu plus tôt.
Je le poussais en arrière, le remis sur le dos, et réussis cette fois, à lui retirer son jean. Il était allongé en boxer, je me mis sur lui, lui rappelant la notion d'égalité. - « Short contre boxer, ça me semble équitable » lui indiquais-je.
Après des heures de caresses similaires, je m'endormis, heureuse.
Point de vue d'Edward
Nos journées et nos nuits continuèrent sur le même rythme, Bella mit la semaine pour enlever le papier des murs de la chambre de Charlie, poser les enduits et lessiver le plafond.
Elle avait prévu de faire la peinture la semaine suivante, et d'achever la pièce en changeant les rideaux, et la parure du lit. Elle devait aller faire des courses avec Esmée, avec qui elle s'entendait à merveille comme, d'ailleurs avec tous les autres membres de ma famille.
J'étais pleinement satisfait de la tournure des évènements, et je souriais souvent la journée, ce qui me valait bien entendu de me faire charrier par Emmett. Ma bonne humeur se ressentait dans mon comportement quotidien, et j'en eus pour preuve les pensées des lycéennes dont les fantasmes à mon égard s'amplifiaient. Chacune s'imaginant que mes sourires leur étaient dédiés, certaines s'imaginaient nues contre moi, nos corps enlacés et nos mains parcourant nos corps, pour d'autre les préliminaires n'étaient déjà plus d'actualité, nous en étions à des pénétrations vigoureuses et des cris de jouissance, et plus généralement je criais leurs prénoms.
J'avais l'habitude, c'est vrai de lire des pensées pas toujours très chastes à mon encontre, mais là, je crois que mon comportement plus gai qu'à l'accoutumé, avait déclenché un cyclone dans leurs hormones…
Mes nuits étaient pour moi voluptueuses, caresser son buste, l'embrasser, était divin, et quand elle faisait de même avec moi, mon désir d'elle se révélait puissant et me faisait peur. Je profitais lâchement de son sommeil pour continuer le vagabondage de mes mains sur le satin de sa peau, l'intérieur de ses cuisses était si doux que je prenais un plaisir sans fin à y passer mes doigts et mes lèvres, j'avais peur et pourtant très envie de découvrir son intimité, l'odeur que dégageait son sexe m'envoutais. Il m'était arrivé de l'effleurer par-dessus son short, juste pour la voir frémir et prononcer mon nom… Mais je ne pouvais aller plus avant, si je savais déjà que j'étais damné, je voulais au moins faire quelque chose de conforme à qui j'étais, elle m'appartiendrait entièrement mais avant cela il me fallait…l'épouser ! ça m'était indispensable.
Le samedi matin suivant, au réveil, nous nous préparâmes à aller rejoindre mes sœurs et mes frères pour la journée de shopping.
Bella me demanda, suppliante, si elles avaient vraiment l'intention de rattraper un siècle d'achat, car la journée risquait de lui paraître bien longue, vu qu'elle n'avait guère besoin d'autre chose que d'un jean et un ou deux nouveaux T-shirts. Je riais de sa grimace, lui indiquant que ça risquait d'être bien pire que ce qu'elle imaginait, la frustration et le manque de mes sœurs de n'avoir pas fait les magasins depuis longtemps étant une évidence.
