Encore une fois merci à toutes pour vos messages. Par rapport à vos interrogations, il est vrai que j'essaye de laisser aux personnages créés par S. Meyer, leurs caractères (c'est ainsi qu'ils m'ont plu), c'est pourquoi notre ami Edward est toujours porté sur le mariage avant toutes relations … la question est de savoir s'il attendra jusqu' à là ?
J'espère que vous avez toutes passées une bonne rentrée (école ou boulot).
Bisous & Bonne lecture
Chapitre 25 – Shopping
En arrivant à la villa, je ne fus donc que peu surprise de voir Alice et Rosalie trépigner devant le perron.
J'eus à peine le temps de dire bonjour, qu'elles m'entrainaient à l'intérieur d'un des deux véhicules dont les moteurs tournaient déjà. C'est ainsi que j'appris que les garçons venaient avec nous… Rosalie me précisant qu'il n'y aurait pas trop de deux coffres pour ramener leurs achats. De quoi avoir une peur bleue, en ce qui me concernait !
Elles avaient déjà tout convenu, les filles dans une voiture et les garçons dans l'autre. Je savais par conséquent qu'un interrogatoire en règle allait m'attendre sur les avancées de mes rapports avec Edward, et cela ne m'aurait pas surprise qu'il subisse les mêmes questions de la part d'Emmett et Jasper.
C'est en lui lançant un regard contrit que je pris place à l'arrière du premier véhicule, tandis qu'il s'engouffrait dans le second.
Nous avions à peine démarrées qu'Alice me félicitait.
« Me dis pas que tu nous as espionné », dis-je, mal à l'aise
« Non, pas vraiment mais je vous ai, disons, aperçus torse nu l'un contre l'autre », me répondit elle avec une petite grimace forcée
« Raconte », trépignait Rose
« Rien de plus que dans mes rêves, sauf que là c'était réel…j'avais l'impression que toutes les parcelles de mon corps étaient en ébullition, c'était… »
« Chaud ! », crièrent-elles en cœur
« Mais très insuffisant, je t'assure, Bella – rajouta Rose. Prends sur toi, excite le, donnes lui envie de passer à une vitesse supérieure, sinon dans un siècle, tu n'auras rien de plus croustillant à nous dire ! »
Heureusement qu'Alice conduisait vite, et que nous arrivâmes vite à destination.
Elles n'avaient pas exagérées, elles dévalisèrent purement et simplement les magasins, essayant quantité d'articles, robes, ensembles, chemisiers, pantalons. Je dus me plier à grand nombres d'essayages pour les satisfaire, même si au final je n'achetais que ce dont j'avais besoin.
Elles en profitèrent pour choisir également des affaires pour Esmée. Elles avaient très bon goût, tout était magnifique, et leur allait à ravir. Nous partîmes dans de nombreux fous rires dans le magasin de lingerie, où elles me firent essayer encore une fois des ensembles plus sexy les uns que les autres. Je passais des ensembles avec shortys ou strings , en satin ou en dentelle fine, même les portes jarretelles ne me furent épargnés, je rougissais à chaque fois devant leurs mines réjouies, je n'osais pas imaginer me promener dans ces tenues moi qui ne portais que des sous-vêtements en coton, mais je cédais de bonne grâce à tous leurs caprices…Voir leurs expressions m'amusait.
Je finis d'ailleurs par céder et achetais un ensemble tanga pendant qu'à la grande satisfaction de la vendeuse, elles achetaient à elles deux près de la moitié du stock.
A la sortie, Alice téléphona aux garçons afin qu'ils viennent récupérer tous leurs sacs devenus trop encombrants pour continuer leurs emplettes. Nous finîmes par une boutique pour homme, chacune d'elles achetant pour leur moitié, des chemises et des polos.
J'étais un peu gênée, ne sachant pas si je devais choisir quelque chose pour Edward, mais Alice me soulagea en m'informant qu'elle s'en chargeait, connaissant parfaitement son frère et ses gouts pendant que Rose prenait le nécessaire pour Carlisle.
Heureusement, que l'heure de fermeture arrivait, les coffres de voiture étaient plein à craquer, j'avais l'air ridicule avec mon petit sac d'achat, par rapport au volume qu'elles avaient du mal à faire rentrer dans les deux véhicules.
Nous rentrâmes enfin à la villa, après avoir passées la majeure partie du chemin du retour à chanter à tue-tête de vieux tubes de mon époque. Carlisle et Esmée nous y attendaient, Esmée impatiente de voir tous les achats de ses filles et la séance d'essayage, qui parait il était une ancienne coutume de la famille.
Les quatre garçons s'installaient sur le canapé pendant que nous montions à l'étage. Je n'étais pas spécialement enchantée de faire un défilé avec mes maigres achats, sachant pertinemment que je serais ridicule à leurs côtés.
Mais quelle ne fut pas ma surprise lorsque Rosalie et Alice sortirent de leurs grands sacs des robes que je me souvenais avoir essayées et qu'elles m'avaient achetées sans me le dire.
Je n'eus donc d'autre choix que celui de suivre le mouvement, et de défiler avec Esmée qui m'encourageait à marcher à ses côtés imitant la démarche chaloupée des mannequins pour le plus grand plaisir de nos « hommes », qui riaient comme des gamins. C'était finalement très amusant et très excitant aussi, de les voir se prendre à notre jeu de la séduction. Nous nous pavanions devant eux, Esmée me faisant parfois tournoyer, lorsque je passais devant le nez d'Edward, qui ne me lâchait pas du regard. Il était comme hypnotisé par chacun de mes mouvements, ses yeux avaient une clarté limpide qui s'assombrissait au fil de mes passages devant lui.
J'eus cependant une grande frayeur lorsqu' Emmett annonça que le défilé en sous-vêtements allait bientôt commencer.
Devant mon désarroi, Esmée me rassura, ces défilés-là se faisaient en privé, chacun dans sa chambre….Je sentis alors une vague de plaisir et d'amour les traverser. Ils se dévisageaient tous avec tant de passion dans les yeux, se dévorant du regard, que j'en étais gênée.
Emmett entraina Rosalie dans son sillage pour son défilé privé l'emportant dans ses bras avec urgence, Jasper et Alice se dévisageaient les yeux comme des charbons ardents, tandis que Carlisle chuchotait à l'oreille d'Esmée qu'il n'était pas contre non plus.
Je me sentais encore une fois en décalage, et j'informais Edward que j'allais me changer, avant que nous ne rentrions. Alice me rattrapa dans la chambre où je finissais de ranger mes affaires dans un sac, pour me donner en souriant un paquet de sous-vêtements choisi pour moi, ainsi qu'une nuisette en dentelle assortie d'une culotte minuscule. Elle m'assura avec un clin d'œil que je devais mettre cet ensemble dès ce soir, que cela m'aiderait à franchir une nouvelle étape. C'est rougissante, que j'enfouis le tout dans le sac, et que je rejoignis Edward qui m'attendait seul au salon.
Chapitre 26 – Réflexion
A vitesse humaine, sur le chemin de la maison, je réfléchissais à ma discussion avec Rosalie et Alice dans la voiture.
Toutes deux étaient intimement convaincues que je devais aller de l'avant dans ma relation avec Edward, si nous ne voulions pas finir par faire vœux de chasteté.
Elles s'étaient évertuées à me faire comprendre que j'étais restée bloquée dans mes dix-huit d'il y a cent ans, avec ma réserve et ma pruderie d'alors. Et que dire d'Edward, resté, quant à lui avec des idées vieux jeu du début du vingtième siècle…
D'après elles, il me fallait faire rapidement quelque chose, même si elles admettaient, de mauvaise grâce, que je souhaitais attendre pour me donner complètement et entièrement. Bien entendu, les cabines d'essayage avaient été également, pour elles tout du moins, une ouverture avec les ensembles de lingeries plus sexy et transparents les uns que les autres.
J'avais beau leur dire qu'à mon avis Edward n'était pas d'avantage prêt à franchir ce cap, elles n'étaient absolument pas d'accord. Pour elles, leur frère n'attendait qu'un mot de moi pour enfin se décoincer, et qu'il avait eu largement le temps, pendant ses périodes d'isolement de regretter de n'avoir rien tenté à l'époque où j'étais humaine.
C'est vrai qu'à ce moment, il avait été continuellement dominé par la peur de me blesser, et nos contacts s'étaient limités à de chaste baiser sur les lèvres. Mais sans cette angoisse permanente, aurait-il osé aller plus loin, que restait-il vraiment de l'éducation des années mille neuf cent vingt hormis parfois son langage ?
C'est toujours plongée dans mes doutes et mes interrogations que nous arrivâmes chez moi. J'en étais à me dire que « qui ne risque rien n'a rien » quand je m'aperçus que nous étions dans ma chambre. J'avais franchi le seuil et monté les escaliers de façon machinale, tenant toujours sa main, quand je lui jetais un regard.
Il était perplexe, essayant surement d'essayer de lire mes pensées, je voyais bien un peu d'angoisse dans son regard, probablement parce que le trajet avait été long et silencieux.
- « Puis-je savoir ce qui occupe tes pensées à ce point, Bella ? »
- « Oh, excuse-moi, rien de bien important, je t'assure ! Rien qui ne doive t'inquiéter, en tout cas ! »
Enfin, j'espérais – pensais-je intérieurement
Il posa mon gros sac de vêtements près de ma penderie, et après une courte période d'incertitude, j'en sortis de façon ultra rapide et sans qu'il ne voit mon mouvement, ma fameuse nouvelle tenue nocturne.
« Mets-toi à l'aise, je vais me changer, je ne serais pas longue ! »
« Tu es certaine que tout va bien, Bella ? Tu as été contrariée par quelque chose que j'ai fait ou dis ? »
« Non, je t'assure, tout va pour le mieux » rajoutais-je rapidement, en m'approchant de lui
Point de vue d'Edward
J'avais vu la mine contrariée de Bella, quand elle avait compris que nous serions dans des voitures sépares. Je connaissais suffisamment bien mes frères et sœurs pour savoir que ce n'était pas innocent. Si avoir une énième discussion avec mes frères ne me dérangeait pas, je m'imaginais aisément que Bella en serait contrariée.
Alice et Rosalie avaient leurs propres points de vue, que je lisais dans leurs pensées régulièrement. Elles seraient surement tenaces…peut être autant qu'Emmett, pour qui le sexe était vitale. Je me rappelais très bien les premières années où il avait rejoint notre famille, après que Rose lui ai sauvé la vie. Ils passaient leur temps, entre deux chasses, à faire l'amour, partout où ils le pouvaient…le nombre d'objets qu'ils avaient détruits était innombrable. Et leurs cris de plaisir avaient résonnés si longtemps dans la villa, que j'avais parfois du en partir, pour être en paix.
Je dus subir les récits d'Emmett une grande partie de l'après-midi, et les écouter l'un et l'autre me raconter les plaisirs et les joies que j'allais découvrir dans l'amour physique. Je ne répliquais à aucun de leurs commentaires, nous avions assez débattu du sujet au paravent, et je savais que seul Carlisle comprenait – un peu seulement c'est vrai – mes opinions d'un autre monde.
Je jetais un coup d'œil de temps à autre dans les pensées de mes sœurs pour apercevoir Bella rayonnante dans des tenues diverses. Finalement, elle n'avait plus l'air trop contrariée, je suppose que leur faire plaisir, lui amenait tout compte fait une certaine satisfaction. Mais elle déchanterait surement très vite quand elle comprendrait que ces essayages n'étaient pas inoffensifs, mes sœurs mettant ses vêtements de côtés pour les lui acheter.
A la fin de la journée, les coffres des deux véhicules étaient pleins, quand nous reprîmes le chemin de la villa. Esmée et Carlisle, toujours amoureux, nous attendaient avec impatience, afin de découvrir les achats des filles mais aussi voir la gaité retrouvée au fond de leurs yeux.
J'eus très peur pour Bella quand l'annonce des défilés eut lieu. J'avais oublié cette vieille tradition, à laquelle je n'assistais que très rarement par le passé. Mais, elle se prêta au jeu du mannequinat, et je compris alors ce qu'Emmett, Jasper et Carlisle trouvaient d'excitant à ce jeu-là. C'était très troublant, pour moi, de voir Bella, le rose aux joues, se trémousser dans diverses tenues, ça avait quelque chose d'érotique que jusqu'à présent je n'avais pas saisi…
Quand Emmett la regardant droit les yeux lui annonça le défilé en sous vêtement, je crus qu'elle allait s'enfuir…heureusement qu'Esmée fut prompte à démentir. Je captais dans leurs pensées des montées de désir, et je savais qu'il allait être temps pour Bella et moi de partir. Je regrettais presque que nous ne soyons pas suffisamment avancés dans notre relation pour avoir moi aussi un défilé privé. Mais ce jour viendrait rapidement, j'étais plus que jamais décidé à lui demander sa main.
Je fus cependant rapidement inquiet, Bella avait l'air préoccupé pendant tout le chemin du retour. Elle ne m'adressa pas la parole, et marchait à mes côté avec lenteur. J'eus même le sentiment, qu'elle ne s'était pas aperçu que nous étions arrivés dans sa chambre.
Malgré mes questions, elle me répondait de ne pas m'inquiéter. Je la laissais aller se préparer pour la nuit, tout en repassant les évènements de la journée…je ne trouvais rien justifiant son détachement subi…l'inquiétude me rongeait.
